Quentin Dupieux signe un film absurde . Eric Judor incarne un jardinier. William Fichtner interprète Maître Chang. Une très belle fable insensée sur l'amour entre un maître et son chien.
Cinéaste du non-sens, Quentin Dupieux occupe une place à part dans le paysage cinématographique français. Pour autant, sa singularité est-elle une raison suffisante pour s'extasier à chacun de ses films ? Si le dernier en date, "Réalité", convainquait par une drôlerie rigoureusement écrite et par une poésie qui naissait d'un entremêlement de niveaux vertigineux, "Wrong" ennuie très vite par un manque d'inventivité des gags et par une fixité globale - pour le dire très simplement, le film tourne en rond - qui confine à la pose. Prétentieux Dupieux ? Un peu, parce que se croire génial à force d'étirer toutes les situations alors qu'on a deviné leur déroulement dès le premier plan, c'est tout de même ridicule. Le système absurde du cinéaste atteint donc ici un niveau de prévisibilité qui dit bien à quel point le film est à court d'idées et ne surprend quasiment jamais - la fin est d'ailleurs complètement ratée - hormis quelques scènes tout à fait réjouissantes (la scène géniale du détective qui annonce en clôture de son enquête à Dolph que son chien a été kidnappé alors qu'il s'agissait de le retrouver) qui échappent à la petite mécanique de l'ensemble. Reste que tout cela est trop étriqué et, de la part de Dupieux, assez décevant.
C'est un gars qui a perdu son clebs, alors il appelle un détective privé, spécialiste du genre "profiler" qui se met à "profiler" les déjections du clébard (sic !), une sorte de coloscopie à distance pour retrouver le fugitif. Le cabot accusé à tort est bien entendu innocent et ne sera, à notre grand soulagement, pas inquiété. Il n'a pour l'heure pas donné suite aux demandes d'interview.
Bon là j'ai brodé et extrapolé un brin, car l'humour absurde n'est pas donné à tout le monde et certainement pas à Quentin Dupieux. Pour cela, il faudrait un petit peu de talent et demander conseil à David Lynch à côté duquel ce Quentin n'arrive pas à la cheville. Et pour ce qui est du "non-sens", il aurait dû se renseigner chez Kafka, un creuset inexpugnable.
Quentin Dupieux se débat donc tout seul dans son délire à deux balles et n'a pas hésité à recruter l'un de nos grand débiles nationaux en renfort, Eric Judor (Ramzy n'a pu se libérer, car les vécés en feu étaient fermés de l'intérieur). L'ennuyeux Quentin Dupieux délivre en fin de compte une misère filmique des plus vaseuses, vulgaires et de surcroît très prétentieuses : si absurdement crétine qu'on se hâte de ranger ça sous la paillasse.
Un film decalle un brin déganter et genial par moment un scenario loufoque des acteurs jouant le jeu des situations pas banales avec un bonne maitrise de la camera ca donne un film plus que bon dans un contexte cinématographique bien trop sérieux le cinema c est faire de l ordinaire, de l extraordinaire ( Mr B Poolvorde ) tres joli coup pour ce long métrage absuredement genial
C’est l’histoire d’un homme dont le chien a disparu et qui apprend qu’il a été kidnappé par Maître Chang afin de renforcer son attachement auprès de l’animal. Cela se veut absurde et cela n’a ni queue ni tête mais n’est pas les Monty Python qui veut. Pourquoi être parti en Californie (bonjour le budget !) pour tourner ce film alors que le 9-3 aurait très bien convenu. Eric Judor (de Eric & Ramzy) joue le rôle d’un jardinier au méchant accent français. Qu’est-il venu faire dans cette galère d’autant qu’il l’aurait fait gracieusement ? Judor est marrant pour déconner sur une estrade de patronage mais n’a pas démontré son réel talent d’acteur.
J'ai du mal à croire que ce... truc ait reçu 3.4/5 de moyenne de la part des spectateurs (au jour où j'écris). A croire que dès qu'il s'agit d'un film d'auteur, quasi seuls les fans regardent, et quasi seuls les fans le notent... J'apprécie le cinéma de l'absurde (Hot Shots, Mais qui a tué Paméla Rose, les "Y a-t-il" par exemple), mais lorsque c'est absurde presque sans jamais être drôle mais simplement bizarre, pour moi, c'est un échec de la part de celui qui a créé le scénario. Ce n'est pas que c'est mal joué, c'est juste que trop d'absurde non encadré par un scénario digne de ce nom... c'est trop. Quentin Dupieux a tout wrong ici. PS : j'ai lu dans les critiques que certains parlaient de Rubber, du même réalisateur. Pas de quoi s'y référer, ce n'était pas non plus une réussite.
Dupieux reste dans l'absurdité totale! Personnages décalés, situations inexplicables, Wrong ne laisse pas indifférent mais souffre de quelques longueurs qui ne permettent pas d'apprécier pleinement le film. Si vous aimez ses autres réalisations, n'hésitez pas un instant!
Pour ce qui me concerne, je ne peux pas nier l'originalité de ce film. Mais je n'avais pas lu les critiques avant et en fait j'ai attendu un bon bout de temps pour que ça démarre enfin. Hélas, pour moi, ça n'a jamais démarrer, sauf lors des 10 dernières minutes où j'ai mis la lecture en accéléré. Le côté loufoque a sûrement son charme si on est prévenu avant.
Mon premier Dupieux et au final vraiment une sensation étrange laissée à la fin de ce film. C'est une œuvre vraiment unique, y a pas à dire, Dupieux te pose un univers absurde, où personne ne réagit normalement, où tout est loufoque et imprévisible, et il le fait tellement bien que le film ne semble jamais en abuser ni en devenir risible, on a juste une impression d'étrange et d'irréel. Seulement voilà, le film a beau avoir un univers original et une galerie de personnages étranges (ma préférence va à Maître Chang et ses motivations WTF), il n'en est pas moins mou. Mou parce qu'il n'y a clairement pas de vrai enjeu ou de vraie intrigue (enfin il y en a une, mais impossible de s'y impliquer pleinement), et du coup ça ne tient pas sur les 1h30, cela aurait dû ou être plus court ou se renouveler, or ce n'est pas le cas. Un peu déçu donc, bien que le film n'est pas mauvais, j'espère être plus contenté par Réalité.
Après l'histoire du pneu tueur, Quentin Dupieux revient avec un film qui nous raconte l'histoire d'un type qui a perdu son chien. Sur le papier, rien de très intéressant, et pourtant, le film suinte l'originalité à chaque scène (ou presque). Le résultat est un film complètement surréaliste, à la fois absurde et inquiétant, où on va nous parler du chien bien évidemment, mais pas que : vous aurez aussi droit à l'histoire du palmier, du logo de la pizzeria du coin, et j'en passe. Au final, un film qui ne plaira pas à tout le monde c'est sûr, mais qui change radicalement de ce que l'on a l'habitude de voir. Pour les curieux...
S'il y a quelque chose que l'on ne peut pas nier, et qui serait même impossible à nier, c'est que Quentin Dupieux a une personnalité bien à lui et qu'il vit dans un univers que l'on pourrait qualifier de parallèle. Cela a pour conséquences que ces films ne ressemblent en rien à ce que l'on peut voir habituellement. Jetez un œil sur « Rubber », je pense que vous comprendrez très vite. Dans « Wrong », film entièrement articulé autour de cet homme qui a perdu son chien, Dupieux pousse encore un peu plus loin son goût pour l'absurde le plus complet. Mais le problème, c'est que ça ne fait pas toujours mouche. Dans « Rubber », ça fonctionnait, dans « Steak », pas du tout. Dans « Wrong », on aboutit également à un échec. Bien que Dupieux fasse encore une nouvelle fois preuve d'un non-sens total et nous offre encore quelques trouvailles (comme ce bureau dans lequel il pleut), son film, malheureusement pour lui est incroyablement lent et sonne vraiment super creux. L'originalité et l'intention de créer quelque chose étaient bien présentes, mais impossible pour moi de me sentir concerné par le trip de Dupieux. A mon goût, il s'agit là de mauvais n'importe quoi (oui, car il existe aussi le bon n'importe quoi). Même quand un film vous paraît alléchant sur le papier, il vous arrive d'être déçu, ça arrive souvent même, c'est l'un des aléas du cinéma...
Déçu ! et pourtant je ne suis pas un grand fan, ni un grand connaisseur de Dupieux, mais j'avais bien aimé Réalité et Wrong Cops (Rubber déjà beaucoup moins). Et en fait le constat est le même ici que pour Rubber, c'est sympatoche, il y a de l'idée, mais ça ne tient pas sur un film de 1h30. Parce que de l'absurde pour de l'absurde, moi je veux bien et j'en suis preneur, mais il faut qu'il se passe quelque chose à l'écran.
Dans Wrong Cops il naissait des situations assez comiques de ce beau bordel, dans Réalité c'était tantôt drôle, tantôt intrigant, mais là dans Wrong... c'est parfois un peu drôle... "un peu"... mais c'est tout. Les personnages ne me font pas rire, ils ne m'intéressent pas, je ne suis pas inquiet pour eux. Du coup j'ai juste regardé un truc bizarre pour être bizarre qui dure 1h30 et c'est long.
Alors le film n'est pas chiant, mais c'est long quand même pour ne rien raconter, pour ne rien dire.
On peut néanmoins reconnaître une certaine recherche dans l'absurde, d'avoir un côté déstabilisant vu qu'aucun personnage n'a la moindre réaction ayant le moindre sens et à part une ou deux situations c'est globalement pas si prévisible que ça (mais bon étant donné que les situations semblent venir aléatoirement, encore heureux).
Je trouve juste dommage de s'affranchir de différentes conventions scénaristiques et de cohérence pour faire un truc si vide, pas antipathique, mais vide.
Bon, je verrai sans doute Steak un jour, dont on m'a dit du bien... peut-être même nonfilm... mais voilà... c'est décevant malgré tout, il n'a pas réussi ce qu'il réussira plus tard avec Réalité, faire un truc absurde, mais qui soit assez jubilatoire pour intéresser malgré tout le spectateur.
Comment écrire une critique sur un truc aussi absurde? J'avais bien aimé Rubber qui, malgré un gros manque de rythme, avait une idée derrière, parlait au spectateur. Bref il y avait quelque chose. Wrong se résume à vouloir installer un sentiment de malaise, sans qu'il y ait de développement, d'intrigue, de dénouement , sans un seul éclairage. On pourrait prendre ce sentiment de malaise pour de la qualité, car on est pas vraiment dérangé, c'est flottant, on pense pouvoir se rattraper à quelque chose, on l'espère. L'idée est pas mal, mais on se demande légitimement à quoi cela a servi? Idem pour la réalisation, qui semble trop parfaite, trop fluide, c'est malsain. Mais c'est aussi c'est très moche en fait, comme si l'absence d'esthétique propre pouvait passer pour de la beauté... On est à mille lieux d'un Lynch pour le côté rêve/réalité. Et surtout il y a toujours ce cruel manque de rythme, on s'amuse pendant 20 minutes à voir ce truc absurde, mais après le film ne propose rien de plus, et même faire redoubler ses gags, tout en étant hyper lent. Un non-film pour moi...
Le début m'a captivé parce qu'il est peu commun. Et tout le reste aussi. Mais ca perd en valeur parce que quitte à faire un film décalé, le réalisateur aurait du aller plus loin. Ca s'avère trop gentillement, donc décevant au fur et à mesure.