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Simon Bernard
207 abonnés
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1,0
Publiée le 18 mars 2025
Lee vit une vie d’expatrié américain insouciant dans les ruelles de Mexico City dans les années 50. Malgré un âge qui commence à se voir sur son visage, il arpente la ville de bars gays en bars gays , de verre d’alcool en verre d’alcool. Un jour, il croise le chemin d’Eugène, un jeune marin taiseux pour qui il commence à ressentir un profond désir malgré l’ambiguité autour de sa sexualité. En salle le 26 février.
spoiler: "Queer" m’a laissé complètement en dehors, comme si le film me raccompagnait sans cesse à sa porte. Tout d’abord, je n’ai pas réussi à croire aux décors de ces ruelles mexicaines sorties d’un cartoon. On sent presque que si Daniel Craig appuie sur un mur, il va tomber. Je n’ai pas compris la moitié des symboles lourdement mis en valeur (le mille-pattes, le serpent, la maison de poupée etc). Les scènes de sexe et de désir ne renvoient aucune émotion, aucune empathie entre personnages, rien que de la chair qui se frotte. Quel dommage venant d’un réalisateur à l’origine de films d’amour merveilleux. Le rapport à l’alcool et à la drogue est à vomir.
J'ai beaucoup aimé le rôle de Daniel Craig mais ce qui du film pas trop. Il a joué à fond son rôle c'est le gros point positif du film. C'était très bien filmé, une bonne bande son. Mais ce qui est de l'histoire, j'étais perdu durant la deuxième partie du film. Ça m'avais fait penser beaucoup à "Call by your name"
Un surprenant périple spacio-temporel sous l’emprise de psychotropes. Très esthétique et bien filmé, une impression authentique de fantastique sans emploi d’effets spéciaux. Un peu long et quelques scènes de peau sans intérêt.
Luca Guadagnino a toujours eu un talent indéniable pour l’esthétique, et Queer en est une nouvelle preuve. Chaque plan est composé avec un soin méticuleux, chaque lumière filtrée à la perfection, chaque décor baigné d’une atmosphère envoûtante. L’évocation du Mexico des années 1950 est saisissante, entre bars moites et hôtels délabrés, et la plongée dans la jungle équatorienne regorge de textures fascinantes. Impossible de nier que le film possède une identité visuelle forte et un sens du détail impressionnant.
Si Queer excelle dans la forme, il est bien plus hésitant dans le fond. L’adaptation de William S. Burroughs par Justin Kuritzkes est ambitieuse, mais oscille entre l’obsession et l’errance, entre l’introspection et l’apathie. L’histoire avance par à-coups, avec des moments hypnotiques suivis de longues séquences où le récit semble stagner dans une mélancolie répétitive. L’obsession de William Lee pour Allerton est bien captée, mais elle tourne en rond, s’étirant sur des scènes qui peinent à renouveler leur intensité dramatique.
Il faut reconnaître que Daniel Craig livre une prestation intense et troublante. Loin de ses rôles d’homme d’action, il campe un personnage à la dérive, rongé par le manque et la solitude, oscillant entre cynisme et désespoir. Il donne à William Lee une présence imposante, mais parfois trop massive pour que l’on ressente toute sa fragilité. Drew Starkey, quant à lui, peine à exister face à Craig. Son Allerton, personnage pourtant central, reste un mystère qui manque peut-être d’aspérités pour véritablement captiver.
Le film commence fort, avec une atmosphère pesante et intrigante, mais il se heurte rapidement à une répétitivité narrative. On suit les errances de Lee avec un mélange de fascination et de lassitude, tant le film semble hésiter entre introspection et contemplation vide. Le passage dans la jungle aurait pu offrir un tournant narratif puissant, mais l’expérience hallucinatoire finit par être plus esthétique que réellement marquante.
Même la mise en scène, aussi brillante soit-elle, finit par devenir un piège. À force de styliser chaque instant, Guadagnino donne parfois l’impression de figer son film dans une esthétique muséale, au détriment de l’émotion brute. On assiste à un ballet visuel magnifique mais désincarné, où les scènes fortes côtoient des moments de flottement qui étirent inutilement l’ensemble.
Queer est une œuvre qui impressionne autant qu’elle frustre. Magnifique visuellement, portée par un Daniel Craig charismatique, elle souffre d’un rythme inégal, d’un récit qui manque de variations et d’une tension dramatique qui s’effiloche trop souvent. Il y a des éclats de génie, mais aussi de longs moments où le film semble se regarder lui-même, au lieu de nous emporter totalement dans son univers.
Un film à voir pour ses qualités formelles indéniables, mais qui laissera un sentiment d’inachevé chez ceux qui attendaient une immersion plus viscérale et poignante.
je ne sais quoi en passer si ce n'est est que Craig a des corones pour incarner ce personnage et que la bande son est top ainsi que l'image, sensuelle.
Une performance hors du commun de Daniel Craig et une photographie à couper le souffle on ressort transformé de cette oeuvre d'art... Non je plaisante. J'ai détesté, et même si certaines idées graphiques sont intéressantes, je voulais juste encourager les gens à aller le voir pour ne pas avoir été seul à perdre 2h15 de vie.
je me suis ennuyé... j'aurais aimé un shoot de champignon magique moi aussi pour sortir de ma torpeur. Au final, j'ai bien aimé... j'ai appris des choses... rien que pour ça, trois (petites) étoiles. En revanche l'image est atroce! plusieurs plans fumeux... teinté de surréalisme. Queer veut bien dire bizarre... certainement pas surréaliste...
Nouvelle proposition de la part de Luca Guadagnino que j’ai encore moins apprécié que Challengers. Au niveau des qualités, je noterais un Daniel Craig et le reste du casting vraiment excellent et une œuvre généreuse visuellement, créative qui joue beaucoup sur les symbolismes à travers son côté onirique et les différents types d’addiction notamment. Mais, je n’ai pas compris où est-ce que ce film voulait en venir. Pour moi, il ne raconte quasiment rien d’intéressant et j’ai même l’impression que le réalisateur en a conscience en y faisant allusion à un moment. Je pense qu’il fallait se concentrer sur l’idée concernant les 20 dernières minutes au lieu de perdre son temps à filmer ses deux personnages principaux dans leurs ébats. 11,5/20
Alors j'ai compris ce que Guadanino voulait faire mais je n'ai pas réussi à accrocher. Enfin je me demande si lui même ne s'est pas perdu ! Je ne pense pas étant donné le talent de ce réalisateur "All good movie for me is gay" ! Il a fait son propre David Lynch mais qui est trop long, trop conceptuel et qui donc m'a perdu. Je ne pense pas que ça soit un mauvais film, je pense juste que le concept est dur à appréhender.
L'adaptation à l'écran du roman Queer de William S. Burroughs, réputé inadaptable, est une grande réussite. Le film de Luca Guadagnino nous plonge dans une atmosphère de sexe, de drogue et de rock'n roll sous une lumière époustouflante du Mexico des années 50. Daniel Craig, en vieil homme queer et camé incarne le personnage décadent de Lee avec un génie sans faille.
Vu à Hambourg : Ce film décrit le sentiment de solitude et de peine que peut ressentir une personne “queer” à une époque où ce n’était pas accepté en société. La plupart du film se regarde facilement et est “facile” à comprendre, par contre la dernière demi heure est un peu plus compliquée.
Lent. Il ne se passe rien. On suit la vie d'un mec chelou et malaisant au possible. Scènes de sexe gênantes. Bref, on est sortis au bout d'une heure de film.
Pour son nouveau long-métrage, Luca Guadagnino nous emmène dans le Mexico des années 50 à travers le personnage désenchanté de William Lee (interprété par un Daniel Craig complètement à contre-emploi.
Je ne suis pas le plus grand fan du cinéma de Guadagnino mais je dois avouer que ce film m'a impressionné par sa qualité filmique, ses interprétations subtiles, drôles, terriblement désespérées par moments et surtout pour son authenticité qui a été tant reprochée sur ses précédents films au réalisateur italien.
La qualité des costumes, les décors fabriqués qui nous évoquent un autre très grand film que fût Poor Things nous ramènent aux grandes heures de Cinecittà.
On pensait que Challengers serait le gouffre ultime du cinéma de Luca Guadanigno, et puis Queer est arrivé... Conceptuel d'accord, symbolique ok, mais ça ne justifie pas ce manque cruel de générosité dans le mouvement de cinéma... Queer c'est clivant, mais ça ne m'a pas embarqué, dommage
Un film esthétique et créatif . La photo est parfaite, les transitions travaillées . La magie et la poésie des corps qui se découvrent, s’entremêlent et s’aiment opèrent incroyablement: quel esthétisme et quel talent dans cette manière de tourner qui donne une véritable force à une histoire pourtant si simple . Certes, quelques moments un peu perchés et délirants mais la démonstration est poignante ! Une œuvre avec un parti pris indéniable de la part du réalisateur.