Les Bêtes du sud sauvage
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451 critiques spectateurs

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this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 mars 2014
(...) Bon, bien sûr, je ne suis pas fan de ce genre de cinéma mais je me suis tout de même lancé dans le visionnage de l'oeuvre avec entrain, sans vraiment savoir à quoi m'attendre. Assez vite, je suis sortis du film et son visionnage s'est rapidement apparenté à une longue route malgré sa courte durée. En effet, le film accumule les poncifs du genre et le final, certes émouvant, ne reculera devant aucun moyen pour vous arracher cette foutue larme. Mais tout d'abord, les poncifs. Dans le cinéma indé, on aime bien donné aux personnage principal un prénom pas possible, certains diront originaux, et qui sonnent de façon très mignonne à l'oreille, et surtout, on le répétera dans chaque scène afin que le spectateur qui somnole se souvienne du nom de ce dernier entre 2 roupillons. Ensuite, on nous vend le quotidien assez misérable de cette petite famille comme étant une vie saine, une vie en lien avec la nature, une vie loin du stress, du bruit et des préoccupations quotidiennes de notre foutue société moderne. Effectivement, moi-même en voyant le film, je me suis dit que c'était une vie plutôt sympa et un vrai bonheur à vivre pour les enfants, loin de toutes nos contraintes. Maintenant, de là à en faire un idéal de vie, c'est autre paire de manches et je suis pas sûr que le spectateur bobo ait eu une envie soudaine de tout lâcher pour aller apprendre à son enfant à pêcher le poisson à mains nues et aller vivre dans une maison faite de tôles et de planches au milieu des marécages. Les scènes s'enchaînent tandis qu'entre-temps, le réalisateur nous balance des plans de ces animaux disparus, les aurochs, qui s'apprêtent à débarquer dans cette terre frappée du malheur et à mettre fin au règne des hommes. Mais au juste, pourquoi diantre intégrer les aurochs à l'histoire ? La suite sur
Audrey L

822 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 septembre 2020
Dans un futur toujours plus proche avec le réchauffement climatique, la banquise fond et fait monter le niveau de l'eau, menaçant ainsi les peuples qui habitent sur des zones inondables... Hushpuppy, jeune fille du Tiers-monde, en fait partie. Pour elle, le temps se joue comme un affreux compte-à-rebours dans lequel personne n'a le droit à l'erreur, ni elle, ni son père rendu fou par la pauvreté et la misère, ni même ses voisins de quartier qui tentent le tout pour le tout en restant dans leurs habitations ("partir ? Mais pour aller où ?"). Sur ce postulat écologique et social dont le scénario sait imbriquer les enjeux avec finesse, on découvre une séquence d'ouverture aussi lumineuse qu'intelligente avec sa morale épicurienne. Mais malheureusement pour Les Bêtes du Sud sauvage, son côté fantastique et ses métaphores balourdes sont aussi immatures qu'épuisantes. Ainsi l'imminence du danger pour les populations pauvres est représentée par un troupeau de grands sangliers préhistoriques qui dévorent tout sur leur passage (même leur propre mère sanglier, dans une scène particulièrement écœurante), soit une métaphore aussi lourde que les créatures qu'elle expose. Sans parler des frasques du père de Hushpuppy (fait de sa fille un garçon, est très violent...) qui en font un personnage très antipathique, et sa fille qui en devient une petite peste (met le feu, "tue" son père, casse tout...) n'attire guère plus notre sympathie. Le final entre les monstres et Hushpuppy est tout à fait ridicule et nous fait oublier le beau démarrage qu'avait pris ce film engagé. Un film qui se noie (lui) sous ses propres métaphores à gros sabots...
Benito G

761 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 janvier 2013
L'histoire d'une petit fille dans un univers complètement dévasté (physiquement et psychologiquement), à part, dur, chaotique, une communauté touchante autant que désorientée, vivant de rien. Un voyage complètement dépaysant, dans la solitude et la douce folie, les contes de grands-mères en guise d'éducation. Tout cela vu à travers les yeux imaginatifs d'une enfant. Ce film est une oeuvre magique et unique ; elle met le déclin de la planète en parallèle avec celui des hommes. Ce film est irracontable, il faut simplement le vivre comme une expérience : filmé caméra à l'épaule de façon tout à fait instinctive mais qui n'en devient pas "nauséeux" comme pour beaucoup de poroductions utilisant ce moyen Le cinéma indépendant américain est l'un des rares à nous offrir de telles oeuvres, à la fois puissantes et jamais ennuyeuses : un film unique, jamais vu, fantastique (avec les aurochs notamment). Un film réellement particulier, inclassable, "flottant", spirituel, une oeuvre que l'on ressent plus que l'on comprend, bien qu'elle soit emplie d'une sagesse indescriptible. On arrive à se demander, comme ubn scénariste ; à pu avoir en tête un tel scénario. D'une justesse psychologique effroyable et un ensemble à la fois dramatique, rêveur et fantastique (le fait que l'on voit par la vision de l'enfant). Un film unique, qui vaut vraiment le détour et qui en met plein les yeux. On en ressort, les yeux écarquillés et encore bluffés par toute cette beauté et cette histoire qui n'aurait pu être mieux raconter. Une vraie réussite.
Ti Nou

628 abonnés 3 914 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 décembre 2014
Pour son premier film, Benh Zeitlin signe une peinture sociale originale puisqu'elle laisse la place à la fantaisie. Adopter le point de vue de la fillette permet l'absence de jugement et l'empathie. Dommage que le final soit à ce point interminable et que le récit n'ait pas le moindre enjeu.
Requiemovies
Requiemovies

241 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2012
Rarement, mais de temps en temps, surgissent des films forts qui changent la donne d’un cinéma viscéralement lié à la finance. Films dont l’énergie soudainement déployée nous emportent vers ce que le Cinéma tend à faire résonner, de l’émotion pure, une innovation créative marquée et un auteur qui émerge à travers son oeuvre.
Ces conditions sont pleinement remplies par le premier film de Benh Zeitlin.
Tel un poème à la structure anarchique mais épique, ode à l’enfance où l’innocence serait le fil conducteur, Les Bêtes du Sud Sauvage procure ce bien être qui nous séduit, autant dans la perte de repère qu’il créé, que dans les séquences d’un naturel confondant que le réalisateur à le talent de mettre en scène. Si il n’y a pas une lecture unique pour en apprécier toute la saveur le film prend place en ce que chacun peut ressentir devant une telle œuvre.
La force du métrage tient essentiellement dans l’interprétation de son actrice principale, du haut de ses 5 ans, Quvenzahné Wallis magnétise par son interprétation chacune des séquences dans lesquelles elle apparaît. Son naturel à imprégner chaque scène par la note constante qu’elle délivre, réside entre le charme et le caractère appuyé du personnage mais aussi de l’actrice elle-même.
Le désir de Zeitlin de ne pas vraiment inscrire le film temporellement et laisser un flou constant sur la géographie précise de son histoire, contribue à insuffler une note poétique. Si certains peuvent rester de marbre à l’aspect déstructuré de l’histoire (de nombreuses ellipses), l’intention première n’est jamais perdue, celle de trouver une narration moderne et figurative à ce conte. Son propos ne sera que plus fort lors d’envolés fantastiques où une horde de bêtes fantasmagoriques, à la taille démesurée, viendront prendre place dans le récit pour une confrontation finale lourde de sens.
Si le regard principal est souvent celui de Hushpuppy (Quvenzahné Wallis), le réalisateur n’oublie jamais de conjuguer son récit imaginaire avec celui plus réaliste et même critique de la société et des laissés pour compte. C’est au travers du regard adulte cette fois (celui du père et des villageois) que Benh Zeitlin se charge de faire une critique acerbe de l’Amérique. Là, où les forces de l’ordre, incapables de gérer la situation enlèvent le peu de liberté qui reste aux hommes. Ce point de vue comme le décorum fait indubitablement penser à l’après Katrina.
Au milieu de cet ensemble, comme un fil conducteur, se bat avec son innocence, la jeune héroïne, qui devient alors vecteur d’une fuite en avant, mêlant courage et volonté. Benh Zeitlin démontre ainsi le pouvoir de l’imaginaire et de la structure que les rêves forment à l’âge adulte, et ce, sans ne jamais mettre de côté son innocence.
Loin des formats actuels d’un cinéma plus souvent divertissant, Les bêtes du Sud Sauvage engendre le plaisir de découverte d’un cinéma bricolé, fort de sens et de beauté. On ne réalise pas seulement des films de cette trempe en 3D mais également avec un sens de la narration et de la réalisation, même si risquée, marquée et personnelle. Beau et touchant…pendant très longtemps.
http://requiemovies.over-blog.com/
EricDebarnot
EricDebarnot

241 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2013
Quand un film arrive précédé d'une telle réputation, déjà épaulé par une belle moisson de récompenses, le spectateur est forcément à la fois conditionné et inquiet : et si jamais je n'aimais pas "les Bêtes du Sud Sauvage" alors que tout le monde est dithyrambique, est-ce que cela veut dire que je suis stupide ? Ou pire, que je n'ai pas de coeur ? En fait, "les Bêtes du Sud Sauvage" est exactement ce que tout le monde en a dit : une fable à la fois triviale et cosmique sur l'avenir - déjà advenu - de notre monde, racontée par un petit être qui se bat entre douleurs familiales - mère disparue, père malade - et rêve d'être assez forte pour résister à l'apocalypse. Le tout filmé avec des acteurs amateurs dans un décor - réel - de la Louisiane du quart-monde, après le passage de l'ouragan Katarina. Original. Impressionnant. Régulièrement bouleversant, en partie la dernière partie, avec le défi - relevé avec panache - de la confrontation "lo-fi" entre Hushpuppy et les aurochs. Et pourtant, "les Bêtes du Sud Sauvage" a peiné à me convaincre tout-à-fait, comme si le "geste artistique" résolu de Benh Zeitlin, se confrontant courageusement à la misère et la bestialité, ne trouvait pas exactement la forme nécessaire à exprimer son évidente sincérité : est-ce le filmage caméra - tressautante - à l'épaule et le montage qui fractionne l'action, deux techniques auxquelles je suis parfaitement allergique, et que Zeitlin assimile de manière erronée à une forme de réalisme ? Est-ce la difficulté de trouver le juste équilibre entre le non-dit de la fiction (à nous d'imaginer ce monde en lambeaux, au bord du naufrage...) et sur-lignage des émotions (la voix off, souvent en trop) ? Toujours est-il que j'ai trouvé difficile d'adhérer en continu aux choix esthétiques et narratifs de Zeitlin... ce qui, bien entendu, ne diminue en rien la belle singularité de son geste cinématographique.
Fritz L
Fritz L

220 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2013
D'une rare sensibilité, ce subtil pamphlet est de bout en bout d'une profonde justesse. A découvrir en urgence... l'un des films le plus original de l'année 2012...
ned123
ned123

213 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 octobre 2013
J'ai vu un film... qui puise dans l'univers pittoresque de Kusturica, la poésie de Myazaki et le naturalisme de Malick... C'est plus qu'un film, c'est une fable apocalyptique puissante, un parcours initiatique rempli de poésie, de folie, de musique et de fureur... Le monde tel qu'il devient porte les ferments d'une redécouverte des relations humaines, sans norme réelle, sans repère... et toutefois porteuse de plus de joies et de partage que notre monde "moderne". C'est une belle expérience visuelle, avec une caméra qui caresse les visages, une voix off apaisante et une musique entraînante. Quvenzhané Wallis est étonnante dans le rôle de Hushpuppies car elle donne une vraie force à son personnage... Face à la nature déchaînée, face à son père déchaîné, face aux bêtes du Sud Sauvages déchaînées. Benh Zeitlin, le réalisateur a su créer un univers à la fois réaliste, crédible et totalement déconnecté de la réalité... Et lorsqu'il convoque les aurochs mythiques du passé pour nous parler du présent et d'un futur plein de bouleversements liés à l'écologie, on est souvent séduit et touché... Étonnamment, les émotions ne sont pas totalement remontées dans l'histoire avec le père, sans doute car beaucoup de violence surnage dans son comportement... Il n'en demeure pas moins vrai que ce film est un OVNI étonnant qui nous emporte et nous emmène dans ce monde merveilleux de la fable.
kibruk
kibruk

197 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2014
"Les bêtes du sud sauvage" est une petite déception dans la mesure où sa vision n'a pas été un choc total. Surprenant, c'est évident, mais pas mal de petites imperfections viennent un peu ternir le résultat final. Son visuel "séduisant", mélange de déchets crasseux et de matières organiques, lui donne une dimension unique et le place directement dans les ovnis cinématographiques, ses deux acteurs principaux sont magnifiques, mais quelques éléments du scénario ne sont pas très convaincants ou pas très bien traités (les aurochs ou l'internement). Et si on comprend bien le message moral derrière tout cela (ode à la liberté, rejet du monde industriel et consumériste), on peut aussi rester quelque peu circonspect devant cette apologie de la misère matérielle et même morale.
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 décembre 2012
Les Bêtes du sud sauvage pointe au registre des films Fin du monde. A mon sens celui-ci est le meilleur (bien devant Take Shelter et assez devant Tabou ou l'Odyssée de Pi). Beaucoup considèrent que ces personnes vivant de façon précaire dans un bayou sont une "belle invention scénaristique". Hélas je pense qu'il existe de par le monde (y compris en France) des millions de gens vivant dans de telles conditions mais qu'on les ignore. D'aucuns trouvent également que les aurochs sont une grosse ficelle, mais ces aurochs sont bien sûr à prendre au sens métaphorique, symbolique, du terme. Un des intérêts du film est qu'il est riche de beaucoup de messages : la douceur des femmes peut nous sauver, la médecine moderne est inhumaine, la joie de vivre ne dépend pas de la richesse, l'enfer est pavé des bonnes intentions des occidentaux repus... Les acteurs, les décors, la musique sont impeccables. La réalisation m'a plus aussi, elle est rythmée, vivante tout en permettant une part de contemplation. Ca m'a frappé de voir des crocodiles (ou alligators) dans tous les films de fin d'un monde, tant cet animal est un symbole archaïque, de nos pulsions mais aussi symbole de dévoration et de fertilité, ô combien représentatif de l'époque que nous traversons.
orlandolove
orlandolove

171 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2013
Difficile de décrire chaque émotion que procure ce très beau film, à la fois dur, mélancolique, triste à en pleurer mais toujours parsemé d'optimisme et de vie. Laissez vous juste transporter par l’énergie folle et la pure poésie qui traversent le film et ses magnifiques images. Quant aux deux acteurs principaux, ils sont juste bluffants !
John Henry
John Henry

127 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 décembre 2012
Dans ce film apocalyptique-onirique-poétique, bref, inclassable, on trouve dans ces relans d'humanité et de simplicité un feu sacré qui fait du bien. Emouvant et terriblement beau.
gabdias
gabdias

122 abonnés 2 026 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juillet 2015
Clairement un film original un drame poétique aux facettes fantastique mais qui se concentre sur une belle histoire d'amour et de haine entre une fille et son père. Le film est un long fleuve pas tranquille, presque apocalyptique et on se laisse transporter dans un monde surnaturel et engagé sans pourtant jamais être convaincu à 100%.
yayo
yayo

76 abonnés 1 221 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 décembre 2012
Un film qui m'a vraiment plu. Si il n'est pas totalement parfait (faudra le revoir), l'ambiance et les sentiments qu'il provoque suffisent à être conquis. Les acteurs sont éblouissants avec bien sûr en tête la gamine, assez impressionnante. La musique est aussi très envoûtante. Et la réalisation touche vraiment au sublime par moments.
nikolazh
nikolazh

76 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 décembre 2012
Si le film mérite qu'on s'y intéresse parce qu'il recèle une vraie originalité de ton et d'exécution, force est de constatée qu'on s'y ennuie quand même un peu. Des personnages forts mais un peu hystériques, des scènes qui manquent d'enjeux, une histoire qui n'avance pas toujours et au final une émotion trop retenue pour être vraiment efficace. Un film intéressant, à défaut d’être passionnant.
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