Blade Runner 2049. Comment débuter ? Une immense fresque dystopique et philosophique. Une photographie belle à en crever les yeux. Chaque plan est léché. Un film contemplatif, immersif, sombre. On se plonge dans l'univers de Blade Runner tel notre futur angoissant. Les décors sont magnifiques, la musique envoûtante sans non plus prendre trop de place, juste assez pour nous bercer dans le film et appuyer les émotions voulues. Avec le point de vue d'un Réplicant, l'univers des deux films Blade Runner est vu sous un autre angle, qui joue face au point de vue humain du premier. C'est un film noir. Lent. Le scénario est à la fois captivant mais parfois trop symbolique. Il y a parfois des creux, des passages à vide. Le point faible du film c'est qu'à vouloir trop léché les décors et les plans, on en délaisse parfois la dynamique du film. On voit clairement ici un film contemplatif, plutôt que de nous plonger dans une histoire on nous plonge plutôt dans un univers, à la manière d'un Once Upon a Time in Hollywood... ou d'un 2001 : L'Odyssée de l'Espace. Malgré cela l'histoire permet un approfondissement des notions philosophiques du premier film et apporte des éléments nouveaux et bienvenues à l'univers, en faisant revenir des personnages du passé sans tomber dans le fan-service abusif. Côté acteur, le casting est 4 étoiles, même si j'ai eu un peu de mal avec Jared Leto, je n'accrochai pas à son personnage malgré son côté mystérieux. Ryan Gosling est magnifique, on retrouve son visage ferme de Drive, et cela renforce le choc des émotions. Harrison Ford est... eh bien est Harrison Ford quoi. Coté personnage, Wallace n'est, je trouve, pas assez approfondi. Je n'ai pas vraiment compris quelles étaient ses motivations, ses objectifs. Le personnage de Luv non plus ne m'a pas accroché, le jeu de l'actrice était parfois surjoué je trouve, et au final je ne trouve pas que son personnage apporte grand chose à l'histoire. Pour finir j'ai vraiment aimé ce film. Il est puissant, poétique et nous berce dans une dystopie plus que réaliste. J'ai un point faible pour la photographie des films et celle-ci est incroyable. Malgré quelques creux scénaristiques et des personnages pas toujours utiles, ce film est vraiment dans le haut du panier des films de sF.