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Un visiteur
1,5
Publiée le 16 janvier 2013
Je ne sais pas si l'engouement pour le sadomasochisme est lié à la publication de 50 nuances de Grey, mais ce film est torturé, lent et sombre... B. Poolvoerde est très bon, Laetitia Casta n'est pas actrice et ça se sent...
Film lent, peu bavard, chiant. Les acteurs sont bons mais le parti pris sur l'esthétisme (une photographie superbe) rend ce film indigeste et surtout chiant... Dommage.
Je viens de voir "Une histoire d'amour" en avant première au festival d'Auch. C'est une véritable révélation. Difficile de s'attendre à quelque chose quand si peu d'informations ont été diffusées et que le pitch tient en 2 lignes… c'est donc sans a priori que je suis entré dans la salle.
C'est d'abord un film d'une grande rigueur formelle, rien n'est laissé au hasard, tout y a une signification. C'est un film totalement épuré, comme si Hélène Fillières avait traqué la moindre scorie pour l'éliminer et ne garder que ce qui est strictement indispensable. C'est grâce à sa simplicité que le spectateur peut entrer dans l'extrême complexité de ce que vivent les personnages et de ce qu'ils sont au fond d'eux-mêmes. Sans jamais rien nous révéler des failles qui ébranlent ses personnages, Hélène Fillières nous laisse entrevoir, nous laisse imaginer à quel point leur humanité est fragile, et par là même nous force à réfléchir sur notre propre fragilité.
C'est donc aussi un film d'une grande rigueur morale. Justement parce qu'il ne porte aucun jugement moral sur des comportements pourtant réprouvés par les codes de la société et par la loi. C'est sans doute parce que les spectateurs sont laissés seuls devant ce fait divers, sans que la réalisatrice/scénariste les aide à aucun moment à se rassurer en plaquant une sentence sur les agissements des personnages, que ce film est si dérangeant. Hélène Fillières aime tous ses personnages et laisse le spectateur se débrouiller avec le drame qu'on devine entre telle ou tel, avec les rapports ambigus qu'entretiennent celui-ci et celle-là… Dans un monde où tout nous est tracé d'avance, y compris et surtout ce que nous avons à penser, "Une histoire d'amour" est une bouffée d'oxygène. Mais comme souvent quand on vit en atmosphère raréfiée, cet apport soudain va donner le tournis à certains.
Après cette projection et le (trop) court débat avec la réalisatrice qui a suivi, il reste le désir de continuer à explorer toutes les pistes que le film ouvre en quantité : aller plus loin dans cette dialectique de l'acteur et du metteur en scène, "devenir maître du film" comme dit Hélène Fillières alors qu'elle est le plus souvent "au service du réalisateur" ; entrouvrir la fenêtre de la métaphysique que le personnage de l'ange dessine, et on pense à Jean-Claude Brisseau tant celui-ci est baroque quand Hélène Fillières est minimaliste ; le couple Casta/Bohringer peut-il être une citation (un hommage ?) à celui formé par Signoret et Gabin dans le film de Granier-Deferre quand le chat passe d'une main à l'autre ? ; comment trouve-t-on le financement pour un tel premier film, même quand on est une actrice reconnue ?………
Hélène Fillières a fait un film d'une intelligence rare. Il questionne notre esprit, interroge notre sensualité et titille nos angoisses les plus profondes. Il prouve aussi que le cinéma n'a pas fini d'inventer.
Le film aurait du s'appeler "froid". La réalisatrice a choisit la facilité en restant à la surface de son sujet. On ne saura donc rien sur la névrose des personnages, le pouvoir économique, la soumission, l'emprise, le désir... Le pire c'est que quand on dit ça, on entend limite condescendant "ah tu veux des explications ? de la psychologie ? comprendre les personnages" ? Gus Van Sant est mon réalisateur préféré et il ne fait pas ça. Là c'est vide et lisse comme une pub chic : des personnages sans profondeurs et caricaturaux prononcent des mots creux, dans des décors ultra sobre et design (même les acteurs ne semblent pas vraiment prendre de plaisir avec leurs jouets de cuir, incarner leurs phrases...). Tout est surligné pour qu'on comprenne bien la solitude, la douleur, la recherche de la lumière, la passivité du mari... Bref, tout cela ne va pas très loin parce qu'elle n'en fait pas grand chose. On cherche vainement une petite place dans cette peut être fascination de la réalisatrice pour son sujet ? Dans le fait divers (affaire Stern), Jauffret s'étonnait que la meurtrière soit si séductrice avec son physique banal. Ici on se demande comment on peut rendre si peu excitante la divine Casta ?? (et dont le rôle semble trop grand pour elle pour jouer la violence/faille/névrose face à la puissance de Poelvoorde). C'est d'autant plus dommage que l'idée de jouer avec les clichés sado/maso ne fonctionne pas vraiment. Par certains côtés on est dans du sous-Lynch ou sous-Gandrieux ("Sombre" que j'adore et auquel j'ai pensé). Mais il n'y a là ni chair, ni amour et juste l'apparence du mystère.
pas de dialogue, pas de suspense, pas d'émotion... 1h20 qui en paraissent 3... dommage car les acteurs réalisent une vraie performance. mais ça ne suffit pas, à mon sens.
Si vous vous fiez au titre français « une histoire d’amour », vous allez être très très déçus, le titre anglais « tied » est bien plus approprié. J’avais tenté de regarder ce film à la TV une première fois, mais j’avais abandonné rapidement tant le « plot » scénario était difficile à regarder et surtout à comprendre par le côté glacial et glauque. J’ai décidé de le regarder en entier une deuxième fois et me concentrer sur ce film. J’ai essayé tant bien que mal de voir « une histoire d’amour » mais j’y ai vu de tout sauf de l’amour tel que je l’entends. J’y ai vu une actrice essayant de jouer une personne sous l’emprise et le contrôle d’un pervers narcissique, égocentrique et torturé par un passé douloureux comme tous les psychopathes. J’ai été tenté d’abandonner une seconde fois tant les jeux étaient ennuyeux et répétitifs, mais j’ai voulu savoir où cette histoire dénuée de sens allait nous emmener. J’y ai vu beaucoup de souffrance tant de la part de l’actrice que de l’acteur. En résumé, tout sauf de l’amour, mais plutôt une violence physique et verbale, jeux sadiques et masochistes dangereux, abus de confiance, trahison, provocations perverses, punition ultime, scénario classique des pervers narcissiques. Espérons qu’il soit interdit au moins de douze ans. Mais comment peut-on appeler ce film une histoire d’amour? Même pas M. Bohringer d’une indifférence consternante n’a su sauver la donne. Merci quand même à la musique d’Etienne Daho « l’adorer » en fin de film d’avoir apporté un peu de douceur absente dans le film.
Encéphalogramme plat... Très lent, très ennuyeux... Je vous le déconseille fortement ! Pour la deuxième fois de ma vie, j'ai quitté la séance avant la fin... Bon courage si vous allez le voir !