Foxcatcher
Note moyenne
3,5
4091 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

362 critiques spectateurs

5
19 critiques
4
121 critiques
3
125 critiques
2
69 critiques
1
22 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
benp12
benp12

23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2015
Malgré une lenteur extrême, Foxcatcher nous raconte une histoire forte et vraie entre Mark, champion olympique qui n’est que l’ombre de son frère Dave, et John un milliardaire qui cherche à rendre fière sa mère. 2 hommes aux caractères et aux vies diamétralement opposés qui vont se lier d’amitié avant de se détester. La réalisation est impeccable, les acteurs sont exceptionnels en plus de ressembler physiquement à leurs personnages. Steve Carell est tellement maquillé qu’il en devient presque méconnaissable. A moins de connaitre la véritable histoire, la fin est totalement surprenante et explosive ! Après Rush et Invincible, voici encore un très bon film qui nous fait découvrir une histoire réelle et dramatique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 février 2015
Le rythme de ce film est lourd, sombre. Je suis contente pour tous les acteurs, surtout Steve Carell, la transformation de M. Du pont est bien interprétée. L'air est étouffant mais nous donne des effets retardés de cette histoire. Les relations malsaines entre frères, entre une mère et son fils sont des vrais causes de cette tragédie...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 février 2015
Bennett Miller adore mettre en scène des histoires inspirées de faits réels et Foxcatcher n’échappe pas à la règle. Ce film raconte l’histoire vraie des frères Schultz, médaillés olympiques, en lutte gréco romaine qui vont rentrer tour à tour (Mark puis Dave) au service du milliardaire excentrique John du Pont, afin de constituer puis d’entrainer son équipe de lutteurs appelée « Foxcatcher » de 1986 à 1996.

Je ne vais pas plus détailler le scénario, si vous voulez connaitre la vraie histoire, il suffit que vous alliez sur Wikipédia ou sur un des articles qui sont sortis sur le sujet (celui d’allociné est très bon je vous le conseille); après tout dépend de votre conception des choses. Il y a deux écoles, ceux qui ont envie de la connaitre avant d’aller voir le film; et ceux qui ont envie de la connaitre après . Moi je suis plutôt de la première école car ce que je trouve intéressant dans ce genre de film (si vous me suivez depuis le début j’ai dû vous le dire au moins 3 fois), ce n’est pas l’histoire en elle-même mais son traitement.

Une chose est sûre, sur ce plan-là, Miller et ses scénaristes ont fait très fort; comme l’avait écrit Scorsese: «Il y a la bonne méthode, la mauvaise méthode et la mienne» («Casino» 1996).

Je pense que c’est ce qu’a dû rétorquer le réalisateur aux détracteurs du film. Ce dernier inclut le spectateur dans le rouage pervers instauré par le personnage du Pont tout en le laissant à bonne distance. A l’instar des premiers longs de Haneke, on est seulement «spectateur» de chacune des séquences du film. Il est quasi impossible de prendre parti ; on analyse, on se forge notre point de vue sur ce que l’on voit. Ce sentiment est dû notamment grâce à une direction d’acteurs assez physique et réaliste où chaque action, chaque geste, chaque non-dit est un révélateur de la personnalité des personnages.

En parlant d’eux, il y a sur la toile 3 personnages qui sont superbement décrits. Le trio d’acteur est stupéfiant, bluffant de réalisme. Steve Carrel excelle dans un contre-emploi et peut rêver d’embrasser une carrière à la Robin Williams.

Mark Ruffalo prouve qu’il est un grand acteur (si ce n‘est pas déjà fait depuis 3 ans). Chaning Tatum reste quand à lui dans son registre du «baraqué», un peu perdu mais il excelle dans ce genre.

Je sais que cette approche peut dérouter et je comprends aisément que certaines personnes n’ont pas adhéré au film. Le but de Foxcatcher n’est pas de faire une énième fiction hollywoodienne mais plutôt de faire une satire au vitriol sur d’une part le pouvoir de l’argent et surtout d’autre part, sur les années Reagan où l’on s’aperçoit que très vite Du pont gère Foxcatcher avec la même idéologie que Reagan, c’est-à-dire faire primer les valeurs du patriotisme et de réussite sur tout le reste.

Tout cela est caractérisé au travers de ce milliardaire excentrique. Miller n’hésite pas à refléter le ridicule de la démarche du personnage: des documentaires préfabriqués à sa gloire en passant par ses combats truqués contre des anciens champions de lutte pour se donner une légitimité dans ce sport; tout y passe. On se surprend à rire face certaines situations exposées par le réalisateur dans la première partie.

Pourtant dans la deuxième partie, notre rire devient jaune au fur et à mesure où l’on s’aperçoit de la dimension psychologique du personnage. L’atmosphère du film devient vite oppressante pour nous et on ne peut se sentir que mal à l’aise au vue de cette souricière dont on se demande comment les deux frères pourront sortir.

Vous l’aurez compris, les points forts du film sont sa mise en scène, justement récompensée par un prix à Cannes, ses trois acteurs principaux et l’aspect satirique du scénario. Après je ne dis pas que tout le reste est à jeter. Le scénario n’est pas exceptionnel mais il est bon: l’univers de la lutte est assez bien décrit, l’histoire est assez bien traitée.

Pour autant, Foxcatcher n’a rien d’un exercice de style, contrairement à ce qu’a pu faire un Scorsese avec son «After hours», et encore moins d’un film académique comme ont pu le penser certains. Cela est plutôt l’avènement d’un grand réalisateur ; car avec ce film, Miller fait plus que de transcender le script, maintenant il arrive à se l’approprier, en imposant son interprétation à l’écran.

Après, il faut dire que si la présence d’un grand réalisateur arrive toujours à garantir un excellent film, il arrive souvent que cela ne garantisse pas un chef d’œuvre. Pour une partie des raisons que j’ai invoquées (le scénario et l’atmosphère trop froide), je trouve que l’on est ici incontestablement dans la première catégorie mais malheureusement pas dans la seconde.

note: 4/5
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 février 2015
Inspirée de faits réels, l'histoire de cette rencontre entre un lutteur professionnel et un héritier milliardaire est portée par deux acteurs absolument époustouflants : tant Channing Tatum que Steve Carell crèvent l'écran. De cette base scénaristique a priori peu attrayante, Bennett Miller en tire un film admirable. Il parvient remarquablement, en quelques séquences et sans excès démonstratifs, à rendre le spectateur complice de son art en laissant celui-ci imaginer le passé des personnages aux histoires familiales tourmentées. Car en effet, la famille et ses déviances sont le vrai sujet de ce film. Rapport mère-fils tout d'abord : le long-métrage évoque ici une relation expressément dysfonctionnelle et perverse entre le milliardaire et sa génitrice. Relation parfois compliquée entre frères ensuite : entre un cadet et son aîné se mélangent des sentiments complexes et contradictoires d'admiration, de domination, de jalousie, d'amour fraternel, de (sur)protection... Très fin et superbement interprété.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 février 2015
Je ne suis ni passionnée de lutte, ni de relations humaines, mais lorsque j'ai vu les acteurs du film, j'ai couru pour aller le voir. En tant qu'amatrice de film comiques, je ne m'attendais pas a voir Channing Tatum et Steve Carell ici. Agréable surprise ! Le film est superbement joué, les acteurs sont méconnaissables. Au niveau de la réalisation, tout est pratiquement parfait mais je ne m'y connais que trop peu. L'histoire est adapté de manière passionnante et hypnotique. Je suis sortie de la salle de ciné en me disant : "Mais wow". C'est prenant, on s'attache aux personnages, l'histoire est belle, les relations montrées ici sont compliquées mais tellement simple a comprendre et a expliquer, le film n'est pas trop long, on a l'impression qu'il ne se passe pratiquement rien et la fin s'annonce tragique mais on veut absolument la connaître. Mais une des choses les plus importante : les personnages sont humains. Ils ressentent ou donne l'impression de pouvoir ressentir les mêmes choses que nous et on peut s'identifier a chacun d'entre eux au fil du film. BREF, je conseille ce film a ceux qui aime les histoires tragiques où on peut voir Channing Tatum plusieurs fois presque nu ou encore lorsqu'on a envie daller au cinéma avec ces parents, parce que pour une fois ça pourrait plaire a tout le monde.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2015
Un excellent drame inspiré d'une histoire vraie . La performance de Steve Carell dans la peau du millionaire excentrique et arrongant ; est exceptionnelle. Channing Tatum nous livre aussi une grande performance d'acteur . Mark Ruffalo nous livre l'un de ses meilleurs rôles au cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 février 2015
Un film sur l'histoire vraie des frères Schultz, lutteurs médaillés olympiques et de leur relations avec John Du Pont, héritier de la famille richissime Dupont de Nemour. Steve Carrell est méconnaissable dans le rôle du coach, Channing Tatum et Mark Ruffalo sont très crédibles en lutteurs. Malgré quelques longueurs, l'intrigue est assez prenante et laisse présager une fin dramatique. Le tout est très bien amené avec une mise en scène sobre. Une réussite.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 février 2015
L'univers de la lutte, mis en valeur par trois acteurs au top : Channing Tatum, Mark Ruffalo et Steve Carell. Malgré un début un peu poussif, "Foxcatcher" mettant un certain temps à démarrer, une fois lancé, difficile de ne pas être pris par cette histoire passionnante. Les scènes de lutte sont bien faites, réalistes. L'aspect le plus réussi du film reste l'intensité mise en scène pour montrer la force des relations unissant les personnages entre eux, pour le meilleur comme pour le pire. A voir.
Kloden
Kloden

147 abonnés 997 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2015
Saisissante psychanalyse de l'Amérique et écrasante tragédie humaine, Foxcatcher ne souffre que peu de défauts. S'il faut en chercher, c'est à mon sens du côté d'une écriture quelque peu hachée, et d'un épilogue un peu balourd, qui vient avec de gros sabots rappeler le label "histoire vraie" que le film avait pourtant très bien réussi à dépasser jusque là. Étonnant, de la part de Bennett Miller, dont le Truman Capote avait parfaitement démontré le doigté unique pour contourner les difficultés du récit de faits réels et même les démasquer. Miller, pourtant, est ici bien plus à féliciter qu'à blâmer. Ses cadres se fondent dans le monde qu'il imagine autant qu'ils le construisent, tout en préservant comme un objet sacré l'intégrité des personnages et leur terrain d'expression. Le style parcimonieux, quasi-austère, du réalisateur américain, crée ici une forme d'écrasement maladif. Et sous cette chape, attirés par un centre au magnétisme obscur qui n'est pas, si on y pense bien, exactement superposé au personnage de John DuPont, gravitent trois destins individuels saisissants, dessinés par petites touches qui font progressivement surgir le cauchemar du rêve. Monstrueux, les personnages le sont autant par leurs maquillages (simiesques pour les deux frères, aquilin pour DuPont) que par les déformations qui paraissent les travailler. Monstrueux est aussi probablement le mot à employer pour qualifier le jeu de ceux qui se glissent dans leur peau. Ruffalo, second rôle de premier choix, allie une douceur bouleversante à une pincée de singularité presque imperceptible mais qui lui permet de réellement s'intégrer au trio. Tatum prouve qu'il est un vrai acteur, qui sait trouver chez son personnage douleur et névroses derrière une apparence maladroite et mal dégrossie, sans les rendre trop criantes. Carell, qui va droit vers l'oscar, livre un contre-emploi incroyablement subtil. Le jeu des trois, tant corporel que purement facial, achève de prouver qu'aujourd'hui à Hollywood, seul Paul-Thomas Anderson peut sans doute regarder Bennett Miller dans les yeux quant à la direction d'acteurs. Un grand film, le meilleur de l'américain jusque là. Le plus beau, c'est qu'une myriade de critiques presses m'ont parues fantastiques, et qu'aucune n'a le même angle d'analyse. La meilleure preuve de la richesse de Foxcatcher, dont la force tient à ce qu'il a su se rendre moins rigide que Truman Capote, sans pour autant perdre de son implacable rigueur. Ce qui n'est pas tout à fait la même chose.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 février 2015
Un casting somptueux, Un jeu d'acteur magnifique et une histoire plus que palpitante
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 5 février 2015
En partant d'un fait-divers, Foxcatcher propose un film poignant sur les relations humaines. Le réalisateur dépeint la manipulation, les rêves de gloire et les contradictions d'un personnage qui vampirise littéralement son film. Le long-métrage est à la fois sombre et lent à l'image de ce personnage qui en devient petit à petit le protagoniste principal. Ce choix assez radical risque de laisser certains sur le bord du chemin mais il a le mérite d'être justifié.
Les performances des acteurs sont à souligner tant elles sont essentielles à la crédibilité d'un film qui repose sur les interactions de ce trio. En d'autres termes, le film n'intéressera que peu les fans de films sur le sport. A l'inverse, il plaira aux amateurs de cinéma d'auteur traitant de l'Amérique et ses paradoxes.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 février 2015
Film tiré d'une histoire vraie (comme de plus en plus souvent d'ailleurs), "Foxcatcher" nous dépeint la rencontre improbable entre deux frères champions de lutte et un milliardaire excentrique. Descendant de la célèbre dynastie des Dupont et Nemours, John E. Dupont se morfond dans son immense propriété et souhaite réaliser quelque chose de sa vie, pour enfin montrer à sa mère qu'il en est capable. Il va trouver en Mark Schulz tout ce qui lui manque: la carrure, la soif de vaincre, la reconnaissance.

Pris de la mise en scène à Cannes, Miller nous offre un film d'une tension rare. Le trio d'acteur est excellent, et chacun arrive à nous transmettre ce trouble quasi constant qui ne nous lâche pas durant plus de deux heures.

15/20.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 5 février 2015
Pas fameux ce Foxcatcher ! Et comme d'habitude, plus qu'au réalisateur et à l'équipe du film, j'en veux surtout aux critiques. 5 étoiles pour ce film ? Chers critiques, où est donc votre sens critique, justement ?
Car si Steve Carell livre ici une superbe performance, il y a beaucoup de choses à dire sur le reste. Sur le rôle de la mère du milliardaire, qui est très largement sous exploité alors qu'il est essentiel à la compréhension du personnage de Du Pont. Sur le goût de ce dernier pour les armes, qui est régulièrement montré mais qui n'amène absolument rien (oui, le mec commande un tank. Et alors ? Vous voulez en venir où, au juste, Mr le réalisateur ?). Sur l'attirance supposée du milliardaire pour les hommes, aspect mal abordé, voire pas abordé du tout alors qu'il pourrait être générateur de tension. On a le sentiment, tout au long de Foxcatcher, que le réalisateur tient dans ses mains le sujet parfait qu'il ne fait qu'effleurer (monde de la lutte méconnu et en déclin, opposition entre les origines populaires d'un homme qui a toujours lutté et qui lutte encore, face à un milliardaire maigrichon et mégalo, écrasé par sa mère et par le poids d'une dynastie), et dont il ne réalise même pas le potentiel. Les critiques disent Foxcatcher "inquiétant", "étouffant, "puissant". Je dirais plutôt "décevant".
Pauline G.
Pauline G.

46 abonnés 561 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2015
La bande annonce promettait une sombre histoire de manipulation de la part d'un homme riche sur un jeune sportif paumé, une espèce de drame coupé de thriller psychologique sur fond de biopic dans l'univers de la lutte. Forcément, je fonce ! Quelle ne fût donc pas ma déception de voir que le "tyran" en question n'était en fait qu'un pauvre homme esseulé et pathétique. Pathétique, c'est d'ailleurs le mot clef de ce film si on veut bien comprendre le mal-être profond qui habite le personnage joué par Steve Carell. Et s'il campe son rôle de vieux bonhomme rabougri à merveille, il le joue malheureusement en mode "mono-face" puisqu'il joue exactement la même attitude du début à la fin. A cela s'ajoute un rythme lent, entrecoupé par un nombre incalculable de plans larges du domaine Foxcatcher, qui plombent encore plus l'ambiance. Du coup, on perçoit vraiment très bien l'isolement des personnages et le côté immersif est très bien réussi. Mais il n'était peut-être pas nécessaire d'en faire autant... Mark Ruffalo, quant à lui, est toujours aussi convainquant, touchant et solide à la fois, et constitue à mes yeux l'ancrage le plus solide du film parce que tout tourne autour de lui, finalement, en tant que référence objective pour les deux "perdus" auxquels il a affaire. Lui seul semble rattaché à la société qui continue de vivre en dehors de Foxcatcher et c'est en fait sur les épaules de ce parfait second rôle que repose l'articulation du film. Heureusement que Ruffalo en était la figure parce que sans ça, la qualité du métrage en aurait très certainement pâti.
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2015
Plus que jamais, Bennet Miller recentre sa mise en scène autour des performances de ses acteurs auxquelles il attache un soin tout particulier. Il faut dire qu’elles représentent les 2/3 de la valeur de « Foxcatcher », ce qui était déjà le cas entre autre, avec Philippe Seymour Hoffman, incroyablement bon dans « Truman Capote ». Le trio de choc retenu pour faire revivre ce pitoyable fait divers sportif, en est une preuve. Entre un Steve Carell (dont c’est le premier vrai rôle compte-tenu des nanars dans lesquelles il a participé) grimé et maniéré à souhait, qui incarne avec force ce pervers narcissique, un Mark Ruffalo convaincant et qui réussit l’exploit de nous faire oublier qu’il a vingt ans de plus que son personnage et un Channing Tatum, plus primaire que jamais (à la limite du ridicule dans sa posture simiesque), on tient là un terreau avantageux pour glaner quelques pépites dans le champs de récompenses hollywoodiennes en tous genres. C’est de saison, soit. Par contre on s’étonne du prix de la mise en scène à Cannes et ce que le jury a pu voir d’autre, qu’une mécanique bien huilée et redondante, en rien transcendante, et indigente de toute émotion. Rien de bien affirmé non plus au niveau du scénario qui oscille entre critique sociale (pouvoir de l’argent, réussite à tout prix, poids du rang social…) ou dresser le portrait de ces « névrosés » qui se sont trouvés (recherche de pygmalion, homosexualité refoulée, narcissisme…). Bennet prend pourtant son temps, sans vraiment se donner une direction franche. Le film est long, beaucoup trop long et l’on se réjouit presque à chaque fin probable autant qu’on s’agace quand on voit que hop ça continue. Ce n’est pas pour autant un film désagréable mais j’aurai tellement aimé être mis au tapis en sortant, ressentir un peu plus de passion, d’actions, de mouvement... une vraie empreinte sur cette histoire qui dans la réalité est bien plus sordide. On en est loin et l’on reste un peu dans la zone de passivité…
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse