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Seemleo
80 abonnés
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5,0
Publiée le 9 juin 2012
Les oeuvres allemandes diffusées jusque dans nos contrées sont quasiment toujours dignes d'intérêts. Ici, le réalisateur, inspiré, nous plonge dans la société malade de l'ancienne DDR. Le timing, les plans et les acteurs sont d'à propos, la vie quotidienne des allemands de l'est en devient passionnant. A l'instar de "la vie des autres", la froideur des relations humaines est contrastée par la grandeur d'âme des personnages dévoilée surtout lors des 10 dernières minutes. Touchant et réussi.
Christian Petzold est un cinéaste nostalgique des heures douces et tranquilles, sans passion ni violence, qu'offrait la défunte autre Allemagne à ceux dont l'amour véritable pouvait se passer de liberté tant qu'il avait la paix. Qu'elle était agréable cette Germanie Orientale où la solitude n'existait pas ! Quel sentiment de sécurité conféraient ces murs vieux brun ou gris souris, à l'écoute 24h/24h, d'où surgissaient, à la moindre anicroche, des secours aussi inattendus qu'infaillibles ! [...] la suite et d'autres critiques absurdes sur http://ad-absurdum.eklablog.net [...] Parfois le printemps arrivait jusqu'en Poméranie et les humains tombaient amoureux. Des côtes danoises un vent marin apportait des fragrances prometteuses qui fleuraient bon l'espace, l'aventure, l'animal déchaîné et les fruits exotiques, tout cet inconnu désirable quand on n'a pour rêver que des petites sirènes aux épaules de lutteurs. Eole ranimait l'insidieux romantisme qui gît en tout cœur germanique et se déploie en corolles alanguies et sanguines quand l'hiver fut trop long, les russes trop amollis, les polonaises sans entrain et le peuple pas plus enclin qu'un autre à la dictature et à la délation. Alors des infirmières acariâtres, à défaut d'être accortes, rendaient visites aux plus atteints d'entre eux, ceux dont les yeux brillaient d'une fièvre hallucinée aux seuls mots de voyage, d'ouest ou de Burlington. Elles prodiguaient, les bras gantés de latex sans saveur, de spectaculaires soins que seuls certains pervers heureusement placés, à l'imagination politiquement correcte, quoique débridée, prétendaient orgasmiques en avouant tout de même qu'ils étaient en meilleure position que bien d'autres pour en jouir. [...] la suite et d'autres critiques absurdes sur http://ad-absurdum.eklablog.net [...] C'est le printemps et ça commence comme un poème. Rappelle-toi Barbara / Il pleuvait sans cesse sur l'Est ce jour-là / Et tu étais méfiante / Rebelle, insoumise, indépendante / Malgré la tyrannie / Rappelle-toi Barbara / Il pleuvait sans cesse sur l'Est ce jour-là. C'est triste et beau comme un interlude soviétique entre deux procès de Moscou mais la suite me rendrait impopulaire, alors restons-en là, de toute façon l'orage est passé. [...] la suite et d'autres critiques absurdes sur http://ad-absurdum.eklablog.net [...] Courez voir ce film pour la force du non-dit, la puissance des regards et des corps immobiles qui expriment l'indicible, le tabou, la confiance impossible et l'amour aux aguets. Quelle leçon de jeu, loin des têtes à ressort et du caquetage assourdissant des élèves d'Hollywood. Quelle belle humanité que celle qui prend le temps, fut-ce par nécessité, de se comprendre, de se sentir, de se regarder vraiment, de laisser les corps s'apprivoiser à distance pour laisser l'essentiel, cette part si fragile, si timide, si profondément enfouie de notre âme, émerger à son rythme et s'offrir en beauté, quand elle sent qu'elle sera dégustée et non pas consommée. [...] la suite et d'autres critiques absurdes sur http://ad-absurdum.eklablog.net [...]
Barbara est médecin. On ne saurait donc lui en vouloir de sauver des vies même si c'est pour les remettre au bourreau.
Film aussi réussi que "La vie des autres".Passionnant thriller. La mécanique de suspicion imposéee par la Stasi à ce médecin, joué de façon magistrale par l'actrice principale, tantôt rayonnante d'amour tantôt éteinte et désabusée nous tient en haleine.Très bonne reconstitution historique de cette époque, de plus les paysages de la campagne sont magnifiques.
Ce film austère de Christian Petzold n'offre d'autre intérêt qu'une réalisation appliquée, confirmée, une jolie actrice douée et une énième broderie sur la vie étouffante en RDA. Malheureusement, une vague d'ennui l'emporte, sentiment accentué par l'atmosphère apathique et par la froideur de relations sans saveur. Le malaise, c'est plutôt celui du spectateur qui doit subir ça. C'est lent, terne, distendu, ça rigole pas. Plutôt que de mettre en avant des histoires sur la réalité positive de l'Allemagne d'aujourd'hui, en rester aux failles du passé, aux scénarios pessimistes ou aux portraits asthéniques, nous fait tourner en rond et nous attriste.
Un film qui réussit d'emblée à capter l'attention et à intriguer. Qui croire ? À qui peut-on faire confiance ? L'ambiance de surveillance généralisée est parfaitement retranscrite par une mise en scène qui ne force pourtant pas sur les effets. L'actrice principale est excellente.
Un beau film, sur les sentiments dans un contexte qui force à les réprimer voire à suspecter ceux qu'on aime. Ce film, tout en regards (qui est l'observateur, qui est l'observé), laisse aussi la part belle à son Nina Hoss, parfaite, et infatigable, les gros plans sur son visage ne sont jamais de trop ! Un film lent, mais qui n'ennuie pas pour autant ... largement accessible donc et même agréable. La nouvelle vague allemande aurait-elle prit le tournant ?
Un film exceptionnel qui se situe en RDA en 1980. Dans « La vie des autres » on était spectateurs, là on est dedans et c’est encore plus fort. Il y a une tension dramatique intense tout le long du film ; on sent la peur, on la vit avec Barbara. On traverse avec elle ce monde ou tout n’est que méfiance. Pourtant il y a des moments de tendresse intenses aussi puis discrètement l’amour se révèle dans le don. Un hymne au courage et à la vie.
un bon film, certes, mais vraiment trop glacial. la vie des autres en montrait tout autant, mais de manière moins figée. on a l'impression qi'ils sont tous morts. certes l'allemagne de l'est à cette époquer n'avait rien de réjouissant, mais les gens devaient tout de même avoir des émotions ? on en sort avec un curieux sentiment de malaise tout de même...
Superbe film au scénario a minima mais dont l’objectif n’est pas de raconter une histoire mais d’exprimer une ambiance, une oppression, une atmosphère glaçante… D’exprimer l’enfer sournois et la paranoïa de l’ex RDA. ET cela devient un magnifique film, angoissant, subtil et d’une beauté renversante (images presque sépia, forêts balayés par le vent, un rivage inoubliable à la fin…) Et cela devient une danse amoureuse,toute en pudeur entre deux acteurs prodigieux, une femme sans apprêt mais d’une grande beauté et un nounours roudoudou qui rappelle Russell Crowe en moins méchant ! Comme toujours le Festival de Berlin accorde ses Ours avec un grand discernement… Que Cannes fasse pareil !
Barbara est à la fois un film d’amour et un film politique. Le thème de la séparation entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est est présenté d’une manière très “pudique”. Sous fond de campagne allemande, une campagne verte, froide, et des habitants très hostiles à l’arrivée de cette jeune femme berlinoise mystérieuse. Au fur et à mesure de l’histoire la tension s’installe.Il existe quelques longueurs mais elles donnent du poids et cette sensation de malaise. Le film est méticuleux, le réalisateur a reconstitué l’Allemagne des années 80 avec minutie.
L’actrice Nina Hoss est remarquable dans le rôle de Barbara, tantôt amoureuse et lumineuse, tantôt médecin murée dans son silence et “éteinte”. André est interprété par Ronald Zehrfeld.
Avec un début de film lent, on se laisse cueillir par cette histoire, un film intelligent et subtil. A découvrir
Une remarquable interprétation des acteurs et en particulier de l'actrice principale, Nina Hoss, très juste dans son rôle; ainsi que la découverte d'un nouveau petit prodige du cinéma allemand, Christian Petzold. Mais, parce qu'il y a un mais, le film ne touche pas vraiment, il manque au long métrage de l'émotion pour emporter l'adhésion. Résultat: un bon film, ni plus ni moins.