À perdre la raison
Note moyenne
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247 critiques spectateurs

5
18 critiques
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83 critiques
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islander29

1 039 abonnés 2 695 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2012
Ames sensibles où déprimées s’abstenir…..Joachim Lafosse nous fait un Jacques Audiard…Ce n’est donc pas un hasard s’il a choisi comme acteurs Niels Arestrup et Tahar Rahim, chers à Audiard…Le fait divers est lugubre et Emilie Dequenne est dépressive à souhait dans le film, mis à part le « femmes je vous aime » de julien Clerc un peu trop hyperbolique et exagéré, même si cette chanson en privé peut causer beaucoup de sensations, un peu trop….Le jeu des acteurs est à la mesure du drame et la pâte Audiard Lafosse est palpable pour ceux qui le connaissent……un aspect réaliste indéniable, une bande son trop rare, le film peut prendre aux tripes par sa noirceur, vous êtes avertis…..
lionelb30

545 abonnés 2 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2012
Certes les comediens sont plutot bien mais que c'est long.Le quotidien d'un couple sur plusieurs annees , rien de passionnant.
cinono1

371 abonnés 2 298 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2012
Le film suit une tragédie en marche et tente de montrer le lent étouffement d'une famille dysfonctionnelle. D'abord solaire (la demande de mariage), la mise en scène suggère l'enfermement (personnage séparé dans le cadre ou au contraire, scènes toujours composés des 3 protagonistes). La musique baroque souligne aussi la dérive du personnage principale incarnée par l'excellente Emilie Duquenne. Se faisant défenseur de la coupable, le film échoue à expliquer l'inexplicable (et pour cause, il y avait d'autres possibilités de se défendre !), mais réussit à faire ressortir la tension, les rapports de force et l'étouffement au sein d'une cellule familiale. Emouvant et réflexif
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 septembre 2012
Inspiré d’un fait divers belge ; Geneviève Lhermitte exécute ces enfants avant de tenter se donner la mort. Les cercueils sont présents dès le début du film. Flash back de 10 ans ; l’objectif de ce film quasi naturaliste est de nous montrer le cheminement de cette mère jusqu’à cet horrible après midi.
L’histoire d’amour entre elle et son mari Mounir est sincère et partagée. Mais ces jeunes gens sont dépendants du Docteur Pinget financièrement. Pour Mounir, l’emprise du Docteur est encore plus grande ; père adoptif, il se sent entièrement redevable de l’avoir sorti de sa misère marocaine dès le plus jeune âge. Et cette dette deviendra plus grande pour lui que l’amour porté vis à vis de sa femme et de ses enfants. Le couple, déjà deux enfants, bientôt 3 puis 4, devient indépendant financièrement ; tous deux travaillent. Sans relais extérieur, coupée de son travail et de sa famille, Murielle semble déjà étouffée par cette petite vie étriquée entre le Docteur omniprésent et un mari devenant absent voire légèrement violent. Elle sent qu’il est le moment de prendre son envol, son mari refuse d’abandonner son protecteur. Déjà présent à leur voyage de noce ; on sent très tôt l’emprise malsaine de ce beau père, pervers narcissique, sur le couple. Là, Murielle entre en survie. Plus de relais familial, professionnel (arrêt de son emploi), psychologique (le Docteur coupe le lien avec son thérapeute) ; elle devient la bonne de la maison, son mari la délaisse (difficile d’avoir des moments à 2 dans ce contexte), elle perd le contact avec ces enfants au profit d’un beau père omniprésent…
Plan après plan, scène après scène ; on sent l’emmurement de Murielle. Ce film condamne le poids délétère des dettes morales et matérielles jusqu’à une privation de liberté. Elle ne subit que très peu de violence physique ; mais elle est dépossédée petit à petit de sa vie. Aracée par les tâches ménagères, même ces enfants se détournent d’elle au profit de ce beau père très présent et aimant. L’amour, Murielle n’y a pas accès ; mais l’affection toujours présente entre les autres membres de la famille dont elle est exclue se transforme en soumission.
La seule solution qu’elle trouve pour s’en sortir… c’est le meurtre de ses enfants. Dans ce crescendo, on ne peut s’empêcher de rester sans voix devant ce geste extrême. La passivité de Murielle pour faire bouger sa vie n’explique pas ce final. Ce film aide à comprendre même si le geste reste incompréhensible.
Notons l’implication quasi physique d’Emilie Dequenne, magnifique actrice ; la scène du retour au domicile sur fond de « Femmes je vous aime » en long plan fixe est poignante et témoigne de son talent. Arestrup en pervers manipulateur sirupeux est exceptionnel d’antipathie légère.
Charles R
Charles R

60 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2012
On est prévenus dès le début: une jeune femme a assassiné ses enfants. Sur son lit d'hôpital, elle émet le voeu qu'ils soient enterrés dans "leur pays", le Maroc. Tout le film se déroulera sur le mode du flashback, d'une lente analepse qui expliquera pourquoi cette femme a commis cet acte désespéré. Murielle - c'est son prénom - a épousé Mounir, un jeune Marocain qui a été recueilli par un médecin belge ayant pignon sur rue et qui l'a habitué à vivre dans l'aisance. On le devine aisément, c'est un drame de la servitude auquel sera confrontée Murielle. Le meurtre des quatre enfants qu'elle a eus de son union avec Mounir trouve donc sa justification dans l'assujettissement auquel le docteur Pinget la condamne. Aucune démonstration fastidieuse et exagérément partiale. Joachim Lafosse adopte le parti de la distanciation. La caméra enregistre avec subtilité les attitudes et les expressions des visages. Inutile de dire qu'un tel parti pris suppose une distribution impeccable. C'est le cas avec Emilie Dequenne, admirable de naturel et de finesse, Niels Arestrup et Tahar Rahim dont on avait apprécié le duo dans "Le prophète" et qui rivalisent d'intelligence. Enfin, la musique fait la part belle au baroque italien (Alessandro Scarlatti, Caldara): difficile de ne pas être conquis! Seul bémol: le film (1h51) donne l'impression parfois d'accumuler les longueurs. Mais le dernier plan, dans sa simplicité expressive, fait tout pardonner.
domido60
domido60

15 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 octobre 2012
Bon disons-le , le film n'est pas d'une folle gaité.
Si vous avez le moral un peu plombé, cette longue descente aux enfers d'une mère fragile et débordée, va vous finir.
C'est quand même un film troublant et terrible, filmé au plus prés , l'extrême lenteur de cette fiction rend la tension et la violence , palpable, pesante à vous étouffer.
Tumtumtree
Tumtumtree

203 abonnés 582 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2012
Un film intéressant, avec de très bons acteurs et une bonne mise en scène. Mais ce qu'on lit partout est assez faux : spoiler: cette jeune mère n'est absolument pas harcelée par qui que ce soit ! Toute la piste du médecin richissime oppressant le couple est bidon. On attend que Niels Arestrup devienne méchant... mais en vain. Hormis une scène où il semble faire pression sur la jeune femme, il reste constant dans sa gentillesse avec les enfants et le couple. La mort des quatre petites filles vient d'une toute autre cause : un problème psychologique très profond, qui est finalement peu évoqué dans le film et sur lequel aucun nom n'est mis. Le film en devient étrange car on ne comprend plus pourquoi le cinéaste veut à tout prix insister sur la situation de ce curieux ménage à trois. Mais ledit ménage est intéressant tout de même. Là encore, l'incompréhension domine chez le spectateur qui ne parvient pas à saisir quel genre d'équilibre cherche Niels Arestrup dans cette histoire...
Bref : un film avec des choix de scénario qui appelleraient quelques commentaires de son auteur !!!
BeatJunky
BeatJunky

193 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2012
je connaissais pas le cinéma de Lafosse et je suis sur le cul!!! que celui ci est prenant, j'ai été trimballé tout le long du film sans trop savoir où j'allais, mené par trois acteurs magistrales, surtout Dequesnnes évidemment qui porte le film à elle toute seule. Le suspens est, malgré la lenteur du récit, hyper intense et on ne décroche pas une seconde et même longtemps après la projection, il va me rester en tête bien longtemps, le genre de films auquel je vais songer de par la puissance qu'il dégage, notamment grâce à cette fin qui vous cloue au siège! à voir absolument, au minimum pour ;le jeu d'acteurs éblouissant de bout en bout!
Roub E.

1 316 abonnés 5 404 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 octobre 2013
Le film est assez inégal et ceci est avant tout lié au fait que les personnages principaux sont assez inégaux également. Entre celui du médecin interprété par un impeccable Niels Arestrup très bien fouillé qui navigue entre sincérité et machiavélisme et qui du coup de retrouve tout en nuance et celui d Émilie Dequenne excellente elle aussi mais incroyable de passivité ce qui rend son personnage par moment difficilement crédible. Le scénario semble laisser quelques creux et raccourcis ce qui renforce ce sentiment de manque de crédibilité.
Ciné2909
Ciné2909

95 abonnés 1 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2013
Ils nous avaient scotchés avec Un prophète ; Niels Arestrup & Tahar Rahim sont de nouveau réunis à l’écran pour un drame intense. S’il fallait encore vous convaincre de la complicité évidente liant les 2 comédiens, il va sans dire que votre vœu sera exaucé et toujours de belle manière. Cette relation quasi-filiale est au cœur de l’intrigue mais A perdre la raison met aussi en évidence une superbe Emilie Dequenne prise en étau entre les hommes de sa vie. Une prestation intense qui se manifeste jusqu’à son impressionnante transformation physique témoignant du calvaire qu’a pris sa vie ; un film poignant !
Min S
Min S

69 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2018
Un film terriblement déprimant, réaliste avec des acteurs de qualité, une histoire tragique et triste qui prend au tripes.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 septembre 2012
Tragédie habilement orchestrée, menée par des acteurs irréprochables, A perdre la raison parvient à monter crescendo, gagnant à mesure qu'il avance, en intensité, pour s'achever dans un finale aussi glaçant que monstrueux
Ricardo D
Ricardo D

15 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2012
Machiavélique; une plongée abyssale dans la dépression.
stillpop
stillpop

96 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 octobre 2012
L'histoire de la famille, cet hâvre de paix, et d'une mère, si protectrice et aimante.

Depuis toujours, la famille est le théâtre des pires exactions, bien pire que la rue ou les cités, mais le cinéma commence à s'y intéresser réellement. Ce n'est pas trop tôt, mais c'est encore un peu tiède.

On ne peut pas dire grand chose sur ce film, la lente décomposition du personnage de “maman” n'est pas forcément subtile ou vraisemblable, ce qui enlève de la force. En un mot, le spectaculaire du propos n'est pas rendu à l'écran.
Mais l'angoisse, la lente descente psychologique est plutôt bien rendue.

Par contre, les acteurs sont au dessus de tout soupçon, c'est bien filmé, surtout les extérieurs.
Et la scène de la fin est hallucinante de puissance sans aucune démonstration, ce qui suppose un beau travail d'écriture.

Pour autant, on n'est pas persuadé de la transformation, on aurait peut-être aimé plus de détail sur les séances psy. Mais le film, aussi dur qu'il soit, vaut la peine d'y entrer.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2012
Tandis que la chaleur battait son plein vers la fin du mois d’août, À perdre la raison – en contraste avec les superproductions estivales –, venait secouer le cinéma français (ou plutôt francophone, dans le présent cas) dans la presse comme sur la blogosphère. Deux mois après sa sortie nationale, l’occasion de pouvoir enfin me faire un avis me fut enfin donnée. Pour commencer, si l’infanticide est évoqué directement, dans les premières secondes, ce n’est en aucun cas le thème principal de ce long-métrage, axé sur la dégradation d’un couple. Mounir est un marocain de naissance qui fut adopté par le Docteur Pinget. Murielle est une jeune femme frivole et folle amoureuse du jeune homme. Sans l’ombre d’un doute, les deux amants décident de se marier. Par ailleurs, on pourrait penser que cette soudaine décision serait à l’origine de la tumeur grandissante, à l’intérieur du couple. Cette tumeur qui sera source d’un désastre monstrueux. Une fois que les moments heureux sont passés, la naissance d’une bonne grosse brochette de pleurnichardes étant survenue aussi instantanément que les épousailles, l’atmosphère commence à devenir étouffante. À mesure que le Docteur Pinget se montre ingrat et invraisemblablement possessif, le cercle se referme et empêche Mounir et Murielle de respirer, de s’épanouir, les laissant dans un profond désarroi causé par le stress – trois puis quatre enfants ne faisant pas nécessairement bon ménage avec le travail et la cohabitation légèrement douteuse dont il est ici question. La jeune femme devient alors légèrement bouffie et ne trouve plus la moindre occasion de faire ce dont elle aurait eu envie en tant qu’être humain. Peu à peu, elle devient robot, face à un mari qui ne semble pas vouloir choisir son camp. La tension monte, monte, monte. L’amour devient alors source d’une énorme pression, qui aura vite fait d’envahir tout l’appartement. Chaque personnage laisse entrevoir une sombre facette que l’on n’aurait pas soupçonné une demi-heure auparavant. De fait, Tahar Rahim, Emilie Dequenne et Niels Arestrup peuvent se permettre de sauter sur la moindre occasion d’extérioriser un indéniable talent. Ces derniers passeront donc à plusieurs reprises d’une attitude follement joviale à une crise de nerfs purement excessive. Un trio d’acteurs excellents qui se met alors au service d’un scénario poignant et nettement réussi. Néanmoins, la mise en scène s’avère plutôt molle et, si la montée en puissance du rythme, du ton, est incroyablement bien orchestrée, ce n’est pas sans nous faire regarder l’heure à de nombreuses reprises. En effet, il arrive un moment où certains éléments ne semblent être là qu’afin d’accentuer ce crescendo de pathos et, à l’arrivée, le long-métrage s’avère donc (...) La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/article-a-perdre-la-raison-110633847.html !
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