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Mimenaucine
6 critiques
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1,0
Publiée le 10 mars 2025
Quelle déception ! Ce film est nul à un point inimaginable. J'ai tenu 40 minutes, et c'était déjà un exploit... trop long, peu approfondi. Je l’attendais depuis un moment , c’était un des films que je voulais vraiment voir au ciné.
Lent. Il ne se passe rien. On suit la vie d'un mec chelou et malaisant au possible. Scènes de sexe gênantes. Bref, on est sortis au bout d'une heure de film.
Héroïnomane invétéré, William Lee, double autobiographique de William Burroughs, a quitté les Etats-Unis pour le Mexique où il peut consommer sans crainte de la police. Homosexuel revendiqué, il tombe sous le charme d’Eugene Allerton, un jeune éphèbe à l’identité sexuelle encore indécise. Le couple décide d’aller visiter l’Amérique du sud et de s’enfoncer dans la jungle amazonienne, à la recherche du yagé, une plante hallucinogène.
Auréolé du succès de ses films précédents, et notamment de "Call Me by Your Name" qui a fait de lui une icône gay, l’Italien Luca Guadagnino s’attaque à un monument de la littérature. L’œuvre de William Burroughs, qu’on disait inadaptable, a déjà été portée à l’écran par David Cronenberg dans un film devenu culte, "Le Festin nu".
Parce que j’ai vu récemment le film de Cronenberg, je l’avais constamment à l’esprit pendant ce "Queer". J’ai retrouvé dans Queer le même scénario organisé – comme le sont les livres de Burroughs – en chapitres très différents les uns des autres, la même insertion de scènes oniriques censées retranscrire les rêves et les cauchemars de son héros sous substance, la même tendance à l’esthétisation.
Il faut reconnaître que les décors de "Queer" sont particulièrement réussis. Le film a été tourné en studio à Cinecitta avec des décors en carton pâte, volontairement artificiels, qui donnent à l’image une saveur originale. Mais c’est là la seule qualité d’un film qui, pour le reste, m’a déplu.
Je n’ai pas trouvé particulièrement transgressive l’interprétation de Daniel Craig. On imagine que les producteurs, en recrutant la star hypertestostéronée des James Bond, ont voulu défier les canons de la virilité. Le procédé fait pschitt : Daniel Craig décidément moins beau que dans mon souvenir [je n’exclus pas que la jalousie me fasse parler], affublé d’une coiffure improbable, est pathétique dans le rôle d’un amoureux transi. Son compagnon, interprété par Drew Starkey, se contente d’être beau – et il l’est certes, plus qu’à son tour. Les scènes de sexe sont crues ; mais les producteurs se sont bien gardés de franchir la ligne rouge qui les aurait exposés aux foudres (avec un d) de la censure.
Le film, interminable, dure plus de deux heures. Il contient vers la toute fin une scène dont on fait grand cas, d’une grande beauté plastique. Hélas, ma patience avait cédé depuis longtemps pour me permettre de l’apprécier à sa juste mesure.
Cette petite ville du Mexique ou se réfugie une communauté gay parle probablement aux américains. J'ai trouvé qu'à part la prestation de Craig à contre-emploi il n'y avait pas grand-chose à sauver là dedans. Beaucoup de longueurs... très longues. Vers la fin j'ai lutté contre le sommeil.
Long, très long, ennuyeux et incompréhensible (je ne suis pas philosophe ou bobo parisien ;)), inutile et vulgaire. Les scènes de sexe sont-elles vraiment nécessaires à montrer ? Pas de doute le réalisateur se drogue comme ses acteurs pour faire un tel film hallucinant dans tous les sens du terme mais pas dans le sens positif... Si c'est une publicité pour l'alcoolisme,le tabagisme et la drogue (ils ne font que ça durant tout le film), j'encourage les jeunes à aller voir ce navet pour se motiver à suivre leurs voies destructrices....A fuite absolument. J'ai beaucoup souffert...
Un film esthétique et créatif . La photo est parfaite, les transitions travaillées . La magie et la poésie des corps qui se découvrent, s’entremêlent et s’aiment opèrent incroyablement: quel esthétisme et quel talent dans cette manière de tourner qui donne une véritable force à une histoire pourtant si simple . Certes, quelques moments un peu perchés et délirants mais la démonstration est poignante ! Une œuvre avec un parti pris indéniable de la part du réalisateur.
je me suis ennuyé... j'aurais aimé un shoot de champignon magique moi aussi pour sortir de ma torpeur. Au final, j'ai bien aimé... j'ai appris des choses... rien que pour ça, trois (petites) étoiles. En revanche l'image est atroce! plusieurs plans fumeux... teinté de surréalisme. Queer veut bien dire bizarre... certainement pas surréaliste...
Que dire...un film Ovni...Scénario hallucinant, réalisation surprenante...on passe du trés mauvais à de courts moyens de grâce...envie de partir de la salle mais en même temps de rester pour découvrir le reste...Une expérience sans pareil. Daniel Craig voulait casser son image. C'est réussi.
Magnifique mais certainement un peu pointu dans la mesure où il se base en partie sur un morceau de l’histoire LGBT US. Les acteurs sont d’une sincérité incroyable. Par moment on se perd dans les méandres des pensées des personnages mais l’ensemble m’a touché. En revanche je ne suis pas sûr de l’intérêt de la scène intime qui peut déranger.
Une ouvre magistrale tant dans son image que dans le jeu des acteurs. Le plus remarquable tient dans les regards, les désirs d’abord retenus puis fiévreux. Le rapport si juste et généralement si difficile au rêve . Un beau ballet sensuel sous une potion initiatique….
Je vois pas trop ce que le film veut raconter. Enfin, ce que ce « deux films en un » veut raconter. La quête effrénée d’un homosexuel pour sortir d’une solitude étouffante ? La première partie m’a fait penser à « Querelle » de Fassbinder avec une esthétique léchée et des décors en studio. On sent que chaque plan est réfléchi et c’est vachement beau, charnel et dépaysant. La suite se transforme en hommage à Indiana Jones / David Lynch et ça part dans des bails chelous avec un feu d’artifice d’effets spéciaux, une absence de texte et une Lesley Manville méconnaissable… J’ai pas accroché avec cette histoire de drogue et d’addiction, je suis resté très à distance, malgré le beau contre emploi de Daniel Craig. C’est un film d’amour qui s’englue dans une mélancolie profonde (oui, car comme 90% des films qui traitent de l’homosexualité, les personnages sont malheureux et tristes…) et qui ne fait pas dans la subtilité… Bon, au moins, ça prend des risques et ça a le mérite d’être hors-norme…
Scénario : très spécial et hétérogène Réalisation : très belle photo, originalité Rythme : hétérogène Acting : très bon Ressenti final : on est perdus, mais on sait pas trop pourquoi
Globalement, le film est constitué de trois parties bien distinctes : un remix de Call Me By Your Name, puis un « Indiana Jones et l’herbe sacrée », pour enfin pasticher 2001, Space Odyssey. Il n’y a pas vraiment de continuité entre ces actes, puisqu’on passe d’une histoire de chair à une quête en pleine jungle jusqu’à une discontinuité spatio-temporelle. Oui. C’est spécial. Une petite confusion, aussi, quant à la traduction de « Queer » en « homosexuel », qui discrédite toute l’histoire basée sur cette culture. Notons tout de même un réel travail d’image, qui, je pense, innove dans la narration (superposition d’images à basse opacité pour traduire l’imagination). Dommage pour la psychologie des personnages, qui aurait pu être davantage travaillée, ainsi que des décors assez superficiels. Une fin, également, qui retravaille et qui lie tout le film, avec la canne comme outil qui fait tenir Lee, un peu comme Eugene qu’il n’a plus.
Guadagnino a un certain talent quand il s'agit de filmer le désir. Dans ses meilleurs moments, queer porté par un Daniel Craig charismatique à souhait est d'une grande sensualité qui rappelle le cinéma de Fassbender. Mais ces quelques moments de grâce sont parasités par un scénario qui, en voulant adapter Burroughs, ne réussit que partiellement à mettre en scène la transe de ses personnages. Le film devient assez rapidement ennuyeux, même si ces moments hallucinés peuvent rappeler, dans une version aseptisée le Festin Nu de Cronenberg et le cinéma de Terry Gilliam période Las Vegas Parano. Bref, on navigue entre plusieurs sous-genre au fil d'un récit guère captivant. Reste quelques belles images et une atmosphère singulière qui mérite qu'on s'y attarde un peu. Forcément un deceptif malgré un sens certain de l'esthétique