J'ai pas été franchement emballé par ce biopic !! Je ne pense pas être la cible de ce type de film je pense, j'ai trouvé ca trop long et parfois ennuyeux
Un biopic plutôt sympa, détaillé et prenant. Que l'on aime ou non le style culturel, la vie de ces trois grands artistes est captivante et le film donne l'impression de respecter la réalité des faits.
N.W.A était un mouvement contestataire et révolutionnaire. En toute logique, je m'attendais à un film d'une férocité équivalente. Entrevue au début, puis égrainée de façon très subtile durant le film, la révolte n'a jamais sonné en moi. Et pourtant, au sortir de la meilleure scène du film où la bande se fait humilier devant le studio de Jerry Heller, je ne vois rien de l'immense mouvement et de l'intelligence de ce groupe qui en à fait ce succès international. Il en ressort un biopic linéaire, qui a comme base de scénario la page Wikipédia du groupe.
N.W.A - Straight Outta Compton retrace le parcours tempétueux de ce groupe de musique précurseur d’un sous-genre du hip-hop. Construit de façon très électrique, le film se bouscule entre des morceaux enragés et des scènes de banlieues emblématiques de ce qu’ont vécus les membres. Le titre du film est également celui de leur premier album qui s’est vendu a plus de trois millions d’exemplaires, il était donc presque normal de rendre hommage au groupe. D’ailleurs, ces deux heures trente ont connus un grand succès aux Etats-Unis. Scénaristiquement parlant, le film fonce dans le mur à chaque séquence et par conséquent ne nous laisse pas un instant pour adhérer au parti. Pourtant, N.W.A tente de montrer la polémique qui fait encore débat aujourd’hui ; la violence policière et le racisme. Mais le tout manque de profondeur et on finit par se convaincre d’assister à un clip promotionnel. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Des acteurs et des dialogues impeccables pour un film engagé qui a le mérite d'avoir clairement un parti pris arrivant à la fois à justifier le langage souvent limite du rap et qui s'attaque durement à la société américaine que ce soit dans son communautarisme, son racisme ou encore dans le délaissement d'une partie de sa population.
Biopic d'un groupe de rap devenu légende, Straight Outta Compton est avant tout l'histoire de la communauté afro-américaine qui cherche à mette fin à plusieurs années de discrimination où une simple pause entre deux enregistrements de "beats" tourne à la démonstration de force de la police de LA. Une suite de sons où le suivant est encore meilleur, une fidèle rétrospective de la création du "vrai" rap, SOC c'est aussi ça. On avait peur du film moralisateur, oui dealer, tuer c'est mal, mais c'est ça Compton.
Très bon film, très bien construit impressionné je suis par le choix des acteurs qui ont une ressemblance tel avec les personnalités ! Même Snoop Dogg et Tupac étaient très ressemblant ! Un jeu de rôle très bien exécuté !
À voir absolument, très réaliste et instructif sur le rap américain. On est captivé par la réussite du crew, leur succès .. Des personnalités très attachante, de l'humour, du talent, et quelques passages d'émotion : on Vit le film ! Au bout de 2h30 j'en voulais encore, n'hésitez plus !
Racontant l’ascension fulgurante de « » groupe précurseur du « gangsta rap » à la fin des années 80 le long-métrage tout en se débarrassant pas d’un aspect assez hollywoodien offre une mise en scène brute bien qu’assez classique sur la forme qui parvient sur une longueur de 2h30 à passionner et à rendre son trio principal reprenant la vie d’Eazy-E, Dr. Dre et Ice Cube attachant. Néanmoins face à ce récit où se mêlent rage, colère contre les autorités et dérapages violents on ne peut s’empêcher d’y voir une vision quelque peu édulcorée d’un groupe qui a révolutionné le rap mais en n’évitant pas bien des excès. Le film de F. Gary Gray s’avère au final être un biopic plutôt sage et qui déçoit dans son incapacité évidente à proposer une réflexion incidente sur la portée de la musique de ce groupe révolutionnaire au vu des récents événements aux Etats-Unis et la colère que porte une partie de la population américaine et le miroir que cela reflète sur notre société.
C'est assez bien. Le film raconte les débuts de ce célèbre groupe de rap US des années 80, son ascension et son implosion.
La première partie du film est la plus convaincante, elle décrit la vie à Compton et on comprend que vivre dans un endroit pareil ne doit pas être une mince affaire. On assiste à l'émergence de la scène rap californienne, à la rencontre des membres du groupe, leur rencontre avec leur manager et l'enregistrement de leurs premières chansons. Tout ça est filmé avec une énergie communicative et une manière incontestable de ménager le suspense. Les acteurs ressemblent vraiment aux rappeurs à l'époque. F. Gary Gray est un bon réalisateur même s'il n'a aucun chef-d'oeuvre à son actif, sa filmographie est de qualité. Même si on se dit que ce qui est montré est forcément romancé, on sent que ça a dû être une aventure humaine intense. Les scènes de concerts sont assez électrisantes. Curieusement, aucune mention de l'hypothétique financement des albums du groupe par l'argent amassé par Eazy-E quand il trafiquait de la drogue...
La deuxième partie du film est moins intéressante : elle montre l'éclatement du groupe, les chansons où ils s'insultent et les rivalités entre labels, le fonctionnement de l'industrie de la musique. L'impact de leur musique sur le public (à un moment, on entend l'un d'eux dire "Ce qui est formidable, c'est que des blancs et des noirs de tous les milieux écoutent notre musique") aurait été plus intéressant à traiter en profondeur. Et quand on connaît un peu l'histoire du groupe, on doute fort que tout ce que montre le film soit vrai (aucune mention des frictions entre Eazy E et Dr Dre). Quand les protagonistes sont présentés comme des victimes de l'industrie musicale et de leur manager véreux, on n'y croit pas trop.
La dernière partie rehausse un peu le niveau avec la réconciliation, quoiqu'un peu larmoyante sur la fin. Certaines choses auraient mérité d'être mentionnées, comme le contexte politique et culturel de l'époque, les années Reagan/Bush père et la politisation du rap avec des groupes comme Public Enemy et KRS One.
A voir même si on n'aime pas forcément le rap US, le sujet est assez intéressant. Certaines scènes sont toutefois inutilement sensationnalistes.
Suge Knight est vraiment décrit comme une ordure. Dr Dre a un peu le beau rôle, c'est trop beau pour être vrai. L'acteur qui joue Snoop Dogg ne lui ressemble pas trop.
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5,0
Publiée le 17 janvier 2016
F. Gary Gray n'a pas fait les choses à moitié avec ce film qui va au-delà de mes espérances. J'adore le rap ainsi que le milieu de la musique donc ce film était fait pour moi et ce qui fait plaisir, c'est que le réalisateur est très complet en ce qui concerne l'histoire du groupe avec la rencontre des membres, la création, la montée en puissance, les morceaux qui sont des classiques, les coups bas, tout ce qui fait que ce groupe est mythique. Il n'oublie pas non plus l'industrie musicale puisqu'il parle des maisons de disques, des producteurs qui sont parfois véreux et se font la guerre pour déloger les poulains des autres, des managers qui peuvent profiter des artistes qui sont peu au point au niveau juridique, des compositeurs qui sont essentiels dans ce milieu, des auteurs sans oublier les ghostwriters ce qui est tabou dans le rap car c'est normalement le seul "art" où les artistes sont censés écrire leur propre texte. En plus de ça, le réalisateur parle de certains problèmes de société comme les violences policières ou encore le Sida. Ces deux points ne sont pas toujours traités avec justesse notamment le premier qui est un peu exagéré hormis quand il est question de Rodney King. Bref, j'ai trouvé le film excellent, il nous fait vivre plein d'émotions, les acteurs sont bluffants et pas uniquement pour la ressemblance et la bande son est énorme. Tout ça mérite bien la meilleure note histoire de finir l'année en beauté.
Un très bon film qui reprend un pan important et un virage essentiel dans la musique rap US, de grands artistes gangstas, des magouilles, de affaires, des rivalités, des femmes etc... Furieusement ancré dans son époque, violences policières, émeutes, drogue, sida, la réalité de la vie rattrape les potes du début. Le croisement avec d'autres artistes essentiels de la scène rap west coast. Une bande son qui aurait pu être meilleure malgré tout, ce qui est un comble, mais des acteurs vraiment très bons et bien choisis.
N.W.A, pionnier du gangsta rap, a ici le droit à son biopic. Rien d'étonnant quant on connait l'histoire du groupe et de chacun de ses membres. Il y a en effet de quoi remplir les pages d'un scénario. Pas la peine d'aimer ce style de musique pour apprécier "Straight Outta Compton". L'histoire, comme souvent dans les biopics, est assez linéaire et classique tout comme la réalisation mais assez solide pour nous captiver jusqu'à la fin. Les profanes apprendront un certain nombres de choses sur ce groupe emblématique et les autres pourront lui reprocher quelques raccourcis. Cela reste un bon long métrage qui conserve un bon équilibre entre la musique, la dimension politique et les relations entre les membres du groupe.
Ces mecs n'avaient peur de rien,ils n'ont toujours peur de rien car à regarder le film on à l'impression que le rap à été inventé par N.W.A. S'il est vrai que le groupe à fait surgir le gangsta et qu'il y a un avant et après N.W.A. dans l'univers rap,ce n'est pas N.W.A qui est aux origines du mouvement. Enfin ils sont tout de même un gros maillon de la chaine en or qui brille sur le monde du rap. Sur les 2h20 que compte le film le développement est somme toute très sommaire,on survole le passage familial de Dre. Celui-ci à peine apparus dit à sa mère que 50 dollars n'est qu’un début pour lui (attention c'est le moment prémonition de destiné),il aurait pu même encadrer son beau billet pour le faire trôner dans sa futur belle villa comme le veut l'american dream,mais comme il a des factures à payer ben il peut pas. Sa maman ne comprenant pas ses ambitions il décide alors sans plus attendre de prendre ses cliques et ses claques et sa caisse de disques pour quitter la maison. Il n’oublie pas dans la foulée de prévenir son frère des dangers du monde qui l'entoure,Dr Dre c'est un peu pascal le grand frère il est gentil comme tout et aide ceux qui l'entoure. Ouais bon le gars à gommé toute la partie pas très reluisante de sa personne,mais c'est pour la bonne cause,la sienne. Mais c'est le sujet du film car la seule cause que défendent ces gars (futur millionnaires) c'est la leur. Chacun veut avoir de la maille quitte à arnaquer ses potes et si ça ne va pas un flingue réglera le problème définitivement. Le voilà le rêve américain réussir quitte à marcher sur le cadavre de son pote,rien n’arrête le rêve de gloire d'une nation et de ses habitants.
Pas simple d’être objectif quand les producteurs du film sont aussi les principaux protagonistes de l'histoire. Arranger et tourner les choses dans son sens est dès lors inévitable,car tout ça à dut être validé par les producteurs(Dre,Ice Cube) pour que leur image n'en prenne pas un coup. On est jamais aussi bien servi que par soi même,ça ils l'ont bien compris. Le film aurait été peut être plus honnête avec des gens extérieurs à l'histoire. Car ce qui est raconté ici est de l'ordre de l'anecdote,tout est propre et bien trop gentillet. N.W.A traine une réputation qui colle à son image on pouvait en attendre largement plus. L'histoire telle quelle est racontée n'a pas grand intérêt et ce n'est pas la réalisation de série b signé F. Gary Gray qui viendra améliorer la situation. Il tente bien de faire des scènes poignantes,spoiler: comme lorsque Dr Dre,en pleine tournée apprendra la mort de son frère. Pourtant il l'avait prévenu,mec le crime ne paie pas,ou peut être un beau cercueil. Toujours est il que ces scènes sont un beau ramassis de clichés mise en scène avec une truelle. Quoi de plus normal après tout d'utiliser une truelle quand on construit un édifice à la gloire de(ces producteurs) N.W.A, il est bien normal d' utiliser la méthode maçon. Le montage est tout aussi balourd que le reste. Les nouvelles scènes viennent rebondir sur la scène précédente en lui apportant une redondance mal venue et mal senti. F. Gary Gray voudrait faire concorder ces deux scènes en les terminant et en les débutants avec des similitudes,seulement il vient surligneur en poche histoire de bien nous faire comprendre le lien que possède ces deux scènes.
Le projet à trainé 10 ans avant de voir le jour,c'est certainement le temps qu'il à dut falloir aux scénaristes pour lisser les personnages afin que les producteurs donnent la mention approved. C'est aussi le temps que le fils d'Ice cube à eu pour apprendre à jouer la comédie. Il à passé plusieurs fois le casting duquel il a été recalé plusieurs fois avant de décrocher le rôle de son père. Il était certainement le mieux placé à la vue de sa ressemblance pour jouer le rôle qu'il incarne bien,son regard à quasi la même puissance que celui d'Ice Cube. Il va peut être pouvoir faire un biopic sur son père l'acteur,ça va pas aller bien loin et le film sera certainement tout aussi pauvre que celui-ci.
N.W.A - Straight Outta Compton est le premier film sur le rap à la gloire des ses acteurs,avoir un vrai sujet ne suffit pas il faut savoir l'exploiter avec un vrai scénario et un bon réalisateur.Il n'y a ni l'un ni l'autre ici. Allez tout le monde le doigt en l'air et phoque the police.
Pour être tout à fait franc je n’étais pas plus motivé que cela à voir ce film, n’étant pas vraiment un fan de rap. Alors, l’idée de me taper un biopic sur un groupe de rap né il y a plus de trente ans, quand bien même je connaissais les membres, honnêtement cela me motivait moyennement, surtout que le film durait presque deux heures trente ! C’est donc avec d’autant plus d’enthousiasme que je suis heureux de dire que j’ai passé un bon moment et que le film s’avère incroyablement passionnant ; on ne voit vraiment pas passer ces plus de deux heures. Alors, certes le film est un biopic musical sur un groupe et il passe par les passages incontournables : rencontre, naissance du groupe, griserie du succès, querelle d’ego, séparation, descente aux enfers, etc… Mais le film dresse finalement un portrait très nuancé de ces hommes, qui si sur leurs raps prennent des postures ultra-machistes et gangsta, s’avère beaucoup plus profond que ces caricatures. On découvre non seulement leur conscience de l’endroit d’où ils viennent et de la situation dans leur quartier, mais également qu’ils ont été de redoutables entrepreneurs (surtout Ice-cube et Dr Dre). Le film montre aussi que l’émergence du gangsta-rap (et donc de leur groupe) correspond à une période où les tentions entre police et quartier chaud de Los Angeles (Compton donc) était à leur maximum, débouchant d’ailleurs sur la honteuse affaire Rodney King. Ce fond socio-historique est vraiment un plus pour le film. Bref, si comme moi le rap n’est pas vraiment votre musique de référence, ne boudez quand même pas votre plaisir et aller voir ce film qui s’avère plus intéressant qu’un énième biopic musical et beaucoup plus que l’hagiographie du NWA. Je dirais presque qu’il faut le voir absolument.