8161 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
671 critiques spectateurs
5
172 critiques
4
234 critiques
3
136 critiques
2
81 critiques
1
26 critiques
0
22 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 avril 2014
Moi qui est un gros fan de ce réalisateur, la j'ai été déçu car il est n'est pas allé au dela du réaliste. C'est dommage car tout ses autres films été géniaux! C'est la première fois que je suis autant décu
N’étant pas un grand fan de Miyazaki et de ses fables écolos-bobos, c’est avec une certaine appréhension que je suis allé voir « Le vent se lève ». Quelle n’a donc pas été ma surprise en découvrant ce film. Scotché à l’histoire dès le générique du début, je me suis laissé emporter par cette saga qui se joue sur presque trois décennies entre fiction onirique du maître de l’animation japonaise et réalité somme toute très autobiographique. En suivant l’évolution de Jiro, jeune ingénieur en aéronautique, c’est aussi une partie de l’histoire du Japon qui nous est donnée de revivre… le grand incendie de Tokyo, la crise de 29, la montée des nationalismes, la guerre. Mais là où Miyazaki est très habile, c’est qu’il ajoute un volet sentimental non négligeable et particulièrement mélancolique toute en subtile tendresse et poésie. Le tout formant un ensemble cohérent d’une belle intensité et d’une grande intelligence, en évitant certains écueils (notamment sur le volet de la guerre). Une grande fresque généreuse qui séduira tous les publics !
Encore une fois le maître de l'animation 2D japonaise s'est surpassé, avec ce qui semblera être sa dernière œuvre. Entre rêve et réalité, on suis sans difficulté l'histoire de Jirō Horikoshi durant les 2h de ce film. Le regard de l'auteur sur l'histoire de l'aviation et la guerre, l'opposition entre la machine de progrès et celle de mort, tout est parfaitement agencé et reste cohérent du début à la fin.
Les thèmes abordés sont parfois graves, et pourtant on arrive à ressentir les émotions propres à chaque moment fort que traversera Jirō durant les 10 ans de sa vie que couvre le film.
Une œuvre de plus au palmarès de Miazaki qui nous manquera surement, mais auprès duquel nous aurons forcément découvert qu'un film d'animation peut véhiculer des idées fortes et adulte aussi bien qu'au travers d'un film standard.
Parfait! Que ce soit les dessins, la musique, l'histoire enfin vous l'aurrez compris pleins de qualités pour ce dernier film de Hayao Miyazaki. A voir absolument
Pour son (soi-disant?) dernier film, H. Miyazaki met la barre très haute avec un histoire tendre et poétique pour raconter une époque charnière de l'époque moderne japonaise à travers la vie d'un ingénieur surdoué. Bien qu'il oscille entre la poésie onirique, la poésie romantique et la poésie politique, son film est somptueux. Construit comme un film live dans son découpage, le maître de l'animation japonaise laisse son imagination porter l'histoire. Certes, le film a des longueurs et possède un rythme lent qui manque de piment. Même si les rêves redonnent un peu de pep's, j'ai eu l'impression qu'il manquait un peu de l'énergie qu'il avait déployé dans ses précédents films. Par contre, le film reste très beau et le tout possède une qualité impressionnante.
Un ultime Miyazaki qui se détache du reste de son oeuvre. Bien que le surnaturel et la sorcellerie n'y ont pas leur place, reste la poésie, l'évasion, la lourdeur de la gravité des évènements (qui plus est réels ceux-là, puisqu'il s'agit bel et bien de la guerre 39-45) et bien entendu, la tendresse d'une histoire d'amour. Une oeuvre différente des autres films d'animation du Maître, mais une oeuvre tout de même. L'image, le sonore, reste toujours d'une excellente qualité et un appui formidable de la narration... Bref un très bon moment de cinéma!
Hayao Miyazaki est un virtuose de l’animation. Depuis plus de 45 ans, il règne en maître sur la discipline. Chacun de ses films est un voyage poétique vers un ailleurs. Un autre monde souvent peuplé de créatures, merveilleuses et/ou terrifiantes. Alors, quand ce gourou a annoncé que le Vent se lève serait son dernier film, il était difficile de ne pas se laisser envahir par la mélancolie.
Mais c’était mal connaître Miyazaki que d’imaginer que ce dernier film serait un simple film testament. C’est au contraire un vrai bouquet final. Tout d’abord, pour la première fois, Miyasaki s’attaque à la réalité. Enfin une forme de réalité. Le personnage principal du Vent se lève est un subtil mélange entre l’ingénieur en aéronautique Jiro Horikoshi et le romancier Tatsui Hori, tous deux nés au début du XXe siècle.
Les avions, ce n’est pas un hasard pour Miyazaki. C’est sa passion. Imaginer celle de Jiro n’était donc pas si difficile. Le Vent se lève prend une résonance particulière, puisqu’il n’est pas un biopic comme les autres. Fidèle à son univers onirique, Miyazaki a misé plus sur le rêve que sur l’histoire. Le film est peuplé de songes magnifiques dans lequel Jiro exprime toutes ses émotions. Le concepteur d’avions Giovanni Caproni, idole de Jiro, sert de fil directeur à son film. Avec sa moustache et son costume parfait, il apparaît comme un Monsieur Loyal malicieux. C’est dans ses séquences aériennes et magiques que se situe le coeur du long métrage.
Le cinéaste est un peu moins à l’aise dans le biopic pur et dur. Ce n’est pas la formation de Jiro ou sa vie quotidienne qui intéresse le cinéaste mais plutôt les petits imprévus de la vie. Et les émotions qui vont avec. L’histoire d’amour, intense mais cruelle, est narrée par petites touches colorées comme dans une peinture. La tristesse est omniprésente, mais Miyazaki l’élude, regarde ailleurs. Son personnage va tout de même être trahi par ses propres créations puisqu’il va mettre au point l’une des pires machines de guerre. Mais à aucun moment les conséquences de ses actes ne nous seront révélées. Peu importe. Car rien ne vaut la vie. Et rien ne vaut les rêves. Surtout quand le vent se lève.
Je dois avouer avoir énormément de mal avec la culture japonaise, c'était la première fois que je voyais un film d'animation japonaise sa ne m'avait jamais attirer avant j'ai voulu regarder histoire de ne pas mourir bête et j'ai plutôt été déçu je trouve le scénario bien mais sa tourne trop en rond selon-moi .
Une belle façon de dire au revoir même si l'on espère toujours voir le maître continuer à nous faire rêver... Car ici le rêve est le thème principal bien avant la guerre et la polémique que peut engendrer un sujet si sensible, la dépossession d'une œuvre à des fins tragiques même si l'ingénieur se doute bien du but ultime de son avion. Une vision méconnue du Japon en pleine période de guerre où la culture nationaliste forte impose avant tout de servir le pays. Hiro par sa passion pour l'aéronautique contribuera malgré lui à retarder la capitulation d'un état allié aux nazis, mais l'apport technologique apporté à sa patrie fût sans doute un grand pas pour sa reconstruction pacifiée. Le trait et l'animation restent comme toujours d'une beauté rarement égalée et la marque de ce génie des grands studios Ghibli.
Produit d'exportation japonais ayant pour cible commerciale les chroniqueurs snobinards français habituellement allergiques à ce qui vient du japon, sauf s'ils peuvent y fantasmer un machin vaguement "poético-philosophico-onirico-soporifique" (inrockuptible, nouvelobs, liberation, etc). Une vingtaine de personnes à tout casser dans ce pays.
Ultime film du maître Miyazaki. Il est le plus réaliste, tout en gardant la touche du réalisateur : poésie, histoire qui nous emporte, histoire d’amour impossible.
Dès le départ, on est dans un rêve de chute, Jiro chute de son avion au combat. Prémonition de sa future vie ?
Miyazaki alterne des plans de la vie réelle de Jiro Horikoshi, ingénieur en aviation, et des plans de cauchemars/rêves de celui-ci. Ses rêves reflètent son ambition, son goût pour l’aviation mais aussi le côté meurtrier de ces créations : Jiro va créer les futures avions de kamikaze. Il reste sans opinion particulière pour cette guerre : il ira en Allemagne s’inspirer des avions de guerre mais ne donne jamais son avis.
N’étant pas attirée par les machines, Miyazaki rend la mécanique intéressante et abordable. Les scènes de vol sont grandioses !
Puis il y a l’histoire d’amour qu’on sait fatale. Ils se rencontrent grâce au vent et c’est l’air qui tue la jeune Nahoko, atteinte de tuberculose. Ils vont passer la majeure partie de leur temps ensemble, profiter des quelques instants. Jiro ne profite pas, ne peut pas en profiter… chaque soir il travaille sur ses avions en tenant la main de Nahoko.
Et dans tout Miyazaki, on aime la bande originale, tellement magique !
Pas mon préféré mais tellement plaisant à voir. :)
Le vent se lève est le plus abouti des Miyazaki, aucun doute là dessus, tout est traité avec minutie, distillant de ci de là une critique de la société de l'époque, en quête d'armement. Les personnages sont très attachants et bien que l'intrigue principale du film se centre sur une relation amoureuse tragique, on n'a pas cette impression et l'on survole ce film, ses drames, à l'image d'un petit avion de papier emporté par le vent et les rêves. Car ces bien ce dont ce film traite en profondeur, la passion, les rêves qui nous emportent et quoi de mieux pour miyazaki que de réunir ses deux passions en un film parfaitement maîtrisé, au sommet de son art, Un véritable bol d'air frais dans la filmographie de l'auteur donc mais à ne pas prendre à la légère.