Du très grand cinéma réalisé par Benh Zeitlin. Sur un fond de scénario écologique, il nous propose des images très fortes sur une bande son grandiose. Le scénario, superbement mis en scène, nous présente de nombreuses séquences époustouflantes, d'une intensité dramatique hallucinante. Le jeu des acteurs est évidemment à la hauteur : Quvenzhané Wallis est très bouleversante dans le rôle de Huspuppy la petit fille ; quant à Dwight Henry, il est aussi plus que convaincant dans son rôle de papa. Les émotions de Huspuppy sont transcrites par un voix off avec un texte émouvant et pertinent. Ce film possède également un coté fantastique assez discret, avec de bons effets spéciaux mettant en scènes les aurochs présents dans les rêves de la petite fille. Le pitch : En Louisiane dans le Bayou, Huspuppy lutte avec son père pour leur survie. Elle vit dans un monde tellement cassé quelle a du mal à recoller les morceaux.
Je partais avec un a priori positif à fond. Catastrophe, les premières scènes, qui ressemblent à un joyeux bordel, ont douché mon enthousiasme. Puis finalement, les minutes passant, et malgré certaines approximations, le film m'a attrapé irrémédiablement et ne m'a plus lâché, par je ne sais quel miracle, cette volonté de vivre des personnages, cette force qu'ils expriment, cette réussite dans la narration, et tout cela finit dans une belle émotion.
Un grand cri de liberté, très bien mis en scène. Un film à portée universelle, l'histoire de Hushpuppy et de son père qui doivent se battre pour exister. Les images sont superbes, une grande bouffée d'oxygène !
Les quinze premières minutes des Bêtes du sud sauvage correspond totalement à ce à quoi je m'attendais, prévoyant quelque chose de très poétique et métaphysique, le tout vu par une fillette de 5/6 ans élevée à la dure. Et puis le reste du film la réalisation se fait beaucoup plus paresseuse, il a quelque chose qui passe bien sur, mais c'est principalement dû à tout ce contexte du bayou, de cette communauté d'irréductibles. Certes il y a ces fameux aurochs imagés dans l'esprit de Hushpuppy, mais je me suis principalement contenté de ça personnellement. À la limite peut importe le point de vue à savoir si ce film est à la hauteur de l'idée écologique qu'il véhicule, la vérité est qu'on s'ennuie un peu, voire beaucoup. La petite joue incroyablement bien, je suis toujours admirative de ces gosses aux talents précoce, les adultes savent tous jouer la comédie après tout... L'écriture n'a en soit rien d'extraordinaire, la beauté des Bêtes du sud sauvages réside dans la pureté des images. La relation père/fille parvient quand même à quelque chose, c'est ce qui est le moins laborieux parmis les messages passés par le réalisateur. Du mal à comprendre autant d'enthousiasme du coup, c'est une petite déception.
Créer de la beauté sur un tas d'ordure est un défi que s'est sans doute fixé le réal (dont je ne chercherai pas à retrouver le nom, tant la suite de son délire m'importe peu s'il persévère à réaliser dans la même veine !..). Trouver de l'humanité au coeur de la misère crasse en est un autre, peut-être plus respectable, et pour nous faire sa leçon il s'est dégoté une gamine craquante. La petite "Hushpuppy" fait en effet le job avec efficacité, et beaucoup de mérite vu ce qu'on lui a fait endurer à n'en pas douter. Son père dans le film, quant à lui, en fait des tonnes avec ses cordes vocales mais réussit à être un poil plus crédible que les autres adultes figurant dans ce tableau euh...disons affreux, sale et gluant. Tressautant aussi, devrais-je ajouter, tant les mouvements intempestifs de la caméra portée m'ont paru fatigants autant que maniérés, beaucoup trop systématiques en tous cas. Mes deux étoiles sont pour quelques fugaces mais belles surprises esthétisantes ou poétisantes de ci de là quand même, pour la prestation de la petite actrice, pour une bande son plutôt bien en place, enfin pour les intentions anticonformistes peut-être sincères d'un réalisateur dont j'ai décidément oublié le nom, malgré les dithyrambes déversés sur lui par la presse spécialisée (qui s'y connait sûrement plus que moi, haha...).
Clairement un film original un drame poétique aux facettes fantastique mais qui se concentre sur une belle histoire d'amour et de haine entre une fille et son père. Le film est un long fleuve pas tranquille, presque apocalyptique et on se laisse transporter dans un monde surnaturel et engagé sans pourtant jamais être convaincu à 100%.
Quel film étrange! Les inondations en Louisiane, aux états-unis vu par une petite fille. Ce sont un ensemble de personnes réduit à l'état de SDF vivant dans des bidonvilles. spoiler: En fait, toute la misère du monde vu de façon "logique" par une petite fille, qui trouve une explication à tout. J'ai beaucoup aimé, parce que quand j'étais petite, c'est exactement comme ça que je réfléchissais :), le réalisateur a une âme d'enfants! Cette pensée que nous avions petit que la pensée avait un impact, la petit fille souhaite dans un moment de colère que son père meurt (et il meurt) et elle regrette cette pensée, car elle pense qu'elle a cassé quelque chose. Cette petite fille qui recherche juste un contact physique et qui brûle sa maison (oui son père a la sienne, et elle aussi a sa propre maison) pour pouvoir habiter avec son père. Le père une andouille qui refuse d'être soigné (la marginalisation) alors qu'il a un cancer du sang. Par contre, "la recherche de la mère", elle le fait très tardivement dans le film contrairement à ce que dit le synopsis. Au final, un monde de dépravés, d'alcoolique, de misère, auquel une fillette de 7 ans trouve un charme poétique.
Le point de vue d'un new-yorkais pseudo-intello, encensé bien évidemment par la critique, sur le Bayou, où tout est forcément totalement sale, totalement brutal et totalement violent, aucune nuance mais par contre beaucoup de condescendance dans le regard puisque forcément en conséquence tous les habitants du Bayou sont tous de gros beaufs alcooliques, et qui n'a même pas le mérite d'avoir son style à soi puisqu'il a tout pompé à Terrence Malick, et malheureusement pas le Terrence Malick brillant des "Moissons du ciel" ou de "La Ligne rouge" mais celui agaçant de "The Tree of Life" avec ses caméras constamment et inutilement en mouvement. A cela peut s'ajouter un vague discours de fond écologiste bien moralisateur et une trame narrative quasi-inexistante tout comme le sont les personnages. Quant au jeu de Quvenzhané Wallis, il est bon mais je ne l'ai pas trouvé particulièrement transcendant...enfin pas de quoi en faire la plus jeune nominée aux Oscars. Bref prétentieux, condescendant, sans le moindre style original, aucune émotion évidemment ; tout ce qui faut pour un film ennuyeux...
un film très touchant qui raconte l’histoire de hushpuppy et de son père vivant dans le bayou , un jour les éléments se déchaînent et c'est sous les flots que se retrouvent leur habitation .De très belles images , la petite est juste incroyable .Bref un film a voir !
un hymne à l'amour paternel...qui nous rappelle que les thèmes de l'éducation et de l'amour sont indissociables.....dans un pays imaginaire où l'environnement est très rude, quasi insalubre dans lequel évolue cette petite fille débrouillarde et rusée. On la croit seule dans ce milieu presque hostile mais son papa qui l'aime et la protège est bien là !!! C'est beau, beau, beau !!!
ça a été un calvaire de regarder ce film jusqu'à la fin. Malgré la bonne qualité de la bande d'annonce et la musique envoutant il n'y a aucune ligne logique et on a du mal à comprendre ce que le réalisateur veut vraiment exprimer.
Je ne suis pas rentré une seule seconde dans ce film incompréhensible . Ce fut long trop long et surtout très dur de rester éveiller pendant 1h30 qui m'ont paru une éternité . L enfer doit ressembler à une grande salle de cinéma avec cr film projeté en boucle pour l éternité .