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Un visiteur
3,5
Publiée le 12 janvier 2016
D'Elia Kazan je n'ai pour l'instant vu que Sur les quais que dans mes souvenirs j'avais bien aimé. La fièvre dans le sang est une critique du puritanisme et du matérialisme américain à travers une histoire d'amour triste et nostalgique. Les acteurs sont tous bons (Nathalie Wood a un charme fou et Warren Beaty joue en retenu, ce qui correspond bien à son personnage) et la réalisation est maitrisée (sans oublier la belle photographie). Je trouve malgré ça que le film est trop long, pas ennuyeux, non, juste trop long pour ce qu'il raconte.
Un film vieillot qui paraît aujourd'hui interminable tant l'intrigue est mince. La plupart des acteurs sont caricaturaux. Natalie Wood est trop souvent hystérique, tranchant avec l'apathie de Warren Beatty. Les dialogues sont gentillets même s'ils n'évitent pas les lieux communs. On est loin du chef-d'œuvre !
Kazan aborde à la fois le thème de la jeunesse étouffée par la société conservatrice, et le krach boursier de 1929. Si la mise en scène est soignée, c'est surtout le couple Beatty / Wood qui crève l'écran, supporté par un Pat Hingle excellent en patriarche obsédé par la réussite de son fils. Des personnages réussis pour un drame poignant, parfois cruel et encore d'actualité.
C'est un teen movie dramatique dans lequel Natalie Wood excelle dans son rôle d'adolescente vierge face à un Warren Beatty un peu plus en retrait. Elia Kazan nous raconte cette histoire d'amour impossible avec sérieux et installe un climat pesant tout au long du film. "La fièvre dans le sang" parle des souffrances adolescentes poussées à leur paroxysme dans une Amérique des années 30 dont le puritanisme et l'emprise de la religion fera endurer bien des épreuves à ces deux gamins qui ne demandait qu'à s'aimer. Un incontournable.
J'ai adoré, ce film est tout simplement magnifique !! Nathalie Wood et Warren Betty crèvent l'écran et sont un si beau couple ! Mais je ne cesse de me poser une question : pourquoi, pourquoi une si belle histoire d'amour doit avoir un dénouement pareil !!
C'est un très beau mélodrame que signe ici Elia Kazan avec cette histoire d'amour passionnée entre Deanie (sublime Natalie Wood dans un de ses plus beaux rôles) et Bud (le débutant mais déjà excellent Warren Beatty) empêchée par leurs parents respectifs. Le film est emprunt de mélancolie, ancré dans un contexte social fort et bénéficie d'un beau scénario solide. Interprétation passionnée des deux acteurs (Wood crève l'écran à chaque apparition) et Pat Hingle est génial en père borné.
Sans avoir été particulièrement transcendé, j’ai trouvé ce film bon et ma foi plutôt bien ficelé. Techniquement c’est assez solide, Kazan nous offre une bonne réalisation et sait filmer particulièrement bien les visages et expressions de son jeune duo d’acteurs Warren Beatty-Nathalie Wood, qui est pour ainsi dire épatant. J’ai trouvé ce film un peu convenu au niveau de l’intrigue, mais je salue le mérite du film qui ne sombre jamais dans la mièvrerie et qui a su éviter une fin trop facile. Le reste du casting reste correct, à vrai dire certains personnages comme le père de Warren Beatty ou encore les étudiants sont stéréotypés et quelques passages sont un peu trop prévisibles et je constate encore le défaut d’un film qui brosse un portrait assez idéalisé de l’Amérique où la jeune fille « pauvre » vit dans un cadre de vie pourtant visiblement aisé. D’un point de vue sonore je n’ai pas constaté de problèmes de sons, et l’accompagnement musical reste pertinent. J’ai donc un avis positif sur ce Splendor in the Grass, qui offre à Nathalie Wood et à Warren Beatty de très beaux rôles et qui reste d’un naturel intéressant, évitant ainsi quelques grosses ficelles hollywoodiennes dont on se passe volontiers et avec joie même si je n’ai pas eu le coup de cœur pour ce film.
Splendor in the grass est tout simplement le plus beau film d'amour américain. Il est aussi le chef-d'oeuvre du génial Elia Kazan, une fresque sublime sur l'Amérique des années 20-30, aux mœurs figés, sourds et intolérants. Natalie Wood est merveilleuse en Deanie, prisonnière de sa petite condition et cherchant à s'affirmer contre les convenances pour l'amour de Bud (Warren Beatty). Elia Kazan signe un film émouvant, au lyrisme violent et élégiaque. La Fièvre dans le sang est une splendeur.
Sans aucun doute le plus grand et le beau film d'amour jamais réaliser. Natalie Wood tient là son plus grand rôle. Malgré une B.O beaucoup trop gaie pour un film qui transpire de tristesse, de déchirure, de cris, de noirceur enfoui... La fièvre dans le sang est l'incarnation meme de l'amour impossible, de l'amour détruit, de l'amour incompris, du vrai amour, le brut, le réel. Bref une oeuvre magistrale à jamais mémorable qui résonne dans le coeur des cinéphiles comme une symphonie.
Magnifique film sur une des plus belles histoires d'amour. C'était bouleversant, surtout la scène finale. Le jeu d'acteurs est excellent et Natalie Wood m'a marqué dans sa folie. A ne pas rater!
Splendor in the grass se construit se façon subtile pour s'achever dans la violence contenue d'une séquence finale mémorable, en apparence anodine, mais dans les tréfonds bouleversante, où, elle comme lui, chacun ayant effectué sa mue, toute illusion perdue depuis longtemps, campe sur des certitudes nouvelles pour enterrer le passé, les brûlants sentiments d'hier qui s'ensevelissent d'eux-même sous le poids de la crise de 29, du conflit larvé des classes sociales, sous le regard jamais impartial des parents respectifs sans parler des chaines sociales (traditions et convenances) dont ils sont prisonniers... Magistral film de Kazan qui laisse complètement KO en nous assénant une leçon de vie : même la plus grande histoire d'amour qui soit finira par plier devant l'adversité, la fatalité, les vents contraires; le temps qui passe...
on est en 1928, les etat unis vive de gisement de petrole et les ranch rapporte de l'argent, c'est ici que la belle deanie (nathalie wood) est follement amoureux du séduisant bud (warren beatty) qui vit soius l'emprise d'un pere qui pense a la place de son fils. un amour puissant, une folie de deux jeune personne pour qui les conviction de chacun et de leur famille risque de les mené a leur perte... elia kazan, maitre dans les film dramatique signe avec la fievre dans le sang un film fort en nous montrant un amour dechirant, la mise en cene est implacable. nathalie wood dans un double role nous mes a vif devant tant de desespoir, role complexe, donnant la replique a un warren beatty dans l'un de ces plus beau role, en confrontation avec pate hingle, le regard vide quand le monde est plein, une tristesse autour de la joie...
Loin des clichés, ce film est bien représentatif de ce genre de personnes - bien sûr bien souvent majoritaires - ne tolérant le second degré que "nimbé d'argent" et/ou diverses formes de comportements un peu décalés ; mais honnêtes dans le fond : Il ne fait de toute façon aucun doute que ce classique est pleinement d'actualité, en ces temps de forte récession...
Mélodrame fiévreux de belle tenue et bénéficiant de la présence abrasive de Natalie Wood, « La Fièvre dans le sang » est aussi un brûlot contre le puritanisme américain et son corrélat : l’aliénation matérialiste. Une société où le bonheur passe avant tout par l’avoir et où l’homme est réifié ne peut aboutir qu’à un malaise profond, à un étouffement existentiel. Celui-ci est illustré par cette frustration sexuelle qui irrigue tout le film et énonce parfaitement l’état d’une jeunesse bridée par les contraintes sociales et l’assèchement capitaliste (nous sommes juste avant la crise de 29), mais sur laquelle souffle un vent de liberté, qui est celui de la fin des années 20 (époque du film)… ou du début des années 60 (époque de son tournage). Poignant.
Elia Kazan, dans son plus beau film, nous raconte une histoire sur la jeunesse, l'amour, le désir et également la difficulté de l'éducation (que faire et que ne faut-il pas faire ? La question revient très souvent), ce qui se révèle assez inédit au cinéma. "Splendor in the Glass" est une oeuvre sulfureuse, extrêmement belle et servie d'un scénario fabuleux, sublimé par la mise en scène de Kazan. Le champ contre-champ de la fin nous montre la métamorphose de Natalie Wood et de Warren Beatty en adultes, comme le papillon sorti de son cocon (le film est concentré sur la période où le futur papillon est dans son cocon et non lorsqu'il est à son état de larve, pour filer la métaphore). Le film est parsemé d'images magnifiques (lorsque Wood saute dans l'eau à la cascade, la scène de la salle de bain...). Donc, pour conclure, "La Fièvre dans le Sang" est un film sublime, rempli de beauté.