Un film pour enfant : voilà la limite de L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet. En effet, si l'inventivité visuelle de Jean-Pierre Jeunet est toujours très présente (avec, il faut le souligner, une bonne utilisation de la 3D), le peu de crédibilité et la naïveté de l'histoire font qu'en tant qu'adulte on s'ennuie assez rapidement. Jeunet semble vouloir rééditer, à la sauce enfantine et américaine, l'état d'esprit d'Amélie Poulain mais ne réussit jamais à effleurer le charme de son plus gros succès français.
Je suis sorti de la salle un peu déçu de ce petit film distrayant certes, mais après les précédents films de Jeunet l'on pourrait d'atteindre à bien mieux. Les personnages ne provoquent pas beaucoup d'empathie et notamment le protagoniste, enfant un peu tête à claque qui part en mode "road movie" à l'autre bout de l'Amérique pour recevoir un prestigieux prix scientifique pour l'invention de la machine au mouvement perpétuelle. Par ailleurs je n'ai pas vu trop l'intérêt de se servir ici de la 3D, mais bon.....
Enervant du début à la fin, l'émotion passe pas, rien ne passe finalement, mis à par l'énervement constant face au manque de crédibilité de... TOUT. Le film obtient quand même un petit point de ma part pour la mise en scène, seul atout du film, et encore c'est mince..
Nous replongeant avec succès en enfance, Jean-Pierre Jeunet signe avec T.S. SPIVET un film d'aventures certes imparfait - faute notamment à un premier acte laborieux - mais indéniablement bon enfant et non dénué d'émotions. Filmant de bien belle manière les paysages du Montana, Jeunet adapte constamment le point de vue naïf de l'enfant pour livrer une surprenante leçon sur le sujet difficile du deuil, et plus acidement sur les travers de la médiatisation. Pas aussi prodigieux que son jeune personnage principal, mais touchant et merveilleux pour les mirettes.
Pour son nouveau film, Jean-Pierre Jeunet signe une nouvelle fois un film poétique et fort touchant, dont lui seul à le secret. Tous les ingrédients d'un bon film " à la Jeunet " s'y trouve : une photographie aux teintes sépias, des aventures loufoques et imaginatives et un personnage toujours en quête d'une réponse, d'un désir de découverte et de curiosité ! L'acteur principal livre dans ce film une belle interprétation, ce qui arrive assez rarement en règle générale dans un film d'une telle ampleur. Loin de ses rôles d'excentriques hystériques, Helena Bonham Carter est émouvante en mère lunatique, plongée dans le vide que représente son obsession des insectes. La 3D est parfaitement bien utilisée par Jeunet, alternant des prises de vue hors du cadre et des détails inventifs et ingénieux (les inventions et réflexions scientifiques du jeune T. S. Spivet). " L'Extravagant Voyage du Jeune et Prodigieux T. S. Spivet " est une belle oeuvre, à la douceur, la poésie et la mélancolie de l'Amérique rurale, qui mérite toute notre attention. A bon entendeur...
Un film de Jean-Pierre Jeunet est à l'image de son réalisateur : atypique et parfois inclassable mais souvent drôle. Atypique car le réalisateur possède son style propre, fait de beaucoup d'incrustation et d'une narration qui se fait beaucoup en off (voix-off).
Ce nouveau "Spivet" (je n'écrirais pas le titre entier à chaque fois...) ne fais pas exception mais nous épargne au moins une utilisation forte du sépia que l'on connaissais chez Jeunet depuis "Amélie Poulain". Ici, le sépia est toujours présent, mais c'est très ténue et on ne le remarque presque pas.
Passons donc au film à proprement parler avec un avertissement : A ceux qui ont (comme moi) vu et apprécier la bande-annonce, attention ; car cette dernière fait voir le film comme un road-movie alors que ce n'est pas le cas. Il y a bien sûr du "road-movie" dans ce film, mais le vrai cœur de l'histoire est plus un voyage intérieur dans le personnage principal de . Cependant, il y a un problème avec le scénario dont le traitement de l'histoire paraît très décousu ; et il y a des choses qui n’apparaissent pas vraiment ou qui se perdent en route. L'autre problème du scénario est qu'on hésite à dire que ce film est un film chorale ou non ; car tous les personnages ont bien sûr leur importance mais Jeunet a tenu à les traiter au même niveau que le personnage principal de T.S. et on ne sait pas trop quoi penser....
Le style jeunet au bout du rouleau. ..pn acroche pas a l'histoire, l'invention. ..la mort du frère c'est glauque. ...peu être un sujet personnel. dialogue étrangement grossier. ..dominique pinont inutile ce coup là. .et bien dommage. feras mieux le prochain j'espère.
Jean-Pierre Jeunet signe ici un bon film, un road movie divertissent, de l'humour léger comme on aime pour passé un bon moment. Pas vu en 3D donc je ne peux pas me prononcer là dessus même si j'en ai entendu que des bon côté.
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3,0
Publiée le 9 février 2023
Dans la vie comme au cinèma, Jean-Pierre Jeunet a son style bien à lui! On reconnait d'ailleurs sa patte de talentueux conteur à travers ce petit gènie passionnè par la physique et la cartographie qui traverse tout seul la moitiè des Etats-Unis pour recevoir un prix qu'il vient de remporter grâce à une roue à propulsion magnètique qu'il a inventè du haut de ses dix ans! On ne peut pas dire que le voyage de ce Leonardo de Vinci du Montana manque d'originalitè! C'est une aventure malicieuse et tendre qui nous propulse dans un monde diffèrent - un monde dans lequel le jeune Spivet, lâchè seul dans le monde des grands, va apprendre à mieux se connaitre, rongè par la culpabilitè du dècès de son frère! Les couleurs flamboient (Hardmeier a reçu un Cèsar pour son travail sur la photo) dans ce grand pèriple tournè au Canada! L'oeuvre est portèe aussi et surtout par l'imaginaire, la contemplation et le côté crèatif de Jeunet! Les meilleures passages se trouvent assurèment dans ce huis-clos familial de ce trou perdu du Montana! La partie à Washington est un peu plus conventionnelle, mais pas de quoi ternir ce film poème où le petit gènie incompris est roi...
Et bah finalement j'ai bien aimé ce film... je ne suis pourtant pas fan de Jean Pierre Jeunet et en plus les premières minutes m'ont laissé vraiment pantois tellement le coté décalé m'a dérangé mais en fait je me suis pris à l'histoire et j'ai adoré suivre les pérégrinations du jeune TS Spivet !! Alors certes c'est gros et un peu loufoque mais c'est plaisant et surtout les décors du Canada (et notamment du Québec) sont tellement grandioses durant le voyage en train que rien que pour ça de toute façon j'aurais regardé ce film en entier...
"Amélie Poulain" m'avait enthousiasmé par son atmosphère vraiment spéciale et son humour si particulier. Pour moi, c'était du "jamais vu avant". Ici, on retrouve la même ambiance et les mêmes apartés croquignolesques, mais cela n'a plus tout à fait la même saveur, parce que ça sent un petit peu le réchauffé. Jeunet a sans doute un peu de mal à se renouveler dans le style, tout en restant quand même très imaginatif dans le déroulement des histoires qu'il raconte. T.S. Spivert est donc un très bon film, très divertissant, plein de trouvailles amusantes et de personnages pittoresques. L'histoire n'est guère compliquée, encore qu'on n'en comprenne bien le sens que vers la fin, lors de la "scène du discours". Petite remarque pour finir : la curieuse ressemblance du héros avec Kevin, celui de la série "Maman j'ai raté l'avion"...