où est le scénario? Il n'y en a aucun. les scènes sans aucun enjeu, sans aucune émotion s'enchainent une à une dans une lumière atroce. On dirait que tout a été filmé en HI8. les comédiens? perdus, ils attendent leur cachet tranquillement en écoutant la réalisatrice les diriger en leur débitant des sornettes sur leur personnage...Cela se veut sulfureux, c'est juste petit bourgeois. Bref, à voir si l'on veut encore se faire une idée du cinéma français dans toute sa splendide nullité.
Qui n'a pas rêvé d'être fouetté par Laetitia Casta en combinaison de latex ?! La réalisation de ce fantasme justifiat, à lui seul, l'intérêt suscité par ce film très attendu On sait qu'Hélène Fillières a adapté le livre de Régis Jauffret, inspiré de la sulfureuse affaire Stern : un richissime homme d'affaire assassiné par sa maîtresse. Séance SM qui tourne mal ? Ou crime crapuleux déguisé ?
Le livre était intitulé "Sévère". Le titre du film laissait augurer une approche plus sensible et somme toute plus intéressante. Hélas, la réalisatrice échoue à démontrer qu'une histoire d'amour peut se cacher derrière une relation SM. La relation qui unit les deux héros nous reste incompréhensible. La faute à une distribution calamiteuse. Poelvoorde, aussi sexy qu'un chicon au jambon, surjoue le milliardaire torturé et détestable, dominant dans sa vie professionnelle et aspirant à être dominé dans sa vie sexuelle. Casta est belle et se tait, laissant totalement opaque un personnage dont on peine à percer les motivations. Leur couple ne fonctionne pas. Le film tourne à vide et ne réussit même pas à provoquer la plus petite excitation. C'est bien le moindre qu'on pouvait pourtant en attendre.
Une photo magistrale malgré un scénario un peu laborieux ... Le jeu des comédiens laisse un peu perplexe malgré une présence soutenue et un couple improbable, J'ai tout de même été agréablement surpris par ce dernier, assez convaincant. Bravo surtout aux décors et à la musique... Hélène à suivre...
Laetitia Casta est indéniablement magnétique. En latex, dans un registre SM vaguement provocateur, elle capte l’œil sans effort. Mais un film ne se réduit pas à une surface désirable. Or ici, le problème commence précisément là : le jeu. Elle est à côté de son rôle, sans justesse, sans nécessité intérieure.
Le pire reste pourtant le duo Poelvoorde - Casta. L’alchimie est inexistante. Le tandem sonne faux, artificiel, laborieux. On n’y croit pas une seconde. Résultat immédiat : l’ennui s’installe, massif, irréversible, du premier plan au dernier.
Écrire le mot « film » devient alors pénible. Ce que j’ai vu dans une salle obscure, avec des fauteuils et un projecteur, ressemble davantage à un objet creux qu’à une œuvre. Pas vraiment de scénario. Pas de direction d’acteurs. Pas de vision. Rien, ou presque. Un non-film. Peut-être même un anti-film, tant il semble nier les fondements mêmes du cinéma.
Pendant la séance, j’ai fini par pianoter sur mon smartphone, grimace aux lèvres, me demandant sérieusement quelle mauvaise inspiration m’avait conduit là. Cruelle ironie : je voulais voir Alceste à bicyclette. Je me suis trompé de salle. Une erreur d’orientation. Coûteuse. Très coûteuse.
Ce meurtre ayant eu lieu dans ma ville de Genève, et étant passionné de faits divers, connaissant donc beaucoup de choses sur cette histoire, je me devais de voir le film, surtout avec un si beau casting. Joli couple auquel on aurait pas forcément pensé. Sinon, le traitement ne m'a pas passionné, mais bon, il n'est pas mauvais non plus. Je m'attendais à plus trash, sachant que le banquier Stern et son amante professionnelle avaient des rapports sado-maso. Non pas que je tienne absolument au trash, mais j'ai rien contre quand c'est pas gratuit et que ça sert l'histoire et surtout si c'est pour respecter des faits réels. Bref...
Un film raté . Je trouve que les personnages presentés sont traités de manière superficiels et donc ne permet pas par exemple de comprendre la relations du couple Borhinger Casta... Essentiel... Car qu'elle trompe celui ci, ou se prostitue, avec puelvoord dont le fantasme sexuel est sa propre mise à mort.
Désigner sous le vocable "film" ce torchon serait faire injure au cinéma. 1h20 de néant dans des décors aussi glauques que le semblant d'action, des acteurs au dessous de tout (dans le cas de POELVOORDE c'est habituel), pas de dialogue ou si peu (en comptant les quintes de toux de Bohringer). Quand on connait la difficulté que rencontrent certains réalisateurs de talent pour financer leurs films, je me dit que certains fonds sont dilapidés. Enfin, 1h20 c'est vite passé, d'autant plus qu'étant seul dans la salle, j'ai pu bâiller et soupirer à mon aise.
Un film se base sur un scénario, et ici c'est un problème ! Toute cette histoire reste bancal, parfois avec des béances, des éléments inexpliqués, et peu à peu on décroche du film...
Benoît Poelvoorde est excellent, et la débutante Hélène Fillières fait preuve d'une certaine virtuosité dans la réalisation. Il y a une ambiance. Mais aussi beaucoup de faiblesses dans le scénario, comme par exemple le personnage joué par Richard Bohringer, complètement inutile, qui passe tout le film à parcourir de long en large son appartement. Les clichés sont un peu faciles, tels le riche forcément pervers et manipulateur, le ministre complètement cynique, et la jeune femme à la fois vénale et un peu amoureuse tout de même. On ne comprend pas bien pourquoi le personnage joué par Poelvoorde lui propose un million de dollars et le mariage. Toute cette histoire reste obscure, inexpliquée, et peu à peu on décroche du film. Mais la voix off nous avait prévenus dès le début : les histoires d'amour sont des planètes privées. Ceux qui y sont extérieurs ne peuvent en comprendre les règles. D'accord, mais si on ne peut pas comprendre, pourquoi en faire un film? On n'adhère pas à cette histoire d'amour entre un pervers irresponsable mais bourré de tune, et une jeune femme un peu paumée. C'est inspiré d'une histoire vraie, mais l'histoire vraie était certainement beaucoup plus une sombre histoire de cul et de fric qu'une histoire d'amour. Décider qu'il s'agissait d'une histoire d'amour, c'est un peu mentir, et du coup on sombre dans la caricature, et dans la contradiction. D'un côté le personnage joué par Poelvoorde est trop caricatural, même si l'acteur accomplit une redoutable performance. De l'autre, celui joué par Laetitia Casta est trop contradictoire : comment peut-elle aimer une ordure pareille? Comment peut-elle être assez bête pour attendre quelque chose de lui? Comment peut-elle se prêter de si bonne grâce à ses jeux abjects, et espérer qu'il lui donnera un jour autre chose? Décidément tout cela est un peu trop tordu et bancal, et par moments ça frôle le n'importe quoi.