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bobmorane63
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4,0
Publiée le 28 janvier 2016
Après s'ètre attaqué au monde du baseball et ses statistiques avec "Le stratège" en 2011, le réalisateur Bennett Miller s'attaque à un autre sport, la lutte, dans une ambiance un peu glacial mais il réussit ici aussi avec brio !! Un jeune homme pratiquant la lutte, dont il obtient de bons résultats sur le plan international et coaché par son frère, accepte l'invitation et l'offre d'un milliardaire pour préparer chez lui dans sa grande demeure et une salle équipé les tournois mondiaux et les prochains jeux olympiques de Séoul en 1988. Ils s'entrainent, s'entendent bien bien mais au fil du temps qui passe tombent dans les conflits et les excès. J'ai bien aimé ce film dans son ensemble, il y a du rève qui se brule dans la froideur au fil de l'histoire avec ce milliardaire mystérieux. La mise en scène est sobre et bien maitrisé. Puis il y a aussi trois grands comédiens qui sont prodigieux, Channing Tatum excellent, Steve Carrell superbe et méconnaissable tout comme le remarquable Mark Ruffalo. Un très bon long métrage que je conseille.
Tres beau film sur un sport peu populaire la lutte mais surtout l'histoire d'un megalo qui veut exister et qui traite ses hommes comme ses aïeux traitaient leurs chevaux... Bien mais sans respect.
Ce genre de film nous montre de nouveau qu’il n’y a vraiment qu’aux États-Unis que ce genre d’histoire est possible et si le générique de début ne nous rappelait pas que l’intrigue est adaptée d’un fait divers réel, on se récrirait devant l’exagération des scénaristes. On est donc devant les quelques années qui ont lié la fratrie Schultz, Mark et Dave, lutteurs et champions olympiques à l’héritier milliardaire John du Pont, collaboration qui s’acheva en tragédie. Personnellement si je salue les performances de Steve Carell tout bonnement flippant en héritier psychologiquement fragile, voire malade, et celle de Channing Tatum en jeune champion complexé par un frère à l’aura cannibale, le film lui-même m’a paru un peu trop sombre et lent pour emporter mon enthousiasme. J’ai trouvé qu’il manquait un peu de rythme et que la première heure notamment était vraiment trop anesthésiante. On a franchement du mal à se plonger dans une intrigue qui à l’image de ses personnages principaux très taiseux, manque de peps et laisse une impression de sécheresse peu agréable. Ce monde d’hommes (la quasi-totalité du casting est masculin et les deux seules femmes Vanessa Redgrave - mère de du Pont - et Sienna Miller - épouse de Dave Schultz- ne sont que peu présentes à l’écran) est un monde du non-dit, des sentiments étouffés et des blessures personnelles dissimulées. Le réalisateur réussit, il faut le dire, bien à rendre les complexes de ces deux hommes (du Pont et Mark Schultz) dont l’association assez fusionnelle repose sur leurs blessures narcissiques et qui a également contribué à leur rupture et à la tragédie qui va en résulter. Sur ce plan-là le film est réussi, mais l’ambiance monochrome et assez glaciale qui préside aux relations entre les personnages (hors de l’ambiance pleine d’amour du cocon familial de Dave Schultz) donne un long-métrage vraiment trop lourd sur les deux heures qu’il dure. Intéressant, mais pas passionnant.
D'un côté, un film fascinant de par son ambiance crépusculaire et la performance habitée des trois acteurs. De l'autre, un film frustrant, car, outre la certitude très vite acquise que le milliardaire est timbré, on n'apprend pas ce qui s'est vraiment passé entre lui et les deux frères. La grande majorité du film couvre les 2 années précédant les JO de 1988, que le plus jeune frère passe au centre Foxcatcher: pratiquement que des sous-entendus... Et, surtout, une énorme ellipse sur les 8 années suivantesspoiler: ; elles commencent par le départ du cadet traumatisé et pourtant l'aîné, arrivé juste avant Séoul, restera -visiblement en connaissance de cause- tout ce temps, sans qu'on sache trop pourquoi... 8 années en 8 minutes de film (ou presque), qui amènent quand même au meurtre en 1996 ! Informations insuffisantes ou peu fiables qui ont conduit à ces omissions scénaristiques? Donc: réalisation et interprétation au top, mais si l'on se renseigne, ne serait-ce que sur la véritable chronologie de l'affaire, on se sent un peu mis à l'écart et/ou désinformé. Dommage.
Décidément Bennett Miller a plus d'une corde à son arc se montrant encore une fois original et troublant. Bien qu'il se replonge dans l'univers du sport, c'est à une toute autre histoire à laquelle on a à faire après "Le stratège" surtout qu'elle est vraie et même difficile à croire ou à comprendre. Sa mise scène se rapprochant davantage de celle exercée dans "Truman capote", c'est tout en douceur avec peu de dialogues qu'il nous entraine dans cette drôle de relation entre les frères Schultz et John Du Pont (incroyable Steve Carrel méconnaissable) et nous laisse libre de nous faire une idée sur les raisons de cette tragédie. Le film est ponctué de quelques scènes de lutte fort bien réalisées par Channing Tatum et Mark Ruffalo très crédibles mais si c'est du sport que vous voulez voir, tout comme son incursion dans l'univers du baseball précédemment, vous feriez mieux d'aller au gymnase...
Il y a quelque chose de pourri au royaume de la lutte. Comme il raffole des portraits de figures américaines plus ou moins emblématiques dont il transmet l’admiration qui peut leur être portée autant que la dramatique de leur devenir, le réalisateur de Truman Capote et Le stratège ne pouvait qu’être séduit par cette incroyable histoire s’étant déroulée dans les années 80 où deux frères champions olympiques prirent pour mentor et sponsor un étrange et sinistre personnage, riche héritier d’une grande famille. Un Prix de la mise en scène à Cannes l’an passé qui met en avant un extraordinaire trio d’acteurs : Channing Tatum et Mark Ruffalo composent la fratrie, alors que Steve Carell plus opaque que jamais, est méconnaissable.
Un film intéressant qui prend le temps de bien décrire ses personnages et qui ne sombre jamais dans la psychololgie de comptoir. Les comédiens sont étonnants, à commencer par Steve Carrell, dans un rôle à contre emploi.
Biopic de qualité, avec 3 acteurs excellentissimes dont Carrel qui s'en sort très bien avec son faux-nez. Rajoutez à cela la découverte de la Lutte sportive, des décors de qualité et une musique grincante lorsqu'elle est présente. L'ambiance est pesante, les personnages intéressants et les tourments psychologiques sont bien ressentis, c'est une réussite.
Un film sur le destin de deux hommes écrasés par le poids familial. Pas franchement attiré par l'univers de la lutte et leur costume ridicule, je suis resté perplexe une bonne partie de ce (long) film de 2H34. S'il est imparfait, Foxcatcher possède toutefois de grandes qualités au premier rang desquelles les compositions de Steve Carell et Marc Ruffalo. Le choix audacieux de limiter les musiques d'arrière plan destinées à orienter les réactions des spectateurs est aussi à saluer. Je n'aurai également que rarement ressenti la douleur d'un homme dont le mal être imprègne le film comme la gangrène un membre atteint. Le personnage de John du Pont, incapable de se surpasser, engoncé dans une médiocrité rendue encore plus amer et cruelle par la possession d'une fortune monstrueuse dérange avant de susciter la pitié. Le dénouement fait exploser la tension dramatique dans un final laconique, brutal et réussi.
Inspiré de faits réels, les deux frères Schultz, médaillés olympiques en or à Los Angeles 1984, tombent sous la coupe d’un milliardaire lors de leur préparation pour l’olympiade suivante. Et le milliardaire en question n’est pas n’importe qui, de la famille des Dupont de Nemours. Les deux frères, Mark le renfermé brutal isolé et Dave le félin réfléchi bien inséré, sont un peu arrivés au bout d’une longue collaboration sportive et humaine. Dave, père spirituel et peut être plus, du plus jeune Mark a pallié depuis leurs enfances l’absence du père. Mais Mark a besoin d’un autre mentor pour redémarrer. Séduit par ce milliardaire posé, passionné de lutte ; il va succomber à ses avances, d’abord pécuniaires et y entrainer son frère. Ce film aurait pu n’être qu’un biopic bien lisse, mais Miller transcende le fait divers pour explorer les tréfonds des motivations humaines cachées derrière de profondes blessures… pour en faire un film ambitieux, puissant et romanesque ; tragique. Jean Dupont de Nemours est avant tout un homme blessé par la vie. Solitaire, sans ami, et surtout sous l’emprise d’une mère qu’il essaie d’intéresser à travers ce projet sportif d’équipe de lutte olympique nommé « Foxcatcher » ; toutes ses relations sont faussées par ses milliards et ce depuis sa tendre enfance. Cet être est donc tordu et difficilement redressable, un monstre d’inhumanité, égocentrique. Pour jouer ce personnage inquiétant aux motivations difficiles à cerner ; Steve Carrell s’y colle plus que bien avec une présence discrète et flippante loin des rôles comiques auxquels il est habitué. Channing Tatum est (Mark Schultz) tout aussi étrange mais plutôt par une présence physique animale. Bon, on peut juger que les traits des deux personnages à l’image de l’appendice nasale proéminent de Carrell sont un trop appuyés. Les acteurs américains doivent performer dans des rôles forts, et c’est parfois trop. La mise en scène et le scénario sont aussi au diapason d’une mécanique implacable du drame à venir. Tout y passe possession, répulsion, destruction. Dans cette micro société, chacun se ment à lui-même, ment à l’autre, fait semblant pour se protéger, protéger l’autre ou par intérêt ; à chaque personnage sa posture. Miller a bon ton de jouer avec des ellipses, de longs silences, sa distanciation des personnages pour alimenter son histoire. Pas de grands discours, peu d’explications frontales ; beaucoup de subtilités pour traiter de cet argent qui pourrit tout et de la perversité de l’être humain. Mise en scène primée à Cannes logiquement car si peu directe. Quant la réalité est transcendée par la fiction, çà donne en film de cinéma et pas une récitation… Mission accomplie ici
Pas accroché plus que ça à l'histoire, les acteurs sont bons mais les personnages sont un peu trop creux, du coup on est pas pris d'affection pour les personnages, dommage... et de plus la lutte n'est pas vraiment le point névralgique du film, on vacille entre un sujet et un autre sans prendre la peine d'y entrer plus en profondeur, au final c'est très fade mais la mise en scène est réussie, ça se laisse regarder sans avoir à trouver le temps long. Un autre biopic moyen quoi
Un film tiré d'une histoire vrai... Cela n'est pas une garanti, la preuve, on s'ennuie quand même pas mal. Le jeu des acteurs est par contre très bon ce qui sauve un peu le tout.
Avec ce film funèbre et d'une puissance digne des plus grands, Bennett Miller fait le portrait, via un Steve Carell aussi amusant que pétrifiant, d'une Amérique en plein déclin. Résultat : FOXCATCHER me hante encore bien après l'avoir vu.
Bienvenue chez les milliardaires frapadingues. Un excellent film, admirablement interprété rendant bien tout le climat malsain des délires de John Dupont.