Film paresseux.
Au début, il y a les rêves, et on se dit "Woaw, le film va alterner entre la réalité et le rêve, et cela va se confondre, et apporter de la fraicheur et de la poésie!". Mais non, pas du tout. Les rêves deviennent rares, le film s'ancre dans le réel et la magie s'estompe.
Après, il y a l'histoire d'amour, on se dit "Waow, le film va devenir touchant!". Mais non, pas du tout. Le héros se désintéresse de sa belle, et ça part en queue de boudin.
Ensuite, il y a l’intrigue avec les services secrets et les échecs de construction à répétition, on se dit "Woaw, le film va devenir plein de suspense, il va y avoir un concours entre les ingénieurs, avec des rebondissements, des tensions...". Mais non, pas du tout. Tout cela est survolé et l'intrigue est inexistante.
Enfin, il y a la conclusion qu'on attendait, et on se dit "Woaw, le héros si gentil va se sentir coupable d'avoir fabriqué un engin de mort, et la fin va être grandiose, avec des images de guerre, de chaos, tout ça va être à la fois dramatique et superbe". Mais non, pas du tout. Juste quelques images de guerre, et le héros hausse les épaules et s'en va avant le générique.
J'ai trouvé ce film bâclé et paresseux. Rien n'est abouti. Le héros de ce film est plat, lâche, obsédé par ses rêves, de plus en plus égoïste et mène une vie fondamentalement banale. On dit que Miyazaki parle aussi de lui dans ce film. OK, mais dans ce cas, c'est aussi une forme de pied-de-nez à ses fans, à qui il sert l'inverse de ce qui avait fait sa renommée.