Pour son premier film, Régis Roinsard montre une vraie capacité à raconter une histoire tout à la fois drôle et romantique un peu à la manière de Pierre Salvadori. Le film réunit plusieurs atouts de premier ordre qui additionnés rendent son succès somme toute assez prévisible. Une histoire parfaite pour décliner les différentes phases d’une romance dans le style des comédies américaines des années 40. Un casting de premier choix avec la trouvaille de la lumineuse Deborah François et la présence toujours très charismatique de Romain Duris qui au fil du temps affirme son éclectisme et sa parenté d’acteur avec Cary Grant et James Stewart. Les seconds rôles tous assez courts parfaitement distribués de Miou-Miou à Nicolas Bedos en passant par Feodor Atkine ou Eddy Mitchell. On se prend a regretter la briéveté de leurs apparitions mais Roinsard toujours concentré ne perd jamais de vue son couple d’amoureux qui est l’argument central de son film et il a bien raison car la constance n'est pas la moindre des qualités chez un réalisateur. Enfin il ne faut pas passer sous silence un des atouts majeurs du film, la plongée délicieuse dans les années 50/60 magnifiquement rendue par Guillaume Schiffman le directeur de la photographie déjà efficient sur la même thématique dans la série des OSS 117 de Michel Hazanavicius. On se croirait pas moment dans du Douglas Sirk c’est dire si l’aspect visuel a été particulièrement choyé par Régis Roinsard qui réussit donc un sans-faute pour son premier long métrage. A quand le deuxième essai ?
Un petit bijou que cette comédie. D'abord, on est plongé dans les années 50 avec un réalisme saisissant. Ceux qui sont nés après 1950 ne peuvent pas apprécier. Ensuite, une histoire de surpassement de soi et de ténacité, visionnée au moment du décès de Nelson Mandela, tout un symbole. Enfin, une belle histoire d'amour, comme elles étaient à l'époque, à savoir très fleur bleue, avec des femmes loin de pouvoir exister comme aujourd'hui. On ne s'ennuie pas une seconde : bravo pour cette première réalisation, avec une super brochette d'acteurs et d'actrices. On en redemande !
Un film qui annonce clairement la couleur: Populaire, romantique, les français sont les meilleurs, etc. Vous savez quoi? ça fonctionne du tonnerre de Zeus! on accroche et on ne lâche plus jusqu'à la fin. Un plus que très bon moment seul ou encore mieux à deux.
J'ai adoré cette petite Rose Pamphyle. Jeune femme incroyablement moderne pour l'époque. On est alors au début des années 60 en plein pendant les Trente Glorieuses. Période de prospérité pour la France. Elle a du caractère et non pas un sale caractère. La nuance est importante. Elle tient tête aux hommes et en particulier à son patron alors qu'elle n'est qu'à l'essai. Elle brave l'autorité de son père qui veut la voir épouser un autre. Elle est fraîche. Naturelle. Volontaire. Et sa naïveté la rend touchante. Craquante. L'homme pour qui elle travaille va d'emblée détecter son potentiel et la coacher pour qu'elle devienne une championne de dactylo. Romain Duris est très intéressant dans la peau de cet assureur encore marqué par les ravages de la guerre se sentant incapable de donner sa confiance à une femme. Et comme un ancien amour d'enfance tourne toujours autour de lui, c'est encore plus compliqué de prendre une décision. Du coup, on ne sait plus trop qui rend meilleur l'autre. Finalement, ce sont les deux. Et c'est ce qui fait que c'est une belle histoire pleine de charme. Et avec une excellente reconstitution.
Très bonne surprise et épatant scénario. Les années 50 sont rayonnantes et les acteurs très élégants dans leurs costumes. J'ai beaucoup aimé l'implication et l'enthousiasme de Romain Duris, le meilleur acteur du film, selon moi. Il utilise ses talents de danseurs et se montre autant convainquant que Déborah François quant à la romance du film. Très bon !
"Populaire" ! Tout est résumé dans le titre. C'est un film populaire dans tous les bons sens du terme, un film simple, que l'on prend plaisir à regarder et dont on ressort de bonne humeur. Autour d'un thème classique de la comédie sentimentale : il est célibataire, pas très sympa mais avec un charme certain, elle est jolie, pétillante, pas cruche et pas facile, ils vont petit à petit se découvrir des sentiments l'un pour l'autre, "Populaire" est une jolie friandise à déguster les yeux fermés (heu, gardez les yeux ouverts, c'est du cinéma quand même !). Situé à la fin des années 50, ce premier film de Régis Roinsard est un joli hommage au cinéma de cette époque, Stanley Donen, Billy Wilder, Blake Edwards et même Alfred Hitchcock, avec des couleurs à la Jacques Demy. Son couple vedette est parfait. Romain Duris, très à l'aise dans le rôle du patron célibataire, plus obsédé par les compétences dactylographiques de sa secrétaire que par son physique, prouve qu'il a du flair pour dégotter les bonnes comédies (comme "L'arnacoeur") et qu'il se pose désormais comme une sorte de Cary Grant français. Déborah François, à la fois piquante et gaffeuse, est étonnante de fraîcheur et de charme. Découverte par les frères Dardenne, elle explose ici dans un genre où l'on ne l'avait pas encore vraiment vu. On suit cette aventure vintage au pays des championnats de frappe à la machine à écrire avec un plaisir évident. Le scénario, classique mais efficace, qui n'oublie pas de prévoir des seconds rôles intéressants, n'est jamais trahi par la mise en scène, rythmée et bondissante. Un peu plus sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/11/populaire-de-regis-roinsard.html
Une comédie franchement réussit, drôle, originale, légère et touchante, au charme désuet assumé et maîtrisé. L'idée de départ - point fort du film - est franchement amusante, l'histoire oscillant entre Rocky et Cendrillon (avec un soupçon de la Belle et La Bête) et surtout, tient toute ses promesses d'un bout à l'autre. Certes le scénario pourra sembler convenu et prévisible, mais le film est porté avec une telle énergie, un tel enthousiasme, une telle justesse, qu'on a juste envie d'applaudir à la fin. Précipitez vous, c'est juste LA comédie française de l'année.
Frais. On est dans la fin des années 1950 et Rose n’a qu’une envie c’est de quitter sa Normandie natale pour faire sa vie à la ville. Elle parvient à se faire embaucher chez un assureur et celui-ci va vite percevoir le potentiel de la miss en tant que dactylo. Il va l’inscrire à des compétitions de dactylo. En voilà une vraie belle comédie romantique ! C’est un genre un peu ingrat car tout a été fait mais Roinsard (dont c’est le premier long) parvient à créer une ambiance assez unique en reconstituant des 50’s idéales et totalement en contraste avec le monde d’aujourd’hui. Du coup, sans en avoir l’air, on parle de la condition des femmes, des stéréotypes et du sexisme dans deux sociétés qui semble dialoguer. Mais les grandes qualités du film sont ailleurs. Le récit parvient à maintenir son intrigue jusqu’à la dernière minute, un vrai suspens. L’interprétation est pile dans le ton. Duris campe parfaitement le rôle du séducteur malgré lui et de son côté, Déborah François est parfaite, sa beauté réaliste attendrit autant qu’elle séduit. Et puis c’est drôle pour de vrai et le film n’oublie jamais d’aller chercher le sourire du spectateur, même quand il centre son histoire sur l’aspect romantique de l’histoire. En bref, une comédie rare et une très belle surprise !
Si la génération Y ignore ce que fut une machine à écrire, dont l'usage nécessitait adresse physique et travail musculaire, Populaire comble ce vide. La machine à écrire et les dactylos sont les héroïnes de cette superbe mise en image des années cinquante et de la modernisation du travail de bureau. Ainsi c'est un film qui doit se lire à plusieurs niveaux. Derrière l'intrigue issue des romans photos de l'époque, toute mince et facilement décryptable, il y a une analyse intéressante du statut de la femme à la fin des années cinquante. La relation entre Rose, certes initialement gauche mais déterminée, et Marie Taylor, déjà moderne, est une facette intéressante du film. Marie est mariée à un "américain", symbole de la modernité et du progrès à cette époque dans une France encore rurale et coincée, symbolisée par le père de Rose épicier dans une bourgade qui n'a pas encore connu la grande distribution. Rose et Marie, personnages antagonistes mais unies par leur rapport amoureux à Louis Echard (Romain Duris), vont se rapprocher rapidement. Marie détecte chez Rose énergie et ténacité et décide de la soutenir. Rose, grâce à son coach, mais surtout grâce à son ambition naissante de réussite, devient un star internationale dans sa discipline. Aussi derrière "la petite dactylo amoureuse de son patron", se détache une femme libre et moderne, qui assume son parcours et se débarrasse de ses inhibitions. Superbement mis en image, servi par des costumes impeccables et un défilé de Frégate, Traction en Panhard PL17 qui ravira les amateurs, ce film enlevé, léger mais sérieux, est une belle réussite d'une comédie française qui se donne la peine de trouver un bon sujet et de le mettre en scène avec talent. Pour un premier film, c'est réconfortant pour l'avenir du cinéma français... PS : Il faut savoir que les concours de dactylographie existent encore aux Etats-Unis, mais ce sont des hommes qui gagnent. Autre temps !
Cette première réalisation est une comédie romantique, une bouffée de fraîcheur, un bijou. C’est kitsch, charmant. L’action de Populaire se passe en 1958. Les décors, les costumes, l’ambiance du film sont parfaits, et nous transporte dans le temps. L’histoire de cette Cendrillon des années 60 est simple mais tellement réjouissante. Le réalisateur a choisi le métier de dactylo comme sujet, il présente ce métier comme un sport puisqu’il s’agit de concours : entrainement, préparation physique et mentale, compétition acharnée, coups bas, méchancetés, triches et stratégies.
Le casting est un sans faute. Déborah François est ravissante et craquante. Elle incarne cette jeune femme naïve, maladroite mais dotée d’un caractère bien trempée. Auprès d’elle, l’excellent Romain Duris en patron dur, limite odieux, ancien sportif. Le duo est formidable. Bérénice Béjo en « meilleure amie » est adorable et son personnage est un des plus réussis. Miou-Miou et Eddy Mitchell apparaissent dans une scène familiale cocasse.
Populaire est un premier film très réussi servi par un duo d’acteurs au top. Déborah François est craquante. Un pur moment de fraîcheur. A voir sans faute http://framboisemood.wordpress.com/2012/12/02/cinema-populaire/
« Populaire » fait partie de ces films qui nous réjouissent sans pouvoir fournir d’explication rationnelle. En effet, pour son premier long-métrage sorti en 2012, Régis Roinsard réussit un sacré pari en proposant une comédie savoureuse malgré un scénario contenant sur un timbre-poste. L’histoire de cette jeune secrétaire (Déborah François) coachée par son patron (Romain Duris) pour participer à des concours de vitesse de dactylographie surprend par sa fraîcheur. L’ambiance des années 1950 et la place de la femme dans la société de l’époque s’accompagnent d’une romance sucrée, simplement rythmée par les compétitions. Bref, un divertissement revigorant.
Un joli petit film, original et bien interprété. C'est frais, mignon et agréable sans tomber dans le gnan-gnan. Parfois surjoué, souvent convenu d'avance, avec ses années 50 en carton pâte, le film reste toujours agréable à suivre. Avec ses faux-airs d'Audrey Hepburn, Déborah François est superbe et son interprétation est très bonne. Une sucrerie cinématographique. A voir.
Quelle belle découverte. Les critiques associées à ce film sont effectivement justes je trouve. Pourtant j'étais septique avec un sujet que je trouvais léger "la machine à écrire". Et puis finalement, c'est assez captivant, prenant, et en plus c'est plutôt bien interprété par les acteurs principaux. En plus, pour améliorer le tout, les acteurs secondaires sont de véritables pointures, et rien à redire (Eddy Mitchel, Berenice Bejo). Une bonne petite comédie, où l'on retrouve avec plaisir l'atmosphère des années après guerre, très bien représentée. Très plaisant.
Grande réussite dans le genre hommage aux comédies américaines des années 60 : décors, costumes, ambiance, musique, histoire, jeu des acteurs... Tout est réussi. Y compris l’humour et l’émotion. C’est rapide, bien fichu, atypique, gonflé, pas niais. On en sort requinqué. Pour un premier film, c’est surprenant de maîtrise et de talents. Je suis impressionnée.