Les Bêtes du sud sauvage
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Hastur64
Hastur64

269 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2013
« Les bêtes du sud sauvage » fait partie de ces petits films que personne n’avait vu venir et qui au moment de sa sortie fait l’unanimité auprès du public et des critiques. Ici le film a été couvert de louanges et a reçu de nombreux prix, dont de très prestigieux, dans de nombreuses cérémonies. Autant dire que je me suis mis devant avec, sinon de l’enthousiasme, du moins des a priori très favorables. Or je dois dire que j’ai vraiment été déçu parce que j’ai vu. Si je dois admettre que les images sont très belles et font une très belle place aux paysages bayou du delta du Mississippi. Si l’interprétation de Ouvenzhané Wallis est absolument bluffante pour une fillette de cet âge qui plus est non professionnelle. Il n’en demeure pas moins que l’histoire ne m’a pas du tout emballé et, pour tout dire, qu’aux deux tiers du film il me tardait vraiment que ça se finisse. J’ai conscience d’être dans la catégorie réduite de ceux qui n’ont pas aimé le film, mais franchement je ne m’explique pas l’incroyable enthousiasme qu’il a soulevé. Pour moi quelle que soit la beauté des images et la force de l’interprétation si l’histoire n’est pas intéressante le film tombe à l’eau. Tant mieux si ce film a enchanté beaucoup de monde, mais en ce qui me concerne il ne me laissera pas un souvenir impérissable, il ne restera même pas dans mon classement des meilleurs films de 2012. À voir pour vous faire votre propre opinion qui, force m’a été de le constater, n’est pas toujours en harmonie avec celle du plus grand nombre.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

213 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2012
Gros coup de cœur si ce n'est plus pour un premier film très prometteur pour la suite. La mise en scène brute et à fleur de peau de Benh Zeitlin fait ressortir et jaillir toute la puissance contenue de ce couple hallucinant père/fille interprété en partie par peut-être l'un des meilleurs enfants acteurs depuis Christian Bale dans "Empire du soleil"... Une réussite totale et une grande claque pour tous ces réalisateurs qui cherchent à atteindre la beauté visuelle ou émotionnelle par facilité alors que Zeitlin tel un Dostoïevski ressort toute la quintessence à travers les plus insignifiants.
Thierry M
Thierry M

193 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 décembre 2012
on s'ennuie ferme dans cette histoire a dormir debout ,ou l'on ne comprend pas l'attitude du pere.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2013
Les bêtes du sud sauvage est un film assez magique. Il y a peut-être parmi les plus beaux moments de cinéma qu'on a pu voir en cette année 2012. La séquence introductive est une démonstration merveilleuse de poésie, de cinéma, de tout ce qu'on veut. Quand on pense que c'est le premier film de Benh Zeitliln on se dit timidement que peut-être il va devenir un grand réalisateur. Certains ont trouvé que Les Bêtes du sud sauvage était d'une poésie facile et surtout dangereuse (mettre en valeur ce cadre de vie, un peu genre regardez ils sont pauvres mais sont heureux, et même si c'est difficile ils connaissent la "vraie" vie etc.) Je ne pense pas que le film doive être vu de cette façon. Au contraire, dans son film, Zeitlin ne cherche pas à minimiser la rugosité du cadre qu'il filme, mais il donne une humanité folle à ses personnages, une poésie magique à tout ce qu'il filme. Quvenzhané Wallis est d'une force incroyable à travers tout le film, elle irradie complètement à l'écran. Mais c'est vraiment par sa réalisation que le film brille. Comme si Zeitlin captait des bribes, des moments de vie de ses personnages. On est dans un cinéma qui se veut réaliste et poétique à la fois, c'est intriguant, beau, émouvant et assez fort.
NammJones
NammJones

141 abonnés 1 719 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 décembre 2012
Un film touchant et poignant qui explore des terres et des vies bien souvent méconnues. C'est triste car on sait à quel point c'est réaliste.
La petite Quvenzhané Wallis est assez impressionnante, si naturelle et si vraie dans son jeu de rôle.
Le scénario est simple mais vraiment intéressant, hors du commun. A voir !
JCOSCAR
JCOSCAR

132 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 décembre 2012
Les bêtes du sud sauvage est une histoire tragique entre un père et sa jeune fille. Des images fortes de survie dans une pauvreté où il faut être plus fort que la tempête quand la nature s'emballe. Un film bouleversant et engagé qui se regarde comme une leçon de vie.
GéDéon
GéDéon

140 abonnés 733 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juillet 2024
Film indépendant du réalisateur américain Benh Zeitlin, « Les bêtes du sud sauvage » oscille entre aventure humaine et conte fantastique. Dans le bayou de Louisiane, une jeune fille mène un combat quotidien pour échapper à la précarité familiale et sociale qui l’entoure, jusqu’au jour où la nature se déchaîne. Sorti en 2012, ce long-métrage évoque le parcours initiatique d’un enfant tout en sensibilisant au phénomène du réchauffement climatique. Les métaphores très appuyées s’accompagnent d’une poésie crépusculaire avec en fil conducteur le message d’une résistance ne pouvant s’exercer que par la solidarité. Bref, une œuvre originale mais souvent confuse.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 191 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 décembre 2012
Apparemment chacun a vu dans ce film ce qu'il a bien voulu y voir. Appocalypse ? rien de tel si ce n'est un grande tempête qui cause des problèmes aux habitants du Baiou parce que les "civilisés" se sont prtotégés par une digue.... moi j'y ai surtout vu l'histoire d'une petite fille confrontée très tôt aux problèmes des grands : la nature sauvage et plus ou moins favorable certes, mais aussi la pauvreté, l'alcool, la maladie, la mort, l'amitié, la liberté, alors elle hésite entre révolte, explications magiques sur la cohérence de l'univers, peurs, rêves, fanatsmes, quête de l'absolu symbolisée par la recherche de la mère, et au final affronte courageusement ses peurs (fanatsmes d'aurochs), accepte l'amour de son père et son amour pour lui et se grandit. Jeu excellent de la petite actrice ! Mise en scène originale et images souvent fortes.
vive-le-cine123654789
vive-le-cine123654789

109 abonnés 621 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 janvier 2013
Mouais...Le film a certaines qualités, c'est indéniables, mais il a aussi de grandes faiblesses. L'une d'elle est son rythme, qui est lent, presque trop lent. L'histoire est intéressante que par vagues épisodiques, et celles-ci sont malheureusement trop rapidement traitées, quand ça ne reste pas que superficiel. Vraiment dommage. Le côté fantastique du film est quant à lui un véritable WTF ? On se demande ce qu'il vient faire là. N'apporte rien à l'histoire, embrouille le spectateur et pour finalement finir en queue de poissons. Je ne sais pas ce qu'a voulu faire passer le réal par ce côté du film, mais c'est un ratage total. Autant je trouve la gamine plus intéressante, donnant un tout autre sens au titre du film. Parlons-en de cette gamine...Beaucoup se sont extasiés devant sa prestation, je dois dire que personnellement je n'ai pas été plus touché que ça. La force de cette petite fille est qu'elle ne joue quasiment pas durant le film, restant naturelle, restant elle-même. Une petite fille vivant seule avec son papa (très bon quant à lui) et voit son monde profondément altéré. Une gamine qui se pose des questions sur le monde et la vie. Bref, je regarde ma cousine du même âge et j’obtiens la même chose. En soit, c'est une bonne prestation (du fait qu'elle reste naturelle et ne surjoue pas), mais pas de quoi en faire tout un flan. Le reste du casting n'est pas catastrophique, mais ça ne vole pas très haut. Seul le père sort vraiment du lot, réussissant vraiment à entrer en résonance avec la petite fille. Il en reste néanmoins un beau film, avec de très belles images, cependant trop souvent gâchées par une mise en scène chaotique. C'est d'ailleurs la plus grosse faiblesse de ce film. Bref, un film à voir seulement pour ceux qui sont intéressé, mais sinon passez votre chemin.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 novembre 2015
Autour d'une jeune héroïne particulièrement attachante, The Beasts of the Wild South présente une histoire sous forme d'anticipation scientifique (montée des eaux et migration de bêtes terrifiantes) qui, au sein des bas-fonds d'une Amérique tropicale, semble se dérouler dans un univers quasi-parallèle. Peu de moyens, mais une vraie créativité, de l'humanité, de la poésie, et de la maitrise visuelle : tout ne fonctionne pas parfaitement mais l'ensemble, bordélique, fouillis, rythmé par une musique "old South" du meilleur effet, dégage un vrai cachet.
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 décembre 2012
Il y a des films qu'on découvre en se disant très rapidement qu'on n'en a jamais vu un comme ça, et où en même temps affleurent à foison les réminiscences d'autres oeuvres qui l'installent immédiatement dans l'histoire du cinéma. "Les Bêtes du sud sauvage" fait partie de ces films-là, au même titre que "Zéro de conduite" ou "La Nuit du Chasseur", deux autres films sur l'enfance, deux premiers films aussi. Avec en même temps les imperfections d'un film de débutant et une incroyable audace, je dirais même une ambition que beaucoup de réalisateurs installés n'auront jamais, Benh Zeitlin réussit à raconter tout à la fois l'histoire d'une communauté qui lutte pour sa survie, les effets de l'industrialisation forcenée et du réchauffement climatique sur une des dernières terres sauvages, et le récit d'une éducation à la dure d'une fillette qui finit par se reconnaître enfin le droit à l'émotion.

Au début du film nous est montrée la digue qui sépare "le monde sec" surmonté des torchères des raffineries, du Bassin où résident quelques familles qui refusent de quitter leur coin de bayou menacé par la montée des eaux, défilant dans une manifestation festive à la Notre-Dame-des-Landes aux accents des violons cajuns et où les gamins de la crèche portent des couches lavables numérotées. Cet endroit n'existe pas réellement, c'est la fusion fictionnelle de plusieurs zones habitées par des communautés que Benh Zeitlin a découvertes en Louisiane. Bien sûr, on pense aux images de Katerina, mais Zeitlin n'a pas voulu réduire l'histoire à cet ouragan exceptionnel, en montrant combien les habitants sont habitués à vivre dans des conditions aussi dures. De même, la pollution de la plateforme BP Deepwater Horizon n'avait pas été écrite dans le scénario, puisqu'elle a eu lieu le premier jour du tournage à quelques kilomètres de là. Il n'y a pas eu besoin d'intégrer cette menace dans l'histoire, puisqu'elle était déjà présente sous la forme métaphorique des aurochs libérés des glaces du Pôle par le réchauffement climatique, et elle a aussi renforcé toute l'ambiance d'urgence du tournage.

La suite sur les Critiques Clunysiennes
http://www.critiquesclunysiennes.com/
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2012
Que dire de ce film, tellement éloigné de tout ce qu'on peut voir, avoir vu... de tout ce qu'on verra probablement.... les mots manquent, et les points de repère. Le film du trimestre, peut être bien de l'année, le film que quelqu'un (un certain Benh Zeitlin, who is he?) a fait parce qu'il devait le faire -c'est comme ça, une nécessité- sans acteurs, sans plan promo.

Un monde. Un bayou, le "bassin", protégé du monde civilisé par de solides digues, (au Texas je suppose, ça ne ressemble pas à la Louisiane) -un micro-monde où survit une humanité totalement déshéritée, noirs et petits blancs, déshéritée mais heureuse parce qu'en harmonie avec son environnement. Ils n'iront nulle part ailleurs, parce que là c'est plus beau qu'ailleurs, un point c'est tout, et que la vie y est meilleure: il suffit de tendre la main pour ramasser poissons chats, écrevisses, crabes, qu'on fait descendre à grandes rasades de whisky probablement "maison". Les baraques sont des taudis faits de cartons, de tôle ondulée, de planches.... Il y a une institutrice, qui vient en bateau à fond plat faire la classe à une poignée de gamines, à peu près aussi foldingue que les autres du cru. Elle sait qu'autrefois, le monde était parcouru par des troupeaux de féroces aurochs, qui mangeaient les enfants. Puis est venue la grande glaciation, et les aurochs ont été pris sous les glaces. Et maintenant, il y a le réchauffement climatique. Les glaces vont fondre. Et l'eau va monter, et le bassin sera noyé. Fin du vrai monde. Le mauvais monde survivra, derrière les digues...

Une grande tempête se prépare. On évacue les populations, mais il va rester une poignée d'irréductibles, dont Wink (Dwight Henry) et sa petite fille de 8 ans, Hushpuppy. Ils habitent au fin fond de la mangrove, ils ne peuvent se déplacer qu'en bateau (encore une incroyable chose hétéroclite faite avec des morceaux de voiture), chacun dans sa "maison", invraisemblables cabanes de bric et de broc. La petite fille (Quvenzhané Wallis) est incroyable. Enfin, elle EST tout simplement. Les enfants ne doivent pas jouer, sinon ils deviennent des petits singes dressés genre si-j'avais-su-j'aurais-pas-venu. Elle est très belle, Quvenzhané, et sur son petit visage réfléchi et grave, passent toutes les émotions, parce qu'elle sait déjà tout. Cette minuscule petite chose détient déja la sagesse immémoriale du monde. Il faut que les choses soient mises à leur juste place, pour que le monde soit réparé. Il ne faut pas, par exemple, que les aurochs sortent des glaces. Les aurochs, à part un tatouage sur la cuisse de mademoiselle institutrice, elle n'en a jamais vu. Alors elle les imagine, comme de gros cochons noirs munis, sur la tête, de deux cornes acérées. Et finalement, ces gros cochons accoutrés de cornes, ils forment des bêtes d'apocalypse absolument réjouissantes... et terrifiantes....

Elle n'a pas un mauvais père, mais un père malade, qui a des crises de rage incontrolables, alcoolique de surcroît.... Alors, elle parle beaucoup à sa mère, qui a foutu le camp un jour, et qui parait il était si belle que quand elle entrait dans une pièce, les marmites d'eau se mettaient à bouillir toutes seules....

Le déluge arrive, les survivants -ceux qui n'ont pas fuit et n'ont pas été noyés- se regroupent sur une sorte de radeau fait de bicoques. La salinité du bassin est devenue énorme, l'eau ne pouvant s'écouler à cause des digues. Les plantes meurent, les poissons chats crèvent. Les services sociaux capturent les réfractaires, mais ils s'enfuiront. Wink va de plus en plus mal. Que deviendra Hushpuppy?

C'est sublime, et on ne peut même pas expliquer pourquoi.... C'est à voir absolument, en cette période de fête où le cinéma est particulièrement français -et débile....
Manu711
Manu711

79 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 mai 2016
Un petit ovni sur lequel il convient de rester discret afin de ne pas spoiler ceux qui ne l'ont pas encore vu, tellement ce film est original et déroutant. Touchant, simple, pertinent, sont aussi des adjectifs qui conviennent parfaitement quant à la qualification de ce film. Presque bizarre même, mais intriguant à coup sûr. Un film comme on en voit rarement, et qui vaut assurément le coup d'oeil.
JoRod
JoRod

77 abonnés 336 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 juin 2013
Première réalisation pour le jeune réalisateur Benh Zeitlin (29 ans seulement) qui a raflé une multitude de prix, à Cannes, Deauville et Sundance, un palmarès prometteur et très largement à la hauteur des espérances, et le mot est faible.

Cette œuvre est une merveille, elle appartient à cette catégorie de films qui donnent un sentiment (immense) de vie, de chaleur, de bonheur. Un lyrisme et une poésie quasiment constants qui ne lâchent jamais et qui viennent embellir l’œuvre à chaque instant.

La mise en scène fait preuve d’une ingéniosité impressionnante, on est surpris chaque seconde par le niveau que nous montre ce jeune réalisateur. Dans un cadre relativement noir, il arrive à y installer une atmosphère, une ambiance lumineuse et chaleureuse. Cette mise en scène célèbre avec brio les splendeurs comme les violences des épreuves que traverse la petite Huspuppy.

Il ajoute à cette brillante œuvre naturaliste sous fond d’apocalypse une légère touche de fantastique. Et il nous invite à un voyage cinématographique splendide et rare et nous convie à une émotion d’une intensité folle.

Le spectateur restera plaqué sur son siège du début jusqu’à la fin par cet hymne à la vie et par cette beauté vertigineuse traduite par la richesse visuelle et le spectacle grandiose imposé. Le film est hypnotique mais aussi une expérience sensorielle qui parvient à transmettre cette leçon de vie à la portée universelle.

Le film doit beaucoup également à sa jeune actrice, Quvenzhané Wallis, tout simplement époustouflante. C’est simple il y a bien longtemps que l’on n’a pas vu un enfant jouer aussi bien de la sorte. Elle est tout le temps juste, traduit avec force les émotions qu’elle veut retransmettre. Après la découverte de ce très talentueux réalisateur, c’est assurément la deuxième belle surprise. Le reste du casting est à la hauteur de l’œuvre.

C’est un petit bijou dont il serait dommage de se passer.
aberdeen76
aberdeen76

58 abonnés 1 014 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2013
Un film remarquable, à la fois poétique, dérangeant et vraiment touchant . Pour une fois la misère est montrée de manière brute, authentique, sans pathos exacerbé ni effets tirent-larmes pompeux. Pour une première réalisation c'est vraiment une réussite et j'attends avec impatience le prochain film de Ben Zeitlin. Un casting d'exception pour un film âpre sur une Louisiane que j'affectionne. Une claque.
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