Foxcatcher
Note moyenne
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362 critiques spectateurs

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Damien H.
Damien H.

15 abonnés 344 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2015
Un drame très prenant malgré sa lenteur.
Carell est époustouflant dans un type de rôle qu'on ne lui connait que trop peu.
spoiler: La fin est éblouissante.
QuelquesFilms.fr

359 abonnés 1 765 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2025
Foxcatcher rejoint un étonnant tir groupé de films états-uniens (Night Call, Whiplash, A Most Violent Year), datant de 2013-2014, qui offrent une certaine vision du rêve américain, entre ombre et lumière. Où il est question de réussite individuelle, d’ascension et de reconnaissance sociales. Où les personnages sont prêts à payer le prix fort (en argent, en effort, en vertu ou en vice) pour parvenir à leurs fins.
Dans Foxcatcher, les trois protagonistes principaux incarnent chacun une facette de ce rêve américain. Mark Schultz est un beau bébé bodybuildé (mais fragile dans sa tête) qui veut simplement être le meilleur lutteur du monde (comme Rocky dans l’univers de la boxe), en cherchant la reconnaissance et l’affection exclusives d’un mentor : son frère puis le milliardaire-mécène. John du Pont est ce milliardaire-mécène (égocentrique, mytho et mégalo) qui incarne le pouvoir de l’argent et le patriotisme exacerbé ; il ambitionne de donner du rêve et de l’espoir à l’Amérique par le biais de la gloire sportive, dans une quête de reconnaissance nationale qui cache mal une quête plus intime… et plus pathologique : la reconnaissance de sa mère qui dénigre ses activités et le « castre », la reconnaissance de son « fils de substitution », fils prodigue en plein culte de sa personnalité, qui est également peut-être le vecteur espéré de sa « revirilisation ». Enfin, David Schultz, frère de Mark, représente le père de famille, la stabilité et la force protectrice, mais aussi l’art douloureux du compromis (la renonciation à sa reconnaissance de coach sportif, le manque de considération temporaire pour le mal-être de son frère contre la reconnaissance et la sécurité matérielle de sa famille).
Foxcatcher n’est pas un tableau critique des idéaux US, mais bien un constat amer de leur dévoiement, comme en témoigne la trajectoire du héros : de la pratique noble de la lutte, doublée d’un discours patriote prêché dans les écoles, au combat sauvage où tous les coups sont permis et encouragés par une foule criant « USA ! USA ! USA ! ». Foxcatcher, c’est le drame d’une Amérique qui se perd en rêvant, dans la confusion de ses motivations profondes.
Les scénaristes E. Max Frye et Dan Futterman, ainsi que le réalisateur Bennett Miller (Truman Capote, Le Stratège…) ont nourri cette réflexion à partir d’une histoire vraie, dont ils ont tiré un récit à la fois intime et ample, en évitant toutes sortes d’écueils démonstratifs ou psychologisants. Ce qui séduit le plus dans ce film élégant et intelligent, c’est son art subtil du non-dit et de l’allusion, sa façon de cerner la complexité et l’ambiguïté des relations humaines (notamment celle possiblement sexuelle entre John du Pont et son protégé, transformé plus ou moins en gigolo), tout en jouant avec des symboles qui donnent à cette histoire des résonances plus larges, psychanalytiques et sociétales. L’ensemble est un maelström intense et troublant d’influences, de désirs possessifs et de frustrations, orchestré par une mise en scène classique et maîtrisée, parfois un peu lente et froide, mais toujours pertinente dans l’expression des rapports de forces, dans la lutte des corps qui porte en elle les troubles émotionnels et psychologiques des personnages.
Le film doit aussi évidemment beaucoup à ses trois interprètes principaux. Channing Tatum, qui a le physique de l’emploi, se montre convaincant dans la pratique même de la lutte et dans son personnage de colosse mal dégrossi et friable ; Steve Carell, méconnaissable après maquillage, impose de façon surprenante une présence mystérieuse, malsaine et pathétique, dans un contre-emploi absolu qui fait oublier ses rôles comiques ; Mark Ruffalo, plus barbu et trapu qu’à l’accoutumée, se révèle très bon dans un registre qui n’est pas forcément le sien non plus, celui de la force tranquille, et fait preuve d’une belle finesse dans certains échanges, particulièrement lors d’une scène d’interview « arrangée », face caméra, remarquable.
Pauline G.
Pauline G.

46 abonnés 561 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2015
La bande annonce promettait une sombre histoire de manipulation de la part d'un homme riche sur un jeune sportif paumé, une espèce de drame coupé de thriller psychologique sur fond de biopic dans l'univers de la lutte. Forcément, je fonce ! Quelle ne fût donc pas ma déception de voir que le "tyran" en question n'était en fait qu'un pauvre homme esseulé et pathétique. Pathétique, c'est d'ailleurs le mot clef de ce film si on veut bien comprendre le mal-être profond qui habite le personnage joué par Steve Carell. Et s'il campe son rôle de vieux bonhomme rabougri à merveille, il le joue malheureusement en mode "mono-face" puisqu'il joue exactement la même attitude du début à la fin. A cela s'ajoute un rythme lent, entrecoupé par un nombre incalculable de plans larges du domaine Foxcatcher, qui plombent encore plus l'ambiance. Du coup, on perçoit vraiment très bien l'isolement des personnages et le côté immersif est très bien réussi. Mais il n'était peut-être pas nécessaire d'en faire autant... Mark Ruffalo, quant à lui, est toujours aussi convainquant, touchant et solide à la fois, et constitue à mes yeux l'ancrage le plus solide du film parce que tout tourne autour de lui, finalement, en tant que référence objective pour les deux "perdus" auxquels il a affaire. Lui seul semble rattaché à la société qui continue de vivre en dehors de Foxcatcher et c'est en fait sur les épaules de ce parfait second rôle que repose l'articulation du film. Heureusement que Ruffalo en était la figure parce que sans ça, la qualité du métrage en aurait très certainement pâti.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 3 mars 2015
Bien que la mise en scène froide et glaciale soit très bonne et les interprétations des acteurs sans faille, "Foxcatcher" fait parti des films que je n'ai pas trop aimé et ni détesté sans savoir pourquoi. Foxcatcher a une ambiance très particulière, c'est calme, froid, parfois noir sans que cela soit vraiment trop explicite. L'absence de musique ne m'a pas du tout dérangé et l'absence d'humour non plus. Mais la mise en scène manquait d'émotion, comme je l'ai dit l'ambiance froide était de rigueur. Quant aux acteurs, ils sont quasi physiquement méconnaissables et leurs jeux d'acteurs est sans reproche.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2015
Un drôle de film qui traîne un peu en longueur. Des comédiens puissants mais un scénario sans relief ni rythme. Bennett Miller fait presque trop dans la sobriété, la folie est tenue en laisse et, même si on la ressent, on aurait aimé un peu plus de démesure.

Diviser pour mieux régner, c’est le principe de John Dupont, milliardaire frustré et psychopathe. Steve Carell est transformé physiquement comme pour justifier son comportement inquiétant. Son sens de la manipulation est maladif. Il veut acheter deux frères lutteurs (médaille d’or) pour construire son équipe « Foxcatcher » mais seul Mark va le suivre dans un premier temps.

Mark Schultz semble influençable, dès lors John Dupont prend les rennes et Mark naïf subit la loi de son mentor.

La force de Steve Carell c’est de ne jamais faire dans l’outrance : tout est sous contrôle. On réalise ses névroses mais il s’efforce de les dissimuler. Une prestation tout en retenue, exceptionnelle.

Channing Tatum est dans le rôle du gros bras sans neurone. Il est fasciné par ce père de substitution et il interprète son rôle comme un enfant dévoué.

Hélas, Dupont veut aussi le frère Dave Shultz, et celui-ci lui échappe, l’argent n’est pas sa motivation.
Pour arriver à ses fins, Dupont humilie Mark afin de récupérer Dave. C’est un choc pour Mark, il se sent trahi et abandonné. Dave va donc rejoindre l’équipe mais malgré les efforts de Dave pour soutenir Mark, ce dernier préfère rompre son contrat.

John le Despote n’en a pas terminé avec son obsession de pouvoir.
Il veut aussi Dave à sa botte. Mark Ruffalo joue Dave, il est parfait en brave type, équilibré et honnête. Il veut juste faire son bon boulot de coach et ne veut pas d’une relation malsaine.

On réalise l’ampleur de folie de Dupont lors cette fin tragique.

L’ensemble est un peu mou du genou. J’avais adoré « Truman Capote », destin beaucoup plus tourmenté mais je dois avouer que Bennett Miller ne fait jamais dans les effets de manche et la poudre aux yeux et c’est déjà beaucoup.
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2015
(...) Foxcatcher était très attendu, surtout pour la prestation de Steve Carrel, encensé depuis des mois (...) Le film met la barre très haut, aussi bien dans la mise en scène, que dans l'interprétation, le scénario ou encore, la photographie (...) il s'inspire d'une histoire vraie, ce qui le rend encore plus glaçant et effrayant (...) Ce fait divers, qui a défrayé la chronique en 1996, devient un thriller psychologique sombre et étouffant, ou plane un sentiment de malaise permanent, dès l'apparition de Steve Carell (...) Bennett Miller a pris le parti de ne montrer que le côté obscur de l'histoire, en gommant tout espoir d'évasion (...) Bennett Miller apporte sa pierre à la démystification de ce pays, en mettant à mal le rêve américain, avec ce personnage de John Eleuthère du Pont (...) C'est le film de ce début d'année, le coup de poing direct au foie, nous laissant au bord du ko, tant l'oxygène se faire rare, dans l'univers dérangeant et malsain, de cet homme, qui n'en a que l'apparence.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 février 2015
Un film sur l'histoire vraie des frères Schultz, lutteurs médaillés olympiques et de leur relations avec John Du Pont, héritier de la famille richissime Dupont de Nemour. Steve Carrell est méconnaissable dans le rôle du coach, Channing Tatum et Mark Ruffalo sont très crédibles en lutteurs. Malgré quelques longueurs, l'intrigue est assez prenante et laisse présager une fin dramatique. Le tout est très bien amené avec une mise en scène sobre. Une réussite.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 janvier 2015
La première grosse claque de ce début d'année. Je l'ai vu hier et j'en suis encore retourné. Un film à ne manquer sous aucun prétexte.
Oscars mérités bien sûr, on attend...
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2015
Bennett Miller livre encore une fois un grand film, où l’atmosphère austère de Foxcatcher Farm symbolise à merveille l’intrigue du film. Par une leçon de mise en scène et une photographie splendide, le réalisateur filme un triangle relationnel pernicieux, porté à bout de bras par Mark Ruffalo, Chaning Tatum, et surtout le méconnaissable Steve Carell ! On peut toutefois regretter le rythme imposé qui ajoute quelques longueurs à ce film presque parfait. Bref, du cinéma comme on l’aime, intense, subtil, et esthétiquement beau…

Retrouvez l'ensemble de cette critique sur Be French !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 24 janvier 2015
Une histoire intéressante sachant qu'elle est basée sur des faits réels, interprétée par des acteurs bluffant et une réalisation efficace malgré la lenteur volontairement imposée par le réalisateur.
Loic J.
Loic J.

38 abonnés 11 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2015
Film décevant. L'histoire est difficile à cerner, Steve carell sort du lot cependant.
L'Info Tout Court

465 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 janvier 2015
Après 3 films acclamés par la critique, Bennett Miller signe avec Foxcatcher un chef d’œuvre intense sur une histoire tragique. Une réalisation parfaite sublimée par un casting au sommet composé du duo exceptionnel Channing Tatum/ Mark Ruffalo et d’un Steve Carell métamorphosé tout simplement magistral. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 janvier 2015
J'ai été déçu par ce film. Les acteurs sont incroyablement bons, ils ont reussi a coller aux veritable personnages jusqu'à leurs façons de parler, de marcher. Les combats de lutte renvoient bien ce que l'ont ressent dans un vrai combat ( je pratique ce sport depuis des années ^^). Mais malgré tout ça, le film est lent. Plus de 2h c'est trop long, 1h30 auraient suffient largement. Pn à l'impression qu'il ne se passe rien durant tout le film et qu'a la film le film commence. Après ça ne m'a pas déplus a moi, j'ai regarder le jeu d'acteur, les combats en me disant que c'était super. Mais quelqu'un qui ne s’intéresse pas plus que ça au cinéma n'aimera pas ce film et le trouvera chiant. Ma copine par exemple à dormie les trois quarts du film.
jonathan b.
jonathan b.

29 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2015
Malgré une premiere partie longue très longue ( une bonne heure sur les 2h ), la deuxieme partie est fantastique, glaçante et maitrisée. Ici on joue avec nos nerfs... les performances sont toutes folles ! channing est bon, mark est très bon mais steve est majestueux. J'ai été vraiment glacé par son regard... Une histoire éprouvante, sans musique, et focalisé sur la psychologie des acteurs... Autant dire "special" et forcement cela divisera les gens. Pour ma part, je trouve ce film bon, meme si cette foutue premiere partie casse le rythme du film.
_domimi_
_domimi_

11 abonnés 386 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 février 2015
Consistant, pathétique, dépouillé, très bien interprété et fort bien mis en scène.
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