Queer
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132 critiques spectateurs

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Pour_le_dire
Pour_le_dire

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 mars 2025
Assez souvent, ce que touche Luca Guadagnino devient de l’or. Cinéaste découvert mondialement pour Call me by your name, qui a également révélé sur grand écran le comédien Timothée Chalamet, sa caméra filme l’intime, les couleurs chaude, les instants de grâce, suspendus pendant la grande saison. Son sujet phare : l’amour, ou plutôt, la phase amoureuse. Celle qui nous consume, idolâtre l’être convoité.

Dans Queer, on suit la vie d’un américain, William Lee (Daniel Craig), retranché au Nouveau Mexique. Les journées sont longues, chaudes, se suivent. William Lee occupe ses journées à boire, flânant de bars en bars avec ses autres amis queer. Il croise un soir un bel éphèbe, Eugène Allerton (Drew Starkey). Sa fascination est immédiate.

Adaptée du roman de William S. Burroughs et réécrite par le scénariste Justin Kuritzkes avant de passer par la caméra de Luca Guadagnino, cette oeuvre se perd finalement entre ces différentes mains pour accoucher d’un récit triste sur l’âgisme et l’homosexualité. Bien que Queer nous amène dans une photographie du Mexique des années 50, lieu que l’on croirait bâti de cartons comme un nouvel Hollywood pour expatriés blancs, Queer n’arrive pas à passer la seconde. On tombe alors dans un regard de compassion - si ce n’est de pitié - pour le héros qu’interprète très justement Craig, déchu, solitaire, dépassé. Touchant, ce personnage désuet incarne l’ancien temps se brûlant les doigts sur la jeunesse, le beau, le brillant. Une jolie promesse scénaristique qui s'essouffle dès la moitié du film. Dommage.
gymxee
gymxee

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mars 2025
Je pense qu'il est important de noter que ce film est une adaptation cinématographique d'un livre du même nom, et qui, à la base, est une biographie. Je trouve compliqué de faire tout un travail cinématographique autour d'une biographie, mais encore plus quand ce film finit par être plat, avec peu d'actions ou, en tout cas, quelque chose de peu exaltant.

Dans Queer, on suit les déboires amoureux de Lee, un immigré américain gay dans la quarantaine qui enchaîne les conquêtes.
Dans sa nouvelle vie au Mexique, à Mexico, il côtoie uniquement ses paires (d'autres immigrés américains) ainsi que quelques personnes elles-mêmes queer (en tout cas, c'est aussi bien insinué que montré). Toute cette partie est intéressante à voir je trouve, car elle montre ce que ça fait d'être un homme gay dans un autre pays, et surtout dans les années 1950 où l'on sait que la société n'est pas favorable aux relations de même sexe/genre. Par contre, ce qui me dérange dans cette première partie, est ce manque cruel d'investissement de la part de Lee dans la communauté mexicaine : il ne parle pas la langue, ou seulement quelques mots, et ne se mélange pas à la population.
En ce qui concerne le choix du lieu, je me questionne car je ne sais pas si c'est judicieux d'avoir choisi le Mexique sans prendre en compte l'Histoire du pays et son rapport à l'homosexualité/la queerness en général. Tout au long de la première partie, et jusque la deuxième, Lee va être insulté de "puto gringo" par plusieurs personnes, et je me demande donc si le peuple mexicain, et surtout les premières nations du pays, avaient une telle mauvaise vision des relations non cishet ou si cela vient du fait que les US & la religion se sont implantés dans ces pays (Am. du Sud, Am. dite Centrale etc)? Pour moi, il aurait été judicieux de faire des recherches plus approfondies, et de peut-être placer l'intrigue du roman et du film aux Etats-Unis, tout en sachant que dans ce pays-là, à cette même époque, il y a une vive répression des personnes queers etc. Parce qu'il y avait vraiment matière à faire quelque chose de plus poussé que ça.

Ensuite, on va suivre Lee et son nouveau compagnon, Eugene, un jeune étudiant lui aussi immigré au Mexique. Ils s'entendent bien, se découvrent, mais je ne sais pas s'ils s'aiment. J'ai l'impression que tout est dans l'implicite, qu'il faut un peu chercher. Ils se plaisent, certes, mais est-ce qu'ils s'aiment? Ils se soutiennent parce que Lee est accro aux drogues, voyagent ensemble etc, mais je n'ai pas eu cette sensation d'alchimie entre ces deux personnages. Sans parler des nombreux plans et scènes où le flou et beaucoup de musique se mêlent pour exprimer quelque chose, des sentiments sans doute, mais j'ai eu cette impression de me retrouver à une représentation de danse contemporaine. Le jeu de lumières était chouette, les musiques apportent quelque chose au film ainsi qu'aux scènes mais, parfois, ça m'a perdu. Tout ce flou, toute cette musique et danse m'ont perdu. Je ne les aies pas comprises, je n'ai pas vu leur utilité dans le film et dans l'avancement de l'intrigue. Pareil pour ce rapport au corps et au nu, qui ne m'ont pas paru nécessaires. Je ne sais pas s'il y a eu une volonté de montrer que l'on peut se réapproprier un corps ou quoi que ce soit, mais je n'ai pas compris pourquoi il y avait tant de corps nus. Ca m'interroge maintenant sur l'utilisation du mot "Queer" : est-ce un jeu de mot pour décrire l'étrange (donc son sens de base, et qui colle bien au film) ou bien est-ce qu'il est utilisé pour parler, justement, des personnes queers/lgbtq+ afin de s'approprier le mot et d'en faire une force? Ce point-là aussi n'est pas clair. De plus qu'à deux reprises, il y a cette phrase : "I'm not queer. I'm disembodied" ; ainsi qu'une répétition constante de "You're not queer, are you?"/"I'm not queer". Donc, je ne sais pas s'il y a une référence à la communauté lgbtq+ ou bien au mot "queer" pour désigner l'étrange, le différent de soi.

Enfin, les deux dernières parties du film se sont concentrées sur Lee et son voyage en Am. du Sud afin de trouver une plante très spécifique dont il a parlé lors de son premier rendez-vous avec Eugene - j'ai eu l'impression de regarder Indiana Jones. Encore une fois, je n'ai pas compris le but de ces dernières parties. Lee était supposé se sevrer, ne plus être high car il commençait à tomber malade mais, finalement, il veut rependre? C'est pas logique. Pareil pour la relation entre Eugene et Lee : elle ne fait plus sens ; elle s'évapore, et encore une fois il faut le deviner. Ce n'est que lorsque Lee retourne au Mexique après deux ans en Am. du Sud que l'on apprend que leur histoire est terminée, que Eugene est parti avec quelqu'un d'autre six mois avant le retour de Lee.
C'est comme cette avant-dernière séquence où il y a un zoom sur une maquette du motel où séjourne Lee, puis Lee qui se met à regarder par une des fenêtres du motel. Quand il regarde, il s'y voit. Et, encore une fois, je ne sais pas si cet étrange est là pour montrer une rétrospective du personnage sur sa vie, ou si elle sert d'introspection, de réflexion sur la vie de Lee. Car, à aucun moment donné du film, le spectateur n'est plus spectateur. J'ai vraiment pas compris ce plan.

Je ne pense pas recommander ce film, néanmoins je trouve qu'il reste un film à découvrir afin d'essayer de comprendre Lee, Eugene, et leur relation un peu étrange.
nlan86
nlan86

2 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mars 2025
Queer est un chef-d'œuvre captivant qui explore l’identité, le désir et l’aliénation avec une intensité rare. Sa mise en scène audacieuse, son jeu d’acteur poignant et son atmosphère envoûtante marquent profondément.
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 68 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 mars 2025
Alors j'ai compris ce que Guadanino voulait faire mais je n'ai pas réussi à accrocher. Enfin je me demande si lui même ne s'est pas perdu ! Je ne pense pas étant donné le talent de ce réalisateur "All good movie for me is gay" ! Il a fait son propre David Lynch mais qui est trop long, trop conceptuel et qui donc m'a perdu. Je ne pense pas que ça soit un mauvais film, je pense juste que le concept est dur à appréhender.
Sarah L
Sarah L

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2026
Autant j’avais adoré « Call me by your name » du même réalisateur, autant j’ai détesté celui-là… Le film est assez éprouvant à regarder : long, creux, et malaisant. Ça ne va nulle part, c’est « too much » dans le côté recherche cinématographique expérimentale. J’aurai probablement dû lire le livre avant de voir le film, ça ne présageait peut-être déjà rien de bon.
Seul point positif : le jeu d’acteur de Daniel Craig qui est excellent. Le second rôle aussi.
Simon Bernard
Simon Bernard

208 abonnés 689 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 mars 2025
Lee vit une vie d’expatrié américain insouciant dans les ruelles de Mexico City dans les années 50. Malgré un âge qui commence à se voir sur son visage, il arpente la ville de bars gays en bars gays , de verre d’alcool en verre d’alcool. Un jour, il croise le chemin d’Eugène, un jeune marin taiseux pour qui il commence à ressentir un profond désir malgré l’ambiguité autour de sa sexualité. En salle le 26 février.

spoiler: "Queer" m’a laissé complètement en dehors, comme si le film me raccompagnait sans cesse à sa porte. Tout d’abord, je n’ai pas réussi à croire aux décors de ces ruelles mexicaines sorties d’un cartoon. On sent presque que si Daniel Craig appuie sur un mur, il va tomber. Je n’ai pas compris la moitié des symboles lourdement mis en valeur (le mille-pattes, le serpent, la maison de poupée etc). Les scènes de sexe et de désir ne renvoient aucune émotion, aucune empathie entre personnages, rien que de la chair qui se frotte. Quel dommage venant d’un réalisateur à l’origine de films d’amour merveilleux. Le rapport à l’alcool et à la drogue est à vomir.
PSG
PSG

28 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mars 2025
Un surprenant périple spacio-temporel sous l’emprise de psychotropes. Très esthétique et bien filmé, une impression authentique de fantastique sans emploi d’effets spéciaux. Un peu long et quelques scènes de peau sans intérêt.
Jeremie Lemoine
Jeremie Lemoine

7 abonnés 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 mars 2025
Long et un poil cringe à regarder (mais probablement l'intention). Belle real en revanche avec cette impression constante de regarder la vie minable d'un type qui est coincé dans une maquette (décors en carton), et nous on le regarde de haut comme lui et la maison de poupée
Séverine Boulant
Séverine Boulant

8 abonnés 88 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2025
multiple esthétique, comme un songe halluciné, fuite de la solitude; D Craig surprenant
Très original le rythme est double d abord dynamique contemplatif sur la seconde partie
Danny Curry
Danny Curry

64 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mars 2025
"Queer" comporte de très beaux plans, mais le film est également à plusieurs reprises déconcertants. On attendait mieux de Luca Guadagnino.
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 670 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2025
Film très décevant. Une première partie longue et ennuyeuses. Les suivantes assez incompréhensibles. Des décors en carton-pâte horribles. Une musique anachronique. Rien ne va
Christian RZ
Christian RZ

95 abonnés 315 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2025
J’ai voulu voir Queer et j’ai vu Queer et c’est un peu comme Vesoul il n’y a pas grand chose à en tirer, même si les acteurs sont bons, ils ne parviennent pas à nous défaire de l’ennui qui nous agrippe très vite
Laura Lavergne
Laura Lavergne

3 abonnés 18 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 mars 2025
J’ai absolument rien compris. Et je ne crois pas qu’il y ait quelque chose à comprendre. Sauf la prestation exceptionnelle de Daniel Craig
Pierre842
Pierre842

44 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 mars 2025
J'ai beaucoup aimé le rôle de Daniel Craig mais ce qui du film pas trop.
Il a joué à fond son rôle c'est le gros point positif du film.
C'était très bien filmé, une bonne bande son. Mais ce qui est de l'histoire, j'étais perdu durant la deuxième partie du film.
Ça m'avais fait penser beaucoup à "Call by your name"
Arthus27
Arthus27

128 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mars 2025
Une première heure captivante et touchante... La suite ronronne un peu et le récit s'égare.
Un scandale de ne pas avoir nommé Daniel Craig aux Oscars.
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