L'attribution de la Palme d'or pour ce film est tout à fait compréhensible puisqu'il a permis à beaucoup de bobos de faire leur B.A. annuelle pendant la projection en le regardant, leur permettant de se faire croire à eux-mêmes qu'ils se soucient des déclassés, se donnant pleinement bonne conscience avant de regagner tranquillement leur chambre au Carlton ou au Majestic... Et pour donner bonne conscience, les frères Dardenne n'y vont pas avec le dos de la cuillère : mère qui se prostitue pour de l'alcool, licenciement abusif, délation, tentative de suicide, pensée de non-assistance à personne en danger, les coins les plus sinistres couplés à une atmosphère qui ne fait rien pour être autre chose que glauque, le tout en moins de 90 minutes avec un personnage en plus qui ne fait rien pour être attachant alors qu'il avait tout pour l'être... Un exploit qu'il faut saluer. Bon à ce qui paraît ce film a quand même donné naissance à une loi qui porte son nom permettant aux jeunes de mieux s'insérer dans le monde du travail en Belgique, et Émilie Dequenne se débrouille pas mal... Mais à part ça, le parti-pris de montrer l'histoire sous l'aspect le plus sinistre possible est vraiment vraiment très agaçant.
Un cinéma qui sent le "démodé" , la naphtaline, la caméra à l'épaule du cinéma "vero", les tremblements de caméra , les lenteurs, le style est lourd, lent, ennuyeux. Le thème est bon intéressant, l'insertion sociale , la cruauté du monde moderne..Le sujet aurait pu être passionnant , mais ce mode de traitement , ce style de cinéma documentaire a tout gâché ..
Mais où est l'intérêt de voir deux heures durant ce personnage pathétique qui se cogne à l'existence comme une mouche face à une vitre, et qui mordra la seule main qui lui sera tendue ? J'ai souffert à regarder ce film, et je déconseille donc sa vision , "palme d'or" ou pas palme d'or
Quel chef d'oeuvre. Le sénario et la magnifique interprétation d'Emilie Dequenne ne laissera personne insensible. On ai soulever par un élan d'espoir qui malheuireusement ne finit pas toujours dans la gaiété. Et oui se film réussit au mieux de décrire la réalité de la situation sociale actuelle. Bravo.
La caméra épaule qui suit la jeune héroïne qui court partout m'a donné la nausée au bout de 5 min seulement. La performance de la jeune Émilie Dequenne est louable certes mais le film est vite redondant et tourne en rond. Un film ultra déprimant où il ne se passe pas grand chose. Cinéma réaliste mais un film loin d'être essentiel.
La moyenne, pour Emilie Dequenne, qui débutait, à 17 ans, l'âge du rôle-titre, une très belle carrière (premier film - Prix d'interprétation à Cannes en 1999, puis César en 2000 - Meilleur espoir féminin). Et quelques moments puissants, de (dis)grâce, dans la mise en scène. Pas plus, parce que cette plongée en enfer : soit deux personnages désespérants, appartenant au quart-monde le plus outré, une mère alcoolique, veule et marie couche-toi-là pour n'importe quelle bibine, une fille qui a les mêmes dispositions pour la bouteille - de bière, on est en Belgique, la seconde luttant façon Danaïde (ou Sisyphe - enfin, quelque chose de mythologique et d'inaccessible !) pour empêcher que la première ne sombre définitivement, luttant contre ses propres démons ataviques, luttant pour la pitance quotidienne, luttant pour rester au camping miteux où elles survivent, luttant pour trouver du boulot, et s'y maintenir plus de 2 jours..... est rapidement guettée par la surcharge. Une lueur, juste à la fin. Peut-être.... Du "noir" un peu trop cinégénique, tendance festivals ("Rosetta" fut la première des 2 Palmes d'Or - à ce jour - des Dardenne), pour être honnête.
Une palme d'or ? justifiée tellement le film est laid et gris ,avec en prime le prix d'interpretation féminine à la petite punaise qui traîne sa sale tronche pendant tout le film . Bravo Cannes !!!!!!!!!
Du misérabilisme pur jus, et même si ce n'est pas ma tasse de thé, force est de constater que les frères Dardenne sont de vrais cinéastes et vont jusqu'au bout de leur discours, sans aucun artifice ni compromission. Ce fim est à voir pour l'interprétation époustouflante d'Emilie Dequenne.
on apprend plein de trucs dans ce film avec moult DETAILS: enfiler des bottes, fermer une baraque à gaufres, faire les gaufres, les doses pour la pâte à pain et pour la pâte à gaufre, porter une bouteille de gaz ( vide et après pleine ! ), ne pas payer son loyer en faisant une gâterie au proprio, pêcher la truite avec une bouteille de jupiler c'est cool, inhabituel, mais finalement........... très chiant.
Je ne connaissais pas le cinéma des frères Dardenne donc je ne sais pas si ce « Rosetta » reflète leur œuvre ou non. Tableau social déprimant d’une Belgique dépressive, Rosetta suit le parcours d’une jeune fille cherchant par tous les moyens à s’en sortir. Emilie Dequenne est impeccable dans ce rôle où elle apparaît particulièrement antipathique. Les frères Dardenne nous montre sa vie dans un style documentaire très cru, sans détours et avec beaucoup de réalisme. C’est plutôt une bonne idée mais tout cela est très loin d’être palpitant. J’ai traversé le film avec une certaine indifférence pour le sort de la jeune fille.
Le parti-pris des frères Dardenne pour la forme de ce « Rosetta » est radical, pour ne pas dire expérimental. Pendant une heure et demie, la caméra, portée à l’épaule, va suivre le personnage de cette adolescente écorchée vive qui lutte de toutes ses forces pour trouver un emploi. L’intention de coller au plus près d’elle est intéressante, mais c’est rapidement pénible et ennuyeux de visionner des images branlantes rappelant des films d’amateurs, essentiellement des gros plans sur le visage, le dos, les mains, les actes banals et répétitifs du quotidien (mettre des bottes, traverser la route, fermer un cadenas, …). Les réalisateurs ont voulu un film « différent », brut, en s’en tenant à dresser un portrait et montrer une situation, tout en évitant les procédés de création d’empathie : on peut dire que c’est réussi, car le film ne génère aucune émotion et laisse le spectateur (du moins moi) bien froid. Le problème, c’est qu’il ne génère pas non plus de réflexion, se limitant à n’être qu’une sorte de témoignage. On ne sait si le jury a été marqué par l’originalité de la forme ou a cédé à une sorte de devoir moral face à une préoccupation sociale, en octroyant la Palme d’or (au sein d’une sélection pas trop relevée) à ce film que l’on peut qualifier de misérabiliste.