No
Note moyenne
3,8
1995 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

225 critiques spectateurs

5
22 critiques
4
86 critiques
3
72 critiques
2
29 critiques
1
8 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Gérard Delteil
Gérard Delteil

258 abonnés 2 083 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2014
Si je mets une aussi mauvaise note à No, c'est en raison de son fonds politique et non de sa forme. Voici un film qui fait l'apologie d'un publicitaire qui aurait joué un rôle prépondérant dans le passage de la dictature à la démocratie. C'est tout simplement de la falsification historique ! Si Pinochet a du lâcher une partie du pouvoir à cette époque, c'est avant tout en raison de la montée des luttes populaires : grèves, manifestations violentes dans les poblaciones, mouvements de guérilla qui prenaient de plus en plus d'ampleur. Certains secteurs de la bourgeoisie chilienne ont donc lâché le dictateur pour favoriser une transition en douceur, car un renversement par un mouvement populaire aurait eu de toutes autres conséquences. Le référendum n'a été qu'un aspect de cette transition. Le film oublie aussi que Pinochet, après son échec électoral, est tout de même resté général en chef des armées, membre à vie du sénat, donc très influent, que les prisonniers politiques n'ont pas tous été libérés et le nouveau président, Alwin, a mené, sur le plan social, la même politique que son prédécesseur.
Les espoirs de la population ont donc été largement déçus : les riches ont continué à devenir plus riches et les pauvres plus pauvres. Mais les cinéastes, publicitaires et autres ont, eux, tiré leur épingle du jeu et ils ont le culot de s'auto-glorifier... La seule scène qui sonne juste, c'est lorsque le patron du héros, publicitaire pro Pinochet, récupère la campagne du non après la défaite du dictateur. Sinon, Bernal est excellent, comme toujours. Dommage qu'ils se soit prêté à cette opération.
shmifmuf
shmifmuf

211 abonnés 1 761 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mars 2014
La publicité peut être une arme pacifique pour faire vaciller une dictature. Ce film tiré d'une histoire vraie est, par la qualité de son interprétation et son style simple et non démonstratif, un long-métrage sincère et pudique sur un pays qui sort d'un long sommeil forcé.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 mars 2014
Où comment le marketing et la pub ont fait chuter le dictateur Pinochet, le tout en 15 minutes par jour pendant un mois
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mars 2014
Là où le film est le plus pétillant et explosif, c'est quand il met en scène avec plein d'humour la rivalité des campagnes publicitaires du No et du Si. Les images d'archive qui ponctuent le film sont très plaisantes et délicieusement kitch. Des prémices des pré-germements d'idées à la victoire finale bien méritée, le film mêle l'excitation de créer et le potentiel de changer la face (profil pour le Chili) d'un pays. Mais No ne raconte pas seulement le renouveau du Chili, il parle de ses hommes de l'ombre, qui sans que personne le sache, on une importance historique de taille. Beau et simple comme un arc-en-ciel.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2014
Un film historiquement émouvant, mais qui tourne à vide et souffre d'un dispositif de faux-documentaire inutile et assez laid. Pablo Larrain revisite une page fondamentale de l'histoire chilienne en choisissant un angle passionnant à travers la campagne du no au referendum de 1988. Malheureusement, le cinéaste choisit de fabriquer une sorte de faux-documentaire à la photo cradingue. Il mêle ainsi images d'archives et images d'époque, mais on ne comprend jamais l'utilité de ce parti-pris. L'image est assez désagréable donc, et le film est très ennuyeux : l'histoire se met en place en dix minutes et puis ensuite on tourne à vide pendant 1h30, sans que les personnages évoluent vraiment. Le cinéaste suit trop de pistes différentes et entre les pressions du régime, l'histoire d'amour, les rivalités entre publicitaires... on ne va nulle part. La narration est donc très plate, aucun rebondissement ne vient donner au film un vrai intérêt. Si le témoignage d'histoire est donc la vraie valeur ajoutée du film, il ne se passe pas grand chose et la bonne idée de début est totalement foirée.
Caine78

7 780 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2014
Principale surprise concernant « No » : le parti pris d'une réalisation presque caméra à l'épaule, façon reportage télé voire amateur. Choix discutable, qui ne m'a d'ailleurs pas vraiment convaincu, même si j'ai fini par m'y habituer au fil des minutes. Pour le reste, sans être passionnant, le film étant le premier à aborder le référendum anti-Pinochet de 1988, il a forcément une valeur historique, mais ne se limite pas à cela. On a en effet (vraiment) l'impression d'apprendre des choses, Pablo Larrain trouvant un bel équilibre entre légèreté globale du ton et importance capitale de l'enjeu, si bien que le propos n'est jamais édulcoré. Cela manque probablement un peu d'émotion (à part dans les dernières minutes), reste qu'un sentiment d'allégresse nous gagne de temps à autre, ne serait-ce qu'à travers cet étonnant choix de campagne décidé par les opposants à la dictature, amenant quelques francs sourires. La caricature est également évitée avec un certain succès, le réalisateur préférant privilégier la générosité et le combat des amoureux de la démocratie à une basique opposition entre les deux camps, le charisme tranquille de Gael Garcia Bernal et la belle sobriété des seconds rôles faisant le reste. Bref, si au vue des nombreux éloges récoltés par le film nous pouvions nous attendre à mieux, « No » n'en reste pas moins une jolie réussite sur un sujet exemplaire, et mérite ne serait-ce que pour cela d'être vu.
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2014
Si l’on considère que « No » ne parle pas de la victoire des combattants de la liberté contre un régime autocratique, mais relate subtilement de ce moment historique ou une dictature (néolibérale) s’apprête à en remplacer une autre (le communisme), si l’on considère le film comme une charge cynique contre la béatitude létale de la pensée unique (où il s’agit soit disant de dépasser les idéologies pour s’abandonner à une quête du bonheur aussi stérile que perverse), si l’on considère le film comme une critique virulente de la victoire du consumérisme décérébré (la campagne du Non ressemble au pire de la pub, assumant sa vulgarité et sa bêtise), « No » est une réussite. Car sinon, le film est foncièrement déplaisant.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2014
Oui à Auguste Pinochet et à sa ré-investiture. Non au Commandant ayant fait des milliers de victimes et de disparitions dans son pays. Non aux crimes et aux violations des droits de l’homme. 1988, Chili. L’homme d’État chilien est contraint de faire un référendum pour que son peuple décide s’il reste au pouvoir. Les deux clans ont le droit à quinze minutes d’audience chacun par jour pour convaincre la population. Que la partie commence.

Oui au réalisme cinématographique. Faisons basculer les codes formels du septième art pour les réinventer. Pourquoi ne pas utiliser le format 4/3 si celui-ci se prête le mieux au sujet que nous voulons présenter ? C’est ce qu’a fait Pablo Larraín en utilisant volontairement des caméras des années 1980 pour donner une esthétique rétro à l’ensemble de son film, et coller au plus près la période visée. La mise en scène, parfaitement rodée, semble être réduite au minimum pour donner l’impression d’assister à un documentaire et de viser un pur réalisme.

Oui aux convictions politiques. Ce n’est pas la première fois que le cinéaste installe son récit dans le Chili de Pinochet. Grâce au cinéma, il tente de comprendre et d’analyser comment sa société s’est transformée jusqu’à ce fameux référendum historique. Mais il parle peut-être même plus de stratégie communicative que de politique, ce qui rend No encore plus percutant. Son personnage principal, symbole d’un Chili en devenir, est tout sauf un politicien. Mais il comprend ce que les gens veulent qu’on leur dise, et grâce à une trame narrative limpide, le spectateur saisit tous les enjeux tactiques et sociaux qu’il y a derrière.

Oui à la prise de risque et à un cinéma novateur. No est l’un des films évènements de 2013 pour des raisons simples. Le choix du sujet est d’une part excellent et peut renvoyer à différents thèmes d’aujourd’hui (l’image de la politique donnée au peuple). Dotée d’autre part d’une vraie fraîcheur et d’un réel dynamisme, cette œuvre arrive à saisir les enjeux sociaux d’une époque déterminante pour l’avenir d’un pays. Un État qui, rappelons-le, a élu une femme socialiste au poste de Président de la République depuis bientôt huit ans. Une belle évolution.
annereporter94
annereporter94

57 abonnés 1 006 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2014
Rien que le format visuel du film interpelle... on se croirait revenu 30 ans en arrière. mais cela participe à l'émotion qui se dégage de ce film totalement maîtrisé esthétiquement et politiquement parlant. Allez osons... un petit chef d'oeuvre!
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 septembre 2014
à l'ère du cinéma 3D et de la HD, le cinéaste Pablo Larrain décide de filmer "No" au format 4/3 à l'aide de caméras des années 80 par souci de réalisme afin de mieux restituer l'époque.
C'est une fausse bonne idée car le résultat est horrible tant l'image est rebutante.
Quand au récit inspiré de fait réels, il est par moment confus et parvient aussi moyennement à captiver l' attention car tout est quasi prévisible.
En conclusion: il aurait mieux valu en faire un documentaire.
QuelquesFilms.fr

361 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 décembre 2013
Un angle original pour une histoire unique dans l'Histoire : le renversement d'un dictateur par le biais, en partie, d'une campagne de com' rompue aux techniques les plus vendeuses de la publicité. Ou comment vendre la démocratie comme on vendrait un soda. Le film expose intelligemment, au début, les enjeux et les paradoxes d'une campagne qui va miser moins sur des arguments politiques (dénonciation des enlèvements, des tortures, des atteintes à la liberté d'expression...) que sur un concept publicitaire simple, généraliste, fédérateur. En l'occurrence : l'avènement de la joie, avec ce qu'il faut d'humour, de séduction, de slogans et de jingles impactants.
Pour coller à l'ambiance de l'époque, pour en restituer l'authenticité, Pablo Larraín a eu la bonne idée de tourner son film avec une caméra des années 1980. Du coup, les prises de vue réelles ont une patine "vintage" qui se marie parfaitement avec des images d'archives intégrées au récit, pour un résultat formel à la fois insolite et cohérent. Le montage est excellent : habile et misant sur un rythme soutenu pour rendre le récit captivant d'un bout à l'autre. Globalement, No est ainsi le film le plus "regardable" du cinéaste, loin d'une certaine complaisance dans le glauque et le sinistre qui caractérise ses premiers films (notamment Tony Manero et Santiago 73), le sujet même réclamant ici, évidemment, une posture plus alerte et "joyeuse".
Mais la principale réussite du film réside dans ce qu'il dégage en matière de sentiments contradictoires liés à cet épisode de l'histoire chilienne. Au-delà de la dimension galvanisante du récit de la conquête de la liberté et de la mise en scène amusante qui témoigne du pouvoir du langage à donner confiance et courage, il y a là quelque chose de très amer, voire pathétique, dans cette variation sur le combat politique moderne, qui consacre finalement la suprématie d'une stratégie de com' de masse sur le discours idéologique et politique, vaguement impuissant à convaincre les foules. Considération amère également sur la réelle motivation "révolutionnaire" d'un peuple. Il y a enfin beaucoup d'ironie à montrer qu'un système politique ayant introduit l'ultralibéralisme, sous l'influence des États-Unis, est renversé par l'un des vecteurs de promotion de cet ultralibéralisme. Ce sont, au final, autant de tonalités et de noeuds complexes qui font la richesse du film.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

167 abonnés 1 789 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2013
Au Chili en 1988, déjà 15 ans que le Général Pinochet a renversé Salvador Allende, soutenu à l’époque par l’occident. ’88, les mouches ont changé d’âne ; la pression internationale impose au dictateur coupable d’actes atroces sur des centaines de milliers de chiliens d’organiser un référendum pour son maintien ou non au pouvoir. Les règles du jeu sont alors clairement définies ; les deux camps auront 15 minutes de télé par jour durant un mois pour défendre leurs positions respectives. Le combat risque tout de même d’être inégal et ce pour deux raisons principales : les médias et la télé sont à la main de Pinochet, les 15 minutes dédiées à l’opposition se révèlent donc légères ; secondo, l’opposition historique est composée de plus de dix courants différents, comment trouver un plan comm’ sur lequel tous peuvent se retrouver. On peut dire que le « Non » part avec un sacré handicap.
Mais un petit génie de la pub, le Séguéla local, va trouver un axe de campagne original fédérateur, non politique et optimiste. Il va très vite se heurter aux vieux opposants qui eux souhaitaient plus aborder tous les meurtres, disparitions et exactions du régime. Ce film montre bien comment un peuple peut prendre son destin en main malgré la contrinformation, car il s’agit avant tout d’un film profondément politique. Le régime en place use de tous les stratagèmes pour que la parole de l’opposition, prise à la légère au démarrage, soit la moins audible possible. Toute la force collective est bien incarnée ici. Mais le côté effrayant est l’utilisation qui peut être fait des médias à mauvais escient. Là, c’est pour la bonne cause, mais on peut tout aussi bien entraîner un peuple entier dans la mauvaise direction avec des messages simplistes bien enrobés. Le pouvoir des images et des slogans frappe fort ici. Une véritable guerre médiatique déjà moderne.
De fait toute la réflexion sur le pouvoir des medias et des images dans le monde politique est très pointue à travers cet épisode de la vie politique chilienne. Mais l’enrobage fictionnel ne convainc guère. Le scénario, quelque fois répétitif, n’assume pas jusqu’au bout le cynisme du héros et lui invente une histoire familiale et personnelle très convenue. Ce qui fait écrire à François Bliet de : « Super-doc et petit film, "No" est une oeuvre fondamentalement utile, complice de vos neurones mais étrangère à vos tripes. ». Dommage, mieux valait peut être s’abstenir du volet vie privée.
Ensuite, l’idée de vouloir tourner ce film comme un documentaire d’époque est pour moi un second ratage. En utilisant les vieilles caméras à tube reproduisant la texture des 80’s au format 4 : 3, on n’a l’impression de regarder une vieille VHS. Si on ajoute à çà des caméras épaule hasardeux (filmées comme un film amateur) et des surexpositions nombreuses et prononcées ; l’image est souvent cradingue sans intérêt artistique. Quelle idée aussi de filmer les TV Sony de l’époque en train de diffuser l’info : image moche filmée par une caméra filmant crade ; c’est insupportable.
Mis à part un écueil dans le scénario et l’image pas non plus invisionnable ; ce film vaut par une question toujours d’actualité sur le pouvoir de l’image, des médias et la réelle marge de manœuvre des peuples dans leur auto détermination. Et à ce titre, il est indispensable.
Georges P.
Georges P.

96 abonnés 866 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2013
Film à plusieurs entrées et intéressant sur la communication politique. dommage que le choix du cadrage et la qualité de la prise de vue (on veut faire reportage) ne soient pas au rendez vous
Yetcha

1 088 abonnés 4 771 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2013
Un choix esthétique façon VHS des années 80 couplé avec des images d'époque immerge le spectateur de façon assez spectaculaire comme si nous vivions les événements de l'intérieur. Cette période historique pour le Chili est passionnante, cette guerre médiatique propagandiste tant du côté des "Si" que des "No" est aussi très intéressante. Pourquoi pas 5 étoiles alors? Et bien parce qu'il fait tout de même un minimum de volonté et d'intérêt pour le sujet pour supporter la lenteur et la mollesse de la réalisation.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 octobre 2013
Autant le dire tout de suite, j'ai arrêté le DVD, au bout d'une demi-heure alors que je me faisais une joie de voir enfin ce film loupé au cinéma d'art et d'essai de ma ville. Quelle déception ! Au-delà du sujet que je ne juge pas et qui a priori devait m'intéresser, , la forme adoptée par le réalisateur - scènes d'intérieur filmées caméra à l'épaule on ne sait pourquoi, image surexposée genre film super-8 on ne sait pourquoi, entraîne bien vite le rejet du spectateur en le laissant sur le bord du chemin. Un film pâle, vide, sans talent, ennuyeux au possible. LA déception de 2013 !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse