C'est avec nostalgie que les fans de Brian de Palma se rappellent cette époque bénie de la carrière du réalisateur où il laissait libre court à ses obsessions à travers des films offrant une synthèse jouissive de ses influences cinématographiques au centre desquelles se trouvait bien sûr le maître du suspense Alfred Hitchcock. "Sœurs de sang", "Pulsions", "Blow out", "Body double" sont autant d'hommages appuyés à "Psychose", "Fenêtre sur cour" ou "Vertigo". Cet univers référentiel que le réalisateur parvint habilement à se réapproprier tout en ne l'assumant pas toujours, a beaucoup nui à sa réputation, les critiques de l'intelligentsia ne voyant en lui qu'un faussaire tout juste bon à masquer son manque de personnalité derrière le pillage en règle de l'œuvre d'un plus illustre et plus talentueux que lui. Pour cette raison de Palma n'aura jamais la caution intellectuelle dont jouissent ses frères d'armes Francis Ford Coppola et Martin Scorsese. Controverse qui n'est pas infondée mais qui reste encore aujourd'hui difficile à trancher. On doit pourtant reconnaître qu'avec la patine du temps, la démarche de de Palma revêt une certaine cohérence et surtout un aspect magique troublant. Regarder "Obsession" ou "Blow out" c'est comme humer en continu le parfum hitchcockien jusqu'à l'entêtement et se dire à la fin que l'on a vu le film d'un autre, un peu à l'image de James Stewart dans "Vertigo" qui ne savait plus à quelle Kim Novak s'adressait son amour devenu névrotique. De Palma c'est un peu Hitchcock assumant ses fantasmes, ce qui lui sera aussi reproché, surchargeant au goût de certains ses films d'effets kitch superfétatoires comme l'abus du split screen ou la profusion d'hémoglobine. La référence à son glorieux aîné étant un substrat incontournable de l'œuvre du réalisateur, il a aussi d'autres marottes et préoccupations comme l'assassinat inexpliqué du Président Kennedy, les complots politiques ou la tyrannie des médias. "Blow out" devenu culte aujourd'hui résume parfaitement l'univers fantasmatique de de Palma qui détourne le postulat de départ visuel du "Blow up" d'Antonioni (1966) (un photographe professionnel remarque un détail dans un de ses clichés qui le mènera sur la piste d'un crime) espoiler: n le transposant dans l'univers du son (John Travolta est preneur de son) pour mettre à jour un assassinat politique dont le déroulement patiemment et dangereusement reconstitué ne parviendra jamais à l'oreille du public . Parti de l'univers abstrait d'Antonioni, le film s'engage sans y entrer pleinement sur la voie des grands films paranoïaques des années 1970 ("Conversations secrètes", "A cause d'un assassinat", "Les trois jours du condor"). Pour ajouter encore au mélange des genres c'est un incipit parodique de "La nuit des masques" de John Carpenter qui est proposé au spectateur spoiler: avec bien sûr le passage obligé par la fameuse scène de la douche où Norman Bates débarquait à tout jamais dans notre inconscient cinéphilique . A ce sujet on peut noter que de Palma en faisant de Travolta un ingénieur du son pour films de série Z semblait peut goûter la mode du "slasher" qui se faisait jour depuis le succès mondial de "Carrie" (1976). Présenté de cette manière, "Blow out" a tout d'un indigeste salmigondis donnant mille fois raisons aux contempteurs du metteur en scène. Mais si l'exercice de style pouvait sembler suicidaire pour un tout autre que de Palma, ce dernier malin comme un singe concocte un mélange envoûtant qui doit autant à une direction d'acteurs au cordeau tirant le meilleur de John Travolta dont il parvient à transcender l'air un peu niais du Tony Manero de "La fièvre du samedi soir" (John Badham en 1978) qu'à une diffusion harmonieuse d'effets picturaux innovants comme l'utilisation diffractée du split screen permettant de juxtaposer dans un même plan iconoclaste le photographe avec le hibou qu'il saisit à distance. Revoir plusieurs fois ce film au suspense savamment orchestré offrira toujours de nouvelles surprises et c'est sûr ne fera que renforcer dans leur idée ceux qui pensent que Brian De Palma n'est qu'un imposteur. Un auteur ennuyeux a t-il plus de mérite qu'un imposteur talentueux ? A cause de cette question lancinante, Brian de Palma n'a jamais complètement emporté l'adhésion, masqué derrière l'ombre tutélaire de son maître à filmer qui lui a tout-à-la fois apporté la célébrité et le discrédit. Ce n'est pas parce que vous mélangerez un morceau de viande avec des pommes de terre et des carottes que vous obtiendrez un onctueux "bœuf mode".
Une musique, "Sally & Jack" de Donaggio, une ambiance à la Hitchcock, John Travolta charismatique et séduisant encore à cette époque, la présence de Nancy Allen ex-femme du réalisateur, une intrigue qui permet de voir l'envers du décor du cinéma, et surtout une réflexion sur celui-ci, tourné à Philadelphie, ville natale de Brian De Palma, un cri... juste effroyable...et un doublage en français parfait avec la voix de Depardieu dans le rôle de Jack ! Le tout fait de ce film une petite bombe du cinéma qui passe les époques et n'a rien à envier au cinéma d'aujourd'hui !
Voilà un film au suspense hitchcockien, doté d’un scénario on ne peut plus original. Certains diront qu’il a un peu vieilli, moi je dis qu’il respecte l’esprit de l’époque dans laquelle se déroulent les faits. Malgré son flop en salles, "Blow out" est devenu un grand classique du genre, et du même coup une des œuvres majeures de la filmographie de Brian De Palma. Nous avons donc affaire à un thriller particulièrement réussi grâce au brio de la mise en scène et à l’immense talent du réalisateur. L’entame peut s'avérer dans un premier temps rebutante, mais elle ne sert qu'à implanter le milieu dans lequel évolue le personnage principal, lequel fait par la même occasion son entrée en scène. Elle se révèle donc classique mais efficace, nous offrant un stupide accident de la route. Le plus étonnant, c'est qu'elle comporte tous les éléments de ce qui va constituer l'essence même de l'intrigue. Et c'est effectivement et exactement là où tout se gâte (pour certains personnages, pas pour le film, hein), car non loin de l'accident un preneur de sons travaille, caché, tapi dans la pénombre de la nuit afin de ne pas déranger l’environnement dans lequel il évolue. Il s’agit de John Travolta, dans l’un des meilleurs rôles de sa carrière, prouvant ainsi qu’il est aussi bon acteur que danseur. Sans savoir qui étaient les occupants du véhicule, il plonge afin de porter secours. Cependant en bon ingénieur du son qu’il est, il a perçu un détail acoustique qu’il ne parvient pas à identifier. Et tout le film va reposer sur ce détail, vrai fil rouge de "Blow out". Le spectateur suit avec beaucoup d’intérêt cette enquête pour le moins intrigante, voire captivante pour ceux qui aiment les détails. Mieux, le spectateur est envoûté au rythme de ce morceau de bande son qui passe sans relâche, regrettant presque de ne pas pouvoir aider ce témoin à trouver ce qui cloche. Sous cette entêtante tension qui se fait de plus en plus pesante, nous subissons comme lui les surprises, relativement nombreuses. Des surprises qui ne cassent jamais le rythme du film et qui n’enlèvent rien à l’ambiance toujours de plus en plus pesante qui règne sur ce long métrage, spécialité que seul Alfred Hitchcock maîtrisa à la perfection tout au long de sa carrière. "Blow out" est assurément un excellent divertissement qui ne passe que bien trop rarement sur le petit écran, et qui pourtant mérite de remplacer des programmes aussi inutiles qu’inintéressants notamment grâce à un magnifique final. Dans tous les cas un film que Brian de Palma a maîtrisé de main de maître et qu'Alfred Hitchcock lui-même n'aurait certainement pas renié.
Ce film est juste bouleversant... !!! Tout est juste... La réalisation... L'interprétation... John Travolta joue vraiment très très bien... Et puis le final!!! Quel final!!! Très émouvant!!! Merci à Brian de Palma... Ca c est un cri!!! Ca c est un film!!!
Une très bonne surprise que ce "Blow Out", porté par la mise en scène excellentissime du génie De Palma et par le jeu parfait de John Travolta, on est captivé tout le long du film par cette histoire, sans temps mort et au suspense haletant. En effet, le film bénéficie d'un montage ultra rythmé, dosant les séquences d'une main de maître, il plonge littéralement le spectateur dans la fiction. Ce que j'aime le plus chez De Palma, c'est sa façon de réaliser et de monter ses scènes. Y a toujours une idée géniale derrière, les plans sont magnifiques, les idées de montage également. C'est véritablement du grand et du pur cinéma. La musique est par ailleurs très bonne. Je n'ai pas grand chose à rajouter, hormis le fait que j'ai trouvé la fin plutôt brutale et surprenante, mais le film vaut vraiment le coup, je n'ai pas vu les 1h40 passer, à voir !
Merveilleux ! J'étais impatiente de découvrir ce film et ne pas le voir aurait été une absurdité. Convaincue de ne pas avoir vu de film de Brian De Palma, je me sens dans l'obligation de découvrir ce film avec John Travolta en guest. Si le scénario du film en lui même n'a pas inventé l'eau tiède, un thriller basique que l'on a déjà vu et revu des milliers de fois, le point important réside principalement dans sa réalisation et surtout le son ! Le résultat est impressionnant et surprenant, une vraie découverte qui nous en donne plus sur l'importance du moindre son au cinéma. Et par là même, le métier de régisseur du son et des ingénieurs. Une sorte d'hommage à une partie de son équipe. Je ne peux en dire plus sur cette expérience car il faut la vivre mais le résultat est là pour notre plus grand plaisir. Les acteurs sont convaincants, John Travolta nous prouve une fois de plus son talent, dans un autre registre que les comédies musicales. Et un rôle qui lui va comme un gant, à mon avis. Nancy Allen est également très convaincante bien qu'un peu niaise malheureusement comme la plupart des rôles féminins qui viennent d'être sauvés. Je n'arrive pas à retranscrire par écrit ce que j'ai vécu, en tout les cas je vous conseil de le voir au moins une fois pour vivre un moment de cinéma.
Toujours dans sa recherche hitchcockienne, De Palma réalise un nouveau film au scénario plein de faux-semblants mais cette fois ci de manière plus personnel, avec un sujet qui réussi à réunir à la fois la politique et le cinéma dans la même histoire, elle même hommage au Blow Up d'Antiononi. Travolata y trouve un de ses meilleurs rôles, et l'égérie du réalisateur, Nancy Allen, aussi, tout en candeur et en fausse naïveté. La musique très marquée par son époque, est très présente et souligne avec force autant les scènes d'enquête que celles de drame, particulièrement la scène finale. Cette scène est d'ailleurs l'apothéose du style et de la maîtrise de De Palma, à la fois baroque et techniquement éblouissante, point d'orgue d'un film qui monte en tension, ou toutes les conclusions sont possibles. A travers cette histoire, une réflexion sur le pouvoir du cinéma, du rapport fiction et réalité nous est proposée. L'obsession du personnage principale est comme celle du réalisateur toujours en recherche, en mouvement, questionnant son entourage. Sans oublier l'affiche du film qui rappelle Munch. Un des plus beaux films de De Palma.
Comme Pulsions réalisé juste avant, le film a beaucoup vieilli, sans compter qu'il s'agit ici d'un film plus mineur. L'idée est néanmoins originale et il y a le mérite d'expérimenter des choses (sans succès, le bide a fait couler la boîte de production à sa sortie!) Note : le jeu geignard de Nancy Allen m'a un peu agacé également...
Brian De Palma, cinéaste du "point de vue", est incontestablement le meilleur quand il s'agit de décortiquer une séquence en la présentant tour à tour sous le regard de différents personnages, souvent appuyés par des appareils photos ou des caméras. (On peut retrouver le procédé dans bon nombre de ses films, de "Body double" à "Snake eyes") "Blow out" est assurément la plus aboutie de ses tentatives, et ce à plus d'un titre. Tout d'abord parce que Brian a eu la brillante idée de vouloir raconter une histoire impossible à raconter ailleurs qu'au cinéma, ici toutes les actions des personnages découlent du fait de voir ou d'entendre. Il transforme ainsi son thriller (faussement) politique en une réflexion sur le pouvoir de l'image et du son, et la mise en abîme est poussée à son paroxysme avec cette inoubliable scène où Travolta réuni les images d'un "accident" avec la bande sonore qu'il en a prise, pour en souligner un fait invérifiable par d'autres moyens. Et l'on sent bien que le postulat de départ a inspiré le maitre: sa mise en scène est d'une virtuosité inouïe, travelings et plan séquences affolants se succèdent à un rythme infernal (Ha la séquence circulaire de la découverte de l'effacement des bandes!) et la fluidité de sa narration n'a d'égal que sa sèche efficacité. Le scénario est lui aussi à la hauteur, les moments de folie inquiétante de l'excellent John Lithgow sont intégrés à la perfection au récit, l'isolement progressif et la paranoïa grandissante de Travolta et Nancy Allen (qui trouve là son meilleur rôle en call-girl aussi paumée que touchante) sont orchestrés en crescendo exemplaire, et la relation amoureuse naissante entre les deux protagonistes écorchés est impeccablement agencée. La mise en place joliment auto-parodique qui ouvre le film est également un modèle du genre, et l'intrigue nous emmène implacablement vers cette boucle finale simple et bouleversante, romantique et désespérée, qui achève de faire de "Blow out" un sommet du genre. Du grand art.
J'ai vu Blow Up il y a un paquet d'années et je n'ai plus vraiment de souvenirs (enfin c'est pas vrai, je me souviens très bien de certains trucs), mais du coup j'ai ces bribes de souvenirs en tête lorsque je vois Blow Out et il ne tient pas la comparaison. Alors oui ce n'est pas réellement un remake, etc. Sauf qu'en fait je trouve que ça ne fonctionne qu'à moitié.
Alors il y a sans doute des analyses très précises du film et des comparaisons avec le film d'Antonioni, mais si je me souviens bien, ce qui était bien avec Blow Up c'est qu'on était tout le temps dans la tête du personnage et du coup on croyait ce qu'il voyait. Là il y a plusieurs moments où on quitte le point de vue de Travolta pour voir autre chose. Alors oui vu la conclusion du film ça permet d'avoir toutes les réponses et de finir le film de la sorte, sauf qu'en fait, ça aurait été beaucoup plus intelligent de garder cette notion de point de vue, ainsi on peut avoir le fait de voir dans cette pénombre ce que l'on veut bien y voir et entendre ce que l'on veut bien entendre.
J'y ai vu du coup un thriller, plutôt sympa, je ne me suis pas ennuyé, la fin est pas mal du tout, assez tendue, bien que ça ne vaille pas celle de l'Impasse, De Palma se fait plaisir, maîtrise son suspens, etc. Ok. Sauf que finalement je m'en fous. Alors peut-être que ce n'était pas ce que je voulais voir, sans doute pas, mais autant dans l'impasse j'étais à fond, autant là je voyais bien les rouages et même je les trouve parfois un peu grossiers, genre Travolta qui fonce avec sa voiture, le type qui surgit de nulle part sur le quai du métro, etc. C'est une façon un peu artificielle d'amener la tension. On a connu De Palma plus inspiré.
Je me doute bien qu'il ne veut pas raconter la même chose que Blow Up, mais tout de même, il passe à côté du truc le plus intéressant du film, le fait d'arriver à voir ce que l'on veut sur des images et entendre ce que l'on veut sur une bande son. Surtout qu'au début du film les gens lui disent bien "je vois rien, j'entends rien", et finalement on abandonne tout ça au profit d'un thriller bien fait, mais qui n'apporte pas plus que ça.
Tout ça pour dire que je suis déçu et que j'en aurai voulu plus, même si finir le film comme ça c'est pas mal et bien cynique (ce que j'apprécie forcément).
Une réalisation incroyable, Brian de palma nous montre toute sa maîtrise derrière une caméra. L'histoire est originale ( du moins au début et la fin est une torture ) et on aime suivre Travolta en homme seul a connaître la vérité.
De Palma en grande forme. La mise en scène et le suspense impeccables font que l'on rentre très rapidement dans ce film sans en sortir une seule seconde. Reste quelques petits détails, comme la musique, parfois au bord du kitsch et Nancy Allen, qui peine grandement a convaincre.
Blow out est un bon policier bien maîtrisé et qui partait avec une idée originale à savoir qu'un preneur de son un soir est témoin un accident qui se révélera être un complot d'une grande importance mais voilà le film devient par la suite assez classique, un seul gars à connaitre la vérité, personne ne veut le croire, la police l'envoi bouler et au final il doit dévoiler la vérité tout seul, bon ça c'est du déjà vu, le seul contre tous c'est pas nouveau, mais bon le film reste bon et bien mis en scène et il est porté par un très bon Travolta, ah et un autre point négatif, la bande son, beaucoup trop vieillotte et qui ne colle pas du tout à l'ambiance, du moins à mon sens.
Blow out bénéficie d'un scénario pour le moins original et est mené avec justesse. On appréciera la passion singulière du protagoniste qui sera en quelque sorte l'un des moteurs dramatique. A cela on ajoute des plans ingénieux, ce qui fait qu'on aura globalement une très bonne mise en scène. Tout cela pour finir sur quelque chose d'assez poétique et touchant. On aura quand même un petit goût amer par rapport au fait que l'histoire s'arrête à ce moment là. Enfin si John Travolta est vraiment à la hauteur de son personnage, Nancy Allen a quelque fois un jeu qui ne me convainc pas tant que ça à certains moments. Très bon film malgré tout. 17/20
Brian DePalma multipliant les références à Alfred Hitchcock, je me permets d'adresser à "Blow out" le même type de crtitique que pour certaines oeuvres du Maître ("Rear window", "Vertigo"...) : à savoir un film brillantissime quant à sa réalisation, mais beaucoup plus anecdotique quant à son scénario. En parlant de références : le titre est un clin d'oeil évident à "Blow up" d'Antonioni, au pitch similaire, et le thème "acoustique" de l'intrigue rend hommage à "The conversation" de Coppola. Fin de la parenthèse. D'une part, DePalma nous offre donc en 1981 une mise en scène innovante, intelligente, truffée de moments de bravoure (comme cette mise en abîme en introduction du film, cette course poursuite effrénée en voiture, ou cette agression en plein feu d'artifice). Sa réalisation respire l'amour du cinéma, et d'ailleurs son thriller se mue à l'occasion en très bon documentaire sur le métier de preneur de son. D'autre part hélas, DePalma scénariste se contente d'un polar assez banal, à l'intrigue linéaire, au sein duquel les incohérences et les maladresses ne manquent pas. Heureusement, le dénouement particulièrement cruel et cynique offre une certaine originalité à ce récit sans grande envergure. Pour résumer, on retrouve dans "Blow out" tout le talent d'un cinéaste au style personnel bien affirmé (les fameux splits screens, la dualité réalité/fiction, des mouvements de caméra inimitables) qui aura fait de lui une référence durant une quinzaine d'années, mais dont le manque de renouvellement lui sera ensuite fort préjudiciable. Anecdote : dans la VF, c'est Gérard Depardieu himself qui double John Travolta!