Blade Runner 2049
Note moyenne
3,9
26926 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 511 critiques spectateurs

5
278 critiques
4
427 critiques
3
256 critiques
2
231 critiques
1
176 critiques
0
143 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Philippe G.
Philippe G.

131 abonnés 509 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2017
Vu en AP privé à Lyon.
Ce film manque un peu de nervosité. En outre, les effets spéciaux sont archi-vus et revus.
Gossling mise à fond sur le non jeu, ce qui devient un gimmick pénible. Bon et sinon ?
spoiler: Dès le début on devine qui est le répliquant, ce qui enlève tout suspense.

Harrison Ford est un peu "rajouté" au film je trouve.
Villeneuve avec le pénible "Contact" m'avait déjà décu, ben là il persiste, malgré sa virtuosité. On est vraiment loin de Prisonners ou Sicario !
La CinéToile
La CinéToile

22 abonnés 17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 octobre 2017
Prenez le temps de savourer ce Blade Runner

Le contexte : 

En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves (les réplicants) créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lors d'une mission, il découvre un secret enfoui depuis longtemps, capable de changer le monde.

Les personnages : 

K (interprété par Ryan Gosling) est un réplicant nouvelle génération. En début de film, sa vie se résume à obéir aux ordres et à vivre une illusion du bonheur avec Joi, sa petite amie virtuelle. Sa vie linéaire va ensuite être perturbé par spoiler: un souvenir qui va rejaillir dans son esprit.
Ryan Gosling oscille avec perfection entre le manque d'émotion du réplicant et l'envie d'en avoir une. (le blocage

Joi (Ana de Armas) est un personnage plus important qu'il n'y paraît. Elle fait partie de la vie illusoire que K c'est inventé. Elle représente un amour impossible. spoiler: La scène où Joi tente de frapper sur la vitre de la voiture pour réveiller K, alors qu'elle ne peut pas. Sa tentative de se matérialiser pour offrir à K un semblant d'amour charnel, via Mariette, la prostituée. L'ironie, c'est que Joi a permis à K de devenir Jo et de s'émanciper de sa condition de réplicant pour se rapprocher de son humanité.


Niander Wallace (Jared Leto) est le créateur des réplicants. il se compare à une sorte de Dieu fasciné par la création. Il est très perturbé et s'exprime de façon mystique. Il est peu présent à l'écran mais énigmatique.

Les personnages secondaires :

Rick Deckard (Harrison Ford) est convoité dans le film pour répondre aux mystères qui entourent spoiler: la nature même des réplicants.

Mariette (Mackenzie Davis) est une prostituée de la rue, qui joue un double jeu. spoiler: Elle est avec ces réplicants de l'ombre qui souhaitent mettre en place une future révolution.


Luv (Sylvia Hoeks) est la création la plus aboutie d'après Wallace. En plus de se prendre pour la meilleure de sa catégorie, elle est pro-réplicant.

Lieutenant Joshi (Robin Wright) fait son travail et semble n'y voir aucun inconvénient. Elle est pro-humaine.

La CGI :

On a déjà vu de la CGI dans pleins d'autres films comme Rogue One (pour rajeunir la princesse Leia ou encore ressusciter le commandant de l'étoile noire). L'effet était cependant visible. Mais spoiler: Rachel
(dans le Blade Runner de 1982) a le droit, dans le Blade Runner de 2017, a un visage aussi jeune et identique, au trait près. Et quand elle s'exprime, on y voit absolument rien qui supposerait une effet spécial. Bluffant !

Le Fil Rouge et les Coups de Théâtre :

Le fil rouge du film c'est spoiler: le souvenir perturbant de K
, qui l’emmènera à se poser d’innombrables questions et à vouloir retracer la disparition de Rick Deckard. Le coup de théâtre le plus impressionnant, c'est lorsque K découvre spoiler: qu'il n'est pas le fils de Reckard et qu'il est depuis le début guidé par un faux espoir. C'est à ce moment là que Jo (sa personnalité et ses choix) va naître pour de bon.


A noter aussi que les scènes d'actions et de violences sont traités différemment qu'un blockbuster classique. spoiler: La mort du lieutenant que le spectateur découvre à travers la vitre,
nous montre un autre choix de mise en scène. Le côté glaçant a été privilégié plutôt que le trash habituel de notre époque.

Le décor et les costumes :

Ce qui est admirable dans ce film, c'est qu'on prend le temps d'apprécier les décors. Les scènes où Jo rentre dans les limites de l'autre monde. On a aussi plaisir à retrouver la veste du Blade Runner et les vêtements au design futuriste.

La B.O :

Elle n'a pas sa place dans ce genre de film. Elle est limite hors sujet. Hans Zimmer en fait trop. Heureusement que la musique n'est pas omniprésente.

Ma scène préférée :

1) spoiler: Lorsque K devient Jo, et qu'il se rend compte qu'il n'est qu'une illusion face à la publicité sous forme holographique de Joy .
2) La métaphore sur la naissance spoiler: de Jo : c'est cette scène où le véhicule a échoué près d'une cascade et que Jo blessé tente de rejoindre Reckard à la nage. C'est alors qu'Harrison Ford, qui symbolise un père de substitution à ce moment là, hurle le prénom de Jo. Jo sort de l'eau, un peu comme à la suite d'un accouchement, et il a besoin de Reckard pour se relever.
3) le coup de colère qui échappe au contrôle de K lorsqu’il apprend spoiler: La scène où Joi tente de frapper sur la vitre de la voiture pour réveiller K, alors qu'elle ne peut pas. Sa tentative de se matérialiser pour offrir à K un semblant d'amour charnel, via Mariette, la prostituée. L'ironie, c'est que Joi a permis à K de devenir Jo et de s'émanciper de sa condition de réplicant pour se rapprocher de son humanité. 0
4) Lorsque K marche dans le monde abandonnée, qu'il traverse le monde "orange". 5) La double révélation que Deckart a spoiler: La scène où Joi tente de frapper sur la vitre de la voiture pour réveiller K, alors qu'elle ne peut pas. Sa tentative de se matérialiser pour offrir à K un semblant d'amour charnel, via Mariette, la prostituée. L'ironie, c'est que Joi a permis à K de devenir Jo et de s'émanciper de sa condition de réplicant pour se rapprocher de son humanité. 1


Mes plans préférées :

Les plans larges sur les différents paysages.

Les petit plus :

L'esthétique de l'image. La couleur orange du monde abandonné. Les décors. Le rythme plutôt lent. Le monde virtuel. L'appareil qui se détache de la voiture de Jo.

Les petit moins :

La bande originale de Hans Zimmer, inadapté. Harrison Ford qui joue Harrison Ford et pas forcément Rick Deckard.

Conclusion :

Il y a énormément de choses à dires dans ce film. On passe un bon moment. Un bel hommage est rendu au Blade Runner de Ridley Scott et ce second volet est bien plus vivant et moins sombre que le premier. Et l'envie d'une suite se fait sentir en fin de film... :)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 9 octobre 2017
Quel dommage
J’ai vu les belles notes mais je suis incapable de mettre même 1....
Les scènes sont d’une longueur longueur longueur
Rares sont les scènes d’action
J’aime l’anticipation et le fantastique mais là c’est impossible d’aimer ce film pour moi....
Je le déconseille
Francois D.
Francois D.

3 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 octobre 2017
rien à garder. des longueurs pseudo psycho dramatique. pas d'histoire, pas d'action, pas de musique, pas de nouveauté. désolant.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 7 octobre 2017
long, très long .... alors oui c'est beau, la bande son magnifique, mais où est le scenar? franchement j'ZI trouvé cette suite pénible. déçu, très déçu.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 5 octobre 2017
25 ans que j'attendais ça... alors ma déception est très très grande. Une belle réalisation, mais un scénario de nanard avec des personnages qui n'ont aucun charisme. À la sortie du film, le scénario ne m'a pas interrogé ni perturbé une seule seconde. spoiler: Un androïde qui a une histoire d'amour avec une Intelligence Artificielle... qui fait flop et totalement vide d'émotion ! Pourquoi courir après l'enfant de Deckard alors que les “androïdes” rebels savent déjà qu'ils peuvent enfanter et préparent déjà la rébellion ? K qui meurt (?) à la fin sous la neige est une très pâle copie de la scène avec Roy Batty (avec la seule reprise de la musique de Vangelis du film). Une fin qui donne l'impression d'inachevée (ouverture à une suite ?). L'officier K qui tombe comme par hasard sur celle qui lui implanté ses souvenirs. Une scène complètement inutile et clichée sur des petits enfants qui travaillent à enlever les composants de carte d'ordinateur (en 2049 ?), c'est quoi le but là ? Des replicants aussi forts que des Terminators qui traversent les murs comme des feuilles de papier. Des véhicules de police volants Peugeot (lol), j'imagine que c'est juste pour la version import française. Deckard qui tient un hôtel de luxe sans la moindre trace de poussière (bravo quelle fée du logis !). Le personnage aveugle était-il fait pour pomper celui de Star wars (aucun intérêt et blabla sans aucun sens) ? Pas la moindre phrase poétique qui fera mémoire dans ce second opus alors que le premier n'était que pure poésie. Un bon point quand même au trucage de la « Rachel reconstituée » (actrice sosie ou effet spéciaux ou les deux ?), mais qui finit 10 secondes plus tard avec une balle « gratuite » dans la tête... quel intérêt ?
Je crois que j'en oublie, tellement ce film est d'une terrible platitude !
Rainfall_Shadow
Rainfall_Shadow

47 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2017
Une suite très réussie à ce chef d'œuvre qui a inspiré tant et tant de films de SF. Le casting 5 étoiles ne changent rien à l'affaire : l'histoire est racontée avec la délicatesse de la violence qu'elle recèle en elle-même et l'esthétique qu'elle porte. Denis Villeneuve est définitivement un cinéaste hors norme.
Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2017
Ce film avait tout pour réussir, et à quelques détails près, il y arrive. Le projet de faire une suite à "Blade Runner", chef d'oeuvre de science-fiction diront certains (grand film pour moi) était osé, mais en ayant laissé passer 35 ans, de quoi faire germer de nombreuses théories de fan et le temps d'offrir un statut culte à un film passé plutôt inaperçu à sa sortie, ca laissait envisager cette suite plus sereinement. Surtout que Scott est de retour, à la production cette fois, que des acteurs comme Harrison Ford ou Edward James Olmos sont venus reprendre leur rôle, Sean Young apparaissant même en images de synthèse. Et pour venir réaliser le tout, Denis Villeneuve, l'un des meilleurs réalisateurs de sa génération, qui a prouvé avec "Premier Contact" que la SF ne lui faisait pas peur.

Les points positifs sont nombreux : cadrage des plans, lumière, interprétation (très bon Ryan Gosling et ca m'a fait plaisir de retrouver Ana De Armas et Robin Wright). Les effets spéciaux sont vraiment réussis, notamment la synchronisation de femmes particulièrement réaliste.
Le rythme est très posé, parfois trop spoiler: (je repense à la scène ou Gosling descend dans l'usine, on connait la finalité et l'émotion que ca va générer chez lui, l'ambiance est oppressante mais c'est assez pénible)
. Mais du coup on est sur de la SF extrêmement sérieuse, pas d'explosion ou de combat de vaisseau ici, on essaie vraiment d'étendre le propos du premier épisode et c'est réussi. La bande son aussi m'a dérangé, elle est particulièrement anxiogène et ca fonctionne souvent, mais elle est parfois un peu trop présente comme pour appuyer le côté oppressant d'une scène, ce qui n'est pas nécessaire.
Au final, Blade Runner 2049 aurait pu prendre une trajectoire différente à moitié de film et il ne l'a pas fait, certains trouveront ca dommage, moi pas. Je trouve que c'est une oeuvre particulièrement aboutie quand on sait l'héritage qu'elle avait. Ce film permet de tourner la page du premier, lancer une saga si ils le souhaitent (ce que je n'espère pas vraiment) et rendre encore une fois un bel hommage à l'oeuvre de Philip K. Dick.
Kinops
Kinops

33 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2017
Blade Runner 2049 : Difficile d'en parler sans trop en dire. Je me contenterais de dire que Denis Villeneuve nous offre une fois de plus un film qui dépasse toutes les attentes. Rarement une suite aura été aussi réussie, jusqu'à rendre le 1er meilleur qu'il ne l'était déjà. Une pure merveille visuelle et une claque comme on en prend si peu au cinéma. 35 ans après le culte "Blade Runner", cette suite prolonge et sublime l'univers créé par Ridley Scott. Sans jamais trahir l'ambiance originale, Villeneuve insuffle une nouvelle âme à son film. L'histoire apporte certaines réponses, mais exploite de nouveaux questionnements et laisse planer le doute. Qu'est-ce qui est réel et qu'est-ce qui ne l'est pas ? En tout cas, la nouvelle réalisation signée Villeneuve est un bijou.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 octobre 2017
Soyons franc , le film reprend des thèmes deja exploités ses dernières années ...film lent et sans interet..
Voilà ce que je lis depuis 15 mins, Blade Runner est un film qui en 1982 à véritablement changer le cinéma SF, de par la vision cyber-punk de Scott qui a été repris mainte fois par hollywood (scène d'entrée de SW 2, le cinquième élément , la saga ghost in the shell et j'en passe

Si certains ne le savent pas ce film était a l'époque trop avancé sur son temps et n'a pas eu le succès voulu, seulement quelques temps après il est élevé au rang de chef d'oeuvre par la presse

Pour aimer et profiter pleinement de celui ci , déjà les gars regardez le premier et remettez vous dans le bon contexte, celui du film innovant et marquant de l'époque , celui qui a inspiré tout les autres un peu comme un beatles du cinéma qui n'est malheureusement pas compris de tous..

Mais au final c'est mieux comme ça, blade runner n'est fait que pour les Fan et ceux qui sont capable de comprendre avant tout, ceux qui cherche de l'action les films de michael bay sont sortis en Blu-Ray

Pour ceux qui ont adoré le premier , Villeneuve déclare sa flamme au amoureux du travail de scott et avant tout de l'univers riche de p.k Dick..
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 octobre 2017
Très long. Aucunz emotion.
Pour la première fois de ma vie je me suis endormi dans la salle de cinema.
Hugo Fedeli
Hugo Fedeli

16 abonnés 24 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 octobre 2017
C'est une blague !!! Alors c'est ça Blade Runner 2049 ? Mais c'est archi nul ! Tout mon entourage en parle, surtout les nostalgiques. Vraiment très très long et ennuyeux, il ne se passe rien du tout dans ce film. Ryan fait du Gosling. En plus il est encore plus inexpressif que dans Only God Forgive, ce qui est physiquement impossible. Et Harrison Ford n'a absolument pas le même jeu d'acteur que dans le premier, là où il était vulnérable et quelque peu lâche, il est dans ce BR 2049 un vieux briscard qui se bat à main nue et n'hésite pas tabasser un jeunot qui est venu en paix... spoiler: IL APPARAIT A PARTIR 1h50 !!!!! MON DIEU C'EST UN SUPPLIIIICE !
D'ailleurs c'est n'importe quoi ce film, j'ai halluciné mon père tellement certaines scènes sont complètement pété : Ryan Gosling est amoureux d'une hologramme, le personnage joué par le Joker est un p***** de cinglé avec ses monologues incompréhensibles, Ford qui dit que le personnage de Sean Young dans blade runner 1982 avait les yeux verts alors que non ! Ryan démonte au corps à corps Dave Bautista (mais genre...), Ryan qui accueille les femmes comme une porte de prison, les scènes malaisantes quand Gosling récite son code d'accès (oh p***** ces scènes !)... Denis Villeneuve devait être bourré quand il a réalisé le film, il n'a filmer que les paysages en CGI et les couloirs vides. Il s'est pris pour Terrence Malick le gars... Je voulais aussi faire remarquer un truc, Ryan Gosling voix de Bradley Cooper : c'est NON ! Dans Drive il avait une voix sexy, ça allait avec son non-jeu. Je comprends pas pourquoi tout le monde crie au chef d'oeuvre pour ce film alors que Total Recall de 2012 c'est fait démonté par la critique, c'est pourtant le même genre. Total Recall de 2012 a tout ce que n'a pas ce blade runner : beaucoup d'action, poursuites de flics, suspens, hologrammes mieux fait, voitures volantes, FIGURAAAAANNNNTS, ambiance futuriste, kate beckinsale <3, technologies futuristes, ville futuriste 10x mieux faite et c'est des images net au moins, contrairement au brouillard et la pluie dominante qui gâche tout dans Blade Runner ! Ah oui, et j'ai aussi oublié le plus important : un SCENARIO !
Le truc dure 2h50 quoi... Denis Villeneuve a privilégié les décors au reste, comme la plupart des réalisateurs hollywoodiens, alors qu'on dit de lui que c'est un génie, qu'il fait de l'art, ben voyons, j'ai pas vu beaucoup d'art dans son film moi.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 octobre 2017
3h de néant ! Je me suis retenu de partir avant la fin. Les scènes sont d'une lenteur exaspérante et je me suis endormi à plusieurs reprises. Surtout je vous le déconseille.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 20 octobre 2017
Une chose que l'on ne peut pas enlever à BR 2049 : sa volonté de se démarquer d'un strict blockbuster, aussi bien par les thèmes abordés, le rythme lent, l'absence de grandes scènes d'actions. Une fois dit cela, que conserver de cette suite plus que tardive (le premier, signé Ridley Scott, date de 1982) ? Si peu hélas. À la lecture du pitch exhaustif, on suppose une œuvre palpitante aux enjeux riches de sens, un futur renvoyant un message d'alerte à notre présent. Si certains fans voudront y voir cela, le film passe objectivement à côté de ses intentions. En admettant la forme employée, d'autant que certains plans superbes font avaler la pilule de la longueur (environ 2h45), rien ne permet au spectateur de s'immerger dans l'univers, par ailleurs si centré sur le personnage de K qu'il semble une coquille vide. Aussi on ne ressent aucunement l'importance de la recherche effectuée par le héros, le fil du récit confirmant d'ailleurs le côté nombriliste de la chose : son espoir d'être une sorte d'élu, ce bébé étant le fruit de la relation entre humain et droïde. Une seule scène retient l'attention : la halte de K dans le repère des clones rebelles, rassemblés en vue d'une future bataille pour affirmer leurs droits. Et puis rien ne viendra. Ce sujet essentiel semble repoussé à un éventuel opus suivant pour mieux retrouver Harrison Ford en Blade Runner reclus. La sensation de passer du coq à l'âne est constante, tantôt une scène de sexe gratuite, puis une simulation de bagarre et quelques attitudes inexpliquées voire incohérentes. Le clou du spectacle, si l'on peut dire, est la révélation à laquelle K est tout aussi étranger que le spectateur. Jusqu'à un plan final censé faire la jonction avec le premier volet alors qu'il relève de l'anecdote. Les moyens étaient là, la mythologie intacte, le potentiel de déclinaison aussi, et pourtant on a opté pour le bout de la lorgnette : de l'eau de rose sur fond futuriste.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2022
35 ans après sa sortie, le grand classique de la SF qu'est "Blade Runner" fait l'objet une suite. Un projet ambitieux, probablement encore plus risqué artistiquement que ne l'était "2010" en son temps, tant le chef-d’œuvre de Ridley Scott a été référencé durant ces quatre décennies. Et pourtant c'est une excellente surprise ! Nous sommes donc désormais en 2049, et une nouvelle génération de Réplicants (humains artificiels), plus obéissante, travaille sur Terre. Parmi eux, l'agent K, policier chargé de chasser les vieux Réplicants illégaux, qui va mettre son nez dans une affaire à l'ampleur insoupçonnée. "Blade Runner 2049" se veut avant tout très fidèle à l'esprit du premier opus : outre les divers clins d’œil (littéralement !), l'univers est respecté, qu'il s'agisse des thématiques cyberpunk ou des décors. On garde même un aspect contemplatif, chose très étonnante (et agréable) pour un blockbuster à plus de 150 millions de dollars. Mais cette suite ne se contente pas de faire du réchauffé. Elle propose intelligemment et en permanence de nouvelles idées. La réflexion sur le rapport maître/esclave ou homme/outil est poursuivie, avec notamment un questionnement sur l'intelligence artificielle, la création, la condition humaine (enfin ici celle des humains artificiels). Par ailleurs, les visuels sont à tomber par terre, avec une photographie signée Roger Deakins sublime. Des plans magnifiques, une mise en scène et un montage fluides, appuyés par d'excellents effets numériques. De nombreuses scènes restent ainsi en tête après le visionnage. On peut ne pas aimer le film, mais impossible de le trouver moche ! On notera également une BO et un montage sonore efficaces, Zimmer semblant loucher du côté de Vangelis. Tout ceci contribue à élaborer cet univers aussi riche et oppressant, qu'hypnotique et immersif, qui fait passer sans mal les 2h43. L'intrigue est quant à elle finalement assez simple, mais elle est moins importante que son impact sur les personnages et leurs questionnements. Ryan Gosling est excellent en enquêteur haï de ses pairs, conscient de sa condition mais faisant néanmoins sa sale besogne sans rechigner, et plus sensible qu'il n'y parait. Il est secondé par une touchante Ana de Armas, une Sylvia Hoeks flippante en réplicante expéditive, et un Harrison Ford qui a toujours beaucoup de charisme (cependant ne vous faites pas avoir par l'affiche, il arrive assez tard). Au final, ce "Blade Runner 2049" est sans doute la meilleure suite qu'on aurait pu espérer. Reprenant le flambeau avec brio, apportant ses propres idées et son identité, visuellement impeccable. Elle subira malheureusement un cruel échec en salles, probablement du entre autres à sa lenteur anti-commerciale, et au fait que le film original est peu connu du jeune grand public.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse