Blade Runner
Note moyenne
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CritikcinéFr
CritikcinéFr

23 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2015
Le réalisateur de « Gladiator » ou « La Chute du Faucon noir » entre autres, nous introduit ici dans son Los Angeles futuriste, poisseux, délétère et surtout très loin de notre réalité malgré le peu d'années qui nous sépare de la vision de son créateur (on se situe en 2019 dans « Blade Runner »). L'histoire, brièvement résumable par une traque de quatre répliquants par un Blade Runner du nom de Deckard, est d'une richesse incroyable en émotions, en surprises, en mystères et en beauté.

Que retiendra-t-ont de « Blade Runner » ? Si l'on ne devait garder qu'une seule chose, nous retiendrions un hymne à l'amour et à la liberté de vivre la vie si courte soit-elle. Car l'amour est la pensée qui caractérise le mieux le film de Ridley Scott. Il en est imprégné de bout en bout. Dès l'introduction et les premières images du Los Angeles suant aux flammes des usines, à la fois plongé dans l'obscurité du monde et éclairé de toutes parts, nous sommes immergé par un sentiment amoureux. L'oeil contemplatif de cette magnifique exposition, face à cette ville de lumière emplit de beauté et de couleur, n'est peut-être qu'une représentation de notre regard médusé devant ces premières scènes. L'amour que l'on porte au film est déjà grand et cela ne fera qu'amplifier par la suite.

Car l'amour, s'il est représenté par la beauté des images, des chromatiques, à travers l'oeil du spectateur, est aussi explicitement perceptible à l'écran dans la relation qui unit Rick Deckard et Rachael. Un lien entre deux personnages très contrastés mais aussi particulièrement proches ce qui forme l'un des grands paradoxes et mystères du film. Tous deux éprouvant une vague à l'âme, emplit de mélancolie, plein de blues (comme l'un des morceaux de la bande originale), Rick et Rachael forment une union parfaite guidée par leur passion. Des sentiments inconnus et inexplicables pour Rachael quand Rick tente d'échapper à son métier de tueur qui l'entête et le renferme.

Des répliques physiquement parfaites
Cet amour, cette beauté visuelle mais aussi sonore dont nous reparlerons, sont des matériaux vitaux au film de Scott. Ces sensations, cette impression de chaleur dans un monde froid, bleu et glacé par la pluie, sont pourtant très souvent menacées par plusieurs déferlantes de violences orchestrées par un répliquant en particulier : Roy Batty. Personnage charismatique, jusqu'au bout mystérieux et imprévisible, le Roy du génialissime Rutger Hauer, insuffle un vent de folie et de cruauté dans l'oeuvre de Ridley Scott. Le réalisateur américain donne à son personnage une véritable humanité (les répliquants saignent, aucun signe qui ferait penser à une machine) avec les grandes pensées qui l'habite toujours. Ainsi la quête de l'immortalité, de l'instant présent, de la beauté du monde sont des facettes que l'on retrouve chez les répliquants de Scott.

A plus grande échelle, l'oeuvre de Scott met en avant l'humanité et ses émotions et pas seulement en travaillant sur les répliquants. Tout le film nous plonge dans de forts sentiments humains comme la violence ou l'amour dont nous parlions un peu avant. C'est l'une des raisons pour lesquelles « Blade Runner » est si particulier et qu'il est presque impossible d'en donner un ressenti construit et logique, et d'identifier pourquoi on aime ou pas. L'oeuvre nous touche là où notre personnalité se situe. Et indéniablement un morceau au moins de notre personnalité se retrouve dans « Blade Runner ». Nous sommes en présence d'une compilation d'émotions notamment composée de violences, beauté, amour, tristesse, mélancolie. Cette dernière, la mélancolie, habite les différents personnages du film et plus particulièrement Rick et Rachael. Un sentiment de blues qui parvient à nous bouleverser lorsque la magnifique Rachael découvre sa vraie identité construite autour d'un terrible mensonge.

La psychologie des personnages et le casting choisi pour les interpréter jouent donc un rôle primordial dans le drame qu'est « Blade Runner ». Le couple Rachael/Deckard est à la fois mystérieux et passionnant. Deux âmes errantes d'une façon bien discordante. Alors que Deckard sombre dans l'alcool et la dépression, le monde de Rachael s'écroule et il n'y a que Deckard en qui elle peut avoir confiance. Si ces deux personnages forment le mur de béton pénétrable de l'oeuvre, c'est grâce à leur écriture mais aussi à leur interprétation à chaque fois authentique. Harrison Ford est particulièrement sidérant dans ce rôle du Blade Runner psychologiquement perdu. L'acteur, dans une période difficile de sa vie à l'époque, ne peut donner plus de crédibilité à son personnage. Pour l'accompagner, on retrouve la magnifique et émouvante Sean Young dans le seul grand rôle de sa carrière à mon grand désespoir. L'actrice excelle tout simplement. Une interprétation tout en beauté et en justesse. Rachael est le personnage dramatique, un bon nombre d'émotions sont véhiculés par cette femme douce, que l'on a envie de protéger du monde brutal et hostile qui l'entoure. Je ne pourrais jamais oublier son morceau de piano, cheveux détachés étincelants et son regard brillant de mille feux. Mais plus encore, ce regard lorsque son monde s'écroule et que le non délicat Deckard lui annonce la vérité. Dès lors, « Blade Runner » dépasse la simple science-fiction en ajoutant une trame dramatique originale et indispensable.

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 juillet 2012
Un film long, ennuyant et peu dynamique. Au vu des critiques qui définissent le film comment un film culte je suis très déçu du film auquel je n'est pas accrouché du tout. Ridley Scott a fait bien mieux après ce film quand même.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 septembre 2014
Considéré comme un chef-d'oeuvre, ce film ne fait pas partie de mes préférences en matière de SF, c'est un univers que je n'aime pas trop, et par dessus tout, quelques longueurs et la trop grande lenteur un peu contemplative de l'ensemble nuisent à sa qualité. Sinon, ce thriller futuriste reprend la structure du film noir des années 40, avec un héros désabusé à la Philip Marlowe, perdu dans un Los Angeles visionnaire, poisseux, boueux et sale, où les néons tape à l'oeil côtoient les détritus, et où s'active une population cosmopolite. Ce rendu est intéressant, ça donne un visuel riche qui d'ailleurs influencera d'autres réalisateurs et sera souvent imité. La science-fiction devient donc un véritable décor et se fait intelligente, Ridley Scott créant un monde fascinant et terrifiant, soutenu par la musique de Vangelis, tout en utilisant Harrison Ford un peu à contre-emploi de ses rôles de héros propres, de même que Rutger Hauer s'imposait internationalement dans son rôle de réplicant instable.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 avril 2012
Ce film est vraiment très bon, à voir au moins une fois dans sa vie !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 août 2015
"BLADE RUNNER" est l'histoire d'un chasseur de robot ou plutôt de cyborg dans la ville de Los Angeles. Les acteurs sont géniaux comme l'incroyable talent de Harrison Ford (vu dans indiana jones ou han solo de star wars) ! L'ambiance est sombre et du grand d'art avec la bande de son composé par Vangelis! EXCELLENT!!!!
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2017
L’Homme se prend pour Dieu. Il crée à son image. Il crée un reflet, qui ne fait que lui renvoyer sa propre nature, celle d’une espèce vouée à sa perte, dans les entrailles d’une cité tentaculaire, baignée dans l’obscurité, dans la brume d’un autre monde. Los Angeles, 2019, un ciel rougeoyant enveloppe les contours de constructions pharaoniques. Les lumières dansent. Les panaches de feu ondulent. Un œil se fait observateur impuissant de ce vertigineux théâtre. « Visionnaire », il est vrai que « Blade Runner » appartient à cette catégorie de films, ceux qui sont entrés à jamais dans l’inconscient collectif, par le biais d’une séquence, d’une réplique, d’une mélodie. Se hissant au delà de toute concurrence, Ridley Scott ne tarde pas à exploiter une atmosphère vertigineuse, touchant du bout des doigts la quintessence. Le réalisateur ne se contente pas de déployer benoitement sa virtuosité, il redéfinit le genre de l’anticipation au cinéma à travers une œuvre inédite.

Œuvre de science-fiction matricielle et mnémonique, ce film polychrome, digne héritier des longs-métrages des années 20-40, opère un aggiornamento salvateur, avec une finesse inouïe, une imperceptible beauté. Le ton est donné dès le départ, un carton indique que l’homme a créé des androïdes parfaits, intelligents, indissociables d’un être humain organique, exclusivement réservé à la main d’œuvre, dotés d’émotions, de désirs. Ce sont les « Réplicants ». La première scène concrète de « Blade Runner » met face à face un homme et l’une de ces machines lors d’un interrogatoire sous forme de teste. Le locuteur pose alors des questions à son sujet, pour déterminer si il est un être humain ou non. Rapidement, l’allocataire, que l’on sait pertinemment être un Réplicant, devient nerveux, il fait mine de ne pas comprendre les questions en pointant leur absurdité. Face à lui, l’homme ne peut que souligner sa soumission au protocole en avouant qu’il n’a pas écrit les questions qu’il pose. Ainsi, aussitôt, le Réplicant se révèle plus sincère, plus humain, plus libre que son interrogateur.

Débauche des formes et des couleurs, « Blade Runner » est, avant d’être un film de science fiction, un film noir atypique. Du genre, il en reprend le motif. Il le conjugue à sa forme en le plantant dans son contexte. Le héros du film, Rick Deckard, pourrait être un descendant de Marc Dixon, voire de Phillip Marlowe, en plus cynique et mélancolique. Il dispose d’une nonchalance à toute épreuve. C’est un policier fatigué, plongé dans une histoire dont il n’aurait jamais voulu entendre un mot. À ce titre, à voir le charisme et l’élégance d’Harrison Ford, il est difficile de ne pas songer à Humphrey Bogart. Toute la panoplie est là : un spectre imprévisible, inquiétant, dissimulé. Des indices cloisonnés. Un objet de fantasme, une brune mystérieuse. Le tout dans les ruelles en proie aux fumées des bouches d’aération, sur le trottoir mouillé, dans une ville de mille feux, splendide, mythique. Dessinée par Syd Mead, cette cité inspirée de villes européennes et asiatiques autant que par le baroque de la renaissance et le mouvement Art Déco, est l’un des plus beau joyaux que le cinéma nous ait offert, vivant grâce au trait du génie des effets spéciaux Douglas Trumbull et son équipe, qui rendent des matte painting offrant au film des images de synthèse d’une réalité encore aujourd’hui difficilement égalable.

Vivre au moment et à l’endroit où la vie s’éteint progressivement, se débattre, survivre, comme les licornes dans leur existence illusoire. La vie intime de Deckard se réduit à une rêverie après qu’il se soit vu attribuer une tache qui ne lui offrira ni plaisir, ni satisfaction : celle de supprimer un groupe de Réplicants désespérément cachés dans l’ombre. Les divers montages du film ont également posé les curseurs sur une question ardue : Deckard est-il lui même un Réplicant ? « Blade Runner » sait se tenir ambigu à ce propos, cachant la vérité sur le personnage à travers des détails visibles à l’écran, apparemment anodins. À titre personnel, j'ai toujours pensé que Deckard est un Réplicant, et la preuve, à mes yeux, se trouve dans la séquence suivant le combat entre le Réplicant Léon Kowalski et Deckard, ce dernier sauver in extremis par un autre Réplicant : Racheal. Dans cette séquence, on voit Deckard ensanglanté, les lèvres totalement ouvertes. Il entame un verre d’alcool, un filet de sang s’y égare. Tout se lit sur son visage.
(Voir l'extrait

« Blade Runner » tourne le dos à l’action, pour épouser la poésie cybernétique, la grâce, le crépuscule du monde, tout en dévoilant un terrible miroir de la condition humaine, ainsi qu'un glaçant portrait de la relation entre l’homme et la technologie. Phillip K. Dick écrivait : « Qu’est-ce qui fait d’un être humain un humain ? ». Si il s’agit des sentiments, alors Deckard, ainsi que l’humanité n’en sont plus. D’un coté, les hommes se mécanisent, de l’autre, les androïdes s’humanisent, luttant pour leur survie. Ce simple argument, fondé sur l’empathie que l’on éprouve auprès de chaque personnage, transforme ce qui partait comme une enquête classique en véritable dessin existentiel. C’est à cet instant que l’on devine le génie des scénaristes, Hampton Fancher et David Webb Peoples, qui parviennent, avec une douceur naturelle, à glisser leurs questions métaphysiques dans une traque captivante et palpitante, délicieusement menée par la musique de Vangelis.

Percutant les hallucinations et les pluies acides, le calvaire de l’oubli scintille sur les larmes du corps perdu de l’Aryen, dans ces abysses témoins de la résurrection d’un œil doré, cristallisant l'enfer urbain, les cadavres des voiles vaporeux, la fragilité de l’espoir. Cette histoire opaque entre dans une immense tristesse : celle d’un duel, entre un « homme » et un « surhomme ». « Blade Runner » obtient principalement sa richesse en mélangeant la grandeur visuelle et un intimisme transgressif, tout en causant une rupture à un classique manichéisme. Il est difficile, de ne pas s’extasier devant la finesse de ces plans vertigineux, devant cette mélancolie de tous les âges, cette puissance physiologique, ces images d’une noblesse infinie. « Blade Runner » est un conte opératique, se constituant d’une philosophie muette. Les images de Ridley Scott survolent la Terre, entament ces flammes astrales, subliment ces séquences fantasmées.

Comment identifier l’humanité ? Enveloppé de formes et de sens, « Blade Runner » est aussi étincelant qu’il est lugubre. Au delà des formes, des idées et des mots, des pensées et des actes, tout semble avoir été conçu pour troubler la frontière entre le métal de le physique. Apparaît la vision du monde en proie à la transsubstantiation, stérile, vain, ces mures s’écoulant dans une limpidité inouïe. « Blade Runner » s’élève à la hauteur de notre relation avec cet environnement corrosif, représenté par une totale déliquescence, dans cette ville qui laisse couler ses larmes de sang. Ici, tous les gestes racontent une histoire, chaque lumière est un nid d’interrogations, chaque regard apporte son empreinte. Les visages tombent, dévastés par leurs visions éphémères. Rares sont ces films, parvenant à transcender à ce point le temps, paraissant toujours un peu plus intemporel, au fil des années. « Blade Runner » en est l’archétype, le film absolu, l’illustration d’un obscur paradis. Un chef d’œuvre du cinéma, auquel j’ai trop longtemps refusé une place dans mon top dix. Une rivière de beauté, où éclosent des questions sempiternelles.
Grouchy
Grouchy

140 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 novembre 2012
Très belle réalisation visuelle : les décors et la photographie sont superbes et très soignés. Et qu'en est-il de l'histoire ? A vrai dire, pas grand-chose. D'une petite nouvelle qui semble à l'écrit être captivante, Scott nous livre une adaptation soporifique et interminable, de plus affaiblie par des acteurs déconnectés. On suit en se demandant comment cela va t-il se terminer parce qu'on en a marre et que l'histoire est complètement mise à l'écart : il n y a qu'à voir la fin pour comprendre. Scott a vraiment un bon talent visuel mais nul quand il faut raconter quelque chose.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2021
Juste après son space-opera qu’était Alien (1979), Ridley Scott s’est librement inspiré du roman "Do Androids Dream of Electric Sheep ?" de Philip K. Dick pour en restituer une œuvre à l’ambiance néo-noire & cyberpunk, où il multiplie les références à Metropolis (1927) de Fritz Lang et aux films noirs des années 40.

Près de 40ans après sa sortie, le film est toujours considéré comme culte, voir un chef d’œuvre pour bon nombre de spectateurs. N’en déplaise aux fans de la première heure, j’ai toujours eu du mal avec ce film. J’ai beau le revoir année après année, j’en garde toujours le même avis, à savoir mitiger.

Pourtant, il a beaucoup de qualité, à commencer par ses décors, grandioses, entre les maquettes, les miniatures, les incrustations, le matte-painting, les décors en dur avec une esthétique rétrofuturiste (et le magnifique Bradbury Building, traversé par des faisceaux lumineux). Il faut reconnaître le fabuleux travail qui a été fait au niveau des décors et de l’ambiance. Une métropole balayée par les pluies acides et ses voitures volantes, grouillant de monde, éclairée par les néons et les énormes panneaux publicitaires. Ajoutez à tout cela, la somptueuse B.O. composée par Vangelis (!), envoutante et entêtante.

Sauf qu’en dehors de tout ça, le film me laisse sur ma faim, en cause ? Un scénario relativement simpliste (et ce, malgré quelques énigmes égrainées ici et là pour laisser planer le doute chez le spectateur). Un autre détail continu de me gêner, c’est la lenteur inhérente au récit et cette mise en scène mollassonne (pourtant, je suis le premier à cracher sur les blockbusters bourrins et prémâchés, donc je n’ai rien contre les films contemplatifs). Sauf qu’à chaque visionnage, je finis par décrocher à un moment ou à un autre, le film est tellement monotone.

On était tous en droit de s’attendre à une œuvre Sci-Fi dantesque digne de ce nom et visuellement, c’est le cas. Scénaristiquement parlant, c’est clairement autre chose. Je ne peux m’empêcher de le trouver surcoté, à l’image du film de Steven Spielberg : Ready Player One (2018), adulé par le plus grand nombre, alors que clairement, c’est une vaste supercherie.

Indéniablement, le film de Scott a ses qualités (et il en a beaucoup), mais qui ressortent plus du côté visuel que narratif.

Reste à savoir maintenant ce que vaut la suite, réalisée par le québécois Denis Villeneuve : Blade Runner 2049 (2017), avec Harrison Ford & Ryan Gosling.

► http://bit.ly/CinephileNostalGeek ★ http://twitter.com/B_Renger ◄
scorsesejunior54
scorsesejunior54

178 abonnés 694 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 7 novembre 2007
Alors c'est ça "Blade Runner", soi-disant chef-d'oeuvre de science-fiction, réalisé par un Ridley Scott encore au début de sa carrière en 1982, adaptant le célèbre écrivain Philip K. Dick ? Eh oui c'est ça, malheureusement d'ailleurs... Enorme déception comme vous l'aurez compris de ma part à l'égard de ce long-métrage me semblant très nettement surestimé. Scott a construit son oeuvre autour d'une ambiance, en essayant d'éviter le film d'action facile facilement réalisable en conséquence d'une traditionnelle histoire de course-poursuite. Que nenni donc, ce qui ne l'empêche pas malgré une démarche ambitieuse de pêcher (et pas qu'un peu) dans sa mise en scène. La facilité en matière d'esthétique est repérable à tous les étages, à commencer par cette lumière bleue très sombre dans un univers nocturne et obscur, photographiée comme n'importe quelle production version 80's, autrement dit de manière très laide. Le cadre n'obéit à aucune construction stylistique, obéit à bien aux conventions que le cinéaste ne parvient à éviter, aussi bien dans sa définition primaire de l'espace que dans les mouvements entrepris et l'apport que les plans sont censés engendrer dans le découpage de chaque scène. Un petit coup de spectaculaire, paf on prend la caméra à l'épaule, quitte à ne plus rien voir ; tu veux de la symbolique ? Allez, je t'en donne à coups de gros plans inhérents. Bon, il s'agit de rester posé histoire de faire un minimum sérieux alors je te balance quelques soporifiques plans d'ensemble. Harrison Ford perd bien évidemment de sa personnalité tout au long de son enquête, mais au fond qu'est-ce-qu'on s'en fiche ! Reste le grand méchant à mater et le tour est joué ! "Blade Runner" est un petit film de SF parmi tant d'autres, affreusement vieilli, plutôt mauvais, qui a curieusement acquis une belle réputations auprès des cinéphiles. Allez savoir pourquoi...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 juin 2012
Blade Runner est un film intemporel, qui ne vieilli pas. Il faudra pour apprécier ce film plusieurs visionnages, et même si on croit connaître ce film par coeur, on est toujours autant envoûté par cette atmosphère si sombre et pourtant si poétique qui se dégage de ce film.

Ce film nous renvoie une belle image de nous même : Qu'est ce qui fait de nous des êtres humains ? Et au fur et à mesure que vous évoluez dans les rues étroites et surpeuplées de ce Los Angeles futuriste, cette question grandi en vous. Mais une fois de plus, pour arriver à apprécier cet univers si particulier, il faut s'y être habitué.

D'un point de vue plus objectif, Blade Runner aux premiers visionnages perturbe. Parfois on ne voit pas où on va puis on réalise que Blade Runner est un polar noir au scénario très bien ficelé. Trop bien ficelé même, et c'est pour ça qu'on s'y perd parfois. Mais après tout, n'est ce pas le but d'un chef d'oeuvre ? Jouer avec vos émotions ? A voir, à revoir et à re-re-re-revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 janvier 2017
Blade Runner est sans doute l'un des meilleurs films de science fiction qu'il m'a été donné de voir. L'ambiance est sombre et pesante. Les acteurs, en particulier Harrison Ford, Sean Young et Rutger Hauer sont tous très bons. Le film pose des questionnements sur l'humanité et il revient différents thèmes comme la religion, les animaux,... La musique composée par Vengelis est envoûtante.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 septembre 2013
Blade Runner, ben c'est surement une des plus grosses déceptions cinématographiques pour moi. Vu son classement dans le top 111 de SC et sa moyenne, je pensais vraiment qu'il allait me bluffer mais bon j'ai pas accroché.
Certes les questions posées sur la vie, la mort surtout mais aussi sur le fait que l'homme en contrôlant la vie se rêve de devenir lui-même le Dieu, sont vraiment très intéressantes mais sur 1h57 de film elles ne sont pas assez développées! Les effets spéciaux eux sont plutôt bons pour l'époque, mais on ne peut tout de même pas nier qu'ils n'ont pas pris un bon coup de vieux? Quand on se balade dans les airs et qu'on voit le fond avec ses "fenêtres" blanches sur du noir pour faire croire à un bâtiment, ce n'est plus du tout crédible de nos jours. Bref bref bref... Autres points qui m'a emmerdé c'est le cliché de la dystopie. Je sais pas si vous avez remarqué mais dans une dystopie les bâtiments sont en totales décomposition, et ici on se croirait même dans un monde post-apocalyptique quand on voit le premier plan du film avec les cheminées d'usine crachant du feu. Bon là on va me dire c'est plutôt normal, il faut quand même montrer un temps soit peu qu'on est dans une dystopie. Mais pourquoi? Pourquoi faut il qu'en plus il pleuve et qu'il fasse noir tout au long du film? Moi ça m'énerve. Quand on est dans une dystopie il ne fait plus beau, ça veut dire que dans Bienvenue à Gattaca ils ont fait de la merde alors au niveau du temps, ou même dans Time Out?
Non non et non il peut faire beau, le soleil ne disparait pas donc non!
Enfin voilà quoi Harrison Ford rien à redire et heureusement!!!
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2017
Visuellement, cette œuvre de Ridley Scott reste toujours aussi magique à visionner. Il faut dire que les effets spéciaux de Douglas Trumbull sont époustouflants, les décors magnifique et la photographie est splendide. Mais, cette adaptation d’une nouvelle de Philip K. Dick n’est pas seulement une réussite sur le plan visuel, car la mise en scène de Ridley Scott est assez prodigieuse et aussi particulièrement inventive, la BO de Vangelis est somptueuse et le scénario ne manque pas d’idées. Notons aussi les performances de très grande classe d’Harrison Ford et de Rutger Hauer, et l’ensemble fait que l’on se trouve devant un des meilleurs films de SF de l’histoire du cinéma. Un chef-d’œuvre à voir et à revoir car il possède évidemment une très grande richesse.
carma57
carma57

14 abonnés 65 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 août 2012
Quand j'ai vu la note des spectateurs pour Blade runner je me suis dit que j'allais passer un bon moment moi qui en général me trouve dans la moyenne des notes, que nenni j'ai du me taper le film en deux fois après un premier essai ou le sommeil avait pris le dessus au bout de 45 minutes , j'avais forcément loupé le meilleur, encore une fois je m'étais trompé, la bande son bien qu'en adéquation avec le thème futuriste est simplement soporifique on dirait presque du Jean Michel Jarre, la première scène de l'interrogatoire me laissait optimiste sur le reste de l'histoire, ce fut finalement assez bidon surtout les 15 dernières minutes. Pourquoi ai-je autant détesté ce film? ou je voudrai plutôt dire pourquoi est-il tant apprécié. La seule chose positive de Blade runner pour moi c'est visuellement, les décors, les effets spéciaux m'ont surpris pour un film qui date de 82.
bsalvert

521 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2013
un film qui vous plonge dans le futur, rien n'est oublié ni l'histoire, ni le thème ni l'atmosphère, un grand moment de cinéma.
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