Certes c'est beau! mais il manque clairement la magie de miyazaki, du coup on s'ennuie ferme à certains moments! Et puis les personnages ne sont pas attachants et assez niais dans l'ensemble. Une déception.
Ce film est très surprenant. Contrairement aux autres films de Miyazaki qui se veulent tantôt magnifiques, tantôt fantastiques, celui-ci révèle une nouvelle facette de l'artiste. On a beau y retrouver certaines scènes oniriques, le film se veut extrêmement réaliste. N'allez pas le voir pour retrouver des personnages emblématiques comme dans Princesse Mononoké, des êtres fantasques comme dans le Voyage de Chihiro... Allez le voir pour un documentaire sur la situation du Japon dans l'entre-deux guerre. Un Japon tiraillé entre sa pauvreté, son retard technologique par rapport à l'Europe, et ses rêves de grandeur retrouvée qui le mèneront à sa perte. Et dans toute cette ambiance imprégnée de l'esprit de l'époque, l'histoire d'un jeune homme passionné par les avions. Tellement qu'il poursuivra son rêve sans se soucier des conséquences de ce qu'il créera : une arme, les avions Fighter Zero. On retrouve beaucoup de Miyazaki dans ce film, plus que dans aucun des autres. Sous les traits de Jiro, on reconnait beaucoup l'artiste derrière : passionné par les avions, dont on verra d'ailleurs des scènes effarantes tout au long du film, rêveur à ses heures et toujours penché sur sa table de dessin. Ce film est ainsi très influencé par sa propre vie, son père travaillait en effet dans une usine qui produisait justement les Zero Fighters pendant la guerre. Et quant à la romance du film qui apporte autant de légèreté que de tristesse, la mère de Miyazaki était tuberculeuse, tout autant que son héroïne. C'est donc un étrange mélange que vous trouverez ici. Un contenu plus adulte, un monde très réaliste et documenté. Une histoire de rêve parsemée de cauchemar. Le vent se lève, comme dit le titre pour souligner la menace qui grandissait à cette époque.
Voici donc non sans une certaine émotion que les amateurs des films du Studio Ghibli découvrent ce qui sera le dernier film d'un des plus grands visionnaires que le cinéma d'animation ait connu.
Se penchant pour la première fois de sa carrière sur l'histoire de personnages non fictifs, le maître narre ici la vie de Jirô Horikoshi, futur concepteur du fameux Chasseur Zéro, très inspiré par le travail du célèbre concepteur italien Giovanni Caproni auquel il rend très souvent visite durant ses rêves.
Atteint d'une myopie l'empêchant de devenir pilote, il décidera donc de marcher sur les traces de son héros dans un seul objectif: construire de beaux avions, non pour la gloire, ni pour l'argent, seulement par passion. A ses yeux, les avions ne sont pas faits pour la guerre mais pour faire rêver.
Qu'en est-il donc de ce dernier film de notre Professeur ? Et bien à n'en pas douter, le Vent se Lève pourrait bien être le film parfait. Miyazaki étant lui-même un passionné d'aviation, le lien entre lui et le personnage de Jirô est immédiat, deux rêveurs voulant simplement faire de belles choses.
On pouvait craindre un réalisme qui se rapprocherait trop de la violence du choc émotionnel perpétré par le Tombeau des Lucioles de Isao Takahata. Mais même si ces deux films abordent des sujets semblables, Miyazaki n'est pas tombé dans le panneau et n'oublie pas de nous faire rêver à travers des enchaînements de paysages d'une beauté transcendante, de plans aériens vertigineux et d'escapades au pays des rêves riches en merveilles.
Appuyé par une dimension philosophique très imposante représentée par les vers du poète Paul Valéry, le film est la représentation d'un monde qui déchante, où le moindre instant de bonheur peut être à chaque instant proie au chaos, mais où il y a cependant toujours une note d'espoir, de détermination, un encouragement à continuer de vivre quoi qu'il arrive sans jamais oublier la poursuite de nos rêves. Le vent se lève... Il faut tenter de vivre.
Cette leçon suivra le héros partout et durant toute sa vie qu'il s'agisse des bouleversements perpétrés par le grand séisme de Kanto, la Grande Dépression, les épidémies de maladie, la guerre ou le simple fait de voir ses œuvres partir sur les champs de bataille aériens pour ne jamais revenir.
Livré sous forme de testament, ce film n'est au final que le paroxysme de la beauté des thèmes chers à Hayao Miyazaki. Bercé par une émotion très puissante sans pour autant tomber dans la mièvrerie et accompagné de musiques d'une beauté stupéfiante de son compositeur fétiche Joe Hisaishi, le film nous fera graviter dans les nuages et il est probable qu'une partie de notre âme de revienne jamais sur la terre ferme tant ce rêve, véritable reflet d'une somptueuse conclusion à la carrière d'un des plus grands hommes que le cinéma nous a fait découvrir nous aura fait léviter de bonheur.
Un film qui change de l’ordinaire en comparaison des autres faits par Miyazaki. Le vent se lève est plus adulte, plus grave et se tourne quand même largement moins vers le public jeune. Ici pas de fantaisie, pas de petits "monstres" mignons ou de sorcières, il n’y a que des sujets graves : guerre, tremblement de terre, tuberculose … Ce n’est pas très gai dans un premier abord. L’histoire est quand même intéressante, belle et surtout prenante. Miyazaki nous offre une excellente et très belle dernière oeuvre !
un regard documentaire avec des dessins féériques, une histoire plus riche qu'il n'y paraît, j'ai aimé. pourtant, la forme dessins animés n'est vraiment pas ce que je préfère, mais là, conquise, j'ai été.
ce n'est pas l'apotheose, mais juste un film excellent! Emouvant et discret, passionant et lent, un rendu superbe pour une epoque tourmentee! Nice shoot!
Grande tristesse car dernier Myazaki! je le regretterai très sincèrement car il a une grande âme remplie de poésie et à travers ses crétions on lit en lui comme dans un livre ouvert! c'est une histoire remplie de poésie et avec un soupçon d'histoire! A voir absolument
Très beau film sacrément bien réalisé. Une fois de plus, Miyazaki nous donne envie de le voir, comme tout les autres. Certainement mieux en VO, plutôt qu'en VF. Les images de ce film sont très bien faites, presque réelles ; c'est aussi grâce à cela que Miyazaki est un génie du dessin animé japonais... La bande-annonce ne me faisait finalement pas brûler d'envie pour voir le film. Faire rentrer deux histoires dans ce film, l'une d'amour et l'autre parlant de l'aéronautique, est une très bonne idée : une seule aurait pu gâcher le film. Magnifique film de Hayao Miyazaki très surprenant et très bien raconté.
Miyazaki étant à mes yeux un excellent réalisateur, je m'attendais à un manga à sa pointure et à retrouver son univers plein d'humour et d'imagination, or on s'ennuie, il y parle trop mais alors trop d'avions et de leur conception, alors peut être que oui ça plairait à des ingénieurs en aéronautique mais j'aurais aimé qu'on y voit de l'action avec par exemple la guerre avec les premiers personnages sombres qu'on voit dans le premier rêve de Jiro, puis j'aurais aimé un rôle plus intéressant pour les femmes, il a représenté la femme telle qu'elle est vue dans la société traditionnelle, soumise, serviable alors qu'en général dans ses films la femme a une place centrale et se montre combattante.
Pour sa dernière oeuvre, le maître tire sa révérence avec un film a l'animation toujours magnifique..quelques soucis des détails et quelle fluidité. Malheureusement le scénario et les personnages ne sont clairement pas géniaux.. Et le fait d'ancrer le film dans la réalité et d'en faire une sorte d'autobiographie n'aide pas à rentrer dans le film qui s’avère ennuyeux par moments.. mais on retrouve par petites touches la magie qui nous à tant fait rêver. Un adieu mitigé donc, mais un bon moment tout de même.