Derniers Avis : L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet - Page 6
L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet
Note moyenne
3,7
3604 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
434 critiques spectateurs
5
32 critiques
4
161 critiques
3
151 critiques
2
59 critiques
1
25 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
I Fucking Like Movies
37 abonnés
186 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 3 avril 2015
Jean-Pierre Jeunet confronte avec brio, et bien plus encore, son amour de la poésie à la science des inventeurs, et c'est à grand renforts d'émotion qu'il réussit son coup.
Une petite perle pleine de poésie et de fraîcheur, un road-movie captivant dans les règles de l'art entre rencontres marquantes et somptueux paysages de l'Ouest américain. Une histoire toute simple, assez prévisible mais la richesse et le détail de la photographie de Jean-Pierre Jeunet en fait une œuvre singulière et remarquable. Un film qui fait du bien à la tête tout en réservant son lot d'émotions.
Jean-Pierre Jeunet possède un univers poétique et sentimentaliste. C’est avec cet Extravagant voyage qu’il transpose encore une fois la beauté esthétisme sur un réalisme surprenant. Les décors extérieurs sont filmés avec soin et la mise en place des objets dans les intérieurs ont été travaillés avec justesse. On appréciera également une 3D efficace mais non nécessaire. Quand au jeu des acteurs, ceux-ci prennent leur rôle à cœur et le font ressentir. Le jeune Kyle Catlett est aussi prodigieux que son personnage et qu’il est bon de profiter d’une Helena Bonham Carter calme et posée. Le voyage de T.S. est parfois émouvant, mais Jeunet a toujours su capter petits et grands sans lasser ou privilégier un camp. L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet est donc une fable pleine de charme et de bonnes intentions où il manquera cependant peut-être un peu de piquant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Pourquoi devrait-on, comme lu dans certaines critiques, ne pas goûter les belles images de ce film ? Ajoutez à cela une partie road-movie des plus agréables, de l'humour, de la poésie, de l'émotion... et ça fait un chouette film à regarder.
On reconnaît immédiatement la patte du réalisateur d'Amélie Poulain, avec des couleurs vives, des plans de caméra extra-ordinaire, la présence de son acteur fétiche, les petites choses de la vie que l'on ne regarde pas ou plus et que l'on redécouvre par les yeux d'un enfant. Toutefois moins emprunt de nostalgie ou de sentiments, ce film retrace le parcours du jeune et prodigieux T.S. Spivet, un enfant aux capacités pas comme les autres. Débrouillard et précurseur, il ne laissera pas indifférent.
Si son onirisme des choses figées n'est pas aussi dérangeant que pouvait l'être celui de son Micmacs à tire-l'arigot, le dernier film en date de Jean-Pierre Jeunet présente encore cette sorte d'amour des choses factices, ce regard obnubilé par une vision illusoire, superficielle, cette impression de mort du rêve qu'on ne peut remettre en place qu'avec des souvenirs, des constructions maladroites. Chez Jeunet, tout est souvent trop cliché, trop forcé, trop censément évident pour qu'on puisse y reconnaître quelque chose de la beauté insaisissable de ce qui nous entoure dans la réalité. Il y a bien des passages où son cinéma fonctionne, d'ailleurs des films entiers (Delicatessen, The City of Lost Children, Amélie). Mais depuis que Jeunet s'est détaché de l'étrange et de la bizarrerie qui redonnait de l'épaisseur et de l'âme à sa poésie, dans une progression linéaire assez décevante, son cinéma paraît vidé, si on cherche à aller au-delà de la soupe de bons sentiments qu'il nous sert. En réalité, T.S. Spivet et son univers ressemblent - j'ai enfin trouvé la comparaison pour décrire au mieux mon ressenti après l'avoir maladroitement cherchée dans ma critique de Micmacs - à une ville factice montée pour des essais nucléaires. Les décors et leur cadre propret, leur profusion d'éléments et d'objets censés signifier la vie me le rappellent immanquablement. D'ailleurs, les personnages de T.S. Spivet ne sont que des mannequins, positionnés comme figurations de clichés qui n'évolueront que très peu (déjà plus que dans Micmacs, ce qui vaut tout de même au récit d'être bien plus vivant). Mais même le Montana, région dont j'admire tant la beauté, perd tout son charme devant la vision trop éclairée, trop unicolore qu'en donne Jean-Pierre Jeunet, qui par toutes ses images d’Épinal lui ôte tout degré de complexité, élague tous les embranchements de vie qui rendent vraiment ces paysages fascinants, comme il peut le faire avec ses personnages, ou leur histoire. C'est pour ça que plus haut, j'ai laissé entendre que Micmacs était dérangeant. J'ai même usé d'euphémisme, en réalité : une telle déréalisation des choses les plus belles de la vie, cette caricature qui travestit le Monde en prétendant le reproduire n'a t-elle pas en réalité, quelque chose d'angoissant ? L'espace d'un instant, je me suis même demandé si laisser le soin à Jeunet de filmer The Truman Show n'aurait pas rendu le film encore plus saisissant. Sauf que quand on aspire à faire rêver, dessiner ainsi un tableau si dépouillé de toute impression de vérité qu'il en parait presque aliéné relève clairement d'une nette erreur d'appréciation. Du rêve au cauchemar, un cinéma visiblement aux antipodes de ses objectifs.
Entre un "extravagant ..." voyage trop court et un rapport au deuil/culpabilité trop survolé, le film avance platement jusqu'à sa fin très convenue. Je n'ai pas trop accroché sans pour autant le couper.
La seule chose que je n'ai pas aimée dans ce film est le titre.
La narration se fait à la manière de Amélie Poulain, avec des flashs pour les séquences imaginées. On est en plein onirisme.
Que dire de plus ? c'est bien filmé, excellemment joué, les décors sont somptueux.
Tant pis pour les mauvais coucheurs qui n'ont pas compris la subtilité de l'auteur, les salles voisines ne manquent pas de films américains avec moult effets spéciaux où votre sagacité ne sera pas prise en défaut.
L'univers de Jeunet me semble avoir perdu un peu de sa splendeur. Le cadre est attachant, l'originalité du montage est toujours très agréable mais pour la première fois, je reste un peu sur ma faim. Cette histoire de petit garçon qui se lance dans une épopée folle et qui rencontre des personnage stéréotypés ressemble a beaucoup d'aventure pour film jeunesse. On aime malgré tout cette manière toujours amusante de décrire l'environnement avec les yeux d'enfant mais aussi avec la gravité de ce petit prodige. Le tout, avec un goût prononcé de Moonrise Kingdom.
Pas mal, voilà mon impression après avoir vu ce film. On y reconnaît bien la patte de réalisateur de Jean-Pierre Jeunet, mais on sent aussi qu’il n’est pas à l’origine de cette histoire (elle est inspirée du roman de Reif Larsen) et du coup les petites folies du réalisateur qui parsèment ces longs-métrages habituels sont ici réduites à la portion congrue. En fait le film commence plutôt bien avec la description de l’environnement de vie du jeune T.S. Spivet et notamment sa famille très atypique. Durant toute cette partie qui fait un tiers du film le style Jeunet s’exprime avec force et donne beaucoup de charme à cette famille. Quand le voyage du jeune garçon commence, c’est là que le film commence à perdre en intensité. Ce périple n’est pas désagréable, mais il reste un peu plat et le spectateur attend désespérément un deuxième souffle. Las l’arrivée au Smithonian ne provoque pas sursaut espéré et au contraire se vautre dans une caricature des adultes et du monde de la télé et des médias vraiment outrancière et un peu risible (à ce titre le personnage de Judy Davis est vraiment grotesque). Du coup le charme du film s’évapore définitivement et nous laisse avec une histoire un peu tristounette et peu intéressante. Les dernières minutes, où on revient au ranch, nous permet de nous replonger brièvement dans ce qui nous avait séduit au début du film, mais trop tard pour rattraper le coup. Le jeune acteur Kyle Cattlet est vraiment excellent et il lui faut vraiment tout son talent pour tenir un peu le film dans ses moments les plus faibles. Un Jean-Pierre Jeunet en petite forme qui donne un long-métrage un peu terne. À voir avec vos enfants à la rigueur.
La patte Jean-Pierre Jeunet est bel et bien présente, autant dans l'esthétique que dans la réalisation. Cette épopée, simpliste, il faut l'avouer, à travers les Etats-Unis n'en reste pas moins plaisante, d'autant que les acteurs s'en donnent à coeur joie.
Absolu chef d'œuvre... On n'a envie de ne plus jamais sortir de ce film poétique ! Mention très speciale a ce jeune acteur qui habite, tout en nuances, ce héros !
Ce film un peu "fou" m'avait donné envie de le voir. Néanmoins, je finis déçu et un peu en colère sur certains points. La fin m'a semblé bâclé, comme si celui qui a inventé cette histoire avait eu un coup d'imagination mais qu'il c'est forcé à faire une fin. Elle est carrément dérisoire ! Pour ma part j'ai l’impression de revenir au début, si ce n'est que le problème de famille est résolue, ce qui n'était pas le fil rouge de l'histoire. Ensuite je le trouve un peu cliché. Premièrement sur le mentor hypocrite. Dans chaque film de ce genre, il y a cette personne qui prend en charge le petit prodige et qui en profite toujours avec un sourire qui est visiblement faux. Je ne sais pas si j'ai réussie à traduire mes pensées, ça doit paraitre un peu brouillon ^^. Et le point qui m'a le PLUS énervé, c'est les gros clichés sur les petits "génies". Traduit par les gens comme "surdoué". Ma vie est vraiment difficile parce que l'image de "surdoué" ou de "génie" et médiatisé sous une forme qui ne la reflète pas du tout. Mais ce point ne vous intéresseras surement pas.
Jean-Pierre Jeunet signe ici un film poétique, assez envoûtant. Le réalisation maîtrise totalement, comme à son habitude, la mise en scène et la photographie. Pourtant, les dialogues et l'intrigue sont assez linéaires et on reste assez déçus de la monotonie de l'histoire. Au final, Jeunet nous livre une très belle oeuvre, servie par de bons voire très bons acteurs et une musique sympathique. 13/20.
Un film à la fois drôle et tendre, très bien joué et très bien filmé. Les avenures de TS Spivet, petit génie vivant au milieu de nulle part parti recevoir un prix pour une invention géniale est un vrai régal. Pas grand chose à ajouter, c'est vraiment un film a regarder avec toute la famille petits et grands