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CDRIX C.
58 abonnés
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3,5
Publiée le 24 novembre 2015
Le film commence à la manière d'un Sherlock Holmes version Guy Ritchie avec poursuites, fusillades, répliques drôles et ralentis. On est donc troublé, même un peu perplexe. Mais cette introduction n'est en aucun cas à l'image du film. Ce Frankenstein ressemble davantage à L'expérience interdite, à un film fantastique sur la folie des hommes à se croire supérieur à la Nature. Il est plus question d'inhumanité, de fanatisme, de passion destructrice, de névrose, d'aveuglement moral, de déraison ... et c'est bien cela cela que nous découvrons dans le regard froid et fier de James McAvoy ! L'acteur excelle tellement dans ce rôle du si abominable et célèbre docteur qu'on en oublie la bonne volonté de l'ami fidèle Igor-Harry-Potter-Radcliffe. Qui est la créature maudite ? Qui est le méprisable créateur ? Qui est l'horrible paria ? Nous connaissons tous cette histoire. Voici un autre angle de vision bien intéressant.
Un docteur Frankenstein centré sur Victor Frankenstein ,le créateur de la créature de Frankenstein qui s'appelle Prométhée et de son associé Igor. Le sujet est originale pour un Frankenstein. L'histoire comporte des rebondissements ,des surprises ,des révélations en restant claire et cohérent . Un très bon scénario . Une très bonne fin . Un bon dialogue. Radcliffe , McAwoy ,Dance ,... sont irréprochables .
Paul McGuigan réussit cette adaptation et trouve sa touche personnelle avec le coéquipier de Victor, en y incorporant un acteur connu de tous, Daniel Radcliffe. L’action, le côté scientifique et la touche glauque s’assemblent bien et donne de l’originalité au film. Un bon divertissement !
Enième version du célèbre roman de Mary Shelley, revisitée par le fantasme personnel du scénariste. L orgueilleux et génial docteur devient un homme jeune, insolent, agité, adepte du pugilat, dont les comptes à régler et la mauvaise conscience le poussent à créer la vie en crachant sur Dieu. Igor le serviteur bossu devient un ancien monstre de cirque, métamorphosé en beau jeune homme amoureux, et miraculeusement en brillant scientifique spontané, avant d être le meilleur ami et l associé du célèbre docteur. Bref, du rocambolesque et du grand n importe quoi qui se sert du chef d oeuvre pour prétexter un petit film de science-fiction et d'action de série B. On peut toutefois se laisser bercer et décérébrer avec le sourire par ce petit spectacle qui se déroule tambour battant sans afficher d`autre ambition.
De la poésie pure, axée sur l'Homme grâce à un duo qui interprêtent, qui vivent les rôles avec une exceptionnelle justesse ! La bande annonce est trop sombre, alors que le fond du film est lumineux dans un somptueux décor victorien/steam punk.
un film aux décors quasi parfaits,des effets spéciaux réussis,les jeux d'acteur sont bons mais un film mou ,lent ,niais, ennuyeux qui n'a rien a voir avec sa bande-annonce...
"Docteur Frankenstein", est un film croisant l'action, le comique, l'horreur, la science fiction, le fantastique et le mythe. Ainsi le film se déroule dans une Angleterre sombre me faisant pensé à Van Helsing dans la texture de la ville, mais il faut avouer que là, il y a un niveau nettement supérieur, en effet au début on suit Daniel Radcliffe dans son rôle d'Igor dans un Cirque en tant que bête de foire puisqu'il possède une bosse et je trouve que l'univers du Cirque est très très bien mis en scène, on y adhère totalement mais le plus beau apparait lorsque l'angoisse nous prend pas surprise avec l'apparition d'expériences louffoques avec l'arrivée de monstre et de créature plus réussi les unes que les autres grâce à une image de synthèse bien utilisé et réglé au détail près. Vous vous attendiez à un simple reboot, reprenant les codes mis en place par le livre et bien détrompez-vous puisque tout comme I.Frankenstein le film n'ésite pas à remixer certains passages et à changer totalement d'histoire tout en gardant le fond et la forme. Ainsi je trouve génial que ce mythe est était repris au niveau des origines pour nous avancer une nouvelle naissance du célébre monstre de Frankenstein. Toutefois le film reste assez brouillon par moment car un manque de rythme est à noter et une certaine répétition se fait ressentir mais rien de grave car cela n'enlève pas le charme du film et aussi le rôle des acteurs qui est vraiment au top. Belle initiative que je récompense par un joli 4/5 amplement mérité.
Décidément, le “Prométhée moderne� imaginé par Mary Shelley a le vent en poupe ces dernières années. Cette nouvelle version a d’ailleurs l’excellente idée de ne pas succomber au détournement inconscient qui consiste à faire de la Créature la vedette du spectacle : “Docteur Frankenstein� porte parfaitement son nom et s’attache à imaginer la genèse du mythe. Afin d’apporter un peu d’originalité à sa version des faits, le film déplace le cadre dans l’Angleterre de la Révolution industrielle et introduit le fameux Igor, âme damnée du docteur dans l’inconscient collectif, qui était toutefois absent du roman original. Ici, Igor (Daniel Radcliffe en mode “Mais puisque je vous dis que je ne suis pas Harry Potter�) est un bossu à l’intelligence remarquable que Victor Frankenstein sauve d’un cirque où il était traité comme un animal et dont il fait son assistant. Igor joue ainsi le rôle de garde-fou moral pour son ami, que son orgueil démesuré et sa foi totale dans la science et le progrès dépouilleront rapidement de toute éthique. Pour faire bonne mesure, on ajoutera à la recette une jeune femme qui dessille les yeux d’Igor sur la loyauté qu’il doit à son protecteur et un flic rigoriste qui voit dans les travaux de Frankenstein une insulte à la création divine. On le voit, les thèmes brassés par cette adaptation sont à peu près fidèles à ceux du roman. Paradoxalement, si le traitement a été envisagé avec une réelle volonté de sérieux, le film réservera relativement peu de surprises à ceux qui possèdent déjà une bonne maîtrise du sujet, même si quelques idées intéressantes (le “brouillon� animal de la créature) viennent dynamiser l’ensemble. Heureusement, le film fait oublier cette relative prévisibilité grâce à sa facture visuelle : non qu’il accumule les morceaux de bravoure ou les séquences de Destruction-porn (qui colleraient de toute façon mal avec l’histoire) mais “Docteur Frankenstein� offre un des univers steampunk “réalistes� (c’est à dire que le gap technologique, qui concerne exclusivement le matériel du docteur, reste minime) les plus luxueux et richement décorés qu’on ait vus depuis longtemps.
Je m’attendais à une version modernisée voire re-visitée des différents Frankenstein que j’avais vus, depuis les plus classiques jusqu’aux plus humoristiques. En fait j’ai vu un Frankenstein réinventé à tous égards : scénario, personnages, décors externes et internes (très british), références scientifiques modernes (sans prise de tête), rythme, actions. Aucune prétention didactique, pas de longs temps morts verbeux, aucune nécessité de connaître la filmographie de réalisateur pour comprendre ce qu'il a voulu exprimer... En bref, un bon moment de spectacle pour qui ne souhaite que se distraire en oubliant momentanément le quotidien.
Ou comment faire un mauvais film avec un bon casting. Il n'y a ici aucune compréhension du matériau original et une utilisation grossière de tous les films sur l'époque Victorienne du début des années 2000. Le scénario essaie en vain de créer une énergie autour d'Igor et d'un Frankenstein violent sans jamais parvenir à rendre les personnages accessibles. Passez votre chemin, il n'y a rien à voir ici.
Profusion de moyen, de decors, d'effets speciaux pour au final avoir reussi à m'ennuyer de bout en bout. Et quel était l'interêt de revisiter le scenario pour accumuler autant d'invraisemblances?.... spoiler: Le jeune Igor a été élevé comme une bête de foire mais a pour une raison inconnue les connaissances medicales d'un chirurgien du cerveau (????), de plus on a du mal à comprendre comment ses amis du cirques et du ruisseau arrivent à integrer la haute société avec autant d'aise... etc...[spoiler] [/spoiler] Il n'en reste cependant que - l'ennui était au rendez vous.
Si vous êtes fan de série, vous connaissez peut-être Paul McGuigan. Ce britannique a réalisé les 5 premiers épisodes du cultissime Sherlock de Steven Moffat, le pilote de Scandal, un des nombreux rejetons de Shonda Rhimes, et le pilote de l’after Desperate Housewives de Marc Cherry, Devious Maids. J’ai déjà vu pire comme carte de visite. Coté filmographie, il était au commande de Slevin, un polar un peu barré pas dénué d’humour et du très moyen Push, un mix de Jumper et de la série Heroes.
Docteur Sherlockstein ?
Ayant réalisé deux saisons pour la BBC, Paul McGuigan aime beaucoup Sherlock Holmes. Apparemment, il doit apprécier les deux films de Guy Richie dont il essaie de copier l’aspect visuel, le rythme et les relations entre les principaux personnages. Victor Frankenstein, génie totalement fou, rencontre dans un cirque un étrange clown bossu qui s’avère être un brillant génie de la médecine, il le baptisera Igor. Nous ne saurons jamais réellement pourquoi Igor se terrait dans ce cirque (s’attarder sur les enjeux ne semblent pas avoir été la principale préoccupation du scénario), nous découvrons juste qu’il est amoureux de la belle trapéziste Lorelei dont il sauvera la vie grâce à son génie combiné à celui de Frankenstein. Les deux génies aux relations aussi ambigues que celle de Sherlock et Watson sont traqués par Roderick Turpin une version dark et tourmentée du célèbre détective créé par Conan Doyle joué par Andrew Scott, le Moriarty de Sherlock version BBC. Amusant, non ?
Un film dès le départ intéressant du fait qu'il s’intéresse à la psychologie de Victor Frankenstein, Paul McGuigan choisit une approche du mythe très innovante. La bande annonce le clamait clairement, "découvrez l'histoire du monstre... et de sa création", ce qui place Victor comme étant le véritable monstre de l'histoire. Enfin un peu de nouveauté! Le film conte les mésaventures de Victor, archétype du savant fou qui ne rêve que d'une chose: créer la vie. Il va entraîner Igor, un bossu au grand cœur, dans sa sinistre entreprise, défiant l'éthique et la société du XIXème... Verdict: un film plaisant à regarder, malgré quelques failles importantes. Pour commencer, la promesse est tenue, le personnage de Victor est très bien développé, à la fois attachant et terrifiant. C'est un personnage dont on peut comprendre les motivations et qui suscite une pointe d'affection chez le spectateur. Au niveau de la mise en scène, McGuigan a un style très imagé, c'est à dire qu'on a des scènes où des schémas scientifiques vont se superposer à l'image, spoiler: par exemple durant une scène dans un zoo, Victor va regarder un lion et on va voir apparaître par dessus le lion un schéma de ses organes, de son squelette... c'est très ingénieux, cela permet de souligner explicitement les connaissances du personnage. Le Londres du XIXème est magnifique, très lumineux. On se retrouve avec des personnages sombres qui évoluent dans une ville très claire. L'histoire est racontée du point de vue d'Igor, joué par Daniel Radcliffe. Ce personnage est aussi intéressant, la relation unissant Victor et Igor est intense. On le doit aussi aux performances des acteurs qui sont au sommet de leur forme. James McAvoy est un très bon acteur au jeu débordant de réalisme. Même dans son regard il arrive à retranscrire des émotions très fortes. Hélas, le film n'est évidemment pas parfait. McGuigan se concentre sur le développement des deux personnages principaux et néglige les personnages secondaires qui sombrent dans le stéréotypes, spoiler: de la "trapéziste sexy pour introduire la romance bidon" au "riche qui veut encore plus de pouvoir", en passant par le "flic catho qui s'oppose aux idéaux de Victor" . Le monstre a quant à lui un rôle important dans la quête intérieur de Victor, spoiler: il ne prend d'ailleurs forme qu'à la fin du film, et seulement pour faire réfléchir Victor sur son objectif. En soit, cela n'est pas dérangeant, le film n'étant pas consacré au monstre mais au créateur. Pour conclure, Docteur Frankenstein, c'est du bon divertissement. La mise en scène judicieuse et les deux personnages principaux (tant au niveau du développement que du jeu d'acteur) sont de qualité apparente, la musique est bien ancrée dans l'action sans être véritablement marquante et comporte quelques similitudes avec celle de L'Incroyable Hulk du même compositeur, Craig Armstrong. Malgré ses personnages secondaires sous développés et une intrigue que l'on pourrait qualifier de classique, je vous conseille de regarder Docteur Frankenstein, vous passerez un bon moment, amateur ou non du Prométhée moderne.