Après les petits bijoux "La Reine des pommes" (2009) et surtout "La guerre est d éclarée" (2011) Valérie Donzelli retrouve son ex Jérémie Elkaïm pour un toisième film qui s'annonce comme particulièrement original. Et il l'est !... Un jeune homme vitrier rencontre une femme plus âgée, chorégraphe à l'Opéra de Paris et ils se retrouvent tous les deux inséparables, liés comme des pantomimes, littéralement à se suivre sans pouvoir expliquer le pourquoi du comment... Dès les premières scènes, un petit bémol, le jeu parfois trop rigide du "couple" Donzelli-Elkaïm ; on le remarque d'autant plus que l'histoire du film est une fois de plus intimement liée à leur passé commun. Mais très vite le film démarre et la magie opère. De la rencontre à l'acceptation du lien unique qui les unis, le face à face jumeau entre cet ouvrier de 31 ans à cette femme bourgeoise est parfaitement mis en scène, avec des trouvailles franchement merveilleuses. Mêlant romance et un sens de l'absurde sans jamais perdre le minimum de sérieux nécessaire pour croire à cette histoire surréaliste, fable des temps modernes qui fait penser parfois à une comédie musicale. Le manque de cohérence dans la similarité des gestes est autant le point fort que le point faible. Un coup c'est un jumelage précis alors que souvent ça reste assez flou... Il faut le prendre dans le sens que justement ça reste un coup de foudre incompréhensible et inconscient (au début). Le plus gros défaut réside dans une dernière partie longue et fastidieuse, faisant presque du hors-sujet (le drame de l'amie intime) tandis que l'intérêt premier du film (l'évolution du "main dans la main") se termine bien avant l'heure et demie. Des maladresses c'est certain mais une vraie comédie sentimentale, réinventée dans ses codes et surtout originale. En bonus une Valérie Lemercier qui n'a jamais été aussi belle qu'ainsi drapée !
La guerre est déclarée était l'une des plus belles surprises de 2011, Main dans la main sera l'une des plus grandes déceptions de 2012. Valérie Donzelli passe complètement à côté de son film. L'intention de nous offrir une comédie romantique décalée, gentiment barrée teintée de fantastique était certainement très sincère. Toute l'énergie déployée n'accouche que d'un film long, limite lourd, sans rythme voir ennuyeux et qui, pour couronné le tout... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-main-dans-la-main-113635739.html
Le film ne manquait pas d’idée et d’originalité. Malheureusement, le sentiment de bâclé se fait sentir. On est loin de la Guerre est déclarée. On prend tout de même plaisir à voir Lemercier et Elkaïm en couple improbable.
Il est toujours touchant de voir les artistes se livrer corps et âmes. Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm sont amoureux. On le sait. C'est un fait. Ils le savent, ils le disent et ça se voit. Ils sont incompatibles, ne peuvent vivre ensemble et se séparent. La vie est ainsi faite. Main dans la main joue encore sur ce créneau. C'est un film de passion, celle liant de façon incongru, Jérémie Elkaïm et Valérie Lemercier. Cette idée scénaristique, digne d'un bon court-métrage, a du mal à tenir sur la durée d'un long-métrage qui comporte quelques longueurs et quelques baisses de régime. Néanmoins, cette belle métaphore de la passion et surtout de sa fin (La fin de la passion, c'est pas quitter l'autre, c'est retrouver soi-même) devient de plus en plus forte au fur et à mesure que le temps passe. Et n'oublions pas qu'il y a toujours une différence entre la vie qu'on fantasme et la vie qui nous correspond.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, j'ai aimé le nouveau film pourtant pas vraiment réussi de Valérie Donzelli. Le trio vedette du film ayant sillonné tous les plateaux télés et toutes les émissions radios, faut-il encore vous rappeler le pitch de l'oeuvre ? Sur un improbable postulat : un jeune ouvrier miroitier provincial ( Jérémie Elkaïm) embrasse un peu par hasard la directrice de l'Opéra de Paris (Valérie Lemercier) arrogante bourgeoise solitaire. Ce petit baiser les unira étrangement, ne pouvant se déplacer l'un sans l'autre, faisant les mêmes gestes, les mêmes mouvements. Ressort dramatique autant que comique, ce procédé montre vite ses limites, ne fonctionnant pas toujours au gré des péripéties. Mais qu'importe, le film enchaîne les situations, les personnages et un discours sur le couple et ses vicissitudes. Valérie Donzelli se promène des appartements de fonction luxueux aux pavillons ouvriers de Commercy, injecte dans son scénario de multiples considérations sur la vie à deux (frère/soeur, mari/femme, femme/femme, patron/ouvrier, ...), voire à trois avec une scène un peu trop appuyée sur le trouple ( la vie, l'amour à trois ou plus pour les non branchés). C'est sympathique, vaguement fouillé mais terriblement brouillon, à trop vouloir traiter complètement le sujet, on se perd un peu sans compter que les clichés vont bon train des deux côtés de la France sociale représentée. Alors pourquoi je suis ressorti de ce film totalement emballé ? La réponse est simple : il y a à l'écran un couple absolument magique, filmé magnifiquement par un oeil vraisemblablement amoureux et surtout talentueux. Il y a des années qu'un couple au cinéma ne m'avait pas fait autant vibrer, sourire et m'émouvoir. Dès que Valérie Lemercier et Jérémie Elkaïm sont à l'écran ensemble, le film s'envole, emporté par leur grâce. Au début, ils sont prodigieux de finesse, de drôlerie, de causticité pour finir absolument bouleversants. Ils arrivent à déployer toute une palette de sentiments qui attrapent le spectateur pour ne jamais le lâcher. Aidés par une caméra toujours à la bonne distance, maniant avec subtilité beauté du cadre et émotion, les deux acteurs font tout passer avec justesse. On croit en cette improbable histoire d'amour de ces deux personnes que rien ne peut lier dans la vraie vie. Jérémie Elkaïm est toujours juste et crédible. Quant à Valérie Lemercier, elle est tout simplement sublime, elle mérite pour ce rôle toutes les récompenses... Et en plus qu'est-ce qu'elle est belle ! (Là, je m'égare...) La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/12/main-dans-la-main-de-valerie-donzelli.html
Un an après un second long-métrage enthousiasmant (« La guerre est déclarée »), Valérie Donzelli se fourvoie dans une comédie romantique très légère. Sorti en 2012, ce film fantaisiste aborde la relation fusionnelle entre deux êtres, au sens propre comme au figuré. En effet, à la suite d’un coup de foudre surnaturel deux individus se retrouvent collés l’un à l’autre. Devenus inséparables, ils apprennent peu à peu à se connaître et s’aimer réellement. Au comique de situation s’ajoute une réflexion humoristique sur le couple et plus généralement sur le sens de la vie. Malheureusement, un faux rythme s’installe, ponctué d’effets visuels et d’une voix-off pas toujours du meilleur goût. La présence de Valérie Lemercier comme tête d’affiche compense la prestation sans charisme de Jérémie Elkaïm. Bref, un divertissement original qui néanmoins s’oublie vite.
Evidemment après le merveilleux La guerre est déclarée, c'est pas évident de rebondir. Donzelli a sa pate, son style, ses idées, son ton electro pop branché très séduisant mais le film est longuet, un peu trop appuyé décalé et plutôt faux et par moment agaçant. Et puis, ce qui m'a surpris c'est qu'elle ne traite son sujet qu'au début et à la fin, le coeur du film est mou et vague. Dommage
Un film complètement barré, avec une idée de départ complètement absurde. Mais bon, après ce postulat, le départ n'est pas si mauvais, et quelques gags arrachent des sourires, voir des petits rires. Mais après, là, ça se gâte, le film n'a plus vraiment d'intérêt et s'enlise dans cette pseudo romance. Les acteurs ne sont pas mauvais, mais que les réalisateurs qui font des films barrés arrêtent de penser qu'ils n'ont pas besoin de scénario.
★★ pour Valérie Lemercier et le très charmant Jérémie Elkaïm mais franchement, quel ennui !! Je ne sais pas où a voulu nous emmener Valérie Donzelli mais je me suis endormie tant ce film est soporifique et dépourvu de sens. "sans queue ni tête" aurait été un titre plus approprié. :-(
Valerie Donzelli insuffle une énergie contagieuse à ses films, on ne décolle pas les yeux de l'écran ! Le couple Valerie Lemercier et Jérémie Elkaim est audacieux et libre à l'image de la mise en scene. C est frais , c est nouveau , c'est esthétique. Mis à part la personnalité de la réalisatrice qui flirte avec le cinéma le questionnement sur le couple qu'ose le syndrome de synchronie entre les deux acteurs principaux renvoie chaque spectateur a s'interroger sur le sens qu'ont les réactions en miroir qui existent au sein d'un couple et sur l'origine du lien qui existe entre deux personnes que rien ne prédestinait à s'aimer. La résolution de cette énigme est assez libre et revient à chacun. Le film est une comédie et sa fin aussi fait sourire. La bo de Peter van poehl fait une fois de plus bon mariage avec cette équipe qui s'invite dans les années 80 et ses rythmes!
Mouais, pas mal, sans plus. La bande annonce m'avait intrigué, mais une fois dans le film, j'ai eu du mal à le rester. L'idée de départ était sympa : un coup de foudre qui rend impossible aux 2 protagonistes de s'éloigner l'un de l'autre. Par moment, même leurs gestes se synchronisent parfaitement. Mais l'intrigue varie dans des scènes parfois alléchantes, parfois sans grand intérêt. Même si les acteurs jouent bien, le film souffre d'une trop grande lenteur... Je me suis ennuyé par moment et rigolé à d'autres. Un des plus grand plus du film : la BO que Valérie Donzelli a le don de bien choisir, tout comme dans "La guerre est déclarée". Bref, mitigé, ça passe, sans plus.
Valérie Donzelli a un univers bien à elle auquel il faut accrocher. Mais après "La guerre est déclarée", "Main dans la main" confirme une chose : si elle a de bonnes idées (dont certaines très poétiques et très belles comme celle du film même ou alors celle de la scène où Constance explique à Joachim pourquoi un homme vit dans un appartement avec deux femmes), elle est vraiment nulle pour écrire les dialogues qui sont d'une ineptie incroyable et qui ne sont pas aidés par le jeu des acteurs (qui ne sont pas mauvais dans d'autres films mais qui ici semblent s'amuser à sonner faux). L'histoire est pourtant attachante et pleine de charme mais racontée avec maladresse (ellipses ratées, transitions bancales, pirouettes scénaristiques gratuites), elle perd beaucoup de son charme et nuit à tout le film malgré (et il faut le reconnaître) de bonnes intentions et un certain sens de la poésie. Qui ne suffisent malheureusement pas à faire un bon film.
Comme dans "La Reine des Pommes", son 1er film (fauché, mais à ce jour le plus réussi pour moi), Valérie Donzelli a une idée de base intéressante, mais n'en tire parti opportun que de manière insuffisante (développements répétitifs), piétine et peine rapidement à la ligne et conclut de manière ampoulée, limite ridicule (prolongements amoureux à la rupture du "charme"). Avoir de l'argent, et s'offrir par exemple le plaisir d'aller tourner à New York, ne confirme décidément pas son essai initial prometteur - étant entendu que le n° 2 pour moi était encore moins intéressant que ce "Main dans la main". Les interprètes relèvent heureusement la sauce (mais pas assez !) : Lemercier (quelle plastique !) et Elkaïm (l'ex, l'ami, le familier de la réalisatrice) formant un couple improbable, mais bien réglé scénographiquement.
Quelle idée originale! Voila ce que je me suis dit en sortant de la salle. Mais pour le reste (mise a part, un casting correct), le film ne décolle jamais vraiment. En reste assez vite sur la même base et là ou le film aurait pu se démarquer et amener quelques de drôle, innatendu... N4arrive malheureusement jamais. On arrive même à s'ennuyer, une fois ; le principe compris. L'idée était sympa, et plutôt prenante... MAis plus le film avance et plus on se dit que cela n'ira pas plus loin dans les idées. Idées qui fonctionnent une dizaine de minute. MAis qui apres se montre longue, par moment ininteressante (rare sont les moments ou le film nous captive). Bref, une perte de temps pour ma part ; qui aurait pourtant pu donner une très belle histoire. Dommage.