Foxcatcher
Note moyenne
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vive-le-cine123654789
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109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2015
Le film et l’histoire sont très intéressants, le principal défaut en fait dans tout ça étant le rythme. Il manque vraiment un rythme, une dynamique, pour nous transporter dans cette histoire qui aurait pu être passionnante. Parce qu’au final, on y retrouve vraiment bien le milieu du sport à haut niveau, de la relation fraternelle, coach/sportif… Le tout cristallisé autour de du Pont, un personnage complétement mégalomane, mythomane et…oui, je pense qu’on peut psychotique. On sent l’attrait qu’il suscite mais on se rend également très vite compte du poison qu’il représente, un poison mortel. Ce qui créé un climat oppressant et souvent malsain, on n’est jamais sûr de ce qu’il va faire. Et puis le film se conclut d’une façon plus que dramatique, injuste même. Très intéressants donc, mais voilà, il manque le rythme. Ce qui est bien dommage.

Sur le casting, Channing Tatum est bluffant dans son rôle, réussissant parfaitement à jouer sur les deux facettes de son personnage, le côté physique mais aussi humain et dramatique. Une très bonne performance qui prouve qu’il peut s’accaparer plusieurs rôles. Également une très bonne performance de la part de Mark Ruffalo, pour les mêmes raisons. Mais on ne va pas se mentir, l’attraction du film est bien sûr Steve Carell dans un rôle complètement à contre-emploi, et pourtant il est magistral, incroyable, flippant, angoissant, sublime. Une très très grande prestation. Le reste du casting réussit plutôt bien également, mais c’est surtout l’alchimie entre les trois personnages qui porte le film vers des sommets.

Techniquement, c’est correct. La musique est discrète mais participe à créer cette ambiance particulière, les décors sont superbes et la mise en scène diablement efficace. Une très bonne mise en scène d’ailleurs, à la fois sobre et puissante, réussissant à capter les sentiments des personnages et à les transcender. Les scènes de lutte sont époustouflantes.

Bref, un film globalement très sympa en soit, mais dont le manque de rythme nuit à l’ensemble. Et c’est bien dommage, car pour le reste, il avait tout pour être parmi les plus grands.
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2015
J'ai vu ce film y a 3 jours maintenant, et j'avoue avoir énormment de mal à en parler, mais après 72 heures de recul, je me lance. J'étais réellement chaud bouillant après avoir vu la bande-annonce du film, et je me suis donc dépêché de me ruer en salle peu de temps après la sortie.

Foxcatcher raconte l'histoire vraie d'un milliardaire psychologiquement instable gérant un "staff d'entraînement" de lutte qui a voulu recruter le frères Schultz peu avant les JO de 1988.

J'ai beaucoup de mal à parle de ce long-métrage pour différentes raisons.

Sans être spécialement innovant, le film est bien réalisé, de manière très propre avec surtout des plans larges dans des décors hivernaux, sans astuces de cadrage particulières ou autre. Venant du réalisateur de Moneyball et de Truman Capote, on ne s'attendait pas à un travail de tâcheron, et le prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes est tout à fait mérité.

Même constant pour l'interprétation des acteurs. Channing Tatum est sans doute le moins intéressant des trois mais il illustre très bien son personnage de "bourrin un peu déboussolé", Steve Carell est hallucinant, inquiétant, mystérieux, et s'en sort à la perfection pour sa sortie du registre comique et Mark Ruffalo est absolument méconnaissable et donne une richesse et une profondeur assez captivantes à son avatar, donc tout ceci marche parfaitement bien.

Le film fait 2h15, et ma douleur, pour forcer sur le mot vient de l'ambiance du film? En effet, il s'agit d'une des oeuvres les plus froides et lancinantes que j'ai vu depuis pas mal de temps. Des couleurs très froides, des plans fixes, peu de dialogues et espacés de quelques secondes assez régulièrement, pas de musique, un climat glacial mais néanmoins prenant. L'ensemble donne un résultat si spécial qu'on se prend à se demander si on a réellement apprécié le film ou non.

Après réflexion, je dirais que oui, car l'intention de réalisation et ce que Foxcatcher voulait montrer est parfaitement respecté. L'ensemble du film colle parfaitement à ce que dégageait John Du Pont réellement. Pour ceux qui veulent s'essayer à une expérience de cinéma un peu différente des standards hollywoodiens, déjà pas mal nommée aux Oscars, lancez-vous, ça vaut le coup.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 3 mars 2015
Miller arrive à instaurer, dans sa mise en scène marquée, une ambiance complexe, qui surprend le spectateur, grâce à une photo sombre et à un rythme lent. Véritable point clef du biopic : la relation entre les trois protagonistes est remarquable : Steve Carrel, changeant de registre pour un rôle ambigu, excelle horriblement. Mark Ruffalo, tout en sobriété, brille par sa capacité à jouer un personnage disjoint. Cependant, le tout n'est pas plaisant, pas divertissant...
Vincent C.
Vincent C.

33 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2015
Des performances d acteurs excellentes. Dont un Channing Tatum surprenant. Une histoire vraie qui a le mérite d être raconté. le contre exemple du rêve américain.
Loskof

421 abonnés 688 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 janvier 2015
Les Cahiers ont quand même titré que c'est un grand film majestueux à l'ampleur considérable (voir l'affiche), ça fait quand même 3 superlatifs dans la même phrase. Et pour le coup c'est très pompeux. Je ne peux pas reprocher au film de vouloir bien faire, de prendre une petite histoire, de vouloir s'y coller. Sauf que tout est hyper lourd. On a quand même Tatum et Carrell qui portent des prothèses et font la grimace pendant 2h15... Déjà c'est inutile car on les reconnait quand même, et surtout personne ne voit à quoi ressemble les personnages à la base, alors pourquoi faire tout ça?? Pour l'Oscar donc... Bennett Miller j'aime bien ce qu'il fait, MoneyBall c'est un pur film. Mais là il en fait des tonnes. Le phrasé est hyper lent, mais vraiment, c'est forcé à mort, idem pour la démarche des acteurs, leurs expressions. Tout est fait pour qu'on se dise: Wouha ils font une performance incroyable, tu as vu comment il joue bien le lutteur torturé par son passé et son entraineur? Effectivement ils font tous une bonne performance... Sauf que ce n'est pas ça "jouer". Le film a en plus la mauvaise idée d'alterner les points de vue. Alors certes les portraits sont bien brossés, dont celui de Du Pont, qui est très ambigüe et pas manichéen. Sauf que le seul personnage empathique c'est Mark Schultz, et à partir de la moitié du film il est délaissé. Sa carrière de champion, qui occupe l'écran pendant 1h passe aux oubliettes. Il y a un vrai souci dans ce film, c'est qu'il veut trop en faire, je l'ai dit pour les performances, mais c'est aussi valable pour le scénario. L'histoire de base n'est pas si intéressante que ça, si en plus on multiplie les points de vue il en ressort un mélange bien moche. Il existe plein de film sur le sport, et celui-là ne restera pas dans les mémoires...
lhomme-grenouille

3 621 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2015
Drame tout ce qu’il y a de plus classique, dans la veine des biopics du moment. Or, pour le coup, Bennet Miller, nous la joue sans surprise : réalisation sobre, cadres fixes, rythme posé, goût du silence… A mon sens, ce choix est à la fois la force et la faiblesse du film. C’est une force parce que c’est propre et assez subtil. Ça ne surligne pas trop. On passe sans cesse par le symbole, la suggestion, menant ainsi tranquillement sa démonstration sans à-coup. Moi, j’avoue pour le coup qu’on me caresse là dans le sens du poil : on me laisse découvrir et interpréter cet univers comme je l’entends, profitant du coup de la bonne performance du trio Farrell – Ruffalo – Tatum (le premier éclipsant clairement les deux autres à mon sens). Après voilà, le problème des films convenus, montés sur des rails, c’est qu’ils ne m’enflamment pas non plus des masses. Pas de surprise ; pas d’ambigüité, pas de réelle subversivité non plus, même si je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir là un portrait en filigrane assez flippant de l’Amérique. Donc je n’ai pas passé un mauvais moment – ça c’est clair – maintenant j’avoue que ce film ne m’a laissé que peu de trace. Personnellement, je perçois ce « Foxcatcher » comme un simple bon passe-temps avant tout, rien de plus. Après, ce n’est déjà pas si mal…
lionelb30

543 abonnés 2 924 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 janvier 2015
Un debut de film minimaliste et etonnant pour un film americain mais qui dans le temps reste un peu lent.
Marc Ruffalo meconnaissable et impressionnant , des scènes de lutte vraiment bien reconstitues.
Le gros probleme est la psychologie du personnage et du mentor mal defini.
La fin est elle vraiment etonnante et inattendu.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2015
C'est somptueux comme du Eastwood.... mais ce n'est pas du Eastwood. Oh, toutes les obsessions sous jacentes de l'œuvre du plus grand cinéaste de notre temps sont là: virilité, ambiguïté, filiation -manque la rédemption, souvent présente dans les films de celui qui reste, malgré sa noirceur, un optimiste. C'est de Bennett Miller, auteur du très réussi Truman Capote. La relève du cinéma américain, qui nous envoie en ce moment des thrillers magnifiques, elle est là et bien là. L'Europe a du souci à se faire....

On nous dit: c'est inspiré d'une histoire vraie. Ne connaissant pas grand chose aux champions de lutte des années 80, je me précipitée sur wikipedia et, oui, tout est vrai, à commencer par les noms des trois protagonistes. Factuellement, le scénario est presque scrupuleusement historique. Evidemment, le réalisateur n'était pas dans les salons ou les salles d'entraînement; il ne sait pas ce qui s'y disait, ni quelles étaient exactement les relations entre les trois hommes. Si ça se trouve, la psychologie des personnages dépeints par Miller est bien plus intéressante que celle des vrais!

Deux frères, champions du monde et médaillés d'or olympiques de lutte libre (à ne pas confondre avec la lutte gréco-romaine; je pense qu'actuellement, un seul des deux sports est toujours olympique, je ne sais lequel...) à Los Angeles. Ils devaient concourir, j'imagine, dans des catégories de poids différentes, ce qui n'est pas évident quant aux acteurs choisis pour les incarner, Channing Tatum et Mark Ruffalo, l'un et l'autre excellents.... Oui, je sais, je pinaille. j'aime bien pinailler sur la crédibilité des choses....

L'aîné de 18 mois, Dave, est considéré comme le meilleur. Il est psychologiquement plus solide, et on sait combien l'équilibre compte dans la carrière d'un sportif! Il a un job d'entraîneur universitaire, une femme et des enfants. C'est lui qui entraîne Mark, lequel a de grandes ambitions -une nouvelle médaille d'or à Séoul et voudrait bien, lui aussi, avoir un job stable. Aussi, quand il reçoit des propositions de John du Pont (qui aurait préféré Dave, mais se contentera de Mark...) il y va, évidemment. [J'ouvre une parenthèse: un côté marginal, mais intéressant du film, c'est de montrer la vraie vie des champions olympiques. Dans ce que je connais, l'athlétisme, il y a les sports de prestige (le décathlon, la perche, le sprint éventuellement) dont les vedettes n'ont qu'à se baisser pour ramasser les contrats, équipementiers et pubs, et les sports de "miteux" (la marche, qui fût ma discipline, les lancers). Un extraordinaire champion comme Diniz n'aura jamais le dixième des contrats de pub du plus médiocre des tennismen... A mon avis, les lutteurs font parti des "miteux", pour le grand public! Je referme cette parenthèse sociologique....]

La personnalité de ce milliardaire, du Pont (qui n'a pas l'air d'être de Nemours....) est évidemment le centre et la grande force du film. L'acteur, Steve Carell, au visage légèrement figé par un masque qui le fait ressembler au feu Bourvil, est fabuleux. Il traduit juste ce qu'il faut de dérèglement mental, sans en faire trop. Du grand art! John, qui se présente lui même comme ornithologue, philanthrope, lutteur et entraîneur de lutte est en fait un mégalomane autoritaire et capricieux, qui trimballe un lourd handicap psychologique. Passionné de lutte, puis de pentathlon (il tenta de figurer dans l'équipe olympique des Etats Unis dans cette spécialité, mais sans succès), il vit chez sa mère, dans une magnifique propriété, mais celle ci, snob jusqu'aux lobes des oreilles, ne veut pas entendre parler de ces sports de populace. Elle, c'est la chasse à courre, point final (d'où le nom de la propriété: Foxcatcher...) et les chevaux de race que, vieille dame en chaise roulante, elle continue de venir voir chaque jour... Ca nous vaut une apparition, brève mais inoubliable, de notre chère Vanessa Redgrave! John traîne donc le double fardeau de se sentir méprisé par sa mère, et de ne pas avoir réussi dans son sport. Il décide donc de former une équipe olympique pour les jeux de Séoul, dont il sera l'entraîneur (il ne doute de rien) et Dave le second (mais Dave refuse), et dont la vedette sera Mark. Il fait construire dans la propriété, à l'écart (interdiction à l'équipe de s'approcher des chevaux!), un superbe centre d'entraînement, recrute à tour de bras, fait faire tout un magnifique vestiaire "Team Foxcatcher" Il y a une scène absolument d'anthologie où Dame du Pont fait, dans sa chaise roulante, un bref passage au cours d'un entraînement où son malheureux fils tente désespérément de se mettre en valeur...

Les deux frères Schultz ont eu une enfance cahotique, suite aux divorce de leurs parents. Mark est en manque de père, et comme Maggie de Million dollar baby (référence directe à Eastwood), croit l'avoir trouvé. Hélas! le psychopathe, par ailleurs ivrogne et cocaïnomane, sera un mauvais père.... Dans la "vraie" histoire, il y a eu plainte pour harcèlement homosexuel, cet aspect est à peine effleuré dans le film, et c'est bien mieux comme cela, car c'est tellement plus intéressant d'étudier la psychologie de cet homme qui s'imagine qu'il va vivre, par procuration, les triomphes sportifs qu'il n'a jamais eu!!

Pour la suite de l'histoire, voyez le film, mais surtout, ne lisez pas wikipedia avant, ça gâcherait tout -après seulement! Sachez le, c'est un très grand film, on ne peut absolument pas passer à côté. Peut être le vrai John était il juste un cinglé moyen, mais son incarnation de cinéma est un des personnages les plus riches psychologiquement qu'on ait vu ces derniers temps sur nos écrans!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 janvier 2015
Manque de rythme, parfois incohérent ... Mal réalisé ! Dommage car l'histoire originale valait un bon film.
NammJones
NammJones

140 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2015
Le trio Tatum, Carell, Ruffalo est bluffant !
Une vraie investigation de leur part et un résultat des plus sonnant.
C'est une histoire peut être un peu adaptée mais qui est marquante et que l'on suit du début à la fin avec grand intérêt.
Les transformations de Carell et Tatum sont impressionnantes et collent parfaitement aux personnages.
A voir absolument.
Olivier Ferry
Olivier Ferry

4 abonnés 196 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2015
Après avoir lu certaines critique dithyrambique je reste un peu sur ma faim, malgré tout évidement que "Foxcatcher" est un très bon film.
La personnalité étrange de John Du pont et les relations qu'il entretient avec son entourage (Mark, sa mère...) sont fascinantes.
Steve Carell est méconnaissable que ce soit physiquement, gestuellement ou vocalement, j'étais d'éja fan de son génie comique; cet performance le révèle définitivement comme un grand acteur. (Tatum et Ruffalo ne déméritent pas non plus !)
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2015
C'est un film dramatique américain relatant une histoire vraie.
Le film est très sobre et les acteurs sont parfaits.
J'ai été très intéressée par cette histoire très prenante.
Cependant il faut savoir que c'est vraiment une histoire terrible, dramatique et très poignante.
C'est un film assez lourd, pesant.
Aussi ce qui est pesant tout le long du film ce sont les deux personnages principaux : le riche homme d'affaires et le jeune sportif car on voit qu'ils sont en souffrance chacun dans leur propre vie et cette douleur on la ressent bien en visionnant le film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 28 janvier 2015
Que ce soit par la gâchette nanardesque (G.I Joe 1 et 2, White House Down), le hip-hop (Sexy Dance 1 et 2) ou la comédie diablement jouissive et bien méta (21/22 Jump Street), Channing Tatum doit d’abord sa renommée et une grosse partie de sa filmo au grand public. Forcément pas pour rien que le zozo s’auto caricature sur un écran idéalisé de Don Jon, notre armoire à glace préférée semble assurément bien taillée pour le cinéma commercial. Et puis dans un coin de son CV, y a Steven Soderbergh qui, comme ça l’air de rien, lui fait amorcer un virage auteur (mais pas trop) tout en douceur (Piégée, Magic Mike, Effets Secondaires) histoire de commencer à lui ériger une réputation auprès de l’autre public. La solution qui semble la bonne : enfoncer le clou en passant par Bennett Miller à la manière de son compère Jonah Hill (Le Stratège). Etape nécessaire vers la reconnaissance ? Ça tombe bien, c’est justement ce dont parle le film.

Basé sur des faits réels, on s’intéresse à la relation tortueuse entre...
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 28 janvier 2015
Ah oui, pour etre lent, c'est lent. Je m'attendais a bcp mieux. Certains films comme "the brave" sont lents mais etre lenteur s'accepte malgre la violence latente du film.
Mais là, cest chiant !
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2015
Pour ne pas changer les mauvaises habitudes, l'année 2015 s'ouvre avec un film au éloges dithyrambiques, déjà usurpateur de sa réputation. Car si "Foxcatcher" n'est pas dénué d'intérêt, de là à en faire le grand long-métrage américain du moment, imprimé sur toutes les pages de couverture, il y a un monde. Inspiré d'une histoire vrai, Bennett Miller parvient il est vrai à dépasser cette étiquette pour tisser un propos relativement soigné et bien interprété. La perversité que dégage un tel sujet est bien rendue par Channing Tattum et Steve Carell, méconnaissable en milliardaire excentrique. Mais au-delà de cette trame, il convient de souligner combien l'ensemble s'avère convenu, tant au niveau du récit que des interactions entre personnages. La relation entre Dave et Du Pont est beaucoup moins développée, tout comme la seconde partie du film, expédiée en deux actes. Tant d'imperfections accolées à ce film complexe que la plupart des critiques français ont choisi d'occulter pour simplement crier au chef-d'œuvre. Faut se calmer les gens.
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