Blow Out
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342 critiques spectateurs

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ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 octobre 2019
Brian De Palma est une homme traumatisé par ce qu'il a vu. Et son moyen de l'extérioriser passe par l'objectif d'une caméra. Ce n'est peut-être pas apparent au premier coup d'œil mais les grand thèmes qui jalonnent son œuvre ramènent à un évènement historique. Pas des moindres, puisqu'il s'agit probablement de l'un des moments les plus controversés de toute l'histoire des États-Unis. L'assassinat de John Fitzgerald Kennedy en 1963 fut l'acte de naissance d'une nouvelle forme de méfiance quant aux institutions, à leur fonctionnement et à leur version des faits.
Comme beaucoup, De Palma n'a jamais cru à la thèse officielle. Et comme beaucoup, il ne s'en est jamais remis. Incidemment, son travail en tant que cinéaste se polarisera sur l'obsession du regard, des faux-semblants, de la vérité qui s'échappe et des mensonges qui la remplacent. Une ritournelle qui s'exprime avec la plus grande pureté dans Blow-Out, qui synthétise autant le cinéma de son auteur que l'état d'esprit du film paranoïaque, dont De Palma est sans l'un des meilleurs représentants (avec Alan J. Pakula et Oliver Stone).
Avec l'histoire d'un ingénieur du son (excellent John Travolta) qui devient malgré lui témoin privilégie d'un accident de la route pas si simple que ça, le metteur en scène signe un beau doublé. D'une part, il signe une redoutable parabole sur la conspiration et ses racines profondes dans l'histoire des USA (allusions à JFK, à l'accident de Chappaquiddick impliquant son frère Ted Kennedy, ou au Watergate). De l'autre, un morceau de cinéma colossal qui décortique les plus grandes forces du média.
De Palma multiplie les procédés qui deviendront ses marques de fabrique : film dans le film, plans à demi-bonnettes, montage parallèle, déconstruction d'un moment en point de vue. Le fait que Jack (son personnage principal) décortique une séquence sonore, reconstitue les faits à partir de photographies, et les assemble pour tenter d'y voir plus clair n'est pas anodin. Blow-Out parvient avec génie à démontrer les possibilités de manipulations à partir de l'image, et de cette déformation du réel qu'on intègre la fiction (notamment dans son épilogue).
Presque un message d'espoir, en filigrane d'une histoire où il n'y en pas beaucoup de traces : le Cinéma a aussi son rôle à jouer dans la manière de transmettre l'Histoire. Pour De Palma, il ne peut certes pas changer le passé, mais au moins permettre de l'appréhender d'une meilleure façon.
Une belle leçon de cinéma.
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2017
Toute la passion de Brian De Palma pour le cinéma de Hitchcock se ressent ici. La mise en scène, à base de plans très longs, traduit pertinemment la posture de témoin et l’impuissance des personnages principaux et du spectateur. L’intrigue est forte, bien menée et le final mémorable.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2017
Dès la scène d’ouverture Brian De Palma dit clairement : là on va parler cinéma. L’ouverture avec ce serial killer dans un campus américain permet de disséquer, d’encenser, de saboter et de donner les clés et secrets d’alcôve du 7ème art. Il organise un chassé-croisé entre son et image dès cette scène qui est elle-même dans la tonalité du film. Ensuite, le héros, Travolta, ingénieur du son, capte par inadvertance lors d’une prise de son ce qui ressemble à un meurtre prémédité. Son et image deviennent son obsession comme celle que De Palma a lui-même pour le cinéma. Donc autour d’un thriller bien foutu, De Palma ne parle que de cinéma comme son héros, au point de condamner son amour pour arriver à ses fins ; l’égoisme absolu pour faire vivre son art, sa passion. La scène finale est donc très cruelle. De Palma, l’obsédé de la mise en scène est-il auto biographique ici ? Certainement ? Cynique comme son héros, peut être aussi ! En tout cas, malgré un bide énorme à sa sortie, ce film est une perle d’intelligence et de mise en scène : mouvements de caméra complexes, écrans divisés en deux, travellings circulaires, montages alternés, découpage au scalpel,… un film tout public mais surtout de cinéphile. Un bonheur retrouvé 20 ans après mon visionnage précédent.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2017
J'ai été un peu déçu par ce film à la réputation pourtant bien établie et que je n'avais pas vu jusqu'à présent. Certes, il y a comme du Hitchcock dans le scénario et l'atmosphère, mais contrairement à beaucoup de commentateurs je n'ai pas trouvé les artistes excellents, en particulier John Travolta qui n'est pas naturel.
Kalie
Kalie

82 abonnés 970 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2017
Comme souvent chez Brian De Palma, la réalisation est très élaborée ( spoiler: le film dans le film
au départ, les plans originaux, les actions simultanées à l'écran...). Le réalisateur soigne ses effets, trop peut-être, cela au détriment du suspense. En effet, le travail minutieux de John Travolta sur ses bandes sonores (oui, c'est un peu démodé) ne fait pas beaucoup avancer l'intrigue. Tout est quasiment connu dès le début du film. Mais surtout, je n'ai toujours pas compris ce que vient faire un tueur psychopathe dans un complot politique. Le procédé est grossier. Sinon, les coulisses du cinéma dans les domaines du son et de l'animation sont intéressantes. J'ai bien aimé le job du héros notamment lorsqu'il capte les sons dans la nature. La conclusion du film, elle, est cynique. Bref, il s'agit là d'un divertissement de qualité.
Dora M.
Dora M.

78 abonnés 543 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2021
Jack (John Travolta) est preneur de son. Un soir, sorti pour enregistrer le bruit du vent, il est témoin d’un accident. Une voiture plonge dans l’eau, il a tout juste le temps d’en sortir une passagère, Sally (Nancy Allen).
J’ai été un peu déçue par ce film, réputé culte. En effet, mis à part un peu à la fin, je n’ai pas ressenti de tension particulière, de suspens haletant. L’histoire est intéressante mais je n’ai pas été particulièrement tenue en haleine, à part un peu plus à la fin ( spoiler: avec la course poursuite dans le métro puis dans la foule, l’échec du héros est troublant et touchant, inhabituel pour ce type de film
). Certains éléments restent troubles, notamment sur toutes les motivations du “méchant”.
Dawasta
Dawasta

77 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 septembre 2014
John Travolta (doublé par Depardieu dans la VF) au milieu d'un complot proche de celui de Richard Donner avec Mel Gibson. Avec Nancy Allen et Dennis Franz comme dans le précédent film du réalisateur et le jeune John Lithgow, l’inquiétant Trinity de la série "Dexter". J'ai bien aimé la fin qui est particulièrement cynique. (Pas mal)
cris11
cris11

75 abonnés 970 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2013
Blow out est un excellent thriller de Brian De Palma à une époque faste pour lui. Ce thriller est impeccable, il règne une tension constante (surtout sur la deuxième moitié du film) et cela le rend très captivant. Il y a aussi une certaine passion envers le son et l'image qui mis ensembles, donne une vidéo (dont la suite logique est le cinéma). Concernant les acteurs, Nancy Allen s'en tire pas trop mal et Travolta m'a paru un peu plat et peu expressif sur la première moitié du film. En revanche, il est nettement plus convaincant au fur et à mesure que le film avance. Pour ce qui est de la mise en scène, c'est le gros point fort de ce film avec un Brian De Palma qui fait étalage de tous son talent. La musique est plutôt. Le final est spoiler: déchirant
. Les seuls petits reproches que j'aurais à faire à ce film seraient sur la première moitié du film qui est un petit peu molle sur certains passages. Cependant, le film dans sa globalité est excellent et est clairement un must en terme de mise en scène pour un thriller et rappelle même à certains moments quelques perles de Hitchcock.
Ultimevegeta
Ultimevegeta

31 abonnés 97 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 décembre 2020
Incroyable. Les images sont vraiment au top. Travolta au top. La fin nous laisse vraiment bouche bée. Pas de schémas classique. 4,5/5.
Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2021
Film bizarre : au début on a l'impression qu'il s'agit d'un polar ; puis d'un politique genre complotiste ; et finalement ça serait plutôt un film d'horreur avec sérial killer. C'est peut-être en fait un thriller avec un vrai suspense hitchcockien. Mais un film américain sans happy end, est-ce bien sérieux ? Comme le cri d'humour à la fin...
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2018
Blow out est en partie un remake de Blow up d’Antonioni avec un preneur de son (John Travolta) à la place d’un photographe sur fond de complot politique.
De Palma fournit un de ses meilleurs rôles à John Travolta.
Le début suivant un tueur en caméra subjective est d’une réalisation virtuose.
On est tenu en haleine tout du long dans ce qui constitue un excellent thriller politique.
NeoLain

5 888 abonnés 4 743 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2008
Du bon De Palma ! Quand Travolta tend l'oreille ! Une réalisation au diapason, avec un petit bémole ou De Palma utilise des ralentits sur 2 scènes, était-ce nécéssaire ? . Blow Out démarre fort, Travolta porte a merveille son role. Ensuite arrive et à ne pas manquer, la poursuite dans la gare (qui rappelle un peu l'impasse, toujours de Brian De Palma) et une fin très poignante. Blow Out est excellent, manquait pas grand chose pour etre grandiose voir un chef-d'oeuvre.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Jack, ingénieur du son, est témoin d'un accident de voiture causant la mort d'un sérieux candidat à la présidence. Sauf que Jack était précisément en train d'enregistrer de nouveaux sons, et réalise qu'il s'agit là d'un complot... On sent dès le départ que "Blow Out" s'inspire de divers films et événements, que Brian De Palma va digérer pour livrer une œuvre tout à fait personnelle.
"Blow Up" est l'influence la plus évidente, ainsi que "The Conversation" de Coppola (pour la séquence de l'enregistrement et les écoutes). Mais aussi indirectement "Prince of the City", un polar que De Palma devait réaliser, et qui atterrira finalement chez Sidney Lumet. La séquence de flashback avec le flic infiltré provenant limpidement de ce passif.
Dans la vraie vie, on sent le poids de l'assassinat de JFK et le film Zapruder, qui est d'ailleurs explicitement mentionné dans les dialogues. Ou l'accident de voiture de Chappaquiddick, qui mit un gros frein à la carrière politique de Ted Kennedy.
Sur la forme, les couleurs évoquent le giallo façon Dario Argento. Tandis que la culpabilité passée du héros, qui le pousse à chercher la vérité et effacer son erreur d'antan, est un thème très hitchcockien, vu notamment dans "Vertigo" (la cloche serait-elle une référence à ce film ?).
Bref, beaucoup d'influences, pour un film ultra maîtrisé, à la fois pertinent et vintage.
Pertinent car on est en plein dans le thriller complotiste paranoïaque. Thématique très à la mode à l'époque, qui n'a pas pris une ride. La presse est aux abois d'un scoop, la police laxiste, les politiciens véreux, et même la charmante jeune femme sauvée par notre héros a un passé trouble. A qui se fier ?
Vintage car Brian De Palma adore filmer la technologie de l'époque, qu'il place au centre de son intrigue. A tel point que c'est parfois presque un documentaire sur l'ingénierie du son au cinéma. Bobines, fils, consoles, appareils rétro : c'est un festival, qui donne un véritable cachet à un film qu'il serait impossible de tourner tel quel avec le numérique. Le studio du protagoniste serait remplacé par un petit PC...
En tout cas, l'ensemble est filmé avec virtuosité. La caméra n'est jamais paresseuse, offrant une très belle mobilité (travelings, rotations...). Les tics du réalisateurs (double focale, split screen) sont utilisés à très bon escient. Avec en prime plusieurs plan originaux pour l'époque, magnifiés par le montage sonore travaillé ou la belle musique de Pino Donaggio. Par exemple ce fameux plan où notre héros reconstitue auditivement l'attentat, ou le final devant un feux d'artifice.
La photographie de Vilmos Zsigmond aidant grandement à l'affaire. Le film a été principalement tourné de nuit, ce qui n'est pas chose aisée. Et joue sur des teints sombres et du rouge écarlate baroque (ambiance giallo on a dit !). Afin de renforcer l'oppression et la mort qui tourne autour des protagoniste.
Il y a en outre cette mise en abyme intéressante sur le cinéma en lui-même, et plus particulièrement l'univers des série B. Amusante au départ, machiavélique sur le final. Dont une introduction cocasse, où Brian De Palma parvient à reproduire en quelques minutes tous les clichés du teen-slasher de l'époque !
Brian De Palma a par ailleurs bénéficié de moyens confortables. Prévu pour un budget de 5 millions de dollars, la présence de John Travolta (très impliqué dans le rôle principal) a fait grimper celui-ci à 18 millions ! Ce qui a permis des scènes davantage spectaculaires, tels que ces passages de festival dans le dernier acte.
Malheureusement, le film fera un flop en son temps, probablement en raison de sa fin très amère. Ce sera le début d'une série d'échecs au box office pour John Travolta.
Malevolent Reviews

1 104 abonnés 3 207 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
Après s'être fait une solide réputation en tant que nouveau maître de la peur dans les années 70 avec des œuvres telles que Sœurs de sang, Carrie ou encore Furie, Brian De Palma s'est peu à peu éloigné de l'horreur tout en restant dans le genre en s'attaquant la décennie suivante au thriller, genre qu'il dominera jusqu'à l'excellence. Très influencé par Alfred Hitchcock, dont il est le digne représentant, le metteur en scène américain nous livre un an après son excellent Pulsions un nouveau thriller cette fois-ci conspirationniste. Dans la même veine que Les 3 Jours du Condor et Marathan Man, Blow Out suit le parcours chaotique d'un homme lambda confronté à une conspiration politique dont les rouages échappent à notre pauvre héros sans défense. Interprété ici par un jeune John Travolta plus que convaincant en simple preneur de son témoin d'un assassinat maquillé en accident, notre héros va s'empêtrer au fur et à mesure dans une conspiration trop grande pour ses petites épaules, conspiration entraînant derrière elle une multitude de cadavres. Éloignant les coupables pour recentrer sa puissante intrigue sur le protagoniste principal et sa jolie partenaire (l'excellente Nancy Allen qui, comme Travolta, retrouve le réalisateur cinq ans après Carrie), De Palma parvient à maintenir un suspense palpable de bout en bout, dynamisant son film de séquences de frissons hitchcockiennes du plus bel effet comme le fameux meurtre dans les toilettes de la gare ou encore ce magnifique final lors de la parade du Liberty Day. Enchaînant les plans les plus fantasques à l'instar de Dario Argento, faisant virevolter sa caméra là où il désire et commençant une nouvelle fois son film avec un excellent plan-séquence, le metteur en scène nous livre avec Blow Out un thriller non pas forcément angoissant mais en revanche terriblement palpitant, avec pour originalité de faire avancer l'intrigue via des procédés cinématographiques alors inconnus ou presque du grand public. Une œuvre réussie de A à Z et l'un des meilleurs films de De Palma qui n'a pas pris une ride.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 avril 2013
Entre un début de film prometteur et une fin majestueuse, "Blow Out" ne se distingue guère du thriller moyen. La faute revient à une intrigue légère et facile qui dévoile des scènes vues et revues. Heureusement, une fois n'est pas coutume, de Palma arrive à nous sortir le grand jeu du côté de la réalisation avec notamment de bons plans de caméras pas piqués des vers. Une légère déception donc mais un bon film tout de même.
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