Note moyenne
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Après avoir émerveillé les Américains avec le film "Rocky", Sylvester Stallone revient avec "Rambo", un autre personnage au sous-texte fortement porté vers des symboles américains. Ici, contrairement à "Rocky", on est beaucoup plus en face d'un film de divertissement, et non plus un film d'auteur maquillé. Nous sommes face à un film qui propose des explosions, des armes à feu et des scènes d'action. Et le résultat est vraiment plus que positif ! Bien qu'ayant quelques grosses facilités, l'histoire suit calmement son cours et réussit parfaitement à développer son personnage principal de manière assez subtile. Il est clair que ceux qui ne vont pas s'attarder sur le film n'y verront qu'un bourrin sans cervelle. Mais le personnage de Rambo est très intéressant, car il représente, à lui seul, tous les traumatismes de la guerre du Vietnam chez les Américains. Il est peut-être très simple sur le papier, il est vrai, car il n'a rien de très attachant, Stallone n'étant pas particulièrement spécialiste pour nous faire attacher à ses personnages (hormis Rocky). Mais ce qu'il est au fond est très intéressant, car tout cela sera proprement développé. Son retour force à une confrontation choc avec un gros retour à la réalité, et tout le déroulé du récit va s'appuyer sur ce trait. Tout cela sera évidemment en nous proposant des scènes d'action vraiment divertissantes entre temps, mais il est important de préciser qu'il y a bien un sous-texte. Le tout est donc assez bien rythmé, sans trop de temps mort, mélangé à quelque chose d'assez intelligent en matière de thématiques et d'histoire. Le tout ne sera d'ailleurs pas sans quelques scènes vraiment importantes pour l'histoire du cinéma, comme la dernière scène du film que beaucoup considèrent comme culte, et à raison ! Le jeu de Stallone fonctionne, et même si beaucoup des dialogues du film sont clichés, ceux-là sont particulièrement bien trouvés pour dénoncer l'abus du patriotisme américain. Le long-métrage se consomme donc assez facilement, il ne nous fait jamais décrocher, tout en nous proposant autre chose qu'une simple histoire banale pour justifier toute cette avalanche d'action. C'est donc tout à fait logique que ce film soit encore aujourd'hui considéré comme culte. Le film dépasse son statut de long-métrage de divertissement et montre que faire une production pour le grand public, au premier abord, ne veut pas dire faire quelque chose de simpliste. Pour conclure, un film vraiment important.
Dans mon imaginaire, ce film d’action était purement tourné vers la guerre avec un patriotisme à en donner la nausée. Et pourtant pas du tout, on en est même loin. On a ici affaire à un soldat qui est en total trouble de stress posttraumatique. Un problème que rencontrent de nombreux soldats, notamment après la guerre au Vietnam qui a été particulièrement sanglant. À une époque où les États-Unis sont encore dans une période où cette thématique est très sensible et peu abordée, ce film met les pieds dans le plat. À travers la simplicité de son jeu, Sylvester Stallone nous fait rentrer dans la peau de son personnage et on se met réellement à sa place. Entre scènes de paranoïa et de violence, cet ancien membre d’une unité d’élite va faire vivre un enfer à la police locale. L’acteur américain très impliqué dans le projet car il en est aussi le coscénariste. Pour mettre tout cela en valeur, il fallait bien sur retranscrire ces effets en actes et c’est fait de bien belle manière. La guérilla en milieu naturel qui va s’opérer est passionnante. Il n’y a pas d’excès de violence ni d’hémoglobine à tout va. Juste un soldat qui se défend contre ce qu’il perd soit comme une déclaration de guerre. Sa manière d’opérer est fascinante et donne beaucoup de rythme au film. Que ce soit sur le fond ou sur la forme, RAMBO nous livre un contenu travaillé et complet. Cela explique que 35 après, il soit toujours au goût du jour.
Les violences policières sont au cœur des débats et Rambo nous prouve que ça ne date pas d’aujourd’hui.
Réalisé par Ted Kotcheff en 1983, Rambo est aujourd’hui un classique du cinéma américain. Il s’agit d’une adaptation du roman « First Blood » de David Morrell. Le film a eu un grand succès aux États-Unis. Sylvester Stallone qui interprète John Rambo, un personnage traumatisé par la guerre du Vietnam, incarne à merveille son rôle avec émotion et violence. Maltraité par les forces de l’ordre, il fuit et une chasse à l’homme commence alors. Les plans et le montage sont immersifs, on est comme caché à travers les feuillages pour suivre la course poursuite.
Au-delà du film d’action pur et dur, Rambo est un film social. Il traite la violence de cette fameuse guerre, ainsi que le retour à la normal difficile pour les soldats, le rejet de la société dû au fait que les américains veulent oublier les affaires « gênantes » qui se sont passés durant la guerre froide. Mais il critique aussi les forces de l’ordre qui abusent de leurs pouvoirs.
Comme dit précédemment, les violences policières sont toujours d’actualité et rendent ce film intemporel.
Réalisé par Ted Kotcheff en 1983, Rambo est aujourd’hui un classique du cinéma américain. Il s’agit d’une adaptation du roman « First Blood » de David Morrell. Le film a eu un grand succès aux États-Unis. Sylvester Stallone qui interprète John Rambo, un personnage traumatisé par la guerre du Vietnam, incarne à merveille son rôle avec émotion et violence. Maltraité par les forces de l’ordre, il fuit et une chasse à l’homme commence alors. Les plans et le montage sont immersifs, on est comme caché à travers les feuillages pour suivre la course poursuite.
Au-delà du film d’action pur et dur, Rambo est un film social. Il traite la violence de cette fameuse guerre, ainsi que le retour à la normal difficile pour les soldats, le rejet de la société dû au fait que les américains veulent oublier les affaires « gênantes » qui se sont passés durant la guerre froide. Mais il critique aussi les forces de l’ordre qui abusent de leurs pouvoirs.
Comme dit précédemment, les violences policières sont toujours d’actualité et rendent ce film intemporel.
Vu le 02/02/2020
Ce 2 février (jour du palindrome, le seul qu'on puisse vivre dans notre vie), j'ai voulu voir ce film culte que je n'avais jamais vu (alors que j'avais visionné dans mon adolescence le 2 et le 3). Il fallait donc y remédier.
Au final, j'ai été agréablement surpris car ce 1er opus verse plus dans l’aspect psychologique que dans le bourrinage armes à la main. Alors oui, Rambo (Sylvester Stallone) va faire du dégât, notamment dans la forêt (ou il est sur son terrain de chasse) ou dans la ville qui va détruire en partie, provoquant une peut panique et un confinement des habitants, mais on a aussi un grand aspect sur "les soldats qui rentrent de la guerre et leur vie après le traumatisme du Viet-Nam".
Rambo finalement ne fait rien de mal au départ (il cherche juste à manger) mais il va tomber sur un policier véreux Will Teasle (joué par Brian Dennehy) qui va le prendre en grippe et s'ingénier à lui en faire baver. Et il va par la suite (ainsi que ses collègues) le payer cher.
Après je suis quand même surpris que pour un simple vagabond, une petite ville comme ça ait pu déployer autant de moyen en homme, en matériel (hélico), c’est assez indécent et surréaliste mais ça nous permet de découvrir le talent de Rambo pour s'enfuir, se cacher, tendre des embuscades.
On voit aussi avec plaisir l'arrivée de son ancien supérieur le colonel Trautman (Richard Crenna) qui aura son heure de gloire dans le 3ème opus.
Au final un excellent 1er film, bien plus fouillé et soigné que les deux suivants qui en font un film sombre mais humain, avec cette détresse très perceptible de Rambo et son célèbre "c'était pas ma guerre" devenu culte
Ce 2 février (jour du palindrome, le seul qu'on puisse vivre dans notre vie), j'ai voulu voir ce film culte que je n'avais jamais vu (alors que j'avais visionné dans mon adolescence le 2 et le 3). Il fallait donc y remédier.
Au final, j'ai été agréablement surpris car ce 1er opus verse plus dans l’aspect psychologique que dans le bourrinage armes à la main. Alors oui, Rambo (Sylvester Stallone) va faire du dégât, notamment dans la forêt (ou il est sur son terrain de chasse) ou dans la ville qui va détruire en partie, provoquant une peut panique et un confinement des habitants, mais on a aussi un grand aspect sur "les soldats qui rentrent de la guerre et leur vie après le traumatisme du Viet-Nam".
Rambo finalement ne fait rien de mal au départ (il cherche juste à manger) mais il va tomber sur un policier véreux Will Teasle (joué par Brian Dennehy) qui va le prendre en grippe et s'ingénier à lui en faire baver. Et il va par la suite (ainsi que ses collègues) le payer cher.
Après je suis quand même surpris que pour un simple vagabond, une petite ville comme ça ait pu déployer autant de moyen en homme, en matériel (hélico), c’est assez indécent et surréaliste mais ça nous permet de découvrir le talent de Rambo pour s'enfuir, se cacher, tendre des embuscades.
On voit aussi avec plaisir l'arrivée de son ancien supérieur le colonel Trautman (Richard Crenna) qui aura son heure de gloire dans le 3ème opus.
Au final un excellent 1er film, bien plus fouillé et soigné que les deux suivants qui en font un film sombre mais humain, avec cette détresse très perceptible de Rambo et son célèbre "c'était pas ma guerre" devenu culte
Film culte parmi les films cultes. Derrière les biscottos de Stallone et pas mal de clichés, il y a une critique acerbe des anciens du ViêtNam laissés pour compte par les gouvernements américains successifs. Stallone est impressionnant en mode survival et Brian Dennehy (Sheriff Will) parfait pour lui donner la réplique. La réalisation, bien que forcément vieillissante, a toujours la pêche. Incontournable et poignant.
Depuis le temps que je voulais regarder les Rambo, c'est parti!!
Un bon premier film pour lancer une saga qui va forcément aller crescendo je pense.
Rien d'exceptionnel cependant, on sent que le film a quand même quelques rides, un scénario simplet, une fin sans détail et incomplète à mes yeux, et une armée avec qui je ne partirai pas en guerre, incapable de bien viser, un peu (beaucoup) d'exagération.. 3/5
Un bon premier film pour lancer une saga qui va forcément aller crescendo je pense.
Rien d'exceptionnel cependant, on sent que le film a quand même quelques rides, un scénario simplet, une fin sans détail et incomplète à mes yeux, et une armée avec qui je ne partirai pas en guerre, incapable de bien viser, un peu (beaucoup) d'exagération.. 3/5
Le premier épisode de la saga mythique qui a fait de Sylvester Stallone une icône du cinéma d'action moderne, est un film violent, bouleversant, au suspense haletant et qui est portait par la féroce mise en scène de Ted Kotcheff. Un survival palpitant qui dénonce une Amérique des années 70-80, fabriquant à la pelle de la chaire à canon, transformant ses citoyens en machines de guerre incapables de s'adapter à la vie civile, et dont le seul salut réside ironiquement dans un engagement indéterminé. Un drame poignant qui vaut également pour son affrontement musclé entre Brian Dennehy et Sylvester Stalone. Un chef-d’œuvre indémodable.
S’il y a bien un film injustement caricaturé, c’est bien Rambo (First blood en V.O.) ! En effet, suite au succès du second volet nettement plus irréaliste, le personnage créé par David Morrell a souvent été réduit à l’image d’un héros violent et bourrin. Et pourtant, le premier film mettant en scène ce vétéran du Vietnam est nettement plus intelligent que le veut cette image réductrice.
En effet, sous ses aspects de film d’action (le premier mettant en vedette Sylvester Stallone si on excepte Les Faucons de la nuit qui était surtout relié au genre policier), il montre du doigt assez intelligemment de nombreux aspects négatifs de la société américaine. Les plus évidents sont le mépris que le peuple américain porte envers ceux qui ont combattu sous la bannière étoilée lors de cette guerre considérée comme honteuse par une grande partie de la population et la difficile réinsertion des vétérans de ce conflit, souvent victimes de syndrome post-traumatique. Si le personnage est apparemment moins psychotique à l’écran que dans le roman, il reste effectivement un personnage constamment hanté par son expérience vietnamienne comme le souligne de très rapides flashbacks et l’utilisation subtile de la musique par Jerry Goldsmith (qui compose une bande originale brillante et sublime). Mais le film de Ted Kotcheff en profite également pour souligner le comportement parfois abusif des forces policières. On pourrait ainsi le considérer comme étant à tendance démocrate (Kotcheff voyait d’ailleurs le personnage comme appartenant à ce bord politique et celui de Teasle comme étant démocrate), ce qui en fait l’inverse idéologique de l’épisode suivant beaucoup plus patriote (même si cela reste à nuancer). De même, il se permet également par le biais d’une séquence de dénoncer la manipulation des médias en montrant un journaliste annoncer à l’antenne que Rambo a tenté de tuer les policiers, que ceux-ci n’ont survécu que grâce à leur entrainement et qu’il n’est qu’une question d’heure avant l’arrestation du fugitif).
Mais si le film a connu un beau succès public, c’est que cet intelligent réquisitoire est intégré à un film d’action rondement mené et sans temps mort (ce qui serait en partie dû au remontage effectué par Sylvester Stallone lui-même après une première version de 3 heures nettement plus psychologique). Ted Kotcheff y fait preuve d’une belle maîtrise de la caméra et de l’espace en offrant des scènes d’action crédibles et très prenantes.
Pour ce qui est de l’interprétation, celle-ci est également de très haute tenue. On notera en particulier la présence de Brian Dennehy en shérif abusant de son autorité, celle de Richard Crenna (qui a repris au pied levé la place de Kirk Douglas ayant quitté le tournage suite à des différents créatifs) dans le rôle du désormais célèbre colonel Trautman et celle du jeune David Caruso en policier plus compréhensif que ses collègues. Mais celui qui domine le casting est bel et bien Sylvester Stallone : il incarne totalement ce personnage clairement traumatisé par la guerre (il suffit de voir son regard de bête traqué pour comprendre les problèmes psychologiques du personnage) et trouve un second rôle iconique après celui de Rocky.
Ainsi, Rambo est un film brillant arrivant à mélanger action, suspense et intelligence que l’on peut revoir une dizaine de fois sans s’en lasser. Incontestablement, un des sommets de la carrière de son acteur-scénariste et du film d’action en général.
En effet, sous ses aspects de film d’action (le premier mettant en vedette Sylvester Stallone si on excepte Les Faucons de la nuit qui était surtout relié au genre policier), il montre du doigt assez intelligemment de nombreux aspects négatifs de la société américaine. Les plus évidents sont le mépris que le peuple américain porte envers ceux qui ont combattu sous la bannière étoilée lors de cette guerre considérée comme honteuse par une grande partie de la population et la difficile réinsertion des vétérans de ce conflit, souvent victimes de syndrome post-traumatique. Si le personnage est apparemment moins psychotique à l’écran que dans le roman, il reste effectivement un personnage constamment hanté par son expérience vietnamienne comme le souligne de très rapides flashbacks et l’utilisation subtile de la musique par Jerry Goldsmith (qui compose une bande originale brillante et sublime). Mais le film de Ted Kotcheff en profite également pour souligner le comportement parfois abusif des forces policières. On pourrait ainsi le considérer comme étant à tendance démocrate (Kotcheff voyait d’ailleurs le personnage comme appartenant à ce bord politique et celui de Teasle comme étant démocrate), ce qui en fait l’inverse idéologique de l’épisode suivant beaucoup plus patriote (même si cela reste à nuancer). De même, il se permet également par le biais d’une séquence de dénoncer la manipulation des médias en montrant un journaliste annoncer à l’antenne que Rambo a tenté de tuer les policiers, que ceux-ci n’ont survécu que grâce à leur entrainement et qu’il n’est qu’une question d’heure avant l’arrestation du fugitif).
Mais si le film a connu un beau succès public, c’est que cet intelligent réquisitoire est intégré à un film d’action rondement mené et sans temps mort (ce qui serait en partie dû au remontage effectué par Sylvester Stallone lui-même après une première version de 3 heures nettement plus psychologique). Ted Kotcheff y fait preuve d’une belle maîtrise de la caméra et de l’espace en offrant des scènes d’action crédibles et très prenantes.
Pour ce qui est de l’interprétation, celle-ci est également de très haute tenue. On notera en particulier la présence de Brian Dennehy en shérif abusant de son autorité, celle de Richard Crenna (qui a repris au pied levé la place de Kirk Douglas ayant quitté le tournage suite à des différents créatifs) dans le rôle du désormais célèbre colonel Trautman et celle du jeune David Caruso en policier plus compréhensif que ses collègues. Mais celui qui domine le casting est bel et bien Sylvester Stallone : il incarne totalement ce personnage clairement traumatisé par la guerre (il suffit de voir son regard de bête traqué pour comprendre les problèmes psychologiques du personnage) et trouve un second rôle iconique après celui de Rocky.
Ainsi, Rambo est un film brillant arrivant à mélanger action, suspense et intelligence que l’on peut revoir une dizaine de fois sans s’en lasser. Incontestablement, un des sommets de la carrière de son acteur-scénariste et du film d’action en général.
Classique du film d'action. C'est vif et désabusé. On se prend au jeu. Aucune suite ne se justifie, et surtout pas celles qui ont été produites!
Un premier opus qui pose les bases du mythe. Rambo c'est l'histoire de ce vétéran de la guerre du Vietnam qui doit se réadapter à la vie civil, en vivant avec ses traumatismes et surtout avec le regard du peuple américain suite à la lourde défaite contre le Vietnam. Il veut retrouver un ancien frère d'arme lorsqu'il apprend que ce dernier est décédé des suites d'un cancer. Il décide d'aller en ville où il tombe sur le shérif qui l'arrête pour vagabondage. Stallone est impeccable dans le rôle. Même si le but premier du film est de nous divertir, il y a des aspects du film qui demeure une critique sociale, notamment sur le traitement des anciens combattants de la guerre du Vietnam, par le biais du shérif, qui n'aime pas Rambo juste par son allure, il l'arrête pour vagabondage, veut le faire passer devant un juge.
Bref, Rambo est plus qu'un simple film d'action. Du grand cinéma avec un Stallone au top.
Bref, Rambo est plus qu'un simple film d'action. Du grand cinéma avec un Stallone au top.
Quel plaisir !
RAMBO c'est le récit efficace du retour d'un vétéran de le guerre du Vietnam aux États Unis. On suit sur un peu moins d'1h40 l'histoire de John Rambo qui va lutter avec ses traumatismes de la guerre dans une petite ville américaine qui ne veut pas de lui. En 1983 les US sont aux débuts des années Reagan, des années fiers où la décennie 70 est conspuée pour ses scandales et ses défaites militaires. Le héro du film interprété par Sylvester Stallone, incarne exactement ce sentiment de défaite dont les américains ne veulent plus.
On assiste donc à la réaction de défense d'un soldat d'élite face à la persécution de la police locale. spoiler: Rambo retrouve au file des minutes son instinct premier, celui de survivre en s'enfuyant dans la forêt pour s'y cacher. Le guerrier se transforme progressivement en animal, il chasse le gibier pour se nourrir et le policier pour survivre. Il perd ses vêtements et la saleté s'accumule sur sa peau. Il redevient John Rambo, ce héro de guerre médaillé prêt à tout pour s'en sortir. On peut observer pendant la totalité du film une grande difficulté pour Rambo de dialoguer avec les civils, il parle difficilement et peine à comprendre le raisonnement des autres personnages. Une rupture qui se ressent particulièrement quand on rencontre le personnage du Colonel, ancien chef de mission du héro, qui est le seul à comprendre John et à se faire comprendre. On ressent ce décalage que la guerre a causé, une guerre qui a engendré des centaines de milliers de morts et gâché la vie de millions de survivants traumatisés. Le monologue de fin de John Rambo se rendant à son ancien chef sublime le film. Après avoir tuer et détruit sans compter, Sylvester Stallone permet à son personnage d’extérioriser enfin toutes ses souffrances, il crie sa douleur. Le film se finit sur la scène de l'arrestation du héro qui accepte son sort à la fois de prisonnier de la loi mais aussi de son passé.
RAMBO est un film d'action très divertissant, où les scènes de combats servent le message du film sans jamais être gratuite. Ici Ted Kotcheff rend accessible aux américains des années 80 le maltraite d'une génération de soldat meurtris. L'équipe du film réussit dans un tour de force à rendre iconique et bankable un personnage de film de guerre puisant sa force dans les traumatismes de ses guerres passées.
RAMBO c'est le récit efficace du retour d'un vétéran de le guerre du Vietnam aux États Unis. On suit sur un peu moins d'1h40 l'histoire de John Rambo qui va lutter avec ses traumatismes de la guerre dans une petite ville américaine qui ne veut pas de lui. En 1983 les US sont aux débuts des années Reagan, des années fiers où la décennie 70 est conspuée pour ses scandales et ses défaites militaires. Le héro du film interprété par Sylvester Stallone, incarne exactement ce sentiment de défaite dont les américains ne veulent plus.
On assiste donc à la réaction de défense d'un soldat d'élite face à la persécution de la police locale. spoiler: Rambo retrouve au file des minutes son instinct premier, celui de survivre en s'enfuyant dans la forêt pour s'y cacher. Le guerrier se transforme progressivement en animal, il chasse le gibier pour se nourrir et le policier pour survivre. Il perd ses vêtements et la saleté s'accumule sur sa peau. Il redevient John Rambo, ce héro de guerre médaillé prêt à tout pour s'en sortir. On peut observer pendant la totalité du film une grande difficulté pour Rambo de dialoguer avec les civils, il parle difficilement et peine à comprendre le raisonnement des autres personnages. Une rupture qui se ressent particulièrement quand on rencontre le personnage du Colonel, ancien chef de mission du héro, qui est le seul à comprendre John et à se faire comprendre. On ressent ce décalage que la guerre a causé, une guerre qui a engendré des centaines de milliers de morts et gâché la vie de millions de survivants traumatisés. Le monologue de fin de John Rambo se rendant à son ancien chef sublime le film. Après avoir tuer et détruit sans compter, Sylvester Stallone permet à son personnage d’extérioriser enfin toutes ses souffrances, il crie sa douleur. Le film se finit sur la scène de l'arrestation du héro qui accepte son sort à la fois de prisonnier de la loi mais aussi de son passé.
RAMBO est un film d'action très divertissant, où les scènes de combats servent le message du film sans jamais être gratuite. Ici Ted Kotcheff rend accessible aux américains des années 80 le maltraite d'une génération de soldat meurtris. L'équipe du film réussit dans un tour de force à rendre iconique et bankable un personnage de film de guerre puisant sa force dans les traumatismes de ses guerres passées.
Alors moi j'ai adoré Rambo tu es mon héro un film d'action avec de la tendresse bravo pour le scénario
Chef d'œuvre absolu très bon film excellente réalisation super musique et quel casting
Un excellent moment
Un excellent moment
"Rambo" premier du nom. ("Rambo - First Blood" en VO). L'une des sagas les plus mythiques du cinéma d'action avec Sylverster Stallone qui interprète l'un de ses rôles les plus iconiques, celui de John Rambo. Me concernant, j'aime pas mal la saga "Rambo", et à l'occasion du nouveau film de la saga qui vient tout juste de sortir (et que j'ai pas encore vu), j'aimerai revenir sur les précédents films, à commencer (logiquement) par le premier opus, qui pour moi comme pour beaucoup d'autres, reste le meilleur de la franchise. Même plus de trente ans après sa sortie, "Rambo 1" arrive toujours à nous offrir un grand moment palpitant, avec Rambo, le vétéran de la guerre du Viêt-nam qui, après avoir vagabondé et arrêté par des policiers le maltraitant, est poursuivi sans relâche par les autorités. Ce que je savais pas avant, c'est que le film est adapté d'un roman, "Le Premier Sang" de David Morrell, et que j'ai donc par conséquent pas lu vu que j'en ignorais l'existence, alors je sais pas si le film suit à la lettre le bouquin, mais en tout cas, ça marche du feu de Dieu ! Le film est assez court, mais c'est bien rythmé, et même si ça a pris un assez coup de vieux, on est toujours impressionné par ce que le film nous pope au visage. Avec un scénario bien écrit, le personnage de Rambo qui en a bien dans le froc et qui envoie bien des caisses, des scènes d'action époustouflantes si on compte également les scènes de combat et les rebondissements dantesques, et plus le film avance, et plus la traque de Rambo gagne de l'ampleur, aussi bien dans la jungle qu'en ville. La violence du film, par contre, bof ! Ça pouvait peut-être impressionner à l'époque, mais maintenant, c'est bien de la rigolade ! La musique de Jerry Goldsmith (RIP) fonctionne impeccablement bien, donnant un thème marquant au film, et lui donnant également du grand suspens, collant parfaitement bien à l'intrigue. Au niveau des acteurs, on peut le dire, Sylverster Stallone accomplit un jeu de maître. Après son premier rôle iconique, à savoir celui de Rocky Balboa, Stallone remplit bien le contrat en jouant son deuxième rôle qui marquera sa carrière, celui de John Rambo. Il est totalement investi dans n'importe quelle situation, car son personnage évolue bien dans la continuité du film, en faisant preuve de force, de vigueur, de dextérité, de détermination, de punch, mais aussi de profondeur et d'émotion, surtout à la toute fin (no spoil mais ceux qui ont vu le film un milliard de fois savent de quoi je parle !). Brian Dennehy qui joue le shérif Teasle, qui traque sans relâche Rambo, est très bon dans son rôle de colonel, prêt à tout pour arrêter le fugitif. Richard Crenna (RIP) qui interprète le colonel Trautman, ancien mentor de Rambo, est cool lui aussi, il a pas mal d'allure et de charisme. Le reste du casting, Bill McKinney (RIP), Jack Starrett (RIP), Michael Talbott, Chris Mulkey (RIP), John McLiam (RIP)... est bien aussi (à noter qu'il n'y a presque, voir même aucune, actrice dans le film, allez savoir pourquoi ! On va accuser le film de misogynie à force !) En conclusion, si vous n'avez jamais plongé dans la saga "Rambo", je vous conseille donc de mater ce premier opus qui envoie bien, même 37 ans après sa sortie. Même pour ceux qui ont vu ce film un milliard de fois, rematez-le, surtout si vous êtes fans de la saga "Rambo". Quant aux suites, est-ce qu'elles seront se montrer à la hauteur du premier film ? Les critiques sont à venir.
C'est qui pour vous, Rambo ? Aujourd'hui, le héros campé par Sylvester Stallone évoque surtout la testostérone et la boucherie guerrière. C'est vrai qu'on s'est beaucoup gondolé à le voir découper en tranches du vietnamien, ou concocter sa recette de tripes afghanes. Mais c'est oublier que Rambo, c'est avant tout une figure tragique.
Eh oui, à l'origine Rambo c'est le symbole même d'une Amérique meurtrie. Par la guerre, par les dissensions internes, par le rejet. C'est l'histoire d'un vétéran qui se retrouve pris pour cible par ses propres concitoyens. Hier, il combattait les soldats vietnamiens dans la jungle. Aujourd'hui, il est devenu le vietnamien chassé par les forces de l'ordre.
Un changement de point de vue qui surprend et a le bon goût de ne jamais dévier de son sujet. Il faut savoir qu'en dehors de Taxi Driver et Voyage au bout de l'enfer, Rambo First Blood est l'un des premiers films à avoir traité des conséquences du Vietnam sur le pays de l'oncle Sam.
Tendu de la première à la dernière minute, nous nous enfonçons dans l'obscurité avec Rambo. Alors que lui semble revivre "sa" guerre (réflexes de défense, survivalisme), ses poursuivants font mine de maîtriser une situation pourtant hors de contrôle. Une note d'intention grave et désespérée, s'inquiétant de voir un pays perpétuer les mêmes erreurs.
Jusque dans son épilogue bouleversant, First Blood décoche une énième flèche à la bannière étoilée, invitant les individus au dialogue, à l'écoute, à l'expiation. Sylvester Stallone trouve en John Rambo le pendant obscur de Rocky Balboa. Et lui permet d'exploiter une autre facette de son talent, entre la sauvagerie pure et l'émotion brute.
Oui, aujourd'hui, toute cette dimension a été occultée par les suites indignes, reniant le discours humaniste pour le pamphlet anti-communiste, et même son (étonnant) quatrième opus n'a pas su retrouver la beauté de ce tout premier Rambo.
Une anomalie qui trouve sa beauté dans sa tragédie.
Eh oui, à l'origine Rambo c'est le symbole même d'une Amérique meurtrie. Par la guerre, par les dissensions internes, par le rejet. C'est l'histoire d'un vétéran qui se retrouve pris pour cible par ses propres concitoyens. Hier, il combattait les soldats vietnamiens dans la jungle. Aujourd'hui, il est devenu le vietnamien chassé par les forces de l'ordre.
Un changement de point de vue qui surprend et a le bon goût de ne jamais dévier de son sujet. Il faut savoir qu'en dehors de Taxi Driver et Voyage au bout de l'enfer, Rambo First Blood est l'un des premiers films à avoir traité des conséquences du Vietnam sur le pays de l'oncle Sam.
Tendu de la première à la dernière minute, nous nous enfonçons dans l'obscurité avec Rambo. Alors que lui semble revivre "sa" guerre (réflexes de défense, survivalisme), ses poursuivants font mine de maîtriser une situation pourtant hors de contrôle. Une note d'intention grave et désespérée, s'inquiétant de voir un pays perpétuer les mêmes erreurs.
Jusque dans son épilogue bouleversant, First Blood décoche une énième flèche à la bannière étoilée, invitant les individus au dialogue, à l'écoute, à l'expiation. Sylvester Stallone trouve en John Rambo le pendant obscur de Rocky Balboa. Et lui permet d'exploiter une autre facette de son talent, entre la sauvagerie pure et l'émotion brute.
Oui, aujourd'hui, toute cette dimension a été occultée par les suites indignes, reniant le discours humaniste pour le pamphlet anti-communiste, et même son (étonnant) quatrième opus n'a pas su retrouver la beauté de ce tout premier Rambo.
Une anomalie qui trouve sa beauté dans sa tragédie.
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