Un peu lent, le fait que cela soit tiré d'un fait réel fait passer la pilule. Les interprétations des acteurs et surtout celle de Steve Carell sont EX-TRA-OR-DI-NAI-RES. Quelle baffe!!! Et même si le sujet n'est pas passionnant, et même si le rythme est lent, et même si et même si. Il faut voir ce film, au moins pour l'interprétation de Carell méconnaissable et grandiose.
Tout comme on pouvait apprécier "Le prestige", précédent film du cinéaste, sans connaître le base-ball, pas besoin de s'intéresser à la lutte pour être accro à cette histoire remarquablement filmée et magistralement interprété, Steve Carrel en tête. Les relations complexes qui s'instaurent entre les 3 personnages sont vraiment passionnantes à suivre. Sachant que Bennett Miller a aussi signé le formidable "Truman Capote", inutile de vous dire que ce cinéaste discret, logiquement primé à Cannes, est plus qu'à suivre.
Cet attrapeur de renard est surtout, selon moi, un attrapeur d’oscars. Et c’est bien là le problème, en plus d’être une rime sympathique pour ouvrir ma critique. De même que les lutteurs en plein entrainement, tout le film transpire de sa course aux statuettes dorées : inspiré d’une histoire vraie, avec un gros drame familial dedans, des costumes et des décors « d’époque » qui font vrai –ils ont même invité des vrais lutteurs-, et bien sûr des acteurs ayant fait une grosse transformation physique. Bref, rien de très original, et je trouve que l’histoire est ultra-prévisible ; alors que je ne savais rien du fait divers et n’avais quasiment rien lu sur le film. On comprend directement que l’un a un complexe d’infériorité envers son frère, on comprend tout de suite que le milliardaire est excentrique, que la mère est castratrice, que l’un est le père de substitution pour l’autre… tout ça a déjà été vu mille fois et en bien mieux. Cela reste du travail efficace, bien sûr, la reconstitution est efficace et les acteurs se donnent à fond. Bennett Miller est, je pense, un bon metteur en scène, il y a quelques bonnes scènes qui fonctionnent en économisant les dialogues et en faisant parler les images ; mais cela reste bien trop froid et distant pour me faire entrer dans le film. Bref, pour des thèmes pas trop éloignés, revoyez plutôt « Million Dollar Baby ».
Foxcatcher raconte une histoire improbable, celle d’une relation entre un lutteur et un milliardaire. En s’inspirant d’une histoire vraie, Bennet Miller marque de nombreux points. Alors que le cinéma se perd de plus en plus dans des remakes ou des suites à n’en plus finir, le cinéaste nous donne un souffle nouveau avec un scénario encore jamais vu à l’écran. Ensuite son casting était un défi à relever. On pense à la fabuleuse métamorphose de Steve Carrell qui l’a a fortiori aidé à entrer dans un personnage auquel tout le monde croira. Et puis il y a le beau Channing Tatum. Le cinéaste a réussi à le rendre penaud avec une perpétuelle modestie. Foxcatcher est donc une œuvre à part et à voir. La question se pose cependant sur le prix de la mise en scène décerné par le Festival de Cannes en 2014 et peut-être les futurs Oscars dans lequel le film est nominé. Les plans, la photographie, le montage et la musique restent classiques et ne retiennent pas autant l’attention que le scénario ou le casting par exemple. Foxcatcher est un long-métrage captivant et brillamment dirigé mais qui aurait mérité une mise en abyme distinctive. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Foxcatcher a malheureusement fait peu de bruits en France, c'est plutôt dommage car son sujet est intéressant et bien traité. Les acteurs sont excellents, surtout Steve Carell qui méritait sa nomination aux Oscar. Esthétiquement aussi le film est très réussi, l'esthétique est propre, les plans travaillées.. Mais le gros problème du film c'est qu'il est assez ennuyeux.. Les longueurs sont beaucoup trop présentes, ce qui fait que j'ai regardé l'heure plusieurs fois..
Foxcatcher est un film d'atmosphère qui doit être pris comme tel pour éviter toute frustration. Donc oui le film se permet un rythme lent et des personnages peu bavards, les rendant un brin hermétiques mais donc imprévisibles. Néanmoins ce côté hermétique est aussi le seul regret qu'il me reste à la fin du film car certains - spoiler: John Du Pont pour ne pas le citer, - sont les clés de voûte du scénario mais on les comprend plus en les devinant qu'en les entendant. Et le soucis c'est d'en arriver à une version un brin simpliste de personnages psychologiquement très intéressant par manque de scènes plus nombreuses en détails. Dommage car le jeu d'acteur, comme le visuel, est terriblement bien équilibré. Et pourtant cette absence de profondeur aurait pu s'inscrire dans les ellipses temporelles qui tombent en deuxième partie du film, et aurait permis de redynamiser un segment un peu terne du film ; ou alors par un épilogue plus fourni. Il en reste un film solide, jouant entre The Fighter, Wrestler voir même Ali, et donc devant faire face à des compétiteurs rudement solides.
Brièvement...même si le scénario et l'intrigue sont excellent, la réalisation beaucoup trop lente et soporiphique empêche le spectateur de rentrer totalement dans le film. Rien de captivant...déçu d'un film qui aurait pu être mieux exploité et ne mérite pas autant d'eloges..
Je m'attendais à bien mieux. Trop linéaire et manquant cruellement d'émotion. On ne s'attache guère aux personnages, malgré le rôle à contre emploi de Steve Carell. Les maquillages sont bons, sa prestation est bonne, mais son rôle n'est pas un rôle d'exception. Une fois vu, on peut passer vite à autre chose.
Foxcatcher est une vraie leçon de vie donnée aux milliardaire croyant pouvoir tout acheter à n'importe quel prix. Tiré d'une histoire vraie, le film démarre assez lentement et découvre ses personnages dont le principal. Patibulaire, le lutteur multi récompensé fait surtout pensé à un gorille inquiétant qui laisse trainer ses bras parterre...mais je m’égare. Ce sport olympique est plutôt impressionnant car je ne sais pas si les acteurs sont de vraies lutteurs mais les entrainements et combats sont très réaliste. Le milliardaire en question , petit bonhomme passionné par ce sport , ne vaut rien pourtant il se croit bon coach , donnant des conseils ridicule face aux géants de ce sport qu'il paie une fortune. On pourrait croire à un scénario cousu de fil blanc à l'instar des superproductions d'Holywood , pourtant rien ne se passera comme prévu. Passionnante, on se plonge dans cette histoire à rebondissement multiples grâce à d'excellents acteur et à une réalisation très bonne. On reprochera une trame finalement assez lente, rattrapée par l’intérêt réel de cette histoire vraie...incroyable.
Difficile de croire que c'est le même Bennett Miller qui nous proposait l’excellentissime Moneyball en 2011, qui est derrière ce Foxcatcher tant les deux films sont qualitativement à des années lumières. Le postulat, toujours sur fond de sport, laissait augurer de bonnes choses mais on se rend vite compte que l'histoire de ce lutteur coaché par un entraineur schizophrène n'est pas très intéressante mais surtout qu'elle a été racontée de la pire des façons qui soit. Le montage est catastrophique, on a l'impression que le film était censé durer 3h et que Miller a dû couper dans le lard à la va-vite: on se retrouve donc avec un montage plus que bizarre avec des transitions incohérentes ou des ellipses abruptes à l'image de la fin lorsque Mark, Dave et Nancy reviennent chez Du Pont après que plusieurs années soient passées. Seules les performances des acteurs sauvent à peu près le film du naufrage complet, et encore cela reste très pauvre. D'ailleurs, pourquoi avoir choisi Steve Carell si le but était de le grimer pour le rendre méconnaissable ? Un choix douteux de plus dans cette production tout simplement ratée.
La lutte, sport peu glamour n’était à priori pas le sujet rêvé pour accoucher d'un grand film. Pourtant Bennett Miller arrive à en faire une œuvre magistrale, notamment du point de vue de la mise en scène qui a bien mérité son prix à Cannes. Très loin de la "success story" que l'on voit habituellement dans les films sportifs, il associe à merveille ce sous genre au drame psychologique, voir même au thriller . On peut d'ailleurs être choqués par la fin quand on ne connait pas du tout l'histoire dont est tiré le film. Écris d'une main de maitre, le film capte l'attention dés les premières minutes et fascine par sa réalisation qui maitrisé à ce point relève du génie pur. Bennett Miller n'en est pas à son coup d'essai puisqu'il nous avait déjà délecté de son talent avec un autre drame sportif "Le Stratège". La performance du trio d'acteurs est parfaite, en particulier Steve Carrell qui grimé est particulièrement inquiétant dans sa relation trouble avec Channing Tatum qui n'est définitivement pas qu'un beau gosse aux gros bras. Bref un sans faute pour une œuvre puissante qui marque les esprits.
Bienvenue dans une ambiance froide , dans ce camp d'entrainement de lutte battit par un richissime américain. La bande annonce donnait envie, et nous promettait un duel entre l’entraîneur et Channing Tatum . Mais appart une gifle, les deux personnages ne font que s'ignorer, se faire la gueule. Même si la fin se veut plus "explicite", les tensions sont ennuyeuses, ne se passant pas grands chose, foxcatcher devient mou. Et pourquoi avoir déguiser Steve Carell? L'acteur talentueux n'avait nullement besoin de cet artifice pour briller dans ce personnage dramatique. Plus perturbant qu'autre chose, son faux nez inutile enlève du charisme au personnage froid et ambigu. Le point intéressant du film est évidement Channing Tatum. Très crédible en champion de lutte et intense dans son interprétation; les scènes d'entrainement et de prises sont réalistes et intéressantes. Pour moi : ce film n'est pas le grand drame de l'année comme promis malgré une réalisation maitrisée et de très bons acteurs.
Film que vous ne regarderez qu'une seule fois, qui s'apparente à un documentaire, malgré l'interprétation impressionnante des acteurs principaux. PLV: le jeu des acteurs vaut le visionnage du film.