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Hastur64
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2,5
Publiée le 15 février 2014
« Antiviral » est un film qui est assez intéressant au début, mais qui rapidement perd en intérêt au fur et à mesure que l’histoire progresse et ce parce qu’il utilise un paradigme intéressant pour confectionner une intrigue banale et parfois confuse. Le point fort du film est en effet son postulat de départ qui nous fait nous retrouver dans une société où l’adulation des foules pour les célébrités est telle que des entreprises vendent les germes que ces dernières ont attrapés à leurs fans. Il existe même des boucheries qui vendent des steaks faits à partir du matériel génétique des ces mêmes stars. Le film utilise et pousse donc à l’extrême une composante de notre société et il en fait un paradigme vraiment intriguant. Il l’inclut dans une ambiance très froide avec ces décors aseptisés (peu de couleurs, utilisation d’une lumière forte et omniprésente) et des personnages qui n’expriment aucune émotion, autre que la peur, particulièrement le personnage principal Syd March qui ne semble humain que quand il est malade. La suite se révèle par contre beaucoup plus décevante par l’utilisation que le réalisateur fait de ce matériau de départ qu’il galvaude dans une intrigue assez banale (un pirate industriel qui se retrouve piégé) avec des longueurs qui finissent par perdre l’attention d’un spectateur qui ne peut pas non plus se raccrocher aux personnages évidemment peu sympathiques. Caleb Landry Jones est assez convaincant dans son rôle, mais sa performance ne parvient tout de même pas à secouer l’ennui qui nous gagne inéluctablement. Bref une première réalisation pleine d’inspiration dans son sujet et dans une grosse partie de la mise en image, mais qui montre au niveau de son histoire des limites dommageables pour le film. À voir néanmoins pour son sujet qui exagère à peine une réalité peu reluisante de notre société.
L'idée était originale, le développement l'est un peu moins, au final. Beaucoup de longueur et pas d'histoire. On suit ce personnage qui ne fait rien et ne nous montre rien en dehors de beaucoup de sang, beaucoup d'ennuis et beaucoup de vide.
Intriguant ce premier film de (Brandon) Cronenberg, il part dans la même direction que son père, et ce n'est pas forcément la meilleure chose à faire. Il maîtrise la mise en scène mais pas totalement le rythme qui donne envie d'arrêter le film en son milieu, les scènes "choquantes" sont trop nombreuses et lassantes. Un premier essai un peu raté, malgré son sujet très intéressant et plutôt original.
Les hypocondriaques vont adorer ! A partir d'une idée de prime abord improbable Cronemberg crée une ambiance anxiogène étonnante. C'est que finalement on a bien conscience que tout les protagonistes du scénario existent déjà en masse. Un film, qui n'invite donc pas à la gaudriole, plutôt replié sur lui même et égocentré sur le personnage principal interprété par un acteur qu'on devrait revoir assez souvent. Personnellement je le verrai bien en Angus Young dans un biopic sur acdc (tiens, je vais de ce pas enregistrer le brevet).
Un scénario de malade qui frappe d'entrée : injecter des virus de stars à des fans est juste énorme. Cronenberg fils suit les pas de son père et nous livre un film choc porté par un acteur transcendé. Une première réussie.
Cronenberg, qui a écrit et réalisé, a une imagination qui fait écho à son père, efficace, et réunit des personnalités tordues.
Ici, le principe est auto-important et brutal. Le héros, Syd, travaille dans une clinique où les gens ordinaires en viennent à être injecté avec des cellules provenant des célébrités qu'ils adorent. On a tiré sa lèvre avec un virus de l'herpès, juste à l'endroit où sa star préférée l' aurait embrassé. La plupart des gens vont pour les cellules de Hannah Geist, une femme blonde mannequin qui ressemble à la Vierge.
Ce récit mince est une excuse pour le style de Cronenberg, qui a du flair, ainsi que le goût de sang épais, couleur lie de vin. Syd titube à travers les laboratoiresde murs blancs ett dans son appartement miteux.
Reposant sur le thème que notre monde viral-vidéo est bêtement obsédé par la célébrité, antiviral peut paraître comme si il résonnait avec la culture. En fait, c'est un film insipide et caricatural 2/5
(...) Ambiance inquiétante, musique angoissante, sujet original : Antiviral est un ovni aussi dérangeant qu’oppressant. Plongeant au cœur même d’une gangrène amorcée par une société stérilisée, le film repousse tout autant qu’il fascine, servi par une plastique remarquable, à ne pas louper pour se faire son propre avis… A bon entendeur…
Une excellente base de scénario avec un thème osé et surprenant. Tout l'environnement est très intéressant (social, ambiance, intérêts etc.) mais le focus sur notre employé déçoit par le rôle assez mal joué, insipide et répétitif. Ce fil conducteur enlève l'épaisseur du thème bien plus prenant. Un bon film d'anticipation avec ses défauts qui pénalise l'ensemble. Juste moyen ! 2.5/5 !!!
En allant voir Antiviral au cinéma, j'ai eu l'impression de vivre une expérience similaire à Sleeping Beauty l'année dernière. La même bande-annonce mystérieuse et ambiancée, qui intrigue et semble promettre quelque chose de dingue. La même atmosphère, très froide, dérangeante, aseptisée, les mêmes traitements de couleur (beaucoup de blanc et de rouge), mais pour un scénario et un traitement des personnages très décevants. Certes, l'ambiance est imposée du début à la fin, certains plans sont accompagnés d'une musique sublime et troublante qui en font de vraies merveilles à regarder, mais quand on sort du film, on ne peut pas s'empêcher de penser que le film est passé à côté de ce qu'il voulait raconter. Finalement, Antiviral dénonce sans dénoncer, dérange sans déranger et ne fait qu'effleurer les moments d'émotions et de choc qu'il aurait dû nous procurer. Tout ceci malgré la performance d'acteur exceptionnelle de Caleb Landry Jones, vraiment bluffant. Il joue tellement bien son rôle que j'avais moi-même l'impression d'être malade et contaminé devant l'écran. Rien que pour ça, Antiviral est une sacrée expérience, mais qui ne va pas au bout.
Les Cronenberg ne sont définitivement pas câblés comme tout le monde et tant mieux. Les différentes idées autour du fanatisme people sont géniales. Le film repose essentiellement sur ça et sur l'ambiance pesante par moment très bien retranscrite pas les images et l'ambiance sonore.
Une hypnose d'une heure et quarante-quatre minutes ! Pourtant cela fait deux films de la famille Cronenberg où je vois des gens partir de la salle. A croire que la bulle dans laquelle on est habitué à rentrer en regardant un film de la " filiale " est miraculeusement percable. Mais il faut comprendre le sujet, se forcer à prendre tous les éléments les un après les autres et pas chômer ! Une clinique apportant l'ultime communion entre un fan et sa célébrité : Son virus ! A partir de là, on arrive à détecter l'essence des deux couleurs du film qui peuvent à elles seules résumer le film. Le rouge, pour un virus, le blanc pour une clinique. Et les deux couleurs se mélangent pour donner naissance à une couleur macabre, gore et dérangeante : Acheter l'âme de celui ou celle qu'on désire. Vivre la folie jusqu'au bout et vivre le malheur de son idéal. Et pour prolonger cette vision tordue des choses, l'immersion passe par une dissonance constante dans la création sonore qui reflète l'état d'incertitude et de torture psychophysique que rencontre le protagoniste infirmier qui cherche à faire son propre profit au détriment de la clinique dans laquelle il travaille en créant un réseau parallèle. On accordera donc un joli crédit dans la dramaturgie dévorante que Caleb Landry Jones nous livre à travers une réalité physique déroutante qu'il dû s'insurger. Quand on lit les anecdotes on ne peut qu'apprécier le courage que ces acteurs ont dus avoir pour passer entre les mains du jeune réalisateur. On relativise en comprenant le choix que fait ce dernier; en portant un sujet aussi difficile, sombre et surréaliste qu'est l'évolution médicale et la nouvelle forme d'amour : Une sorte de cannibalisme et de dérive génétique. Et pour cela, il décide d'en faire beaucoup ou du moins assez pour provoquer des sensations gênantes et des scènes difficilement supportables qui peuvent être messagères mais à la longue peuvent nous faire sortir du film. Et finalement dans sa globalité, je dis tant mieux, car la raison première de ce film arrive à démontrer tout son ridicule et son paradoxe quant au désir que pousse le fanatisme à se détruire. Néanmoins l'esthétique est là, et la filiation n'y sera pas pour rien ! Serais-ce un message personnel de transmission de savoir entre son mentor et lui même ? Cronenberg est un nom qui va encore longtemps résonner. On ne peut pas détester, on ne peut pas jubiler, mais une chose est sûre, ce film ne laisse pas indifférent !
Le fils de David Cronenberg livre ici un premier film violent et étrange sur fond de SF et de fantastique.
Le film prend pour cadre un monde où le culte des people est devenu une sorte de religion, les fans allant jusqu'à s'injecter les maladies de leurs idoles. Ce pitch étrange permet au réalisateur de critiquer le culte des stars et l'économie qui l'entoure. En effet, le système y est exagérer mais presque plausible, le rendant plus glauque encore. A cela s'ajoute une violence stylisée comme le fait si bien son père. On pourra justement lui reprocher de l'imiter mais il a un style bien a lui dans l'air du moment et vraiment réussi. Côté acteur, on retiendra le premier rôle exceptionnel de froideur et une petite apparition de l'immense Malcolm McDowell. La musique est, elle aussi, des plus intéressante, usant de synthé pour un côté industriel et artificiel qui sied parfaitement au film.
Bref, pour un premier essai, le film du fils Cronenberg s'en sort admirablement même si on pourra lui reprocher un style trop proche de celui de son père et une violence trop importante. Un très bon premier film dans l'absolu.
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Profitons du fait que vous ayez (normalement) lu le synopsis avant de lire cette critique pour commencer par le point le plus effarant d'Antiviral : son scénario. A une époque où on se plaint devant un film sur deux de la pauvreté ou du sentiment de déjà-vu des scripts, c'est un petit bonheur de se trouver face à une œuvre aussi originale dans ses thèmes et la façon dont elle les aborde. Partant du concept chtarbé que le moyen le plus direct pour un fan de se mettre dans la peau d'une star est de partager une maladie qu'elle a contracté, Cronenberg va petit à petit dessiner toutes les façons d'exploiter un star-system poussé à l'extrême et construit sur un vide psychologique vertigineux voilé par une surexpression des corps. Des corps qui sont au centre du métrage. A la fois objets de désir et vecteurs de répulsion, ils sont filmés par le réalisateur avec une proximité perverse, à tel point que la répétition des piqûres d'aiguille finit par ne plus nous toucher.
Ces corps, Cronenberg les maltraite, les bouscule et les décompose (le glaçant plan de fin) avec un savoir-faire effronté, leur infligeant les douleurs de l'esprit sans concession. Ici, la maladie devient une norme acceptable et les symptomes intenses que ressent Syd pendant la moitié du temps deviennent secondaires pour le spectateur. Parce que si Cronenberg développe son intrigue dans un univers froid, clinique et minimaliste parfaitement maîtrisé, celui-ci est habité par des hommes et des femmes dont les sentiments s'affichent fortement. Caleb Landry Jones, dans la peau traumatisée de Syd, est tout bonnement incroyable. Extrêmement pâle et calme au départ, il finit par être infecté par les sentiments comme par la maladie et il se retrouve acculé par tous ceux qui l'entourent. Une raison largement suffisante de laisser exploser une rage intense née dans l'instinct de survie, dernière parcelle d'humanité qu'il lui reste avant qu'il plonge définitivement. "Dans la santé comme dans la maladie", Jones s'impose comme un des jeunes espoirs déjà incontournables du cinéma US.
Il y aurait tant à dire sur Antiviral, le film ayant lui-même beaucoup à partager. Mais ce serait rompre bêtement l'aura de mystère qui l'entoure avant, pendant et toujours après la projection, tant il manie des idées dérangées et impromptues. Renversant.
Pas mauvais, mais pas réussi non plus. L'idée de départ est aussi tordue que lourdement parabolique (la société du spectacle et ses travers, tout ça...) mais aurait pu déboucher sur un vrai bon film si le scénario avait été la hauteur. Malheureusement, malgré un esthétisme recherché et d'une laideur assumée et de bons acteurs, la sauce ne prend pas et le spectateur reste complètement à l'extérieur d'Antiviral. Fiston Cronenberg - qui n'a pas à rougir de la comparaison avec son père du reste - tente bien de réveiller l'assistance par quelques plans chocs...en vain malheureusement. Un réalisateur peut-être à suivre cela dit.