Le concept de filmer à l'ancienne pour y intégrer sans transitions des scènes d'archives et génial Je ne connaissais pas cette histoire et réaliser un film sur le sujet est très juste car elle mérite un long métrage
Evoquer la chute de Pinochet et l’éradication d’un dictateur est louable. Avoir réalisé un film aussi laid visuellement à partir de ce sujet, certes, c’est le choix artistique du réalisateur, mais quelle torture pour l’œil ! Format 1:33, le nouveau truc à la mode, images dignes d’une vieille cassette VHS à la netteté discutable (on dirait un film en relief sans les lunettes assorties), bref une vraie horreur. Pour ce qui est du scénario : difficile de s’immerger dans ce récit aussi abstrus dans l’écriture que confus dans la description de ses personnages. Autour de Gael Garcia Bernal, pas très mémorable dans le rôle de ce publicitaire, le bourreau Pablo Larrain a à nouveau fait appel à des acteurs familiers de son « cinéma » : Alfredo Castro (un robot) et Antonia Zegers (un homme).
Il paraît que ce film est un chef-d'oeuvre, un pur joyau du cinéma sud-américain. On ne demande pas mieux que de le croire. Mais qu'est-ce qui fait que l'on s'est copieusement ennuyé à le regarder? Qu'est-ce qui fait que durant la première demi-heure on s'est demandé quand finirait le film? Certes force est de reconnaître l'originalité du thème - du bon usage des méthodes de la publicité au service d'une noble cause politique, à un moment où la dictature Pinochet se donnait des airs de liberté pour mieux étouffer son ennemie jurée, la démocratie. Pablo Larrain va même jusqu'à utiliser de vieilles caméras des années 80 pour donner aux images cette allure vieillotte qui rappelle quantité de films militants des années 70 et 80 où le spectateur devait avaler des images indigestes à la couleur incertaine mais qui sentaient sa cinéphilie pure et dure au service d'un militantisme de bon aloi. Mais nous ne sommes plus dans les années 80 et ce type d'images a de quoi lasser. Heureusement que Gael Garcia Bernal promène sa sympathique petite silhouette pleine d'énergie, même si on le préférait chez Almodovar ou chez Walter Salles. Et puis un film qui prône les vertus de la démocratie face aux dangers d'une extrême-droite toujours agressive, c'est toujours un bon point.
"Voy a decir que no… a este película". Pablo Larrain revient sur l'Histoire du Chili, plus particulièrement sur le référendum qui doit décider de la réélection du dictateur Pinochet. La campagne du "no" est confiée à René Saavedra, interprété par Gael Garcia Bernal, et qui va user de méthodes publicitaires pour promouvoir son partie.
Dès le début du film, on comprend que le réalisateur a voulu jouer à fond la carte du vintage, voir du documentaire, en présentant des images dignes des téléviseurs des années 80. Résultats : une esthétique intéressante mais qui finit par lasser le spectateur et lui donner le mal de crâne !
Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, le film reste un véritable témoignage de l'époque et nous renvoie à des questionnements qui restent toujours d'actualité. En effet, le film occasionne une critique de notre politique contemporaine et l'illusion de la démocratie dans laquelle nous nous trouvons encore aujourd'hui. Le film montre bien les dangers de la publicité -dont le but premier est de vendre un produit- associée aux idées politiques…
Le jeu d'acteur de Gael Garcia Bernal reste très convaincant. Le film est ponctué de passages emprunt de cynisme qui font sourire le spectateur, sans pour autant le faire rire aux éclats.
Mais le film dure, le spectateur décroche (sans doute à cause de la distance instaurée par l'esthétique de la photographie) et attend en vain une fin dont il connait déjà l'issue. Un film prometteur qui c'est pourtant avéré très décevant… La "alegria" se sera pour plus tard !
Un très bon film sur la fin de la dictature chilienne de Pinochet. Un événement vraiment intéressant à suivre avec cet campagne électorale et surtout publicitaire du référendum. Le film comme son nom l’indique se concentre sur le camp du nom à travers le publicitaire René Saavedra qui a joué un rôle crucial dans cette campagne. On suit alors la formation des pubs, les réunions développant les idées des clips de campagnes. Le film utilise de nombreuses images d’archives qui doivent former environ la moitié du film. Et puis la façon de filmé est très étrange puisque filmé avec une vieille caméra afin que les différences avec les images d’archives ne soient pas trop accentués. A noter que Pinochet n’a pas trop chercher à contester la victoire/sa défaite en fait même s’il transmettait à la télévision chilienne des résultats erronés pour décourager les électeurs ! Côté acteurs un seul important réellement Gael Garcia Bernal qui joue très bien. Un film vraiment plaisant à voir même si l’image peut choquer au départ (on a limite l’impression que ça va être un film en 3D au début ^^).
Gael Garcia que l'on retrouve ici dans un rôle historique , après le Che on le retrouve dans No . Malgrès un début assez long , je trouve ce film excellent . Bien sûr adepte de la culture hispanique et autres ; il faut connaitre le contexte pour comprendre ce film .
Je suis ressorti un peu déçu mais globalement satisfait. L'atmosphère de l'époque est assez fidèlement reproduite et on entre assez bien dans le film, qui retient l'attention du spectateur pendant toute sa durée. Le traitement de l'image joue à cette fin, même si, à l'ère de l'image numérique haute définition, le format caméscope années 80 agace à la longue. Les acteurs sont plutôt bons, sans plus.
Une très belle réussite, aussi bien dans la réalisation que dans son approche de la chute de Pinochet. Un seul regret : l'impression de la victoire de la com' sur les idées! Mais peut-être est-ce aussi l'objet lointain de la dénonciation du film...
Histoire très intéressante mais, même si c'est un effet de style, le fait que les images soient de cette qualités gênent un peu. Comme si on voyait un film en 3D sans les lunettes. De plus, un peu trop long à mon goût mais bravo pour le réalisateur d'avoir choisit ce sujet !
Le sujet est passionnant mais l'image façon 70's est désagréable et le rythme n'y est pas. La relation amoureuse du personnage n'apporte rien et j'aurais préféré que le film aille plus loin dans le parallèle dictature politique et dictature de la publicité.
Le film est un peu bordélique et a quelques longueurs mais il a beaucoup de charme et le sujet est passionnant. Gaël G. Bernal est comme toujours super. Le parti pris de mise en scène est intéressant.
Ce film prouve qu'on ne construit pas l'avenir avec un rétroviseur dans la tête. La meilleure façon de se débarrasser de Pinochet, alors au pouvoir, était de parier sur l'inconnu. Cette campagne, à l'image du soda Free au début du film, était dans l'air du temps, ce qui nous laisse pantois. Mais le but premier était d'ignorer la peur d'éventuelles représailles. En fait, ignorer son ennemi pour ce qu'il est permet de "désarmer" son adversaire en de multiples occasions. L'intérêt du film réside surtout dans l'idée assez folle d'un référendum lancée par Pinochet lui-même, et aussi du fait que la Renault Fuego était une voiture assez prisée par les publicitaires de l'époque...
Pinochet, tout le monde connaît. Général devenu dirigeant du Chili en 1973, Pinochet fut le dictateur militaire à l'origine de milliers de morts et de disparus, quelques unes des heures les plus sombres du pays sud-américain. Ce que l'on connaît moins, c'est la façon dont le dictateur a perdu le pouvoir en 1988. Et ce n'est pas un coup d'état qui fit tomber le général mais un coup de pub gigantesque. Un jeune prodige de la publicité, biberonné à la société de consommation et incarné à merveille par Gael Garcia Bernal, va faire tomber le régime de Pinochet en l'attaquant de front sur le domaine de la com. Intelligent et mesuré, le personnage joué par Bernal supporte de toutes ses épaules le poids d'une tâche trop grande pour lui. L'acteur distille à la fois une confiance et une inquiétude intériorisées qui fonctionnent à merveille. Face à un résultat qui va ébranler toutes les strates de son pays, le jeune publicitaire avance dans un univers dont il ne fait pas parti. Le décalage entre le personnage principal et les seconds couteaux est flagrant, le premier ayant toujours un train d'avance sur les autres. Autre point fort du film de Pablo Larrain, c'est son choix de revenir à un format cinématographique d'antan, que l'on est plus habitué à voir à la TV. Si l'immersion se fait plus facilement grâce à cette option, le rythme en prend un coup et le côté purement cinématographique du film aussi. N'empêche, les rouages de la publicité et de ses cibles aura rarement été aussi clair que dans "No". Un bon film qui nous éclaire sur une page méconnue d'histoire et qui a le mérite d'être très ludique à défaut d'être palpitant.