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Un visiteur
4,0
Publiée le 7 septembre 2012
Après le culte « Steak » et le finalement plutôt moyen « Rubber », on pouvait craindre que l'absurde et le non-sens deviennent chez Dupieux une marque de fabrique un chouia répétitive et sans surprise. « Wrong » est bien un film de Quentin Dupieux, avec ces détails qui nous paraissent absurdes mais qui semblent être totalement anodins dans le monde abritant ses personnages. Pourtant, si le film prête souvent à sourire et à rire (les gags sont tour à tour empreints d'une certaine poésie, d'un surréalisme poussé ou bien encore d'une curieuse tendance scato), il serait erroné de n'y voir qu'une comédie de l'absurde. Il y a véritablement quelque chose d'assez pathétique dans le sort de Dolph, un homme qui refuse le changement sous toutes ses formes et qui craque véritablement lorsque son chien disparaît. Qui plus est, il y a étrangement une absence de cynisme dans « Wrong » : Dupieux ne juge pas ses personnages, il ne s'en moque pas non plus, il semble même avoir un certain attachement à leur égard. Si leur comportement nous paraît étrange, il est en revanche totalement logique dans leur monde, et « Wrong » n'est finalement que la peinture de la vie d'une petite banlieue pavillonnaire américaine fantasmée par un Français influencé par quantité de films et de séries (ce n'est sans doute pas un hasard si la majorité du casting est composée d'acteurs de télévision). « Wrong » est peut-être plus absurde que « Steak » et « Rubber » mais définitivement moins loufoque, plus sombre et de toute évidence doté d'une véritable profondeur.
Au fond, Dupieux se contente de partir de situations aberrantes, comme on lancerait les dés, puis de les développer avec une logique à toute épreuve jusqu'à ce qu'elles finissent pas s'assembler miraculeusement dans un ensemble cohérent.
Scénario absurde sur fond de musique electro-anxiogene.c est ce qu'aime nous concocter Quentin dupieux. la qualité et les effets camera-vidéos sont splendides. Un film esthétique qui sait se démarquer par son coté décalé, faussement grave bien maitrisé qui va créer des situations relativement burlesques. un réalisateur qui propose une réelle alternative au ciné.une vraie prise de risque qui débouche sur une oeuvre réussie.
Ce que j'ai vu de plus drôle en 2012. (sous réserve d'aimer l'absurde poussé à son paroxysme) Bien filmé, belle photographie, scène après le générique fascinante.
Quentin Dupieux montre tout son talent à sublimer les choses simples de vies médiocres et ridicules. Sa réalisation unique reflète une fascination, une passion particulière pour la mise en valeur de l'image. Et il y a à cela de la poésie. Quoi de plus émouvant que les retrouvailles du chien et de son maître en fin de film. Quoi de plus beau que cette voiture jaune qui roule dans le désert, cherchant plus encore la finitude et le vide sans raison.
J'ai du mal à croire que ce... truc ait reçu 3.4/5 de moyenne de la part des spectateurs (au jour où j'écris). A croire que dès qu'il s'agit d'un film d'auteur, quasi seuls les fans regardent, et quasi seuls les fans le notent... J'apprécie le cinéma de l'absurde (Hot Shots, Mais qui a tué Paméla Rose, les "Y a-t-il" par exemple), mais lorsque c'est absurde presque sans jamais être drôle mais simplement bizarre, pour moi, c'est un échec de la part de celui qui a créé le scénario. Ce n'est pas que c'est mal joué, c'est juste que trop d'absurde non encadré par un scénario digne de ce nom... c'est trop. Quentin Dupieux a tout wrong ici. PS : j'ai lu dans les critiques que certains parlaient de Rubber, du même réalisateur. Pas de quoi s'y référer, ce n'était pas non plus une réussite.
Dolph a perdu son chien, Master Chang pourrait en être la cause et le détective Ronnie la solution…
Pour son troisième long-métrage, Quentin Dupieux nous entraîne dans une quête oscillant entre l’absurde et le mystique, une comédie singulière et irrationnelle où pêle-mêle, on y retrouve un réveil affichant 7h60, un open-space sous l’eau, le subconscient d’une crotte de chien, un gourou affublé d’une ridicule queue-de-rat qui kidnappe des clebs, …
Un joyeux fourre-tout qui nous entraîne dans les délires du cinéaste qui se joue de nous en mettant en scène toutes les idées qui peuvent lui venir à l’esprit. Pour l’occasion, le réalisateur retrouve des acteurs qu’il avait auparavant dirigé, tels que Jack Plotnick (Rubber - 2010) & Eric Judor (Steak - 2007), aux côtés de quelques nouvelles têtes, notamment William Fichtner.
Wrong (2012) et son univers aussi décalé soit-il, séduira les uns et agacera les autres, libre à vous d’y adhérer ou de rester sur le bas-côté de l’illogisme…
Comment écrire une critique sur un truc aussi absurde? J'avais bien aimé Rubber qui, malgré un gros manque de rythme, avait une idée derrière, parlait au spectateur. Bref il y avait quelque chose. Wrong se résume à vouloir installer un sentiment de malaise, sans qu'il y ait de développement, d'intrigue, de dénouement , sans un seul éclairage. On pourrait prendre ce sentiment de malaise pour de la qualité, car on est pas vraiment dérangé, c'est flottant, on pense pouvoir se rattraper à quelque chose, on l'espère. L'idée est pas mal, mais on se demande légitimement à quoi cela a servi? Idem pour la réalisation, qui semble trop parfaite, trop fluide, c'est malsain. Mais c'est aussi c'est très moche en fait, comme si l'absence d'esthétique propre pouvait passer pour de la beauté... On est à mille lieux d'un Lynch pour le côté rêve/réalité. Et surtout il y a toujours ce cruel manque de rythme, on s'amuse pendant 20 minutes à voir ce truc absurde, mais après le film ne propose rien de plus, et même faire redoubler ses gags, tout en étant hyper lent. Un non-film pour moi...
A l'image d'un de ses précédents films à savoir "Rubber", Quentin Dupieux nous offre avec "Wrong" un long-métrage assez surréaliste mais pas toujours forcément très plaisant à suivre. L'intrigue n'est vraiment pas évidente à suivre (certains passages sont même à classer dans le grand n'importe quoi) et je n'ai pas totalement apprécier la performance d'Eric Judor dans le rôle du jardinier. Mais il faut reconnaître que la prestation de Jack Plotnick est très bonne et que la mise en scène propose d'évidentes qualités. Une oeuvre qui n'est donc pas mauvaise en soit, mais qui est clairement difficile a cerner et qui aura bien du mal à enthousiasmer un large public.
Ce que le "cinéma" de Quentin Dupieux était déjà essentiellement depuis le début, cette fois il l'est visiblement et uniquement : creux, incolore, raide et figé comme une soupe de navet sans sel congelée dans une barquette en plastique beige/grise emballée sous vide
Quentin Dupieux progresse, son cinéma est désormais digne d'intérêt avec son troisième long métrage: "Wrong". Son style n'est toujours pas abouti et il est très loin du talent des réalisateurs (Lynch et Bunuel notamment) qui semblent l'influencer. Malgré cela, le ton et l'enchaînement des situations absurdes donnent à ce film une atmosphère originale. "Wrong" est à voir comme une pièce d'art moderne. On ne la comprend pas vraiment, mais on peut se laisser transporter par le sentiment que son observation suscite.