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acgaltie
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4,5
Publiée le 25 mai 2013
"(...) il est dans la nature même du totalitarisme, et peut-être de la bureaucratie, de transformer les hommes en fonctionnaires, en “rouages” administratifs, et ainsi de les déshumaniser (...)" "(...) Eichmann n’est pas une figure démoniaque, mais plutôt l’incarnation de l’“absence de pensée” chez l’être humain (...)"
Il peut s'agir aussi d'une pensée formatée par un conditionnement, par une déculturation programmée accompagnée par l'imposition d'une autre culture... Plus profondément encore, la déstructuration culturelle et sensible qui coupe les individus de la nature, des autres vivants et de leur nature pour les déboussoler et les amener plus ou moins à leur insu à servir des intérêts étranges, un système nuisible, voire un totalitarisme, est devenu assez commun. Plus commun encore aujourd'hui qu'à l'époque d'Hannah Arendt.
Quelques années avant Hannah Arendt, après avoir fait l'expérience du nazisme et l'avoir fui, Theodor Adorno et Max Horkheimer ont mené une autre recherche éclairante sur les origines du totalitarisme : La Dialectique de la Raison.
"Depuis le dix-huitième siècle, la pensée occidentale s'est trouvée confrontée à un choix contradictoire entre deux façons de raisonner, deux positions, deux écoles différentes. La première préconise de libérer l'esprit humain du carcan mental dans lequel il s'est lui-même emprisonné, dans l'espoir de parvenir aux valeurs intrinsèques de l'ordre, aux fins dernières, au but ultime de la vie. C'est le côté critique des Lumières : la raison consacrée à la libération, à la transcendance. Sur le rivage opposé de cette dialectique, on trouve la deuxième école, qui propose une domination de la nature. Cette dernière position, devenue la branche la plus active de l'héritage des Lumières, présuppose une désacralisation du monde, une réduction quantitative et mécaniste de l'univers en une masse informe d'objets hétéroclites. La raison devient un simple instrument au service des moyens et non des fins. Cette façon de voir conduit à l'aliénation spirituelle de l'homme, à sa coupure d'avec la nature, puis à l'industrialisation et à la mercantilisation du monde vivant. Toute l'histoire de la science ainsi que toutes les autres dimensions de la vie intellectuelle depuis le dix-huitième siècle sont empreintes de cette dialectique"
Le nazisme a poussé très loin la réduction quantitative et mécaniste, la réification du vivant. Il n'est malheureusement pas le seul et sa science de la propagande et de la manipulation de masse a fait beaucoup d'émules.
Quelques dizaines d'années après Adorno, Horkheimer et Harendt, la "culture anti-nature" est largement revendiquée, les serviteurs zélés du nouveau totalitarisme mondialisé défilent en foules, et l'effondrement des résistances et des alternatives est devenu une banalité.
On reste un peu sur notre faim... L'actrice principale joue tr�s bien mais on aurait aim� que le r�alisateur aille plus loin dans la r�flexion sur le mal de Hannah Arendt..
Un film impressionnant par sa reflexion et celle qu'il suscite chez le spectateur. On y va comme pour un magistral cours de philo. Barbara Sukowa crève litteralement l'ecran.
L'intention est louable, car Hannah Arendt est une femme extraordinaire mais peu connue et pourtant une des plus grande théoricienne de ce siècle. En ce sens ce film est nécessaire pour ceux qui ne la connaissent pas, ni elle ni son oeuvre. Le film devient reellement interessant qu'à la fin, quand elle doit se défendre face à toutes ces attaques sur ses théories sur le procès Eichmann. Mais malgré une grande interprétation des acteurs, l'histoire ne parvient pas à rendre justice de la complexité du personnage. Et parfois une simple lecture de la page Wikipedia et surtout la lecture de ses oeuvres deviennent nécessaires.
Alors que je pensais m'ennuyer sévèrement, j'ai été au contraire épaté par cette personnalité hors du commun. La réalisatrice nous livre un portrait d'une femme exceptionnelle, au courage, à l'abnégation et à l'intelligence fascinants. Barbara Sukowa est dans ce rôle assez grandiose.
Un film sur le procès d'Adolf Eichmann à Jérusalem et plus particulièrement sur l’analyse d’une philosophe juive allemande prête à tout pour défendre ses idées. Un film fort qui nous fait réfléchir sur le niveau de culpabilité d’un homme au cœur d'une machinerie de guerre, simple exécutant, victime aussi d’un système, affreux bourreau ??? Le film est totalement porté par Barbara Sukowa.
interessante approche,CG Jung avait lui aussi aussi fais une étude sur la psychologie sous le regime nazi dont l'impact et l'influence que ça peut avoir sur une population,pour cela il a été traité de nazi ou collabo par ses detracteurs....
Un très bon film qui nous montre que ce procès a était très controversé a cause de son sujet encore très sensible dans notre société, un film qui est très bien fait, seul bémol un film qui n' était qu' en VO.
Je ne connaissais pas du tout Hannah Arendt et ce film m'a donné envie d'en savoir plus ! L'actrice principale est incroyable, elle joue tellement bien que je n'imagine plus la "vraie" Hannah Arendt autrement. D'un point de vue cinématographique, le film n'est pas extraordinaire mais il s'en sort plutôt bien. Je pense que le but était de faire réfléchir et c'est réussi. Maintenant que j'en parle, je réalise que ma prof d'histoire nous avait plus ou moins fait part de cette théorie de la banalité du mal. J'aurais aimé rencontrer cette femme, elle était très clairvoyante et c'était sans aucun doute une grande philosophe. Dans ce film, on nous montre autant sa philosophie que sa personnalité. Peut-être que la réalité était toute autre, mais j'ai trouvé Hannah Arendt d'une assurance et d'une arrogance incroyables. Cette façon qu'elle a de se mettre le monde entier à dos ... Incroyable ! Pour la petite anecdote, il n'y a pas une scène où les acteurs ne fument pas, si bien qu'à la fin du film, j'avais la forte sensation d'être au bord de l'asphyxie. Pourquoi était-il nécessaire de caser une cigarette à chaque scène ? Je sais que fumer était beaucoup plus banal que maintenant mais était-ce vraiment nécessaire ? Mais ceci n'est pas le plus important de ce film qu'il faut absolument voir quand on étudie la Seconde Guerre mondiale.
L'intérêt principal du film est de rendre accessible à un grand public une partie de la féconde réflexion philosophique d'Hannah Arendt. Malgré la rugueuse interprétation de l'actrice, ceux qui ont lu "Eichmann à Jérusalem" trouveront cette mise en image de la personnalité et de l'intimité de la philosophe, sujet central du film, bien superficielle.
Pour ceux qui comme moi ne connaissent rien d'Hannah Arendt, voilà une façon de s'instruire grâce à un film plutôt réussi malgré quelques longueurs. Barbara Sukowa est très crédible en intellectuelle courageuse, les documents d'époque en noir et blanc sont bien intégrés au film, et un discours final passionnant de la philosophe à ses étudiants résume parfaitement le propos. Bref, un film à voir.
Une très bonne surprise qui mériterait l'attention de tous. Facile à comprendre, bien écrit, un très bon choix d'acteur, une vrai réussite qui donne envie d'en savoir plus sur elle. recommandé à tous