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halou
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3,0
Publiée le 30 janvier 2017
Le film ayant reçu l'honneur de la presse et le désamour du grand public reste difficile d'accès. En effet, malgré le talent des réalisateurs avec leur mise en scène volontairement brute (absence de musique, caméra sur l'épaule avec plan rapproché) montrant à merveille cette tranche de vie délicate, l'oeuvre reste assez froide et hermétique pour beaucoup de spectateurs. A découvrir malgré tout.
Luc et Jean-Pierre Dardenne réalise le saisissant portrait d'une jeune fille pauvre dont on devine, dès les premiers plans au réalisme brutal et agressif, l'univers sordide et étriqué. Rosetta habite avec sa mère alcoolique dont elle a la charge une caravane posée dans un camping aux confins de la ville. Son obsession, pour échapper à la misère et à l'indignité, est de trouver un emploi. Cette vision isolée du "quart-monde" dans une Belgique pluvieuse et grise, profondément triste, donne le ton désenchanté du film et constitue la toile de fond appropriée aux tourments de Rosetta. Dénué de considérations sentimentales et totalement neutre, le film s'attache à dévoiler la personnalité de la jeune fille dont l'ardeur et la détermination sans faille, l'incroyable entêtement qu'elle met à trouver une place, sont les traits principaux. Derrière son incessante activité qui témoigne de son refus de la déchéance, derrière les inlassables allers et retours entre la caravane et la ville, on devine la solitude, l'orgueil farouche et, par instants, la détresse d'une enfant blessée. La caméra colle Rosetta au plus près et épouse parfaitement l'impulsivité, la brusquerie attachées aux mouvements et aux comportements de Rosetta. La réalisation des frères Dardenne et la composition remarquable d'Emilie Dequenne, dont la physionomie est déjà un gage de vérité, font de Rosetta un personnage marquant.
La misère sociale franco-belge à son état brut, une même structure de mise en scène des frères réalisateurs dans leurs films, c'est le style d'amateur professionnel cinéaste, ça fait documentaire sur le pathétisme des conditions sociales. Il n'y a aucune évolution depuis hier jusqu'a aujourd'hui, la dépression sentimentale la supplantée que s'en ait devenue dépassée. Toujours des scènes répétitives, ça n'avance pas, un ralentissement de la locomotive, rien de neuf à signaler, la réalisation ne laisse ressentir de la sympathie pour ces personnages. Cette Rosetta de Belgique peut-être une collègue de travail, une personnalité complexe, au moins que l'on voit le visage de ces gens du voyage vivant dans les caravanes, l'alcool fait des ravages, les gaufres comme met de luxe. Je préfère le festival de Cannes à la palme d'or anglo-irlandaise amplement méritée, ça touche le fond du cœur humain dans les moments difficiles, l'économie en berne. Dans ce genre de film, c'est du cinéma belge typique que j'ai l'habitude de voir, un début et une fin, le gros plan cadrage sur face et un point c'est tout pour aujourd'hui, pendant 1h30 de durée.
Sans truands, sans flics, mais avec les mêmes ingrédients que dans le films noirs : Survivre dans un monde impitoyable, se compromettre, trahir, se venger, dépendre du chef, et descendre aux enfers... Le tout baigné par la grisaille des polars les plus sombres. Les Dardenne ont initié un nouveau genre cinématographique.
On aime ou on n'aime pas le cinéma d'auteurs. Les frères Dardenne sont à la Belgique ce que Ken Loach est au royaume-unis. Non pas un visionnaire, mais un observateur du monde social dans ce qu'il a de plus dur. Ce film est dur, parce qu'il évoque les difficultés quotidiennes auxquelles une jeune femme doit faire face. Sa mère, le logement, le travail, les amis, tout est absent. On ne sait pas comment elle s'est retrouvé, dans cette situation, mais sa mère doit y être pour quelque chose. Quand on est dans le trou, et qu'on espère en sortir. Une jeune femme très intelligente et débrouillarde, forte malgré la tempête. Et qui relève des défis quotidiens. C'est une leçon sur la vie, la persévérance et l'espoir. Ce n'est pas étonnant si tant de gens n'ont pas compris ce film, parce qu'il y a sans doute un décalage entre leur vie et celle de Rosetta.
Palme d'or en 99, c'est le film qui a révélé les frères Dardenne. Sujet évidemment sociale, mise en scène abrupte, sec et volontairement moche, le film n'est pas facile à apprécier. Et c'est pas son but de toute façon... Parfois redondant, parfois lent mais parfois aussi hypnotisant, l'héroïne n'est pour une fois pas vue icomme une victime de la crise sociale, elle est assez antipathique et guerrière dans ce monde sans merci. Reste que le film aurait mérité un peu plus de sens et le sujet aurait pu amener un peu plus de romanesque ou alors il aurait fallu faire un documentaire....
Les dardenne filment comme des manches je fais mieux avec mon smartphone sinon quelle misere purée y 'en a des milliers comme Rosetta , la réalisation est un peu poussive avec son coté naturel limite pour avoir la palme
Après mon coup de cœur pour Le Gamin au Vélo je continue mon aventure avec les Dardenne. Celui-ci possède la même fièvre, on suit Rosetta à toute vitesse dans sa recherche de travail et dans son quotidien de galère. Mais voilà, sa ma un peu gonflé par moment et je suis resté sur ma faim ... Des qualités indéniables à commencé par des acteurs très bon mais le contenu me laisse assez dubitatif. Rosetta reste un très bon film mais pas un " grand " film !
J'aurais mieux fait de regarder lui avant l'enfant, car pour le coup j'ai préféré l'enfant. Rosetta n'est pas inintéressant. Les frères Dardennes nous montrent en 90 minutes le combat constant (quasiment aucune seconde de répis) pour cette jeune fille, qui fait tout ce qu'elle peut pour s'insérer, mais qui a bien du mal. Ce qui m'a déplu dans Rosetta c'est peut etre le côté "trop" qu'il se dégage. Les passages avec la mère, le gardien du Camping etc me semblent en trop. Pas besoin d'en rajouter une couche trop plus. Sinon le côté caméra à l'épaule constamment fini par lasser, même si ça permet de renforcer le côté réaliste du film.
Ce beau drame personnel de 1999 était en résonance parfaite avec une société inégalitaire et aux valeurs de plus en plus individualistes. Cela ne sait pas arrangé depuis, bien au contraire, et le cinéma social des frères Dardenne reste encore aujourd'hui un témoin objectif et sensible de notre monde sans repère comme celui de Ken Loach l'avait été avant lui.
Vu le reportage après le film sur Arte, il semblerai que les frères soient au top de l'exigence. Il y a pas de raison, le travail paye. C'est surtout la nature du propos qui me semble toujours juste. "Rosetta", comme "L'enfant" ou "Deux jours, une nuit" , sont surtout poignant par le sujet, qui est métronome du film. Le personnage est toujours une victime, généralement en mauvaise posture. C'est un gout amer de la société, souvent révoltant, mais qui semble nécessaire tant il y a peu de cinéaste du genre.
Puisque le nouveau film des Dardenne sort incessamment sous peu, je me suis dit qu’il fallait que je voie plus de films qu’ils aient réalisés. Jusqu’alors, le seul que j’avais vu c’était leur dernier, Le Gamin au vélo, et j’avais adoré. Ni une ni deux, je fonce emprunter Rosetta à la médiathèque du coin. Et on ne peut pas dire que je sois déçu, loin de là. C’est tout aussi grandiose que leur dernier film, voire même meilleur encore. Une très bonne palme d’or. Pendant une petite heure et demi, on suit cette jeune fille, simple, débrouillarde, caractérielle, qui vit pauvrement dans une caravane avec sa mère qui passe son temps à boire et à baiser. Et elle va essayer tant bien que mal de trouver un vrai job après s’être fait virer au début du film. Le film ne raconte rien d’autre que ça, et c’est magnifique. Parce qu’on a une putain de mise en scène, fluide, énergique, qui capte ce visage si particulier. L’actrice est vraiment magnifique. Je pense qu’on pourrait ranger le film dans la catégorie de ceux qui ont dévoilés de grandes jeunes actrices, comme A nos amours par exemple. Les autres acteurs ne sont pas en reste, Gourmet est comme toujours formidable dans ce rôle de patron, bien qu’on le voit assez peu comparé au reste du casting. Ce qui est bien c’est qu’a priori, ce genre de films sociaux pourraient tourner au vinaigre, sombrer dans le cliché ou le misérabilisme, mais c’est sans compter sur l’intelligence des Dardenne, qui nous montrent la vie d’une manière extrêmement simple et belle. Comme dans La Vie d’Adèle récemment, on vit complètement avec cette fille, on est parfois dans son intimité, je pense qu’une de mes scènes préférées du film c’est lorsqu’elle se masse le ventre allongée sur son lit, la caméra nous montre à la fois son visage et son ventre meurtri. Il y a beaucoup de tendresse dans ce film. Je pense là aussi à la scène de danse à l’appartement du mec (je ne sais plus son nom, le vendeur de gaufres), on voit peu à peu le visage et le sourire de Rosetta se crisper de moins en moins pour arriver presque à un rire, interrompu par le fameux mal de ventre. C’est sublime. Vraiment j’adore cette mise en scène, très belle, qui arrive à capter les instants de grâce, de beauté. Et la fin est très belle elle aussi, je ne m’attendais pas vraiment à ça, mais finalement, c’est un dénouement logique et intelligent, je pense qu’ils s’arrêtent au moment où il fallait pour que le film ne s’empâte pas dans quelque fin symbolique ou je ne sais pas. A fleur de peau. C’est une expression qui résume bien le film je trouve. C’est vraiment formidable, simple, beau, pur. On voit le quotidien, Rosetta prendre ses bottes dans son trou plusieurs fois, prendre de l’eau, faire à bouffer… Du haut niveau de cinéma. Décidément des gens à suivre.
Un film déconcertant au premier abord, filmé brutalement en plans-séquences à la caméra épaule, très bien joué. Même si le film pâtit de quelques longueurs et sombre parfois dans la caricature, il demeure quand même très réussi.
La réalisation près du corps et le cadrage mouvementé est assez désagréable au début mais par la suite on s'y fait. Parfois il y a un excès de misérabilisme (à mon goût). Mais le personnage de Rosetta est très attachant, des scènes sont très réussies (surtout vers la fin).