Un film édifiant sur le mirage du rêve de footballeur, et la façon dont sont traités parfois les jeunes détectés en Afrique. Filmé de manière très réaliste, "Comme un lion" mérite le coup d'œil même pour toute personne n'appréciant pas le foot. Il s'agit d'un film social, abordant aussi le thème de l'immigration, et le décalage entre la vision idéaliste que peuvent avoir les candidats à l'immigration par rapport à la France, et la réalité. Le jeune acteur campant le personnage principal du film s'en sort très bien, les personnages secondaires sont forts, et les scènes de foot sont bien filmés pour une fois.
Il faut dire la réalité du foot, ce mirage-aux-alouettes qui fait rêver des milliers voire des millions d'Africains qui s'imaginent déjà avant-centre au Barça ou libero à Manchester. Le film de Samuel Collardey démarre bien, qui montre la cruauté de ce business en décrivant le parcours du jeune Mitri, Sénégalais dupé par un recruteur véreux, parqué dans un appartement miteux sur le périphérique, sur le point de sombrer dans la clandestinité. Le film n'est jamais meilleur que dans cette première partie, véritable descente aux enfers aux limites du documentaire. En se déplaçant à Montbeliard, il renoue hélas avec les étapes attendues de la fiction sociale qui chemine paresseusement vers le happy end final. Le jeune footballeur trouve sur sa route des bonnes âmes qui vont lui tendre la main et un nouveau père dans la personne d'un ancien joueur du FC Sochaux, miné par l'alcool, devenu entraîneur. La dernière scène pourrait servir de générique à "Goal 2". C'est tout dire ....
Comme un lion est un film utopiste. Le début est très convaincant et réaliste, il existe de nombreux faux agents sportifs qui sont là pour soutirer de l'argent aux famille en promettant la lune : devenir une star du ballon rond. Ensuite l'arrivée à la douane française est une dénonciation voulue de ces hommes abusants de leur autorité pour empêcher des gens de circuler librement. Le reste n'est que fantasme, comment un gamin abandonné peu obtenir une licence sportive, jouer des matchs de football dans une équipe où personne ne l'aime et ensuite pouvoir espérer devenir professionnel ? Faut arrêter la fumette, sans parler de la réalisation désastreuse et du manque de talent des acteurs. Passez votre chemin.
Entre rêve, espoir et désillusion, "Comme un lion" narre le parcours d’un jeune joueur de foot sénégalais qui débarque en France avec ses rêves de gloire mais qui va se retrouver confronter à la réalité du déracinement.
Pas trop mal. Filmé de façon réelle, on n'y apprend rien mais c'est un sympathique téléfilm sur un jeune à qui on a promis l'eldorado en France grâce à la pratique du foot. C'est un peu "défoncer une porte ouverte" dans le traitement final mais de temps en temps.. 3/5
Un récit initiatique qui sonne juste et aborde avec beaucoup d'intelligence l'exploitation de jeunes africains par des agents véreux et les difficultés du déracinement (notamment la redevabilitévis à vis de la famille restée en Afrique) sans tomber ni dans le larmoyant ni dans l'idéalisme. Le réalisateur s'égare toutefois un peu avec une séquence de mariage un peu hors sujet et, sa fin est trop précipitée.
Un bien joli conte porté par un regard sensible. Si le film a un parfum de poésie, les univers et les personnages exposés n'en sont pas moins criants de vérité. Marc Barbé est épatant. A voir absolument ! Adrien Costello.
Super film, très réaliste qui décrit parfaitement cette face cachée du monde du football. Inspirée du parcours chaotique de plusieurs joueurs africains Samuel Collardey nous raconte celui de Mytri jeune sénégalais qui débarque en France pensant avoir une route toute tracée grâce à son recruteur qui finalement le lâchera comme une vieille chaussette le laissant se débrouiller seul.... On rentre vite et facilement dans l'histoire touchante de ce ptit gars attachant qui découvre la triste réalité des choses dans ce pays qu'il imaginait comme la terre promise et qui se transforme finalement en un véritable cauchemar! Le film nous fait comprendre comment beaucoup de ses jeunes se retrouvent coincés dans un pays inconnu où l'entraide, la solidarité sont loin d'être des vertus systématiques et comment ils s'en sortent ...ou pas ! Le film est très réaliste et crédible grâce à son acteur principal biensûr mais aussi grâce à la mise en scène impeccable de Collardey qui réussit faire passer beaucoup d'émotion et d'espoir dans cette histoire captivante de bout en bout. Bien meilleur, plus intéressant, plus crédible et surtout plus émouvant que "les rayures du zèbre" qui traitait du même phénomène, le film n'a pourtant pas trop fait parler de lui .... Dommage car il l'aurait bien mérité.
Moi qui déteste le foot et tout ce qui gravite autour... Si on m'avait dit que j'irais un jour voir un film sur le foot, et finalement le trouver pas trop mal (le film, pas le foot, on ne se refait pas à mon âge !)... je ne l'aurais sans doute pas cru. Un monde de passionnés, mais aussi un miroir aux alouettes dans lequel va se jeter Mitri, jeune Sénégalais de 16 ans qui n'a qu'une idée en tête : devenir footballeur professionnel. Parce qu'il a de la chance (et du talent aussi), il y parviendra, mais pour cela, sa grand-mère devra s'endetter (elle en mourra d'ailleurs, de chagrin ou de honte ?). Le déroulement du film ne m'a guère réconcilié avec ce monde pourri par l'argent, l'ambition démesurée, la duplicité, les combines et les rivalités. Un gros reproche : pour le personnage principal, j'aurais préféré quelqu'un de plus charismatique. Là, c'est raté : Mitri ne fait ni pitié, ni envie et il est même plutôt antipathique. Pour le reste, rien à dire, ça se laisse regarder sans déplaisir, mais pas non plus avec grand plaisir...
Le film dans sa première partie est très bien : l'enfance au Sénégal, le départ pour la France, le désenchantement arrivé sur place etc...Mais la seconde partie est complétement inintéressante avec de nombreuses scènes superflus (notamment celle du mariage, sans intérêt) avec une fin en happy end absolument pas réaliste. Le réalisateur aurait du rester dans la continuité de la première partie et rester dans le drame que vivent tous ces jeunes africains a qui on promet monts et merveilles par l'intermédiaire du football et qui se retrouvent berner par des agents véreux et sans scrupules. La plupart ne deviennent pas footballeurs, ils se retrouvent a la rue, généralement sans papiers avec la honte de retourner au pays et d'avouer a leurs proches qui ont dépensé des fortunes pour pouvoir les envoyés en Europe, qu'ils n'ont pas réussi à devenir pro. Le réalisateur à rater une belle occasion de faire un grand film, qui fasse bouger les consciences sur un sujet grave, dont on ne parle jamais.
Tourné comme un reportage mêlant personnages véritables (comme le juge) et fiction, le film transporte avec brio le spectateur dans la complexité des parcours migratoires. À voir avec urgence juste pour comprendre les enjeux modernes de la migration et le déterminisme à vivre d'un adolescent.
Dans « Comme un lion » Samuel Collardey traite du sujet presque tabou de ces jeunes africains à qui des pseudo-recruteurs font miroiter un destin à la Didier Drogba et contre rémunération les font venir en France pour de soi-disant essais et qui se retrouvent en fait sans papiers dans des pays européens qui ressemblent peu à l’Eldorado qu’ils imaginaient dans leurs pays d’origine. Le réalisateur en fait un drame sobre, même si un peu naïf parfois, et pointe bien les écueils et le miroir aux alouettes que constitue ce rêve de devenir footballeur. Les acteurs mélanges de professionnels et d’amateur forment un casting convaincant dont Mitri Attal, qui avec un naturel bluffant campe ce jeune en quête de son rêve et qui parfois avec beaucoup d’égoïsme s’accroche pour le réaliser. Le film permet en outre de montrer à l’écran les énormes sacrifices consentis par les familles de ces jeunes et l’énorme poids qui repose sur leurs épaules quant aux attentes parfois déraisonnables auxquelles ils doivent répondre. Un film sobre qui évite pas mal de clichés, même s’il se termine par un happy-end, fondé sur une intrigue assez inédite et un casting solide. À voir sans hésitation.
J'aime vraiment le football, à tel point que je l'ai pratiqué. Seulement, il faut bien avouer que le monde de ce sport est pourri jusqu'à l'os et qu'il s'y passe des saletés incroyables. Par exemple, nombreux sont les clubs de football professionnels à faire venir par dizaines de petits gars d'Afrique pour les intégrer dans les centres de formation. Au final, les meilleurs sont gardés (logique), et ceux qui n'ont pas été retenus se font jeter dehors, sans assistance et se retrouve donc seuls, le nez dans le cambouis. J'espère qu'un jour il y aura un mec avec une paire suffisamment bien accrochée et qui osera taper du poing sur la table pour mettre fin à ces pratiques. Mais bon, il ne faut pas rêver, les mecs se succédant à la tête des ligues ou des fédérations ne sont que des politiques souhaitant faire leur beurre... Au fond de moi, j'espérais voir dans « Comme un lion », une dénonciation de ces pratiques dégueulasses, mais non bien sûr, nous sommes à une époque où l'on peut dire des choses à condition de les enrober de trois couches de sucre glace, histoire d'être certain de blesser personne. Résultat, le film déroule sans accroc, mais avec beaucoup de prudence le parcours de ce jeune africain souhaitant devenir footballeur professionnel. Alors oui, c'est dur pour lui, il faut s'entraîner encore et encore, il faut tirer la langue, mais la récompense est là. C'est beau. Alors que là, l'occasion était parfaite pour pointer du doigt les pratiques dénoncées ci-dessus. Au final, s'il n'est désagréable, «Comme un lion » est un film gentillet qui répond très bien au consignes dictées par le grand Maître appelé aussi politiquement correct...
Inspiré d'une histoire vraie mais pas mal de choses sont moyennement crédibles car un peu trop démonstratives ou trop peu démonstratives. Le côté africain est intéressant mais trop calculé de même les mésaventures en France du jeune homme. Mon impression est que l'on n'a pas raconté une vraie histoire mais fait un amalgame plus ou moins édulcoré, trop intentionnel de situations réalistes. Il y a cependant de la cohérence dans les rôles et un déroulé compréhensible.