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novemberromeo
54 abonnés
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4,0
Publiée le 16 mars 2023
Les préjugés du moment font oublier que la misère n'a pas de couleur. Aucun privilège pour ces "white trashes" touchés par le déclassement, la précarité, l'injustice. Sur fond de drame social, ce thriller où se distingue C.Bale est d'une froide tension constante...et emprunt d'une certaine humanité.
Emmené par une luxueuse distribution « Les Brasiers de la colère » est un film solidement charpenté qui brille en premier lieu par la formidable direction d’acteurs de Scott Cooper qui est parvenu à donner beaucoup d’épaisseur à ses personnages. La réalisation du cinéaste demeure elle somme toute très classique, misant sur la sobriété avec une seconde partie fonctionnant à merveille pour servir une histoire de vengeance certes banale mais bien menée.
un recit despèrant et violent dans les bas fonds d'une amérique en pleine crise,'histoire est d'une tragédie qui ne laisse aucun espoir au personages un bemol toutefois certaines situations sont traités de façons trop elliptiques , spoiler: le heros après un accident se retrouve en prison (pas de procès )et on ne sait pas combien de temps dure sa peine a part ça assez prenant bien que trés brutal ce film!
Après son joli premier film "Crasy Heart" (2009) Scott Cooper nous revient avec un projet plus sombre, plus violent avec un casting qui prouve que son statut de réalisateur a pris une autre dimension. L'histoire se passe dans l'Amérique profonde, au sein de ce qu'on appelle "Rust Bell" (la ceinture de la rouille) ou "Manufacturing Belt" (la ceinture des usines), l'équivalent de notre région du charbon au Nord, symbole de la Crise puisque ces régions sont sinistrées économiquement. On suit donc deux frères, l'un ouvrier l'autre vétéran de l'Irak. L'un se satisfaisant d'une vie de labeur l'autre à l'âme déchirée se fait violence pour une réussite toute relative... La première partie du film est parfois assez laborieuse, voulant instauré une certaine ambiance entre fatalisme et pessimisme et nous présenter toutes les poisses de la fratrie. On pense à "Voyage au bout de l'enfer" (1979) de Cimino mais en moins ambitieux, avec moins d'ampleur. Les "montagnards" du film ont tout de redneks dégénérés qui peuvent rappeler quelques films d'horreur mais aussi des drames tels que "Délivrance" (1972) de John Boorman et "Winter's bone" (2011) de Debra Granik. Ces montagnes qui sont un no man's land et la malchance familiale plonge vite le frère vers la justice personnelle... La bonne chose c'est que jamais Cooper ne pose un jugement d'un côte ou de l'autre, il impose un oeil neutre sur les conséquences mais ça ne fonctionne pas vraiment puisque dans le même temps il nous oblige à l'empathie pour la fratrie via une première partie complaisante, allant jusqu'à cette histoire d'amour triangulaire touchante. Côté casting on nous offre la crème mais avec des rôles pas toujours exploités. Willem Dafoe et Sam Shepard sont sous-employés, Zoe Saldana ne vaut que pour une scène déchirante avec Christian Bale, ce dernier imposant une fois de plus son charisme, Casey Affleck montre une autre facette et Woody Harrelson est un badass toujouts aussi jubilatoire. En conclusion c'est un excellent film, polar dramatiquo-social qui, malgré tout, déçoit un petit peu, le potentiel étant bien supérieur au film qui nous est offert.
Je n'attendais rien, à priori, de ce nouveau film de Scott Cooper (Crazy Heart) produit entre autres par Ridley Scott et Leonardo DiCaprio. La surprise est d'autant plus agréable que j'ai toutjours eu du mal avec Christian Bale. Je l'ai trouvé ici vraiment très convaincant. Comme tout le reste de ce casting étincelant d'ailleurs. On ne retrouve rien moins, à ses côtés, que...
Christian Bale est un grand acteur et tous ses rôles le prouvent. La distribution des brasiers de la colère est réussie avec des acteurs campant parfaitement leur personnage. Le scénario est simple mais efficace avec une violence retenue mais non dissimulée. Un bon polar noir à voir pour les fans.
Maintenant que son rôle de Batman est derrière lui et qu'il ne renfilera pas d’aussitôt un costume de super héros, Christian Bale retourne au cinéma indépendant qu'il apprécie tant. Il est l'anti-héros du nouveau film de Scott Cooper, un drame familial au casting cinq étoiles produit par Ridley Scott et Leonardo DiCaprio.
Remarqué et encensé par la presse avec son premier film Crazy Heart sur l'histoire vraie du chanteur country Hal Ashby, le réalisateur Scott Cooper reprend un projet proposé initialement à Rupet Sanders. Il y imprime son style en voulant rendre hommage à la working class industrielle américaine rurale et pauvre qui essaye de s'en sortir comme ils le peuvent. Il y a ajoute une intrigue de film noir pour souligner a quel point les gens sur la corde raide peuvent facilement basculer vers le pire.
Les Brasiers De La Colère prend tout son temps pour développer son histoire au point qu'on ne sait pas vraiment quelle est la véritable intrigue de ce film avant d'en atteindre la moitié. On suit Russel Blaze, le personnage que joue Christian Bale dans sa vie quotidienne entre sa petite amie, son travail à la fonderie, son frère paumé et son père malade. Tout ça n'est déjà pas très joyeux mais ne fera qu'empirer tout le long de l'histoire. Une lente descente en enfer pour un homme qui n'aura bientôt plus rien à perdre.
Si ce scénario est assez étrange et pas franchement original, il a en revanche réussi à convaincre une belle brochette d'acteurs. Casey Affleck joue le frère paumé, ex-militaire qui n'est pas pret à reprendre une vie normale. Woody Harrelson qui délaisse un peu les rôles commerciaux dans Hunger Games ou Insaisissables pour un personnage sombre qui rappellent ses premiers films. Willem Dafoe petit gangster local pas très dangereux. Forest Whitaker en policier dépassé par les événements. Zoe Saldana en petite amie de Christian Bale et Sam Sheppard en père malade. Ce casting est vraiment l'atout majeur de ce film bien au delà de son histoire.
Plus proche du drame que du thriller, on ne sait en fait pas vraiment ce qu'a voulu raconter le réalisateur Scott Cooper. Peut être était il l'homme idéal pour cette histoire très rurale mais concernant l'intrigue il manque vraiment d’expérience pour installer l'ambiance nécessaire. Le réalisateur n'arrive pas à accompagner cette descente en enfer, on la regarde sans vraiment frémir et la conclusion qui aurait pu faire penser à celle de Seven n'en a jamais l'intensité.
Absent des Oscar et des Golden Globes, Les Brasiers De La Colère aurait pu être récompensé pour la qualité de son casting. En revanche on se demande si Ridley Scott et Leonardo DiCaprio ne se sont pas trompé de réalisateur en confiant cette histoire à Scott Cooper dont cela ne parait vraiment pas être l'univers.
Un excellent casting et une histoire passionnante sont les atouts de ce thriller dramatique. Cependant le film est trop lent et manque de "consistance" pour garder l'attention du spectateur jusqu'au dénouement final plutôt prévisible. On peut s'attendre à un film explosif mais celui-ci est comme le restant : lent et poussif.
Un film sec, âpre, au fil du rasoir fait d'acier et de fureur. Contenue parfois, explosive souvent.
On suit ici la chronique sans issue d'un des coins paumé de la campagne profonde américaine aussi appelée le Rustbelt, où le seul choix laissé aux hommes est de travailler à la scierie qui agonise ou de partir servir et parfois mourir en Irak. Dans les 2 cas, l'espoir est mince, l'avenir terne et la mort apparaît parfois comme une délivrance. Bon, vous l'avez compris, ça rigolera pas ici. On ressent le sentiment d'abandon de ces villes par une Amérique dont les projets d'avenir n'incluent pas ces patelins qui crèvent les uns après les autres. La mondialisation ne frappe pas que l'Europe loin s'en faut. Et les dégâts sont nombreux.
Scott Cooper ne choisit pas la facilité pour son film lui préférant une réalisation minimaliste, intimiste et une rugosité de l'image. Ce qui n'empêche pas de nous proposer de jolies scènes chargées d'émotions parfois de tendresse, souvent de désespoir.
Le jeu des acteurs est extraordinaire sans verser dans la surenchère. La justesse est bien là. Que ce soit dans la douceur, la colère ou la retenue. Quel casting ! Et pas une seule fausse note. Chacun est à sa place.
Sur 2h, le film n'évite pas les longueurs et aurait gagné à être resserré. Pas parfait mais hautement appréciable. 3,5/5
Quel magnifique film, violent mais emouvant sur la relation entre les 2 freres. les personnages sont touchants et attachants et joués à merveille. christian bale est incontestablement un très BON ACTEUR !!! Ce film mérite d être très bien noté.
C'est l'histoire de deux frères, Russell et Rodney. Le premier est un honnête travailleur qui se retrouve en prison après un accident de voiture tragique, le deuxième est un soldat qui a fait l'Irak, qui n'arrive pas à s'adapter à la vie en dehors de l'armée et qui fait des combats illégaux pour payer ses dettes. Quand Rodney est porté disparu, Russell, sorti de prison, est décidé à le retrouver et surtout à retrouver les responsables de tout ça. Dans la même lignée que "Killing Them Softly", "Les brasiers de la colère" nous dépeint une Amérique rongée de l'intérieur par la pauvreté et la violence et où il ne semble avoir guère d'espoir pour la droiture et l'innocence. Même Russell, qui a travaillé dur toute sa vie et qui a vu toutes ses chances de rédemption partir, se retrouve dans le chemin de la violence pour s'en prendre aux personnes qui ont attaqué son frère. Si le message du film est clair, il n'est pas forcément subtil mais il n'en est pas moins efficace et très bien écrit. L'histoire et les personnages dépeints par le film nous sont familiers (certaines thèmes sont similaires avec le "Voyage au bout de l'enfer" de Cimino) mais cela n'empêche qu'on se laisse prendre par l'ensemble, notamment grâce à un casting solide. Malgré quelques seconds rôles sous-exploités (Willem Dafoe, Forest Whitaker), les personnages sont bien définis et l'interprétation de Christian Bale dans le rôle de Russell est particulièrement touchante (en particulier quand il apprend que son ex-petite amie est enceinte d'un autre). A ses côtés, Woody Harrelson continue de se perfectionner dans le rôle des salauds psychopathes, Casey Affleck continue de révéler des palettes de son jeu et Zoé Saldana nous livre une composition émouvante.
C'est en faisant la promotion de son précédent film " Crazy Heart " dans la ville, ou se déroule l'intrigue du film, que Scott Cooper aurait eu l'idée d'y tourner son second film. Il faut avouer que le casting fait rêver. Le trio de tête, Bale, Affleck, et Harrelson, sauve le film du désastre. Car l'histoire est sympa et se laisse regarder. Mais elle aurait pu être tellement plus belle, poétique et plus émouvante. Car ou est l'intérêt de suivre la quête d'un héros pendant une heure quand on sait que cette dernière est vaine ? C'est bien le problème du film, essayer de nous intéresser à quelque chose alors que on connaît déjà la fin. En plus ça, c'est fait de manière insistante, délaissant totalement ses personnages secondaires qui, pour certains font office de figuration. Une mauvaise mise en scène académique, qui fait que Cooper ne réitère pas l'essai de Crazy Heart. Une prochaine fois peut être ...
On ne reproche nullement une nouvelle adaptation du drame urbain américain. Scott Cooper appuie la bataille entre le business et les valeurs éthiques et moraux sous une fraternité sans faille. Pour sa seconde réalisation, il parvient malgré tout à préserver une efficacité remarquable. Russell Baze (Christian Bale) constitue le solide chainon de cette relation avec son frère Rodney (Casey Affleck). Ce jeune acteur domine les esprits des spectateurs car il monopolise la fierté pure et simple du citoyen moyen qu’il est. Par ailleurs, les dernières prestations de Bale sur scène confirment aisément son succès, on pensera notamment à «Fighter » et « American Bluff ». Autant dire que ce n’est pas le tempérament ou le caractère qui manque. Or, quant aux « Brasiers de la Colère », un sentiment de justice, plus fort et plus vigoureux voit des couleurs synonymes de vengeance. C’est pourquoi il fallait ajouter Woody Harrelson pour lui donner un peu plus de saveur. Il incarne le piment nécessaire pour la survie de l’histoire en incarnant un effrayant boss sociopathe. Un film où le silence et les regards pèsent bien plus que les mots. La douleur et les sensations de colère engendrées par l’intrigue laissent apparaître une force de justice. Et cela peut se définir comme modèle typique de la culture américaine, mais l’on peut toutefois y échapper. Cependant, le motif fort interprété ici ne divulgue en rien la sagesse des protagonistes. Il s’agir un travail sur la conscience qui, malheureusement, ne peut séduire la totalité du public. A la fois subtile et linéaire, le rythme joue le premier atout du réalisateur, tentant bien que mal à exprimer son drame. L’intelligence du spectateur devient alors nécessaire pour se promener dans une parade magnifiquement bien construite. Il a malgré tout su allié la performance de son casting et de sa détermination, en rendant compte d’une situation, économiquement présente dans la face cachée du pays. Ce sera ainsi un semblant de peine que de juger dans la patience, le mal qui ronge la vie jusqu’à sa rédemption.