Queer
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132 critiques spectateurs

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Gentilbordelais

402 abonnés 3 539 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 12 février 2025
L.Guadagnino a déjà prouvé qu'il sait filmer le désir et le cadre où se déroule cette adaptation du roman est plutôt déshinibé. Longtemps celle-ci est centrée sur comment Lee et son mal être va appréhender Eugène, sans que ses personnages soient vraiment approfondis. Puis, le voyage qui suit est un prétexte à une quête plutôt étrange, le réalisateur poursuit alors dans des délires hallucinatoires et métaphysiques. Les décors en carton de la Cinecittà, les avions factices ou la reconstitution de pacotille de la jungle sont tout de même navrants. Difficile d'accès et pour cause...
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2025
Nul doute que la lecture de Queer, le roman autobiographique de William S. Burroughs, a fortement marqué Luca Guadagnino, alors adolescent. En recréant le Mexico des années 50 et la jungle équatorienne dans les studios de Cinecittà, son adaptation assume sa part d'artificialité et confirme le goût du cinéaste pour la stylisation extrême de sa mise en images, entre scènes réalistes et hallucinations. Le film est trop long dans sa première partie et presque grotesque dans sa deuxième, en dépit de plusieurs moments de grâce. Au fond, il y est principalement question d'amour, et de solitude et de vieillissement, aussi, mais l'alliance Burroughs/Guadagnino en vient à produire une expérience à base de sexe, drogue et télépathie (sic), avec sa poésie charnelle, sa fantaisie onirique et ses montées extatiques, très provisoires, cependant, car la chair est triste, n'est-ce pas ?. Doté d'un bande originale anachronique (Nirvana, Prince), Queer se présente peut-être comme le film le plus personnel du réalisateur italien mais il expose également au grand jour, et en même temps, ses qualités et ses faiblesses depuis, disons, le (trop) grandiose Amore. Le plus surprenant, finalement, réside dans la performance haut de gamme de Daniel Craig, tout en fragilité, bien loin du très viril James Bond.
Vince
Vince

50 abonnés 65 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 février 2025
Première grosse déception de l'année. Bon premier quart d'heure au Mexique, la présentation des personnages errant de bars en bars, quelques musiques sympathiques comme souvent avec Luca Guadagnino (Nirvana, New Order - d'ailleurs, les deux scènes avec ces deux musiques sont sublimes), puis, on se rend compte très vite de l'absence d'intérêt narratif et cinématographique du film... aucune histoire, aucun enjeu, c'est cru, un Daniel Craig qui cabotine, un réalisateur qui ne sait pas où aller ni comment finir un film (mon Dieu, quelles sont longues ces 2h20 de film...), déçu de la deuxième et troisième parties ainsi que de ce long épilogue...
Cadreum
Cadreum

59 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 février 2025
Luca Guadagnino s’empare de Queer avec la ferveur d’un archéologue fou, creusant dans la prose de Burroughs pour en extraire la matière brute de son roman. Il flotte sur Queer un air de mélancolie moite, un désespoir tamisé, où chaque élan du cœur semble voué à se fracasser contre l’indifférence.

Écrit entre 1951 et 1953 mais publié bien plus tard, en 1985, le roman de William S. Burroughs est comme une confession posthume, une douleur que l’auteur n’osait pas encore nommer à l’époque. Il y a dans ces pages le fantôme d’une Amérique qui traque ses marginaux, un exil intérieur qui se prolonge dans l’espace géographique du Mexique, où Burroughs lui-même se réfugia après avoir tué accidentellement sa femme Joan Vollmer.

Dans ce film, Guadagnino donne corps à l'alter ego de Burroughs, William Lee (Daniel Craig), un expatrié américain, errant dans les rues de Mexico, à la recherche de sensations, de sens, et surtout d'un homme : Allerton. Allerton, c’est la figure parfaite de l’objet de désir inaccessible. Il n’a rien de l’amant potentiel, tout du mirage, du point fixe autour duquel tourne la spirale obsessionnelle de Lee.

Ce qui rend Queer si cruel, c’est l’absence totale d’illusion : il n’y a pas de possibilité de renversement, pas d’évolution dans la relation entre Lee et Allerton, juste un rapport figé. La douleur de Lee est celle de l’amour non partagé, mais aussi de la prise de conscience que son désir est voué à l’échec avant même d’avoir commencé. Contrairement aux récits qui célèbrent la possibilité d’une romance queer, Burroughs et Guadagnino met en scène un monde où l’homosexualité est un cul-de-sac.

En somme, l’amour n’est pas ici une étreinte, mais un champ de bataille où l’unique belligérant est déjà vaincu. Lee, en quête de réciprocité, se débat contre l’inéluctable : Allerton est un mirage, un réceptacle de fantasmes plus qu’un véritable amant. Ce déséquilibre, Guadagnino le filme avec une précision cruelle, sculptant l’espace entre les corps pour mieux signifier leur éloignement.

Ici, Lee oscille entre le pathétique et le grotesque. Burroughs en fait un personnage en constante représentation. Il y a quelque chose d’essentiellement théâtral dans sa manière d’exister. Craig, dans un rôle à contre-courant, incarne un homme en perpétuelle errance, oscillant entre humour noir et douleur à vif. Son jeu capte l’essence même de Lee : un homme trop lucide sur sa propre condition pour espérer s’en libérer. Face à lui, Drew Starkey campe un Allerton insaisissable, dont le magnétisme repose sur son absence même d’engagement.

Visuellement, Guadagnino, loin du naturalisme, impose une atmosphère de déréalisation où les décors de Mexico semblent à la fois palpables et irréels. Le film baigne dans une lumière tantôt blafarde, tantôt chaude, tantôt saturée de néons artificiels. Certaines séquences, jouant sur l’abstraction et la distorsion des perspectives, rappellent l’influence latente de la drogue sur le protagoniste, même si Guadagnino choisit d’atténuer la dimension hallucinée du roman pour mieux recentrer son récit sur le sentiment d’exclusion.

Mais si Queer fascine par sa précision esthétique et la justesse de ses acteurs, il laisse aussi planer une frustration : Guadagnino effleure la noirceur burroughsienne sans jamais s’y abandonner totalement. Là où le roman suintait la désintégration et l’excès, le film adopte une retenue qui, si elle renforce son élégance, l’éloigne aussi d’une véritable immersion dans le chaos intérieur de Lee.

Cette pudeur, bien que cohérente avec le style du cinéaste, empêche le film d’atteindre la violence émotionnelle de son matériau d’origine. On ressort de Queer avec le sentiment d’un film maîtrisé, mais en partie domestiqué.

En ce sens, Queer est peut-être l’un des récits les plus honnêtes sur ce que signifie désirer dans l’absence. Si Queer de Guadagnino est un récit d’amour, c’est un amour condamné dès le départ. Il n’y a pas de possibilité d’épanouissement, pas de résolution. Le film se clôt comme il s’est ouvert : sur un manque.
Kirouane
Kirouane

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2025
“Magnifique !
On découvre un Drew Starker d’une beauté saisissante dans ce film. Les deux acteurs principaux incarnent leurs rôles à la perfection, livrant une performance remarquable. On salue particulièrement le pari audacieux de Daniel Craig dans le choix de ce rôle : un risque qu’il a bien fait de prendre ! Ce choix l’élève au rang des très grands acteurs, ceux qui osent sortir de leur zone de confort. Une démarche courageuse que peu oseraient entreprendre. Bravo !”
Clément R
Clément R

20 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mars 2025
Si la finalité du film laisse songeur, le film est une réussite. Bien filmé et accompagné par une musique entraînante, Queer pourra déranger mais ne laissera pas indifférent. Daniel Craig est bluffant dans son incarnation du personnage principal qui se noie régulièrement dans l’alcool pour lutter contre sa solitude. Une fenêtre s’ouvre lorsqu’il rencontre ce qui peut être considéré comme l’amour de sa vie mais aussi l’amour impossible. À découvrir
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 475 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 24 février 2025
Mise à part la musique et la photographie, le film est long et chaotique. Des scènes choquantes à ne pas montrer à des -16 ans. Après il faut avouer que c'est un film audacieux...
On aime la présence de 2 titres de Nirvana dans la Bande son du film. Que dire de plus....
donniedarko1
donniedarko1

72 abonnés 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2025
Film surréaliste et novateur, il peut déboussoler comme émerveiller. Une Adaptation originale et poétique qui mérite d’être vue.
Daniel_Lancaster
Daniel_Lancaster

10 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2024
Surréaliste, charnel et à la fois très humain, on retrouve parfaitement l’ambiance de William S. Borrough.

Une formidable, courageuse et audacieuse performance de Daniel Craig, totalement à l’opposé du rôle de Bond.

Luca Guadagnino (Call me by your Name) réussi là une excellente adaptation.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2025
Luca Guadagnino toujours au Top et au vif de l'humain, signe une aventure personnelle, sensuelle, solaire et parfois radicale. magistralement interprété par un Daniel Craig, à contre courant de ses rôles habituels ! C'est poignant, c'est vivant, c'est beau aussi visuellement ! Un très bon film !
Jeanne G.
Jeanne G.

4 abonnés 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2025
TOUCHE ! par sa beauté visuelle et son exploration intime des émotions. Daniel Craig, loin de son rôle de James Bond, et Drew Starkey offrent une double révélation, livrant des prestations remarquables, émouvantes. pleines de subtilité.
Je suis saisie par cette leçon de cinéma !
dark_manji
dark_manji

5 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 février 2025
Incroyable performance de Daniel Craig dans cette adaptation fidèle du chef d'œuvre de la Beat Generation. Tourné en studio à la Cinecittà, les nombreux artifices cinématographiques (maquettes, jeux d'échelle, surimpressions) parfaitement maitrisés par Luca Guadagnino dotent le film d'une dimension hallucinatoire à rapprocher de l'écriture de Burroughs.
Yves L.
Yves L.

3 abonnés 49 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 février 2025
Film insupportable,, incompréhensible, malaisant .. Daniel Craig, surjoue un alcoolo toxico, antipathique, queer non assumé assez improbable qui se tord dans des grimaces et contorsions difficiles à soutenir.
Le script est hallucinant quand il bascule dans un « à la recherche du marsupilami sous acide, grave »
Décors en carton-pâte cinécita (pourquoi pas) et jungle en plastique (au secours) 
Une torture cinématographique, c’est impensable ..
La salle d’avant-première sidérée …
Ce sera donc la très mauvaise surprise d’un film pourtant très attendu.
Bernard F
Bernard F

35 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2025
Film très atypique. Un vrai rôle de composition pour Daniel Craig. Un certain courage, même pour interpréter ce rôle difficile, avec des scènes crues et particulièrement explicites. Une pensante atmosphère de malaise avec ces personnages oisifs qui passent leur temps au bar, à boire pour tuer le temps. Une relation étrange se noue entre les deux personnages principaux à l'image de l'ambiance du film. Et puis, il y a ce voyage qui semble les rapprocher, même si on ne comprend pas trop ce qui les a séparés dans l'épilogue après cette quête pleine de périls. Un bémol, cependant: une musique complètement anachronique, hors sujet, dans certaines scènes où on voit William Lee (Daniel Craig) livré à lui même, déambuler dans son existence monotone: musique trop moderne, trop forte, voire assourdissante qui ne colle pas du tout avec l'atmosphère et l'époque. Un mauvais choix. Ceci dit, le film, plutôt réussi, éveille la curiosité du spectateur tout du long de ses 2h15, malgré, tout au moins au début, la monotonie de la vie de ses personnages. Drew Starkey (Eugene Allerton, personnage énigmatique) réalise lui aussi une belle performance. C'est une véritable révélation pour le spectateur.
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mars 2025
Héroïnomane invétéré, William Lee, double autobiographique de William Burroughs, a quitté les Etats-Unis pour le Mexique où il peut consommer sans crainte de la police. Homosexuel revendiqué, il tombe sous le charme d’Eugene Allerton, un jeune éphèbe à l’identité sexuelle encore indécise. Le couple décide d’aller visiter l’Amérique du sud et de s’enfoncer dans la jungle amazonienne, à la recherche du yagé, une plante hallucinogène.

Auréolé du succès de ses films précédents, et notamment de "Call Me by Your Name" qui a fait de lui une icône gay, l’Italien Luca Guadagnino s’attaque à un monument de la littérature. L’œuvre de William Burroughs, qu’on disait inadaptable, a déjà été portée à l’écran par David Cronenberg dans un film devenu culte, "Le Festin nu".

Parce que j’ai vu récemment le film de Cronenberg, je l’avais constamment à l’esprit pendant ce "Queer". J’ai retrouvé dans Queer le même scénario organisé – comme le sont les livres de Burroughs – en chapitres très différents les uns des autres, la même insertion de scènes oniriques censées retranscrire les rêves et les cauchemars de son héros sous substance, la même tendance à l’esthétisation.

Il faut reconnaître que les décors de "Queer" sont particulièrement réussis. Le film a été tourné en studio à Cinecitta avec des décors en carton pâte, volontairement artificiels, qui donnent à l’image une saveur originale. Mais c’est là la seule qualité d’un film qui, pour le reste, m’a déplu.

Je n’ai pas trouvé particulièrement transgressive l’interprétation de Daniel Craig. On imagine que les producteurs, en recrutant la star hypertestostéronée des James Bond, ont voulu défier les canons de la virilité. Le procédé fait pschitt : Daniel Craig décidément moins beau que dans mon souvenir [je n’exclus pas que la jalousie me fasse parler], affublé d’une coiffure improbable, est pathétique dans le rôle d’un amoureux transi. Son compagnon, interprété par Drew Starkey, se contente d’être beau – et il l’est certes, plus qu’à son tour. Les scènes de sexe sont crues ; mais les producteurs se sont bien gardés de franchir la ligne rouge qui les aurait exposés aux foudres (avec un d) de la censure.

Le film, interminable, dure plus de deux heures. Il contient vers la toute fin une scène dont on fait grand cas, d’une grande beauté plastique. Hélas, ma patience avait cédé depuis longtemps pour me permettre de l’apprécier à sa juste mesure.
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