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schemaman
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3,0
Publiée le 21 mai 2012
Des clichés en pagaille sur ce que l'on nous présentait être "le rideau de fer" du temps de la guerre froide, c'est à dire de la guerre de la désinformation. Ceux qui n'ont pas la même vision des régimes communistes que celle qui nous a été servie sur un plateau par les américains et leurs alliés pourront à juste titre ne pas apprécier. Dans la lignée de "La vie des autres" mis en moins bien, en moins prenant, en moins crédible. Le film est lent et quasiment sans suspens. Il peut arriver qu'on s'assoupisse pendant la projection.
Si vous avez aimé "La vie des Autres", vous aimerez "Barbara"... L'allemagne de l'Est telle qu'on peut l'imaginer, un état totalitaire, aucune liberté individuelle sauf celle d'aimer et d'être amoureux. Cette belle histoire est dirigée de main de maître avec quelques acteurs convaincant et beaux dans leur difficulté de vie. Filez voir ce film sans attendre !
Allemagne de l'Est au début des années 80. La Stasi, les Trabant, les appartements déglingués, patin couffin. C'est triste. Les gens font la gueule. Tous, tout le temps, probablement du début à la fin de leur vie, en tout cas de la première à la dernière seconde du film, même par exemple quand ils font l'amour ou quand ils mangent (mais faut dire qu'il y a toujours du flan au dessert). Bon, ça craint vraiment quoi. Et pour être sûr qu'on a bien compris toute cette tristesse, et ben le réalisateur il nous filme ça comme un épisode de l'inspecteur Derrick. Ah oui là ça craint vraiment !
avis mitigé. Oui, l'actrice est splendide et joue merveilleusement bien. Mais beaucoup de longueurs, de non dit, d'intérrogation sans réponse. On s'ennuie parfois. Bref, bof.
Le jeune cinéma allemand est décidément toujours aussi bon ! Et tellement cohérent. Comme chez Christoph Hochhaüsler (Le Bois lacté & Sous toi la ville), Benjamin Heisenberg (Le Braqueur) ou encore Feo Aladag (L'étrangère), la mise en scène est tirée au cordeau, les cadres très sûrs, la lumière parfaite. Les acteurs jouent tout en retenu cette histoire d'amour possible ou impossible dans une Allemagne qui encore aujourd'hui sent la nécessité de revenir sur son histoire complexe et traumatique. Le scénario est très bien construit. Les personnages sont d'une grande humanité. Le meilleur film du moment (avec "Margin call" !).
Face à la pire des dictatures, la résilience de Babara et sa volonté de vivre une vie libre et choisie est admirable. Un film magnifique sur la résistance de l'individu face à l’oppression d'un état idéologue et persécuteur.
Hier - celà n'a aucun rapport avec la chanson en dehors des mots clefs de Google - je suis allé voir Barbara - le film. Que puis-je en dire ? Qu'il n'a pas cette touche d'innovation qui fait les grands chefs d'oeuvre cinématographiques. C'est du classique, tant dans la narration que dans l'image. Mais c'est tout simplement une superbe histoire, celle de notre liberté. Qui choisissons-nous d'aimer ? Ou choisissons-nous de vivre ? Jusqu'où assumerons-nous nos choix éthiques et philosophiques ? Une histoire de liberté individuelle dans un des pays du monde qui l'incarnat le moins, tant il était devenu un gigantesque et méticuleux enfermement. Quoi d'autre ? Que les acteurs sont d'une humanité et d'une vérité étonnantes. Que, même dans ce monde carcéral, rien n'est manichéen pour autant. Qu'enfin, dans notre belle Europe en péril, il est des intellos courageux porteurs d'humanisme. Welcome chez Barbara (et ceux qui ont déjà vu le film sauront que ce jeu de mots ne doit rien au hasard. Merci aux plats pays du Nord.
Un film dure, lent, mais beau et poignant. Un air du "goût des autres" mais plus intimiste, moins "cinéma". On s'ennuie un peu au milieu mais à la fin les silences et les temps mort font sens. Un bon film finalement.
Quelle réussite. Ambiance glaciale, menaçante et oppressante. Décors et rares dialogues à l’unisson. Un vrai et réel suspense. La mise en scène rigoureuse et intelligente est implacable et nous tient en haleine de bout en bout. Nina Hoss, est stupéfiante, bouleversante. L’ensemble des acteurs est tout aussi convaincant. Christian Petzold signe avec Barbara un film d’une force incroyable, sans aucun artifice et d’une extrême efficacité. La fin est particulièrement réussie. http://cinealain.over-blog.com/article-barbara-104886184.html
Au début on peut craindre le pire. Pas beaucoup d'action, de l'allemand sous titré, pas glamour pour deux sous. Eh bien il faut continuer et se laisser prendre. Les acteurs jouent à la perfection des vies denses et complexes aux facettes multiples. Tout est dans la nuance. En plus on peut parler d'un film historique qui tord le cou à l'ostalgie. Quand à la fin on ne vous en dira rien mais elle est surprenante et bienvenue.
Les films de l'est sont des plus crédible dans le réalisme. Le film est l'exemple même qu'ils aiment montrer par A B que leur vie sont triste et manque d’excitation. Seulement cette normalité est troublante de sincérité malgré la fiction. L'histoire manque toutefois d'intérêt pour qu'on y adhère.
Eté 1980, dans la région de Rostock. Barbara Wolf prend son poste de pédiatre dans un hôpital d'une petite ville triste où l'acte ultime de consommation est l'acquisition, après une longue attente, d'une Trabant, mutée de Berlin-Est car soupçonnée de vouloir passer de l'autre côté du Rideau de fer. Elle n'a cependant renoncé en rien à ses projets, soutenue par son amant ouest-allemand qui la rejoint, sous couvert d'un voyage d'affaires, et lui fait parvenir les fonds nécessaires à un prochain passage clandestin par la mer, vers le Danemark tout proche. Toujours surveillée officiellement dans sa nouvelle position (inspections régulières de son appartement par un agent local de la Stasi au physique de l’emploi, secondé par une collègue zélée pour les fouilles à corps), volontiers épiée par sa gardienne, Barbara redoute aussi la présence intrusive d'André Steiner, un collègue médecin, peut-être chargé de la suivre dans son quotidien, tout en se sentant attirée par lui. Ce « Barbara » est couramment présenté comme le pendant au féminin du célèbre « La Vie des autres » de Florian Henckel Von Donnersmack – parallèle pertinent jusqu’à un certain point, tant les similitudes sont frappantes, au moins sur le sort encore fait aux opposants dans la RDA agonisante, mais la dramaturgie est ici moins politique, plus intimiste (sans pour autant avoir moins d’acuité). « Ours d’Argent » à la Berlinale 2012, c’est un film de qualité dénonçant sans emphase (mais aussi avec l’art de la nuance – cf. le moment où Schütz le policier s’humanise en mari attendant la mort annoncée d’une épouse chérie au cancer sans remède) l’horreur quotidienne d’un pays où les maîtres-mots étaient toujours « privations » et « délation », les camps de travail banals (y compris pour les plus jeunes – voir ici l’histoire émouvante et édifiante de Stella), la liberté (d’aller et venir, de pensée..) une utopie : en bref la sinistre vraie figure du « paradis » communiste ! Très belle distribution, en sus d’une mise en scène superbement dépouillée : dont Nina Hoss (dans le rôle-titre, hiératique à souhait) et Ronald Zehrfeld (« André », colosse chaleureux).