L’excitation sexuelle d’un point de vue psychiatrique vient d’une excitation physique. Cet insaisissable instant dérange la morale. On peut chercher des tas de raisons à son comportement dans l’enfance du personnage, mais ce qui compte, c’est qu’il éprouve une excitation quand il a mal. Les gens qui se raccrochent à la moralité sont ceux qui ont peur de leurs pulsions. Émettre un jugement moral sur cette histoire, c’est pouvoir se rassurer et se dire: « Je suis du bon côté. » Mais moi, dans le film, ce qui m’intéresse, c’est que l’on sente précisément la jouissance, les pics d’excitation de ce banquier.
où est le scénario? Il n'y en a aucun. les scènes sans aucun enjeu, sans aucune émotion s'enchainent une à une dans une lumière atroce. On dirait que tout a été filmé en HI8. les comédiens? perdus, ils attendent leur cachet tranquillement en écoutant la réalisatrice les diriger en leur débitant des sornettes sur leur personnage...Cela se veut sulfureux, c'est juste petit bourgeois. Bref, à voir si l'on veut encore se faire une idée du cinéma français dans toute sa splendide nullité.
Film très singulier qui n'est pas à aimer ou détester, pas toujours facile à regarder. Excellent jeu d'acteurs, sombres et intenses, Laetitia Casta sublime tout comme Boringer dans son rôle si particulier. Sans oublier la bande originale présente à chaque instant, qui colle à l'histoire et qu'on adore adorer...
Hélène Fillières signe un film qui passe à côté de son sujet, sans aucune crédibilité, sans épargner un seul cliché sur le SM qui est tout l'inverse de ce qui est montré ici. Le symptôme d'une agonie cinématographique française... Une catastrophe.
Un film raté . Je trouve que les personnages presentés sont traités de manière superficiels et donc ne permet pas par exemple de comprendre la relations du couple Borhinger Casta... Essentiel... Car qu'elle trompe celui ci, ou se prostitue, avec puelvoord dont le fantasme sexuel est sa propre mise à mort.
film glauque avec un scénario aussi plat qu 'une table à repasser.
les points que j'ai mis sont pour les beaux plans. L'esthétique est vraiment belle et Laetitia ne gâche rien au décor. Poelvoorde est excellent. Film à voir pour le plaisir de voir les acteurs...
C'était un film que je voulais voir... plutôt déçu ! Il est lent, trop sombre, trop ennuyeux bien que les acteurs soient, normalement, bons. Dans ce scénario, ça ne colle pas. Le meilleur moment, c'est la fin, ponctué par la bande originale d'Etienne Daho, là, ça a du sens ! A voir... si vous avez, heureusement, qu'une bonne heure à gâcher !
Le problème du film, c’est que le scénario tourne en rond. Il ne se passe presque rien et le peu de choses qui arrivent reviennent sans cesse. Les personnages sont assez vides d’émotion, tout ce qu’on voit, c’est un homme qui veut se faire gifler par sa maîtresse. Un scénario complètement vide. La réalisation n’est pas excellente non plus, il fait tout noir pendant la plupart du temps et on ne voit presque rien. C’est dommage car le film est servi par deux grands acteurs. Benoît Poelvoorde est bon. Ce n’est peut-être pas son meilleur rôle mais il s’en sort assez bien. Laetitia Casta est excellente.
Ce film se déroule dans une ambiance très pesante. L e silence à parfois beaucoup plus de poid que les mots, néanmoins ce film manque cruellement de dialogue c'est dommage. Les plans sont néanmoins bien tournés et accentuent cette atmosphère si particulière. Bref assez mitigé...
5 étoiles pour ce film parce que je ne me retrouve pas dans ce "dézinguage" de certaines critiques. 5 étoiles parce que, pour une fois, voici un 1er film français ambitieux. Sûrement pas sans défaut, mais sacrement gonflé et ambitieux. Le parti pris est assumé, le film est sans concession. Rien dans ce film n'est "fabriqué pour plaire", et cela nous change des films concept censés fédérer le public. Au moins Hélène Fillières (que j'adore comme actrice, tellement belle, élégante et mystérieuse) affiche sa singularité par un film à la radicalité assumée. Elle a du cran cette fille. Quand j'entends décors glacés, film froid et que je lis : "du sous-Lynch", je dis que c'est vrai. Le film est glacé et glaçant, comme la solitude de ces deux êtres, que rien n'arrive à apaiser. Et c'est vrai il y a du Lynch, du Cronenbergh, du Gus Van Sant...Et si ce 1er film nous venait d'ailleurs (film scandinave par ex) on serait sûrement moins impitoyable....On crierait peut être à la découverte...Pourquoi vouloir comprendre qui sont les personnages, pourquoi vouloir de la psychologie là où la clé est dans le mystère ? Pourquoi expliquer ? Et que faudrait il expliquer ? C'est un film qui fait confiance à l'intelligence, qui pose question. C'est un film Lacanien aussi...sûrement trop peu en phase avec le "marché" mais à qui la faute ? Sûrement pas à l'ambition d'Hélène Fillières car, c'est certain, voilà une sacrée réalisatrice. Vivement son prochain film !