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Jerome S
16 abonnés
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2,0
Publiée le 22 janvier 2015
Oh la déception.... C'est pourtant prometteur au départ. Relation ambiguë entre les 2 frangins, belle scène à l'entrainement. Mais finalement dès que le personnage joué par Steve Carell est arrivé je me suis ennuyé. Tout devient très, trop lent... Chaque plan sur son sublime maquillage dure trois plombes... Une autre belle scène avec sa maman qui vient assister à l'entrainement et puis c'est tout. Bref, sur plus de 2 heures de film, ça fait pas beaucoup.
Ce qu'il y a de remarquable dans Foxcatcher, c'est la manière dont son metteur en scène Bennett Miller parvient à dépeindre sur le même tableau toute la densité d'une opposition et d'une unification. C'est, en effet, ce fade mélange entre une lutte et une étreinte qui fonde les codes du film : lutte et étreinte entre John Du Pont et Mark, entre Mark et Dave puis entre Dave et Du Pont. Ce balancement constant entre les différents rapports de force en présence constituent à eux seuls l'ampleur du film de Miller porté par les performances à la fois décolorées et magistrales de Steve Carell, Tatum et Ruffalo, au milieu d'une lutte fratricide pour une gloire tant écoeurante que splendide ; et cette nuance représente assez bien l'image de Foxcatcher dans son ensemble.
L'influence, le maître-mot de ce "Foxcatcher". Que cela soit celle d'une mère sur son fils, d'un frère aîné sur son cadet ou d'un riche mécène sur un jeune naïf, le film de Bennett Miller va toutes les faire s'entrechoquer jusqu'à leurs limites, quitte à faire des victimes. Un fait divers adapté avec maestria où aucun des trois personnages principaux n'en sortira indemne tant le film va les pousser tour à tour dans leurs derniers retranchements. Si Channing Tatum et Mark Ruffalo excellent, c'est bien la prestation de Steve Carell grimé, saluée un peu partout, qui prédomine : il faut dire que ce personnage de riche misanthrope interpelle par ce côté infantile malsain qu'il dégage (les scènes avec sa mère et celle, à mon sens, très réussie du char le traduisent bien), par les "caprices" qui en découlent et qu'il faut absolument contenter dont son homosexualité patente abordé de manière implicite tout au long du long-métrage (sauf lors d'une scène nocturne incroyablement glauque). Et Carell lui imprime une présence terriblement vampirisante (un regard, un silence, une hésitation dans la voix,...), le spectateur n'ayant ainsi que très de peu de mal à comprendre la fascination qu'il exerce sur ce lutteur interprété par Tatum. Il n'aura pas volé sa nomination aux Oscars. On pourra toutefois regretter que l'acte final se termine de façon un peu abrupte, ne s'intéressant pas aux conséquences d'un certain événement lorsque l'on connaît déjà le fait divers, le film préférant un épilogue un chouïa facile et un "que sont-ils devenus ?" avant le générique de fin. Seul faux-pas de ce "Foxcatcher"...mais vraiment le seul.
La première grosse claque de ce début d'année. Je l'ai vu hier et j'en suis encore retourné. Un film à ne manquer sous aucun prétexte. Oscars mérités bien sûr, on attend...
Malgré les critiques dithyrambiques sur ce film il s'avère pourtant trop bancal sur plusieurs points. D'abord la performance de Steve Carrell en John Du Pont se retrouve avec le même défaut que Anthony Hopkins dans "Hitchcock" (2013) de Sacha Gervasi. Ensuite le lien entre Mark et Du Pont reste finalement peu étoffé mais le plus gênant réside dans l'ellipse de près de 10 ans en 5mn. Heureusement Bennett Miller instaure une mise en scène soigné et oppressante qui nous place d'emblée dans une atmosphère proche du thriller. La première vraie déception 2015.
Quel film, quelle intensité, quelle noirceur. Ce film nous raconte l'histoire glaçante de ce milliardaire degente qui va prendre sous son aile un lutteur et dont la relation, malsaine au fil du temps, va être le fil conducteur de toutes les dérives. Mention spécial à la magistrale et sublime interprétation de steeve carrel méconnaissable en John duPont ! Extraordinaire !
Le scénario, la réalisation et les acteurs sont parfaits. La teinte de l'image et les mouvements de la caméra (tantôt excessivement lents tantôt ultra rapides) sont bien adaptés au style du film. L'histoire est inspirée de faits réels et j'ai une affection particulière pour ce genre de films surtout lorsqu'ils savent me happer et si bien capter mon attention que les 2h15 sont passées comme 30 minutes.
Les relations compliquées et la difficulté à communiquer entre eux des personnages sonnent très vrais. Channing Tatum m'a convaincu dans ce rôle (assez compliqué) de balourd perdu, jaloux, en manque d'attention et de reconnaissance. Mark Ruffalo (que j'adore) est très crédible dans le rôle du grand frère qui fait des pieds et des mains pour aider son petit frère à se sentir mieux dans sa peau bien, refusant de croire qu'il peut être une cause perdu.
Steve Carell m'a fait froid dans le dos! J'ai totalement oublié Steve Carell pendant tout le film et j'ai été glacée par John "Eagle" DuPont. Ces longs regards noirs et froids qui se multiplient mais qui sont différents à chaque fois, gagnant en tension tout au long du film nous laissant présager une fin inattendue et noire. Et quelle fin!
Que c'est lent, que c'est long, que c'est brouillardeux, que ça manque d'émotion, et pourtant il y avait de quoi faire entre l'amour qui unit les 2 frères, et la relation tordue père/fils entre le schizophrène DuPont et Mark Schulz. Steve Carell, blafard sous son épaisse couche de maquillage grisâtre, est un milliardaire quasi émasculé par sa mère, et qui tente de se rattraper en tant que coach mégalo, narcissique et manipulateur (oui, tout pour plaire) d'une équipe olympique de lutteurs. Channing Tatum, Mark-le-champion, le front bas, l’œil éteint et la démarche simiesque, essaie, lui, de s'affranchir de la bienveillante tutelle de son frère Dave, lutteur lui aussi, campé par Mark Ruffalo, le seul dans ce film qui n'ait pas de problèmes de personnalité. On aurait QUAND MEME aimé connaitre la réaction de Mark en apprenant la mort brutale de son frère, ainsi que la condamnation de DuPont. Mais, bon, en 130 minutes, ni le metteur en scène ni les scénaristes n'ont trouvé le temps pour ces "menus détails". Vous l'aurez compris : passez votre chemin.
Un film prenant (cependant avec quelques longueurs). Le jeu d'acteur de Steve Carrell est juste dingue! D'une froideur...c'est glaçant! Le personnage est très complexe! Histoire très intéressante.
Spécialiste des films dont le scénario trouve sa source dans une histoire vraie, Bennett Miller n'a pas dérogé à cette habitude avec "Foxcatcher", film qui lui a permis d'obtenir le Prix de la Mise en Scène au dernier Festival de Cannes. Cette fois ci, l'histoire racontée est celle de la rencontre des frères Schultz, tous les deux médailles d'or en lutte libre aux JO de 1984, à Los Angeles, avec le richissime héritier John du Pont. Miné par une homosexualité refoulée et bridé par une mère castratrice, ce dernier décide de créer une académie de lutte dans la propriété familiale afin d'aider les lutteurs américains à briller lors des jeux de Séoul, en 1988. Un des frères Schultz va rentrer dans son jeu, l'autre, un peu moins, John du Pont montrant rapidement ses côtés mégalomane et manipulateur. Sans doute décidé, à 52 ans, à en finir avec les rôles qui ont fait son succès dans des comédies pas toujours très fines, Steve Carell interprète John du Pont. Les rôles de Mark et Dave Schultz sont tenus par Channing Tatum et Mark Ruffalo et force est de reconnaître qu'ils sont très crédibles dans leur rôle de lutteurs. L'histoire est intéressante, la mise en scène assez brillante (de là à obtenir le Prix à Cannes ...), les acteurs sont excellents, mais ... il serait abusif de prétendre que ce film va passionner l'ensemble des spectateurs !
L'histoire vraie de Foxcatcher est traitée de façon glaçante par Bennett Miller, dont on ne sait quelles libertés il a pris avec la réalité. La bande son révèle ce que ce long-métrage est : un film d'horreur, ou de vampires, si l'on préfère. Un trio en forme la moelle épinière : deux frères, champions de lutte et couronnés aux J.O de 1984, l'un plutôt équilibré, l'autre dépressif. Et le mécène, l'entraîneur et le mentor de ce dernier qui le pousse à l'excellence en exhibant des discours patriotiques pour mieux cacher sa paranoïa, son égotisme et ses complexes de milliardaire issu d'une longue lignée d'entrepreneurs alors que lui est incapable de faire quelque chose de son existence si ce n'est vivre des sensations par procuration. Le portrait psychologique des trois hommes est fouillé mais le récit, s'il abonde en dialogues, parfois teintés d'humour, est aussi fait de longs silences et de regards. Que de non-dits dans les relations entre frères et avec le magnat dément ! S'il a obtenu le prix de la mise en scène à Cannes, Foxcatcher est avant tout remarquable pour son climat délétère et sa direction d'acteurs : Mark Ruffalo et Channing Tatum sont excellents, tout comme Vanessa Redgrave, méconnaissable. Steve Carell rafle la mise : son personnage rappelle celui du "dictateur" de Whiplash, en plus retors, onctueux et terrifiant. Foxcatcher, c'est vraiment la lutte finale et qui fait froid dans le dos quant à certaines personnalités du genre humain.
Histoire surprenante qui m'était jusqu'alors inconnue, que nous raconte avec beaucoup de talent Bennett Miller. J. E. Du Pont, richissime mentor, va devenir coach (du moins le pense-t-il...) en entraînant dans sa folie grandissante, deux frères athlètes médaillés olympiques pour tenter de redorer son image face à une mère qui ne l'estime pas. Steve Carell, Mark Ruffalo et Channing Tatum sont parfaitement rentrés dans leur personnage pour nous plonger durant 2 heures dans le cœur de ce voyage au bout de la nuit. Nous assistons impuissants à cette réalité tragique passée qui nous accompagne longtemps après...
La soif de reconnaissance! Le destin tragique de ces hommes à la recherche de la reconnaissance est saisissant dans le film Foxcatcher. Interprété par un trio d'acteur envoutant, on se laisse emporter par un solide Mark Ruffalo, un Steve Carell méconnaissable et un poignant Channing Tatum ! Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !
Foxcatcher n’est pas un film sur le sport, c’est un film sur les relations entre trois hommes dans un monde où les femmes n’existent presque pas. Un film sur les motivations psychologiques de chacun, un film sur les non-dits, un film sur le pouvoir. Foxcatcher est un chef d’œuvre maitrisé, prenant et singulier, aux performances d’acteurs sensationnelles. Critique complète en cliquant sur le lien
Foxcatcher fait partie de ces longs métrages à performances d’acteurs tellement visibles qu’il faudrait coller un sticker de mise en garde sur l’affiche pour ne pas choquer le public : "attention, ce film n’est pas destiné au public, mais aux academy awards" pour que les spectateurs ne gâchent pas leurs $8.50.
Autant dire que cette heure cinquante de long métrage filmé moche, sur des lutteurs gréco-romains va vous sembler longue ...
Et toujours ce phrasé lent, trop lent, qui revient comme un gimmick chez les acteurs dirigés par ce réalisateur ...