Derniers Avis : Les Bêtes du sud sauvage - Page 25
Les Bêtes du sud sauvage
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Un visiteur
3,5
Publiée le 18 décembre 2012
Après des critiques assez élogieuses sur ce film, j'ai un peu de mal à me faire un avis précis dessus, et c'est peu être le but du film...de rester dans ce mystère; car c'est un film vraiment original, par son exécution, sa touche, son environnement, et qui mèle des émotions surréalistes à merveille...portées par deux acteurs dont la petite fille assez impressionnant! un ovni doit se laissez découvrir
Un voyage étrange ... Tout le long, j'ai hésité entre un film apocalyptique, un joli rêve d'enfant, une critique politique amère des laisser pour compte, la dérive désespérée d'un groupe de naufragés ... Et comme c'est un peu tout cela à la fois mais pas complètement, je suis resté sur ma fin ...
une déception personnel a la hauteur de l engouement susciter par le sois disant grand film indé du moment ...le récit s enlise dans une métaphore peu inspirée au final dont on ne comprend parfois pas toujours vraiment le but recherché et dont la poésie évoquer par beaucoup et pour ma part limite indigeste ...reste certains plans certes filmer avec les moyens du bord mais vraiment inspiré, la musique et l interprétation de la jeune quenvenzhane wallis vraiment étonnante d intensité pour son jeune age, ce qui sauve pour ma part le film du ratage total .....
Le lyrisme et l’imagerie naturaliste de ce premier film de Benh Zeitlin semblent inspirés de l’univers féérique de Miyazaki remixé à la sauce Terrence Malick ou d’un délire ésotérique à la Tarkovski filmé comme un Michel Gondry. Sous couvert d’une peinture surprenante d’une communauté vivant en marge du système au fin fond des bayous de la Louisiane tournant en film catastrophe, cet ovni hypnotique est une épopée spirituelle vue à hauteur d’enfant. Jonglant entre le réalisme minimaliste de son constat social plein de gravité et la grandiloquence de ses images fantasmatiques, la mise en scène nous emporte dans les interrogations philosophiques et mystiques de cette gamine en pleine tourmente émotionnelle, dont l’interprétation par la toute jeune Quvenzhané Wallis est tout simplement bouleversante.
voilà un fim original, parfois déconcertant, filmé avec les moyens du bord (on est loin des budgets des superproduction), sans doute parfois caricatural, mais tout cela en fait une oeuvre attachante. Je trouve cependant très exagérées certaines critiques qui parlent de chef d'oeuvre, de pépite, de bijou, de film de l'année. Il y a quelque chose de léger dans cette narration, même si le film peut dérouter parfois, et tous les spectateurs ne seront pas sensibles de la même façon à ce faux ryrhme sur lequel se déroule l'histoire. Pour un premier film, il est sur que voilà un metteur en scène qu'on a envie de revoir, peut être avec une histoire plus fouillée et des personnages davantage travaillés, et qui laissent moins d'interrogations. Voilà pourquoi je donne une note juste moyenne à ce film: il y avait sans doute matière à faire quelque chose qui marque davantage, là on a l'aperçu d'un talent peut être en devenir.
La voici la hype cinématographique en cette fin d’année 2012. Cannes, Sundance, Deauville, Les Bêtes du Sud sauvage a tout raflé sur son passage et a inondé la planète d’une réputation des plus flatteuses. A la vision, enfin, du métrage, rien de plus normal que de comprendre cet engouement. Les Bêtes du Sud sauvage est un immense film. La suite est par là : http://critiqueconnection.wordpress.com/2012/12/18/les-betes-du-sud-sauvage/
Après avoir raflé un prix à chaque présentation lors des festivals où il était projeté (Triomphe à Sundance, Caméra d'or à Cannes, Grand Prix à Deauville), affirmer que le premier long métrage du jeune réalisateur de 29 ans Benh Zeitlin était attendu, relève de l'euphémisme. C'est donc dans ce contexte de buzz enthousiaste que débarque dans les salles aujourd'hui, « Les bêtes du sud sauvage », par ailleurs adulé par le président Obama lui même, c'est dire !
Synopsis (source : Allociné) Hushpuppy, 6 ans, vit dans le bayou avec son père. Brusquement, la nature s'emballe, la température monte, les glaciers fondent, libérant une armée d'aurochs. Avec la montée des eaux, l'irruption des aurochs et la santé de son père qui décline, Hushpuppy décide de partir à la recherche de sa mère disparue.
Le jeune New-Yorkais Zeitlin expliquait récemment que c'est au cours du visionnage de « Underground » de Kusturica que lui vint le déclic de faire du cinéma pour « continuer à inventer sa propre réalité ». Bien lui en a pris puisqu'il signe aujourd'hui un premier long sulfureux et très prometteur, qui flirte avec le chef d'œuvre.
À l'heure où fleurissent plus que jamais adaptations, reprises, remakes, et autres sequels, « Les bêtes du sud sauvage » apparaît comme un ovni à la fois naïf et conquérant, souverain, sidérant d'originalité et de créativité. Il célèbre la vie comme un tourbillon d'épreuves auxquelles nous sommes tous un jour ou l'autre confrontés, et fascine par sa démonstration de virtuosité. Car oui en effet, jamais les bayous de Louisiane n'auront été si bien filmés au cinéma. Tout est à déguster dans ces « bêtes du sud sauvage » : de la mise en scène impeccablement maîtrisée (avec comme unique reproche une caméra peut être parfois trop mouvante) aux ficelles d'un scénario poétique, écrit par Zeitlin et son acolyte féminin, Lucy Alibar, et riche en thématiques matures (transmission morale d'un père à sa fille, affrontement de catastrophes naturelles, respect de la faune et la flore terrestre), rappelant par moments les fables du japonais Miyazaki.
Transcendé par une sublime B.O composée par Zeitlin lui-même (décidément sur tous les fronts sur son bébé), aidé de Dan Romer, cet hommage à la terre outragée doit énormément également à son actrice principale, Quvenzhané Wallis, absolument géniale dans le rôle (difficile) de l'enfant Hushpuppy, qui, du haut de ses 9 printemps à peine, est la vraie révélation du film. D'autant plus quand on sait à quel point le casting de la perle aura été difficile si l'on compte les 4000 enfants auditionnés lors de la pré-production du long métrage, rien que ça ! Son parcours ne doit d'ailleurs pas s'arrêter en si bon chemin puisqu'elle a été engagée depuis par Steve McQueen (III), le réalisateur de « Shame », pour la distribution de son nouveau bijou, « Twelve years a slave », et doit graviter par conséquent autour de Brad Pitt et Michael Fassbender. Une prouesse pour une comédienne encore inconnue il y a quelques semaines. Le personnage qu'elle incarne ici représente à la fois l'innocence et la naïveté, mais aussi la compréhension du danger et la force de caractère, traits de personnalité inculqués par sa propre figure paternelle.
Bilan : Un bouche-à-oreille porteur aura permis au film universel de Benh Zeitlin d'atteindre à raison le cœur des critiques et d'envisager pourquoi pas quelques prestigieuses statuettes aux grandes cérémonies internationales à venir.
Si le film mérite qu'on s'y intéresse parce qu'il recèle une vraie originalité de ton et d'exécution, force est de constatée qu'on s'y ennuie quand même un peu. Des personnages forts mais un peu hystériques, des scènes qui manquent d'enjeux, une histoire qui n'avance pas toujours et au final une émotion trop retenue pour être vraiment efficace. Un film intéressant, à défaut d’être passionnant.
C'est un film tourné à la façon d'un conte africain poétique. La photo est magnifique. La petite actrice est parfaite. Il manque quelque chose à la narration pour rendre les choses captivantes.
Film et bande son magnifiques ! Pour une "blasée" du cinéma, des frissons d'émotion dès les premières minutes, époustouflant ! Seul petit point faible mais d'un point de vue très personnel, quelques bouts du film m'ont laissée dubitative. Un film a voir absolument au cinéma, pour le vivre et le ressentir au plus profond de son cœur !!! A voir !!!
L'affiche fait penser à un film pour enfants, il n'en est rien. Même si c'est un enfant qui tient le premier rôle, on est plongé dans une sorte de cauchemar post apocalyptique réaliste, dans lequel les humains dans un état de vulnérabilité extrêmes sont les jouets d'un environnement déréglé. La grande force du film c'est d'être (à l'exception des aurochs) tout à fait réaliste et encré dans notre présent, nous parlant d'une communauté marginalisée, dans le contexte d'une catastrophe comme celle de la Nouvelle Orléans et de dégénérescence sociale, le tout à travers les yeux d'un enfant au père alcoolique et isolé du reste du monde. Loin d'être misérabiliste, cette fable réaliste montre la fragilité de l'humain et son rapport toujours à repenser avec la nature. Il en ressort un film très organique avec de belles fulgurances et qui reste toujours collé à son personnage principal. Un tour de force et sans doute un jalon dans l'histoire du cinéma.
Difficile de ne pas penser à Terrence Malick devant ce premier long virtuose. "Les Bêtes du sud sauvage" est un choc visuel et cinématographique, qui transporte d'émotions en émotions et laisse le spectateur scotché pendant 1h30. On parle d'un oscar pour la jeune interprète... N'exagérons rien, mais du grand art quand même.
Comme tout ce qui vient de Sundance, ce film n'est vraiment pas bon, le comble du ridicule étant atteint avec les cochons affublés de peux de bêtes et de fausses défenses pour se faire passer... pour des aurochs. Et puis, cette complaisance envers un quart-monde bien mieux décrit dans d'autres fictions américaines récentes style "Winter's Bone" est assez hyporcrite et condescendante.