Wrong
Note moyenne
3,2
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245 critiques spectateurs

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-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2012
Comment faire une histoire pleine de non-sens, un délire tout à fait cohérent!
Après Steak et Rubber, Quentin Dupieux continue son trip pour notre plus grand plaisir.
Pierre C.
Pierre C.

18 abonnés 147 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juillet 2024
Wrong nous fait suivre calmement les tribulations d'un homme ayant perdu son chien, c'est au début ridicule, puis touchant. L'absurde est souvent très bien amené, comme personnage seul le grand sage des animaux est relou. Amusant, bien filmé et imaginatif, bonne comédie française en anglais, avec peu de vocabulaire.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 septembre 2012
Quentin Dupieux pousse à l’extrême son talent pour mêler les pistes afin de nous laisser douter sur la nature même du spectacle auquel nous assistons, s’agit-il là d’une totale absurdité vide de sens ou d’une allégorie schizo-philosophique sur la quête de soi ? Difficile à dire. Quoiqu’il en soit, l’observation de cette folie burlesque, dont la froideur estompe tout esprit comique, est source d’interrogations et de fascinations devant ses situations dont l’invraisemblance semble être la pierre angulaire et ses personnages secondaires démentiels. Ce surprenant amas d’idées farfelues montées telle une peinture contemporaine a de quoi dérouter les spectateurs, mais en aucun cas les lasser.
CeeSnipes

327 abonnés 1 708 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 septembre 2012
Depuis quelques années, Quentin Dupieux est érigé par les ayatollahs de la critique cinéma française comme le roi du non-sens, l’empereur de la comédie étrange, du Lynch à la française (on oublie vite Michel Gondry)…

Après Steak & Rubber, voici Wrong, véritable ode au non-sens, à l’étrangeté exacerbée et à l’inventivité remarquable. Partant d’un synopsis plutôt simpliste, le film nous emmène loin de tout territoire connu, sans pourtant tenter de choquer son spectateur. En effet, on prend place dans le monde de Dupieux sans jamais vraiment prendre une claque dans la tronche, mais plutôt en douceur, avec des trouvailles vraiment fabuleuses, comme ce “7h60“ ou la pluie qui tombe dans les bureaux, le but du jeu n’étant pas de théoriser mais de plonger la tête la première. Les acteurs sont excellents, Jack Plotnick, William Fichtner et Eric Judor en tête, avec quelques apparitions très réjouissantes de Mark Burnham.

Cependant, le film n’est pas exempt de tout défaut. En effet, si l’histoire de Dolph est géniale, on ne peut pas en dire autant de celle de Victor, un peu brouillonne et pas passionnante. De plus, on déplore quand même quelques baisses de rythme au milieu du film assez ennuyeuses pour l’immersion. L’immersion, d’ailleurs, doit aussi très peu à une musique qui ne va pas du tout avec le film, excepté la dernière. Où on aurait aimé une musique inquiétante à la Angelo Badalamenti, on se retrouve avec une soupe pour bobos trentenaires parisiens. Cependant, on peut sauver cette espèce de jingle grave de la première demi-heure, qui salue chaque étrangeté du film, dont la scène d’ouverture, absolument fantastique, une des meilleures scènes de l’année.

Wrong est un voyage enchanteur dans l’un des esprits les plus dérangés du cinéma français, celui de Quentin Dupieux. Des idées de cinéma, il en a. Ne lui manque plus que des fondamentaux de mise en scène.
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 août 2013
Attention ! Si vous aimez les films barrés, ce film est fait pour vous. Si au contraire les films nantis d’un haut degré d’absurdité vous agace, alors fuyez. Car « Wrong » manie le surréalisme avec gourmandise et humour. Il place des personnages doux-dingues dans des situations incongrues, à l’image du héros qui bien que licencié continue d’aller travailler et qui un matin s’aperçoit de la disparition de son chien kidnappé par une entreprise qui œuvre à faire prendre conscience – préventivement – de ce que la disparition de leur animal causerait comme peine à leurs maîtres afin de les obliger à mieux s’en occuper. Tout ne se passe malheureusement pas comme prévu. Le film fait preuve d’un sens de l’humour décalé et on se prend, un peu malgré soi, à l’histoire. Cependant la dernière demi-heure part un peu dans tous les sens et le film perd la cohésion qui faisait sa force dans son absurdité. Jack Plotnick est absolument irrésistible en individu lambda gaga de son chien et Eric Judor, rien que par sa présence dans ce film en totalité américain, ajoute au côté barré du film. Une œuvre atypique qui aura du mal à intéresser le grand public et qui ne sera probablement vu que par des curieux ou des cinéphiles et qui pourtant mériterait d’être plus largement vue tant sa fraîcheur tranche avec la majorité des productions formatées pour le goût commun. À voir pour ne pas passer à côté d’un petit bijoux de folie douce
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2013
"Wrong" est tout simplement un OVNI. J'avais déjà vu "Steack" qui était une comédie français hors du temps malgré quelques longueurs et puis "Rubber" qui se rapproche plus du style de la dernière réalisation de Quentin Dupieux. Honnêtement, c'est assez difficile de juger ce film car au niveau du genre, je ne serai même définir ce que c'est. C'est très lynchéen et je suis super fier de voir que c'est un français qui se lance dans cette voie. C'est quelque chose d'osé et je pense que plus devraient prendre exemple sur lui. Au niveau de la photographie, c'est du grand art, y a rien à dire. Là bande originale, on nage près de la perfection mais ça ne m'étonne même pas sincèrement. Après, il faudrait le revoir plusieurs fois pour tout bien comprendre car on s'y perd un peu lors du premier visionnage. En même temps j'adore ça et puis il y a le fait que là, il faille vraiment tout chercher soit même. Certains apprécieront, d'autres non. La présence d'Eric est tout simplement un bonheur car je l'adore. Il est à des années lumières de son acolyte Ramzi et pour moi, ça a toujours été le cas. Il l'a démontré avec l'excellente série, "Platane". En bref, je pensais mettre un peu plus au niveau de la note mais je pense que je l'éditerai quand j'aurai vraiment tout cerné la fond de ce long-métrage. En tout cas, ça a été un réel plaisir. 13/20.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 septembre 2012
Attention, spoilers. Wrong est un film proche de l'autisme. Clos sur lui même. Sans jamais se soucier de son scénario, de sa mise en scène ou de son spectateur.
Quentin Dupieux a une idée : l'absurde va être total mais personne ne semblera s'en soucier. Le chien prend le bus. Un mort revient à la vie. Il pleut au bureau. Ainsi de suite.
Mais cette idée est loin de faire un film. Or, Quentin Dupieux n'a absolument rien à proposer d'autres. Il ne peut qu'enchainer ses sketchs pendant 1h30. Le film est littéralement une succession de situations absurdes où on a toujours le même système : quelque chose d'illogique se passe mais les personnages ne semblent pas choquer. Mais depuis quand peut-on construire tout un scénario sur quelque chose d'aussi mince ? Surtout que le réalisateur répète inlassablement certaines situations - la pluie au bureau - à n'en plus pouvoir.
Cette succession d'absurdité est censée participer à l'élaboration d'un scénario dont les enjeux sont inexistants.
Au final, si c'est pour nous dire que le monde est incompréhensible, illogique, absurde et qu'il ne faut pas y chercher un sens, on peut dire que cette réflexion philosophique digne du comptoir du coin ne peut en rien sauver Wrong. Au contraire.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2012
Je n'avais pas vu les deux premiers films de Quentin Dupieux, mais je me souviens avoir eu envie d'aller voir "Rubber", attiré par le pitch, celui d'un pneu tueur et télépathe. Je regardais hier Le Cercle, le Masque et la Plume de Canal+, où les critiques étaient divisés entre ceux qui appréciaient l'absurde et la poésie de "Wrong", et ceux qui opposaient Gondry à Dupieux, trouvant chez le premier une inventivité et un renouvellement permanent, et reprochant au second de déjà répéter au bout de trois films le mêmes trucs arty et décalés. Ce reproche m'étonne, car j'ai écouté une interview de Quentin Dupieux au moment de la sortie de "Rubber", expliquant qu'il avait détesté le tournage de "Steack", trouvant que la lourdeur de la machine classique (maquillage, mise en place des lumières, du son) bridait toute créativité du metteur en scène en étirant à l'infini les temps d'attente, qu'il en avait conclu que le cinéma de papa était mort, et qu'il lui fallait réinventer le cinéma, ce qu'il a fait dès son deuxième film, notamment en assurant le cadre lui-même et en privilégiant le plan-séquence aux sacro-saintes règles des raccords.
Quoiqu'il en soit, n'ayant vu ni "Steack", ni "Rubber", je peux donc porter mon regard sur ce "Wrong" en tant qu'objet cinématographique en soi. Premier constat, au-delà de la dimension loufoque et surréaliste de l'histoire, il y a un véritable scénario, où la mécanique de l'absurde répond à une logique implacacble, qui fait qu'un événement qui semblait gratuit au début du film prend toute sa cohérence une heure après ; ainsi l'agacement du voisin de Dolph quand celui-ci lui parle de ses joggings, ou la longue discussion entre Dolph et la standardiste de Jesus Organic Pizza sur le pléonasme que représente la lièvre à moto de leur logo, ou encore les conséquences de la transformation d'un palmier en sapin, tous ces petits faits anodins nourrissent la suite du récit.
"Wrong" raconte donc l'histoire d'un homme au nom de chien, Dolph, qui se trouve inconsolable de la disparition de son chien au nom d'humain, Paul. Quentin Dupieux définit son cinéma comme la contamination du réel par le bizarre, et c'est exactement l'effet que ressent le spectateur. Le radio réveil qui revient constamment comme dans "Une histoire sans fin" passe de 7 h 59 à 7 h 60, les personnages se téléphonent à quelques mètres de distance, les pompiers font la pause devant une camionnette qui brûle, il pleut à l'intérieur de l'agence de voyage, et tout cela est filmé comme si c'était naturel ; dans le dernier exemple, la gêne que ressentent les employés ne vient pas de ce déluge intempestif, mais de leur agacement devant le fait que Dolph continuent à faire semblant de travailler trois mois après avoir été viré.
Le cinéma "réinventé" par Quentin Dupieux se caractérise par une maîtrise formelle : des choix de cadre toujours signifiants, un jeu sur la profondeur de champ pour isoler les personnages ou des détails et figurer un point de vue, une photographie surexposée qui adopte la tonalité du rêve éveillé. Il y a aussi un vrai travail des personnages par les acteurs : Jack Plotnick, vieux routier des séries TV US déjà vu dans "Rubber"qui campe son incompréhension douloureuse de bête abandonnée, Eric Judor déjà présent dans "Steack" qui joue un jardinier avec l'accent de Maurice Chevalier, ou William Fitchner, l'agent Mahone dans "Prison Break", qui incarne l'étrange Master Chang qui erre dans sa limousine, action très à la mode à Cannes avec " Cosmopolis" et " Holy Motors".
Malgré quelques répétitions et quelques scènes qui fonctionnent moins bien que d'autres, "Wrong" réussit à maintenir constamment l'intérêt par la tension qui traverse le film de bout en bout, par la cohérence de sa construction scénaristique, et par des accents lynchiens jamais gratuits qui rendent presque logique l'absurde des situations. Isabelle Regnier dans Le Monde écrit que "Wrong" est au cinéma ce que le sample est à la musique ; peut-être, mais le DJ qu'est Quentin Dupieux alias Mr. Oizo sait depuis longtemps construire son oeuvre propre à partir de samples, et c'est bien ce qu'il réussit à faire au cinéma.
http://www.critiquesclunysiennes.com/
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2012
Absurde et drôle, surréaliste et hilarant, non-sens et lyrique, stupide et beau! Le nouveau Quentin Dupieux et tout cela à la fois! Pas facile de faire aussi bien que Rubber mais Wrong est un autre bon film! Excellent même! D'une inventivité folle grâce à une liberté de ton et même de sens que seule Dupieux se permet d'exercer! Il y a du Tati et du Bunuel dans ce film qui part dans tous les sens et surtout des moments de grâce! Mais comme toujours il y a revers de médaille parce que certains choses tombent à l'eau ou sont redondantes... Ce qui l'empêche d'être un véritable chef d'oeuvre comme l'était Rubber!
Serge Riaboukine
Serge Riaboukine

71 abonnés 946 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 avril 2014
Pas de quoi détrôner "Steak" dans la filmo de Dupieux. Là où le style décalé trouvait un excellent support dans sa critique, Wrong est creux. Ne cherchez pas, il n'y aura rien à comprendre, pas de réel scénario. On a ben du mal à s'intéresser au sort de ces personnages issus de cet irréel. ça se termine comme ça commence et on reste dubitatif. Reste de belles images et un comédien principal engagé mais ça ne me suffit pas. Je préfère revoir Steak une dizaine de fois, il restera encore plus d'intérêt.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 août 2019
Le cinéma de Dupieux, c’est un concentré de toutes les idées les plus dingues, de tous les personnages les plus étranges et de toutes les situations les plus absurdes. Ça pourrait être rafraîchissant si c’était dilué dans un semblant de récit, mais à trop forte dose, c’est vite fatiguant et complètement vain.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 8 septembre 2012
une scène, la scène de la pizza (Eric découvrant ce que cache en réalité la pizza) vaudrait presque à elle seule de voir le film tant l'incongruité de la situation provoque l'hilarité (ne serait ce qu'interne) du spectateur. Et des scènes de ce calibre, il y a en bcp, disons toutes celles avec Eric qui pour une fois a bien fait de la jouer solo.
Par contre, par contre, effectivement, il y a des longueurs, et l'histoire est trop déroutante pour tenir l'attention du spectateur sur le long terme. L'idée des employés travaillant sous la pluie est géniale, mais elle ne produit rien cinématographiquement, et l'on a vraiment l'impression de se trouver dans une pub pour une banque, inventive et bien construite, mais qui ne valent que dans une vignette de 30 sec. Ici à insérer dans le film et son histoire, l'exercice est presque vain ...
Un conseil pour les porteurs d'une carte illimitée, allez y au moins pour voir la première partie, et les scènes avec Eric, ensuite, vous restez si vous aimez, ou pas ;-)
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 13 septembre 2014
Bien que ce soient toujours la même poésie et le même sens de l'absurde qui se déploient chez Quentin Dupieux, on ne s'en lasse pas, preuve en est cette errance surréaliste et assez méditative avec un Jack Plotnick complètement ahuri à la recherche de son chien. Même si ce film demeure le moins riche en gags et personnages burlesques, il n'en constitue pas moins une pierre de plus dans l'édifice cinématographique du très tordu et prolifique réalisateur français venu semer un brin de folie à Hollywood.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 avril 2013
Film totalement délirant! les acteurs sont géniaux!
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2012
Quentin Dupieux continue d'exploiter la veine à la fois absurde et surréaliste de son style et il est un des meilleurs cinéastes actuels pour faire ça. "Wrong" est un film souvent drôle, parfois touchant de par l'histoire d'un homme qui a perdu son chien et qui se lance à sa recherche. Le scénario ajoute à cette histoire des éléments sans aucun rapport mais qui contribuent à faire de l'univers de Dupieux quelque chose de parfois perturbant et parfois poétique mais souvent décalé. Le problème est que malgré des idées de génie (le réveil qui passe de 7h59 à 7h60), le film finit par traîner en longueurs et c'est souvent le cas avec le réalisateur, ses idées ayant du mal à tenir sur un film d'une heure et demie. Mais il parvient à combler les blancs lors de quelques superbes séquences mais aussi grâce à ses interprètes, William Fichtner étant ici particulièrement en grande forme, avec son accent particulier et sa natte bizarre.
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