Avec son scénario chétif, A coeur ouvert avait intérêt à être réalisé avec originalité et talent pour que le notre, de coeur, palpite. Parce que cette histoire d'un couple de chirurgiens dont l'amour fusionnel est mis en péril par l'alcoolisme de l'un et la maternité de l'autre menaçait fort de ne pas tenir la route sur 90 minutes. C'est bien le cas, et la réalisation de Marion Laine, malheureusement, renforce une impression d'artificialité alors que la volonté est de parvenir à un sommet de romantisme, désir symbolisé par les dix dernières minutes oniriques du film, ridicules au possible. Edgar Ramirez et Juliette Binoche forment un couple bien charnel, auquel on croit, mais dans cette fiction stéréotypée et figée dans ses bonnes intentions, ils ne peuvent que surnager avec leurs qualités de comédiens sans pouvoir sauver quoi que ce soit. A coeur vaillant, ce n'est pas toujours possible.
Marion Laine, la même qui avait signé le très beau « Un Cœur Simple » avec les remarquables Sandrine Bonnaire et Marina Foïs ? Impossible, il doit s’agir d’un homonyme ou alors la dame a de graves ennuis de santé. Ainsi donc, les deux protagonistes principaux de son film sont chirurgiens et vivent ensemble tels des adolescents attardés qui s’éclatent en boîte, écument tous les troquets de leur quartier en connaissant les noms de chaque barman et qui baisent ensemble comme au premier jour. Une vraie vie de dingues de chirurgiens quoi ! Tout semble bien aller pour eux, leur professionnalisme est hautement reconnu sauf que le monsieur qui a un accent français à couper au couteau, le cheveux hirsute, la barbe en bataille, qui bouffe de la glace à même le pot vautré sur son canapé, a un sérieux penchant pour la bouteille. L’occasion nous est ainsi donnée d’observer notre héros cradingue en train de vomir, d’abattre les murs de son appartement et de le voir gambader pieds nus dans la rue et dans les zoos. Et puis patatras, voilà madame qui tombe enceinte et nous, spectateurs ébahis, on tombe sur le cul (Juliette Binoche, 48 printemps tout de même la bougresse). Enfin, quand certains rôles possèdent les velléités du Botox, après tout on en a vu tellement d’autres. Faut-il réellement poursuivre ? « A Cœur Ouvert » est le prototype parfait du film pour bobos, qui se prend très au sérieux mais qui au final se révèle hautement ridicule, improbable et nauséabond. En roue libre, Binoche fait du Binoche et Edgar Ramirez insupporte avec son interprétation catastrophique. Les seconds rôles sont tous inconsistants. Un ratage total.
"no es posible !" comment Marion Laine a su attirer dans ses méandres scénaristiques une actrice telle que Juliette Binoche ? un acteur tel qu'Hypolite Girardot ? je peux comprendre qu'Edgar Ramirez ne sachant pas bien lire le français ait pu accepter à coup de "es un actor formidable" mais pour le reste .... On s'ennuie au fil de l'alcool qui remplit le sang de l'acteur principal, son serviteur Carlos ... pardon; Edgar affublé d'un autre prénom dans le film : Javier. On s'ennuie ferme, coma ethylique assuré, d'ailleurs je préconise trois bons verres de sangria avant de visionner ce film histoire d'éclater de rire aux très rares moments de comédie présents dans l'histoire. Que dire ? Juliette Binoche est une si belle et bonne actrice qu'il m'est difficile d'approuver son choix, voir ses derniers choix cinématographiques. Juliette fait de la moto, Juliette fait la fête, Juliette rit, Juliette opère à coeur ouvert et réussit, Juliette est enceinte, gardera gardera pas ? Sur M6 il y a des années de ça, je regardais les séries B le mercredi avant d'entamer mes devoirs de littéraire passionnée. L'erreur est humaine ..... idem pour Marion Laine. N'ayant pas vu son premier opus, je me laisse le troisième pour me décider mais concernant celui-ci, je ne peux pas conseiller d'y aller. C'est assez mauvais. Et cette fin complétement tirée au ridicule. Une séance de ciné remboursée, ça n'existe pas ? dommage ! ça devrait.
J’ai vu ce film suite à une bévue assez désopilante, il faut bien le dire: j’avais l’intention de voir le film Voie Rapide dont j’avais oublié le titre. Du coup, une substitution inconsciente , de l’ordre du lapsus memoriae, a opéré une confusion entre « coeur ouvert » et l’expression « tombeau ouvert » dont le champ sémantique se rapproche de l’univers de la vitesse avec toute la fascination mortifère qu’elle provoque sur la voiture comme instrument de mort et de puissance: voici pour l’autoanalyse à deux centimes d’euro Bref, me voici littéralement enfermé dans la salle de cinéma après m’être rendu compte de mon erreur, et j’avoue que je l’ai payée au prix fort . J’ai dû avaler une espèce de soupe indigeste, de mélasse niaiseuse, nauséabonde qui se complaît dans un sentimentalisme béat en croyant s’aventurer sur les terrains de la grande fiction romanesque avec son lot de souffle mélodramatique, d’ascension vers l’absolu du sentiment, dans une relecture grandiose de la passion comme souffle révolutionnaire face à la pesanteur de la communauté. Enfin, tout cela c’est sans doute ce qu’ a voulu faire la réalisatrice car le résultat, assez pitoyable, à défaut d’être pathétique dans ses moyens d’expression, culmine à un degré de lourdeur et de bêtise, à mi-chemin, pour parler vite, entre Plus Belle la Vie et Urgences ( tout en s’autoproclamant dans la lignée de Sirk, Doillon, Zulawski, pour élucider les références lourdement distillées par la réalisatrice tout au long de cette mixture). Nous sommes dans un hôpital, au service chirurgie cardiaque où travaille de concert un couple de personnages joués par notre oscarisée Binoche et Edgar Ramirez( l’ex-admirable Carlos d’Assayas, ici transmuté en pithécanthrope adipeux et alcoolique qui multiplie les signes d’un pseudo charme-latino en égrenant des formules d’une rare subtilité, citons celle-ci au hasard au moment où le couple projette de partir sous d’autres cieux: » j’aimerais té voirrrr nou sour oune île desserte… »,: ai-je besoin de commenter cet alexandrin au lyrisme échevelé?). Deux amoureux pris sous le feu incendiaire de la passion dans un service de cardiologie om l’on remplace des coeurs: mon esprit, toujours très alerte, s’est demandé à la vitesse de l’éclair s’il n’y avait pas là quelque chose de l’ordre de la métaphore, mais ce réflexe interprétatif est, sans doute, bien audacieux. Dans l’inconscience de ses sentiments débridés, la pauvre Juliette n’a pas l’air de prendre conscience que son amant a de graves problèmes avec l’alcool , il est pourtant imbibé du matin jusqu’au soir, ce qui commence à poser certains problèmes au chef de service qui va devoir prendre des solutions radicales. Un drame humain et existentiel va alors de déclencher: Pithecanthropus pilosus ( et debilus, d’ailleurs) va sombrer dans l’abîme de l’autodestruction, aidé, dans les limites de ses moyens, par Binoche, qui oscille entre empathie fusionnelle et scènes hystériques où elle singe ( pour Ramirez, notez que c’est normal), la grande violence des sentiments qu’elle magnifiait dans ses débuts avec Téchiné. En plus elle a oublié sa pilule( elle a pas l’air de bien comprendre comment ça fonctionne d’ailleurs, comme le suggère la discussion avec une de ses collègues: elle travaille dans quelle branche déjà?), et elle a un polichinelle dans le tiroir: et dire que notre couple adorée désirait se retrouver en-dehors de ses habitudes calcifiantes en retrouvant une virginité spirituelle près des chutes d’Iguazu ( notons au passage le sous-rousseauisme boboïsant insupportable qui irrigue tout le film, notamment dans les escapades de Ramirez au zoo où il vaut entrer dans la cage avec les singes: une sorte de confraternité sans doute, bref…). Je passerai sous silence la fin, qui se vautre dans une invraisemblance absolue, où la réalisatrice conjugue pathos, indécence et ridicule avec un sens inné des proportions.
Du très bon et du nettement moins bon... ce film déroute, surtout dans sa phase finale où on ne comprend plus vraiment ce qui se passe, ce qui est réel ou rêvé... Dommage, le sujet était palpitant et émotionnellement très fort...
désolé, mais je n'ai pas accroché, je me suis même ennuyée, peut être que je ne suis pas assez "bobo". Juliette Binoche en fait trop et l'histoire n'amène à rien.
La réalisatrice du très beau "Un coeur simple" (2008) revient avec une autre histoire de couple, mais plus classique celle-ci et contemporaine. Un couple de chirurgien passionnément amoureux s'autodétruit par l'alcool, lui comme elle se fermant les yeux et évitant de voir la réalité en face. Emmené par un duo d'acteurs merveilleux le couple en question évite certains clichés du genre mais en même temps la réalisatrice n'arrive jamais à créer de l'empathie pour eux notamment pour lui (l'alcoolique). Car si les acteurs interprètent leur personnage avec les tripes on s'interroge ; comment deux chirurgiens (loin d'être bête normalement) peuvent-ils être autant à côté de la plaque ?! enceinte elle boit pas mal aussi, lui est alcoolique mais elle comme lui ferme les yeux (faut pas pousser il aurait fallu faire avancer le shmilblick), lui en plus d'être alcoolique est très immature... etc... Mais Marion Laine filme la passion amoureuse et dévastatrice avec force et offre de belles scènes entre les deux personnages mais aussi avec les seconds rôles (le cours d'accouchement avec un ami, excellent Hypolite Girardot). La fin est une déception car elle manque de finesse (ce qui nemanque pas avec Marion Laine pourtant) et n'offre pas un dernier acte digne d'un réel drame. Au final c'est un drame sentimental d'une certaine ambition mais l'écriture manque de clarté, que ce soit sur les personnages ou sur une fin peu convaincante. Heureusement la passion est bien rendue avec des acteurs impeccables.
Courte évaluation pour ce film : affligeant, nul, abscons, ridicule, avec des invraisemblances impardonnables. Tout est mauvais là-dedans : scénario, acteurs, tournage et montage. A pleurer quand on pensa au prix que cela a dû coûter... J'ai failli partir au milieu et je regrette de ne pas l'avoir fait.
Alors c'est pour ce film totalement hystérique, avec des bobos insupportables. A éviter vraiment, ce film est trop nul, et le fin totalement débile pas d'autre mots. Je comprends que ce film est été casé en plein mois d'aout.