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Un visiteur
5,0
Publiée le 22 septembre 2015
Un très bon biopic, plutot complet, qui raconte la formation et l'ascension du groupe de rap N.W.A. Certes les puristes n'apprendront pas grand chose, mais au moins c'est un film accessible à tout le monde, jeunes et moins jeunes, amateurs de hiphop ou non. Et cela fera meme du bien à certains d'ouvrir leur esprit et se cultiver. Je regrette seulement le coté un peu lissé de certains personnages et de la vie à Compton et le fait que Mc Ren et Yella soient recalés au second plan. Sinon j 'ai adoré la B.O, que de souvenirs !! Les acteurs sont impressionnants de ressemblance et de justesse ! Je recommande donc complètement ce film !!! J'irai meme certainement le revoir une 2e fois !
Excellent film, de par la reconstitution de cette période, les personnages sont extrêmement ressemblants, et talentueux, Ice Cube en tête, parfait. On ne voit pas passer les 2h30, plongé dans les studios d'enregistrements avec ces artistes, on sent leur envie de créer de s'en sortir cette passion de la musique, on oublierait presque le film pour un documentaire. Mai pour un des groupes les plus talentueux tumultueux et dangereux de l'époque, l'histoire est un peu lisse il manque la violence des conflits les egos surdimentionnés le caractère perso de chaqu'un est à peine survolé, les ghettos, les gangs les flics racistes cette ambiance dure est à peine survolée. Mais le biopic est passionnant et ces 3 membres Easy-E, Dr Dre et Ice Cube convaincants ne nous laisse pas indifférents. La BO est géniale, le générique de fin nous permet de voir les vrais de vrais c'est cool. A voir absolument.
Que vous soyer prévenu tout de suite, le film est une version édulcoré, de la vérité. C'est l'histoire telle que les membres du groupe, veulent qu'elle soit écrite. Et ce sentiment est d'autant plus fort lorsque l'on voit que les producteurs de ce film, sont les rappeurs Ice Cube et dr Dre, soit les membre du groupe eux-mêmes et la veuves de feu Easy E.(mort du Sida en 1995
Il est clair que si l'on veut la vérité, il vaut mieux regarder un documentaire sur le groupe, plutôt que de se contenter de voir ce film.
Il y a de fort arrangement avec la vérité, notamment quant Dr Dre quitte Death Row, se qui, ne s'est pas du tout, passé de la manière dont nous le montre le film.
Il y a de fort arrangement avec la vérité aussi, dans la manière dont le film nous montre comment s'est terminé le fameux concert de Detroit en 1989. Ce dernier, si on s'en fit aux articles trouvé sur le net, ne s'est pas terminé comme nous le montre le film, loin de là !
Et il y a de fort arrangement avec la vérité, dans la manière dont on fait passer Dre pour un pur dj roi du scratch alors qu'il ne se contentait que de passer des disques en boite (celle là je tenais quand même à la placer parce qu'elle était abusée !!
Autant d'arrangement qui renforceront leurs légendes auprès des fans à coup sure, rajouter à ça, la bande son de Dre qui pour le coup,à sorti un nouvel album (c'est pas celui là Deetox !!
Le film possède une structure de scénario, très classique, car elle ressemble à tous les biopics de stars américaines de ces 20 dernières années. Straigth out Compton, n'a, au final, développé que les personnages Dre ,Ice Cube et Easy E, reléguant Dj Yella et Mc Ren au stade de potiche.
Le développement des personnages principaux, laisse curieusement pensé que des trois noms cité plus haut, le seul qui est un authentique gangster est Easy E, les autres sont juste de gentils garçons dans la dèche. On passe à la trappe donc, les prises de position de Ice Cube, les déboires avec la justice de Dre, qui pour le coup figure dans la bande annonce officiel, mais pas dans le montage final. Surement que ces "oublis" finiront dans la version blue ray collector rallonger d'une demi-heure pour faire plus de thune!.
On retiens, toujours pour l'authenticité, qu'Easy E dealais du Crack et roulait en Impala 1964. En gros, straigth out Compton est un film qui fait du fan service avec son lot de Biatch et de Gun, mais qui est plaisant à regarder. J'avoue que j'ai bien aimé l'ambiance.
Il est vrai que cette réussite au box office américain est une exception et tout ça va sûrement donner des idées à d'autres groupes légendaire leur biopic rap et avec lui, ses petits arrangements avec la vérité.
Film très bien réalisé, et encore d'actualité il me semble sur ce que peut être le monde du business et de la musique. Sans oublier l'aspect historique de ce groupe de rap légendaire. Je le conseille sans hésiter.
Ça n’était sûrement qu’une question de temps avant que le groupe culte N.W.A. ne passe à la moulinette du biopic, inévitable machine à succès commerciaux qui, une fois de plus, fait ses preuves, vu le succès outre-Atlantique du nouveau film de Felix Gary Gray. Et qu'en est-il réellement ? Et bien malgré quelques défauts (majeurs pour certains) le film sur le groupe culte de hip hop est une bonne représentation du groupe, de son environnement et son ascension, passant des petits bars pour faire kiffer les potes au rang de groupe culte dans l'histoire du rap.
En réalité, tout paraît complet aux premiers abords à la sortie du film. La mise en scène très propre de Cary Gray nous montre en plusieurs chapitres la vie de chacun des membres (sauf Yella et Ren) ils s'attardent en particulier sur le mode de vie d'Ice Cube, Dre, et bien sûr le grand Eazy-E. Jeunes vivant dans un quartier où les flics semblent faire régner leurs propres lois, où le seul moyen de s'exprimer est de faire de la musique. Après les intros respectives de chacun, vient l'envie d'investir dans le monde de la musique. On remarque nos 5 gars rapper à travers une bande son, vous vous en doutez, absolument jouissive, libre de faire ce qu'ils veulent jusqu'à l'arrivé de Jerry, qui va entourlouper Easy-E dans son monde de business. Vient ensuite le succès monstre du groupe puis les altercations entre eux puis la dispersion du groupe jusqu'à l'envie nostalgique d'Eazy-E de le reformer.. Je n'en dis pas plus pour ce qui ne connaîtrait pas le destin de NWA. Donc voilà niveau scénario tout semple assez complet, on ne semble être passé à coté de quelque chose en sortant de la salle, mais il cache quelques vérités sur les personnages.
Le film est bon mais tout est beaucoup trop blanc chez NWA. Dre semble être un véritable fils modèle alors que l'on connaît ses anciens penchants sur la violence envers les femmes, ainsi que la violence souvent incontrôlable de Eazy-E etc.. Certains considèrent donc que le film est une pure promo pour le groupe, pour moi c'est un détail important mais qui ne nuit pas au film qui reste vraiment loin d'être désagréable dans ce qu'il raconte, et ne transpire pas la pub, et cela, grâce au point que je trouve le plus fort du film : ses acteurs.
Nos 5 rappeurs sont interprétés avec leur mimique, leur façon d'être de manière absolument magistrale. Rien ne transpire le faux et on ne peut qu'être en empathie avec chacun d'entre eux. De Ren à Ice Cube en passant même par Jerry, les acteurs font littéralement le film à eux tout seuls. Ils en deviennent bouleversants et on est à fond dedans pendant les quasi 2h30.
Bref, NWA n'est pas un film parfait mais a le mérite d'être un bon biopic divertissant qui nous apprend des choses sur le groupe tout en nous en cachant d'autres malheureusement.. Mais ça reste du travail maîtrisé, un pur bonheur pour les oreilles, et un moment de pure émotion.
C'est assez bien. Le film raconte les débuts de ce célèbre groupe de rap US des années 80, son ascension et son implosion.
La première partie du film est la plus convaincante, elle décrit la vie à Compton et on comprend que vivre dans un endroit pareil ne doit pas être une mince affaire. On assiste à l'émergence de la scène rap californienne, à la rencontre des membres du groupe, leur rencontre avec leur manager et l'enregistrement de leurs premières chansons. Tout ça est filmé avec une énergie communicative et une manière incontestable de ménager le suspense. Les acteurs ressemblent vraiment aux rappeurs à l'époque. F. Gary Gray est un bon réalisateur même s'il n'a aucun chef-d'oeuvre à son actif, sa filmographie est de qualité. Même si on se dit que ce qui est montré est forcément romancé, on sent que ça a dû être une aventure humaine intense. Les scènes de concerts sont assez électrisantes. Curieusement, aucune mention de l'hypothétique financement des albums du groupe par l'argent amassé par Eazy-E quand il trafiquait de la drogue...
La deuxième partie du film est moins intéressante : elle montre l'éclatement du groupe, les chansons où ils s'insultent et les rivalités entre labels, le fonctionnement de l'industrie de la musique. L'impact de leur musique sur le public (à un moment, on entend l'un d'eux dire "Ce qui est formidable, c'est que des blancs et des noirs de tous les milieux écoutent notre musique") aurait été plus intéressant à traiter en profondeur. Et quand on connaît un peu l'histoire du groupe, on doute fort que tout ce que montre le film soit vrai (aucune mention des frictions entre Eazy E et Dr Dre). Quand les protagonistes sont présentés comme des victimes de l'industrie musicale et de leur manager véreux, on n'y croit pas trop.
La dernière partie rehausse un peu le niveau avec la réconciliation, quoiqu'un peu larmoyante sur la fin. Certaines choses auraient mérité d'être mentionnées, comme le contexte politique et culturel de l'époque, les années Reagan/Bush père et la politisation du rap avec des groupes comme Public Enemy et KRS One.
A voir même si on n'aime pas forcément le rap US, le sujet est assez intéressant. Certaines scènes sont toutefois inutilement sensationnalistes.
Suge Knight est vraiment décrit comme une ordure. Dr Dre a un peu le beau rôle, c'est trop beau pour être vrai. L'acteur qui joue Snoop Dogg ne lui ressemble pas trop.
N.W.A était un mouvement contestataire et révolutionnaire. En toute logique, je m'attendais à un film d'une férocité équivalente. Entrevue au début, puis égrainée de façon très subtile durant le film, la révolte n'a jamais sonné en moi. Et pourtant, au sortir de la meilleure scène du film où la bande se fait humilier devant le studio de Jerry Heller, je ne vois rien de l'immense mouvement et de l'intelligence de ce groupe qui en à fait ce succès international. Il en ressort un biopic linéaire, qui a comme base de scénario la page Wikipédia du groupe.
Super film à voir, si on aime le rap dèjà puis tous ces personnages qui font que le rap est devenu une musique mondialement reconnu et soutenu par beaucoup. Les instrus et paroles sont à la hauteur de nos attentes et tout ce qui va avec :
Biopic sur le mythique groupe de rap NWA de leurs début jusqu'à la mort du sida de Eazy E. Je tient en bonne estime Gary Gray le réalisateur du film. Il instille dés le début un faux rythme cool pour dépeindre la vie à Compton faites de soleil qui tape fort et de bagarres. On s'y croirai presque. Pénétré dans leurs intimités de jeunes adultes qui kiffent le rap est agréable à regarder. On peut se prendre pour leurs potes et le tout et non dénué d'humour. Les 45 premières minutes du film sont les meilleurs. Les acteurs jouent biens, leurs têtes ressemblent à celles des rappeurs, on les prends en sympathies. c'est sur, NWA est un bon film. Par contre lorsque Paul Giamatti entre en jeu, on sent que le film se professionnalise grave. La suite n'est qu'une succession de saynètes montrant l'ascension et la chute du groupe de rap. Malgré cela les images sont belles, le choix de la photographie est originale ça sonne vraiment rap old school et les personnages principaux, il faut l'avouer; ont du caractères.
Le réalisateur n'oublie pas l'aspect politique avec la lutte contre le racisme des policiers envers les noirs Fuck tha Police est interdit en radio) dont le point d'orgue est, en 1992, les émeutes de Los Angeles provoquées par l'acquittement de policiers qui avaient tabassé un noir (Rodney King) après un bête excès de vitesse. Ces émeutes font écho à l'actualité sombre de 2015 et les émeutes de Baltimore et Ferguson déclenchées par les violences policières à l'encontre de jeunes noirs. On regrette parfois que le film s'attarde sur des conflits financiers entre membres du groupe et managers, sans grand intérêt, mais le film a le mérite de se faire le témoin d'une page majeure de l'histoire de la musique urbaine. Dr Dre et Ice Cube à la production, le film de F. Gary Gray est parfois complaisant mais on ne peut que s'incliner devant le talent de ces artistes en réécoutant les morceaux de N.W.A, fondateurs du hip-hop contemporain.
Compton, un ghetto de Los Angeles, est rentré dans la légende en devenant le lieu de fabrique de grands noms des précurseurs du rap US, je précise cela car un des plus talentueux rappeur de la nouvelle génération (critiques de tous genres approuvent), j'ai nommé Kendrick Lamar, a grandi, surprise, à Compton. Je commence là dessus car c'est mon premier point négatif, j'aurais espéré un peu plus de "l'avant" début du célèbre groupe des années 80, car une brève présentation de chacun des membres ainsi qu'une scandaleuse arrestation des forces de l'ordre suffira comme genèse au film. Bon d'accord il fait déjà 2h30 mais ça n'aurait pas été de trop d'un peu plus insister sur ce moment de l'histoire, déterminant pour leur avenir. N.W.A. - Straight Outta Compton est un film incroyablement bien documenté et un témoignage inédit et passionnant sur le groupe qui a véritablement rendu banckable le rap. L'ensemble fait très réaliste, à l'image du style représenté, d'autant plus que les acteurs ressemblent à s'y méprendre aux membres. Une histoire sur le business assez récente pour être parlante mais suffisamment ancienne pour nous rappeler qu'internet a détruit un côté authentique aux démarches artistiques. Sûrement hagiographique quand on sait que c'est Dr. Dre, Ice Cube et la veuve d'Easy-E qui ont produit ce film, peut-être à la limite de la propagande pour certains, c'est sûr qu'il ne faut pas être dupe, mais ça n'est pas dérangeant dans la mesure ou on a pas spécialement envie de TOUT savoir. Avec les déboires récents de la police aux USA et les arrestations musclées sans motifs de citoyens afro-américains, ce film peut faire froid dans le dos, dans le sens ou cette "habitude" policière à la cow-boy ne date pas d'hier. Cela rend plus légitime la démarche. Bon je ne parle pas des femmes, connaissant un minimum la culture rap US je me doutais bien que cela n'allait pas être une pub pour les Femen mais bon... C'est toujours embêtant quoi qu'on en dise. Un récit intéressant et captivant à rajouter à la courte liste des biopics musicaux fructueux.