No
Note moyenne
3,8
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225 critiques spectateurs

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Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 mars 2013
Histoire d'une enorme intensité , je regrette certains passages si peu interressant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 mars 2013
Tout en imcluant de nombreuses images d'archives, le film No retrace la campagne télévisée du non lors du référendum organisé par le dictateur Pinochet sous la pression internationale. C'est l'occasion pour le spectateur outre de découvrir ce moment, de se voir également offrir une étude très intelligente sur la communication politique et son approche marketing. Certains pourront être agacés par le grain de l'image dans les séquences fictives qui rappelle celui des images d'archives en y voyant un effet inutile voire un risque de créer une confusion entre fiction et réalité dans l'esprit du spectateur. Cependant, ce dernier est certainement suffisamment intelligent et observateur pour faire la distinction entre les deux et cet effet a le mérite d'éviter toute rupture visuelle qui aurait immanquablement un impact sur la continuité et la fluidité du récit. Le film est à cet égard très bien construit et le casting est irréprochable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mars 2013
Comment aurais-je pu penser me retrouver face un film doté d’autant d’ingéniosité cinématographique mêlant le documentaire et la fiction à l’aide d’un procédé très simple : Filmer de la même manière que l’époque !
Quelle initiation au cœur de la politique et d’une élection au combien controversée et coupée du monde !
Le montage alternant tournage et image d’archive constituant une véritable immersion au sein de l’opposition au gouvernement et porté par un beau charisme qui n’est autre que ” Gael García Bernal ” livrant une performance attachante et singulière.
Entre simplicité et gravité, ce film dévoile une sensibilité chilienne méconnu du monde Occidental.
Après, réalité des faits ou non je la laisse aux historiens ! Moi je suis allé voir un film.

A contre écho du titre,
Aller voir ce film ?
Je dis OUI absolument !

Antoine Bensa.
Patrick Braganti
Patrick Braganti

101 abonnés 425 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mars 2013
Le réalisateur de Santiago 73, post mortem propose une forme singulière qui mêle adroitement les images d’archives et ses propres plans dans un format 4 :3 en utilisant des caméras à tube, courantes dans les années 80, pour obtenir cette image saturée et surexposée, au grain dense et sale. Cela donne une esthétique terriblement datée, au-delà même de l’époque en question, mais qui contribue néanmoins à la cohérence du projet. Les vingt-cinq ans qui nous séparent à présent de 1988 paraissent une éternité, l’informatique et la technologie y sont balbutiantes et l’Internet n’est encore que confidentiel. On imagine sans peine ce que serait l’influence aujourd’hui des réseaux sociaux dans une telle période. L’intérêt de No est à chercher dans le personnage indécis et infantile de René Saavedra (pour lequel l’acteur Gael Garcia Bernal livre sa meilleure composition) qui n’est pas un homme de conviction, si ce n’est celle de son métier de publicitaire. Ainsi les clips de campagne qu’il réalise ne font-ils pas état des exactions du régime, mais prophétisent la joie et l’optimisme qui suivront la chute du dictateur. En ce sens, René Saavedra, se déplaçant sur son skate en oscillant et fluctuant comme s’il naviguait à vue au gré des courants favorables, est bel et bien un enfant du système néolibéral institué par Pinochet, qu’il parvient à utiliser à son avantage tout en profitant également de la lente démocratisation des médias. Il faut se rappeler que le déroulement du référendum est observé de près par la communauté internationale.

René Saavedra qui au départ s’occupe de cette campagne insolite de la même manière qu’il ferait la promotion de micro-ondes s’en saisit aussi pour faire passer ses idées novatrices sur la communication avant de commencer à comprendre qu’il peut aussi changer les choses par lui-même. Celui qui élève seul son petit garçon (sa maman, une fervente militante, l’a quitté), joue au train miniature et s’alarme que sa voiture puisse être endommagée lors des répressions policières gagne en maturité, même si la victoire finale du non ne semble ni l’atteindre ni l’affecter. Les derniers plans du film alimentent avec force cette impression.
Alors que nous sommes à un moment décisif de l’histoire chilienne, le film se singularise par sa modestie et son refus de faire de ces instants une fresque romanesque et lyrique. No se présente donc comme la parfaite antithèse de Argo en tournant le dos à la propagande démagogique et au manichéisme simpliste. C’est un film emballant et jouissif, complexe et souvent drôle, faisant l’apologie des utopies, du collectif et de l’action, qui confirme l’intelligence de cinéma de Pablo Larrain. Passionnant et brillant.
JotaB
JotaB

5 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 mars 2013
Génial! Les dialogues claquent et s'enchainent sans temps mort. C'est très intelligent d'avoir tourné ce film avec les mêmes couleurs qu'à l'époque pour pouvoir y incruster les images d'archives subrepticement. Gael Garcia Bernal est toujours au top et la reflexion sur le pouvoir de la communication passionnante. Un petit bémol: quelques petites longueurs.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 mars 2013
C'est la mode de faire des films chiants sur des sujets pourtant intéressants (cf "Lincoln")? Ce n'est pas parce qu'on réalise un long-métrage historique et politique se déroulant dans les années 80 que l'on est obligé d'infliger une image surexposée et granuleuse en 4/3. Sans parler du manque de rythme et d'analyse ainsi que des nombreuses scènes inutiles. Seules les quelques notes d'humour et les images d'archives me font mettre deux étoiles... Décevant!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 mars 2013
Un sujet qui ne pouvait que me parler, en tant qu'ancien d'Amnesty, et surtout plutôt attiré par les dictatures Sud-Américaines dans les années 70. L'histoire est prenante, bien jouée, seul bémol, je n'ai pas adhéré au parti pris de mise en scène avec cette image plutôt crade. Mais c'est toujours interessant de se souvenir que de tels régimes ont existé.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 831 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2013
Il faut distinguer le fond et la forme dans ce film. Alors, parlons d’emblée de ce qui fâche, donc de la forme. Le parti pris artistique du réalisateur Pablo Larrain est de filmer comme s’il le faisait avec un caméscope de l’époque. C’est un parti pris que je peux comprendre, par souci d’authenticité et pour privilégier le fond à la forme là où tant font l’inverse. Soit… Mais reconnaissons le, cela donne un des films aux images les plus laides que j’ai jamais vues : plans surexposés, cadrages incertains, mouvements de caméras un peu hésitants et couleurs surannées, n’en jetez plus ! Cela va surement en rebuter certains, parce qu’il faut un bon moment pour s’habituer à ce style « cheap » qui détonne dans la production des années 2010. Mais si on s’attache au fond, en prenant son parti de la forme, alors on tombe sur un petit bijou, comme quand on trouve une pépite d’or dans la vase. Sur le fond, donc, je n’ai pas décroché une seconde tout au long des deux heures de films. Et même quand on sait comment cela fini, on se laisse emporter par l’enthousiasme de ce jeune publicitaire. Avec professionnalisme (et avec une larme de cynisme peut-être aussi), il va appliquer les règles marketing de la publicité au service d’un « produit » : la démocratie. Il doit d’abord convaincre les leaders de l’opposition avant de convaincre les électeurs, et dans le contexte de souffrance de l’époque, c’est déjà un premier écueil de taille. Pendant que le patron de l’agence qui l’embauche dirige officiellement la campagne du « oui », lui met en œuvre la campagne du « non » plus ou moins clandestinement. Sa conscience politique, sur laquelle on peut s’interroger à plusieurs reprises, semble s’affirmer au fur et à mesure que la campagne prend forme et que tout le monde commence à y croire alors qu’en face, on commence à douter. Gael Garcia Bernal l’incarne parfaitement, comme l’ensemble du casting par ailleurs. Là où je trouve le scénario intéressant, c’est qu’il n’est pas aussi binaire qu’on aurait pu le penser. Bien-sur, il a les bons et les méchants et un parti pris affirmé, c’est la moindre des choses sur ce sujet mais… mais rien n’est toujours tout blanc ou tout noir. J’en prends pour preuve une des scènes les plus dérangeantes, spoiler: la scène dans le commissariat où René Saavedra a besoin que son patron fasse jouer ses relations avec le pouvoir pour faire libérer son ex-femme, et il est des mains qui doivent être très pénibles à serrer, mais par la force des choses on les serre quand même.
En résumé « No » est un film intelligent et nuancé, qui amène à la réflexion (sur la politique, sur la publicité et l’étrange commerce entre les deux), qui fait œuvre historique aussi, un film que je vais audacieusement qualifier d’enthousiasmant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 10 mars 2013
Un film moyen, à voir pourquoi pas si on n'a pas grand chose à faire de sa soirée.
Le contexte est intéressant mais mal exploité, le film n'est qu'un affrontement de spots de propagande..
Certains points du film sont là parce qu'il le faut mais on se demande à quoi ils servent, spoiler: comme les discrètes persécutions sans suites (les hommes en voiture).

On s'attend à spoiler: une fin avec une lente mais palpitante ascension mais rien de tout cela, plutôt bâclé.


Ce n'est pas un mauvais film, mais un film très moyen.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 mars 2013
A voir !
Très bon parti pris concernant l'esthétisme correspondant au format de l'époque qui nous replonge vraiment dans ce "contexte social actuel" d'une population qui aspire à la démocratie et rêve de liberté d'expression.
Une belle métaphore du pouvoir des médias et le soulèvement pacifiste d'un peuple décrite sans sensationnalisme démesuré.
Frisson d'espoir d'un pays chassant l'oppression sans tomber dans le manichéisme.
Belle oeuvre et traitement intéressant.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 mars 2013
Nommé en meilleur film étranger aux récents Oscar, No est le nouveau film du réalisateur chilien des très remarqués Tony Manero et Santiago 73, post mortem (pas vu), Pablo Lorrain. Cette trilogie sur la période Pinochet prend donc fin ici avec la chute du dictateur due à une campagne de pub innovante et bien orchestrée. Fait unique dans l'histoire de l'humanité. Il faut quelques minutes pour entrer dans le film. La forme est quelque peu désarçonnante. Format carré, caméras d'époque qui donnent un grain très particulier, très vintage. Du coup, esthétiquement, ce n'est vraiment pas très beau...
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 avril 2013
Intelligent dans sa manière de réfléchir la lutte politique et sur la nécessité de travailler l'aspect positif des propositions que l'on avance fasse à l'ordre établi. Mais cette publicité comme arme du combat politique pose autant de soucis qu'il en résout. Le film par son humanité et sa capacité à incarner des personnages justement non dogmatique évite les principaux pièges de l’exercice.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 mars 2013
L'histoire est fascinante, évidemment, mais c'est tellement mal filmé, que cela devient difficile à regarder. Ce n'est même pas la qualité d'un film vidéo amateur. Pourquoi Larraìn n'a pas confié la caméra à un pro?? Le scénario raccourcit en plus la chute de pinochet à la production d'un clip publicitaire par une bande de copains. C'est un peu court quand même, en plus les personnages du film ne sont pas très crédibles. Dommage, dommage pour cette histoire qui aurait mérité une meilleure réalisation.
SGiannandrea
SGiannandrea

9 abonnés 13 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2013
Un film d'auteur, sur un sujet délicat mais intéressant. La volonté du réalisateur de filmer entièrement son film à l'aide d'une caméra des années 80 est un choix déroutant au début, puis on s'y habitue au fur et à mesure que le film avance, et au final force est de constater que ce choix s'avère judicieux. Ce film est différent, il puise sa force dans sa sobriété, sans jamais tomber dans le pathos, mais il traite parfaitement le sujet. 3/5.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2013
Le film de Pablo Larrain retrace la campagne télévisuelle des quinze jours précédant le plébiscite référendaire que Pinochet avait vainement organisé pour conforter sa dictature militaire. Concentré presque exclusivement sur la lutte dialectique qui opposa les équipes de communication des partisans du oui et du non, la réalisation ne consent aucune concession au cinéma spectacle pour mieux faire ressortir le débat d’idées. L’aridité intellectuelle du propos renforce sa profondeur sans jamais éteindre la passion. C’est bien là que réside tout l’art de ce film exigeant, qui nous offre un éclairage nouveau sur ces heures sombres de l’histoire du Chili. Pas étonnant non plus de retrouver ici l’excellent Gael García Bernal, dont la conception du métier d’acteur est inséparable d’un engagement politique et social de tous les instants.
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